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Février 2012 - 11e année - numéro 123

Grossiers, nos ancêtres au Moyen Age ! (Marseille, 1367)


  • Texte transmis par Jean-Luc Soler.
  • Source : "Inventaires sommaires des archives départementales antérieures à 1790", par Louis Blacard, t. II.

Condamnations pécuniaires :
  • de Jacques la Calotte, 12 s. 6 d., pour avoir dit à Boisette Nostre-Dame : « Yeu renegue la Verges »
  • de Rousse, l'épouse de Fayne le pêcheur, 10 s., pour avoir si fortement pincé Guillaumette Arnaud qu'elle en est tombée à terre
  • de Pierre Peyssonnier, 15 s., pour avoir qualifié de « trogne » la femme Baudette et l'avoir menacée du bâton
  • de Bertrane True, 10 s., pour avoir appelé Pierre Engrand : « Vilan merdos »
  • de Bérengère Nicolas, 10 s., pour avoir dit à Johannette, de Bouc : « Vay te far fotre a Ricardon ! »
  • d'Esmenarde, la veuve de Bourde, 5 s., pour avoir dit qu'elle trouvait mauvais que sa fille eût des relations avec une femme de mauvaise vie : « quia ipsa Bertranda est meretrix »
  • de Mariette Coste, 15 s., pour avoir dit d'un ton goguenard à dame Alasacie Durante : "Va-t-en voir à l'étable d'Isnard Pierre, « ubi puer Ortolani ascendit super ventrem filie tue »"
  • de Bertrand Bastonnet, 5 s., pour avoir traité de voleur Jean Vinaigre
  • de Ferrier Durand, 10 s., pour avoir dit à un voisin, en parlant de sa femme : « Si tu ti lanshavas » (lançais) « vituperar aquella vieilha prascassa, malum tibi veniret »
  • de Jacob la Sabotière, 10 s., pour avoir accusé Bernard, le barbier, d'être un juif, ou au moins de l'avoir été
  • d'Astruge Terrasse, 10 s., pour avoir dit à Béatrix Chifre : « Vay orra, truega, quam ego ter te reperii una cum marito meo subtus mensam, qui tibi in altum elevabat tibias tuas »
  • de Mariette Vincent, 1 l. 15 s., pour avoir dit à Simonette Ferrari : « Na Bibaudella, a mon filh anas, que li prenias sas colhas et metias lo sien vit en vostre cul »
  • de Béatrix d'Eygalières, 10 s., pour avoir dit d'Isnarde Blansaqui : « Da questa p..., centum femoralia merdosa fuerunt baysata »
  • de dame Christole, 1 l. 5 s., pour avoir prétendu qu'elle aimerait mieux sa fille dans un lupanar que vendeuse de poissons à la poissonnerie.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Question d'inculte :
C'est du latin ou du provençal !!
Pour moi c'est du chinois :-)))Dommage car je suis sûre que ce doit être rigolo.
Odile

Anonyme a dit…

Je n'ai pas tout compris, non plus ...

Mais j'adore, c'est fabuleux ...toutes ces petites chamailleries de l'époque ...

surian13

Jean Marie Desbois a dit…

C'est de l'ancien provençal, comme il se parlait au Moyen Âge.

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