Mars 2010 - 9e année - numéro 100
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Rousset (Hautes-Alpes)


Commune des Hautes-Alpes (05190),
Provence-Alpes,
176 hab. en 1999
(172 en 1990),
14,38 km2

Voici quelques liens qui vous pourront vous guider si votre généalogie vous mène à Rousset.

DOCUMENTS
  • Le testament de Blaise Michelon (Rousset, 1708). En ce 5 mars 1708, le temps n'est pas très chaud dans le petit village de Rousset, situé sur le versant sud d'une montagne des Hautes-Alpes. Certes, l'altitude n'est pas très élevée, bien que des cols alentour dépassent allègrement les onze cents mètres mais, tout de même, on sent bien dans cette région isolée, loin de toute grande ville, les rigueurs habituelles du froid.
PHOTOGRAPHIES
  • Rousset. Visite en images du village de Rousset...

Photographie : © Jean Marie Desbois, 2001-2008.

Évolution de la population de Saint-Martin-de-Crau de 1881 à 1896



1881
1886
1891
1896
Maisons
175
197
246
285
Ménages
279
312
386
337
Individus
1.099
1.316
1.756
1.315

La numérotation Sosa-Stradonitz


La numérotation dite de Sosa-Stradonitz est aujourd'hui universellement utilisée dans le domaine de la généalogie. On considère généralement que c'est l'historien allemand Michael Eytzinger qui l'a, le premier, mise sur pied. Il est parti de la constatation simple que 1 enfant = 2 parents. Lapalisse n'aurait pas dit mieux, mais cette équation allait permettre d'ordonner de façon stricte toutes les généalogies du monde.
En 1676, Jérôme de Sosa, un généalogiste espagnol, reprit le principe et c'est Stefan Kekulé von Stradonitz qui le popularisa grâce à son Ahnentafelatlas.

En quoi consiste donc cette numérotation ?

Comme l'a énoncé Eytzinger, un enfant = deux parents. Concrètement, cela signifie que la personne dont on établit la généalogie, et que l'on nomme le de cujus, portera invariablement le numéro 1. Son père sera le numéro 2 et sa mère, le numéro 3. Notez que le père porte toujours le double de son enfant (ici 1 multiplié par 2) et la mère porte le numéro du père plus 1 (ici 2+1).

Partant de ce principe, on peut établir que les parents du père (n°2) porteront les numéros 4 (2 multiplié par 2) et 5 (4+1). Du coup, tout s'ordonne de façon mathématique. Un homme porte toujours un numéro pair et une femme, un numéro impair, à l'exception, évidemment, du de cujus qui peut être une femme. Chaque numéro impair (femme) équivaut donc au dernier représentant d'une lignée.

  • un père a toujours un numéro double de celui de son fils et la moitié de celui de son propre père,

  • un homme a donc toujours un numéro pair, une femme un numéro impair, à l'exception du numéro 1 qui est soit un homme soit une femme,

  • on peut préparer et numéroter les tableaux à l'avance, chaque personnage y trouvant naturellement sa place,

  • le nombre d'ancêtres à chaque génération correspond au numéro de l'ancêtre en ligne agnatique du numéro 1, c'est à dire : 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128 et 512 à la 9e génération.

Dans la pratique, on peut représenter un arbre de la façon suivante, avec en rouge, les hommes (pairs) et en noir, les femmes (impairs) :

Henri Blondeau (1834-1890), aéronaute, gymnaste, acrobate, comique et musicien

Henri Blondeau est né le 24 septembre 1834 à Louvain, en Belgique, troisième enfant de Denis Blondeau et Marie Thérèse Vandecruys (1).
Jeune encore, il se passionne pour l'aéronautique et les ballons aérostatiques et entreprend une carrière d'acrobate, profession spectaculaire qui enthousiasme les foules. Installé en 1861 en Italie, il se produira sa vie durant dans de nombreuses villes de ce pays: Forli, Venise, Ravenne, Pérouse, Alessandria, Bologne, Cesena, Faenza, Ferrare, Florence, Foligno, Gênes, Gorizia, Livourne, Lodo, Milan, Modène, Naples, Novara, Padoue, Parme, Pise, Raguse, Rimini, Rome, Sienne, Turin, Vercelli, Vérone.
C'est à Arles (Bouches-du-Rhône) qu'il se marie le 7 juillet 1869 avec Louise Marguerite Adèle Desplan, veuve Fernand Bissière (2).
Son mariage à Arles coïncide par la suite à de nombreuses prestations en France. Il se produit ainsi:

le 24 août 1873 à Arles,
le 28 août 1874 à Orange,
le 24-27 avril 1875 à Arles,
le 28 juin 1875 à Aix-en-Provence,
les 5 juillet et 28 août 1875 à Roanne,
les 5 et 12 juillet 1876 à Nevers,
le 22 août 1876 à Montluçon,
le 5 septembre 1876 à Clermont-Ferrant,
le 27 mai 1877 à Montpellier.

LE SAUVETAGE D'ORANGE. C'est lors du spectacle du 28 août 1874 qu'il se distingue encore. Ce jour-là, alors que Blondeau s'apprête à exécuter une ascension périlleuse à Orange (Vaucluse), un incident survient dont il ressortira couvert de gloire. Un journal de l'époque raconte l'événement:

« C'est sur un trapèze aérien, à deux mille mètres du sol, que Blondeau devait exécuter ses périlleux exercices; mais au moment du "lâchez tout!", un ouvrier qui retenait le ballon, se trouve si fatalement entravé par un cordage, qu'il est emporté, suspendu par un pied, et la tête en bas, avec l'aéronaute et le ballon.
Aussitôt, Blondeau saute sur son trapèze, et comme le malheureux ouvrier, blême de terreur, sent son pied se dégager du cordage, l'aéronaute, debout sur son trapèze, soutient avec sa tête l'homme qui va tomber.
- Tenez-vous bien, lui dit-il, je vais imprimer une forte secousse et faire descendre le ballon.
Bientôt en effet, grâce au sang-froid et à la force de l'aéronaute, la mongolfière atterrit et les deux hommes, saints et saufs, rentrent à Orange, où Blondeau, en attendant la médaille de sauvetage, reçoit les plus chaudes félicitations.

Aristide Roger

L'ÉCOLE DE GYMNASTIQUE. Cet événement sera suffisamment retentissant et fera tant de publicité à Blondeau qu'il sera exploité pour promouvoir ses exhibitions suivantes. Du coup, le couple résidant rue du Séminaire à Arles prospère et l'aéronaute en profite pour créer une école de gymnastique dans un local mis à disposition par la ville à l'intérieur de la caserne Havas.
On peut citer parmi ses élèves les noms de Césare Antonucci, Henry Beudet, Charles Beunier, Jules Briguet, Félix Mayet, Cirillo Stefanini alias Stephenson, Emilio Silvestri et Théodore Sivel.
Malheureusement, le 16 juin 1877, peu de temps après son exhibition à Montpellier, Blondeau perd sa femme.

L'ITALIE. Lors d'un séjour en Italie, il rencontre sa seconde femme, Adèle Pajuolo (3) qui lui donnera plusieurs enfants. Dès lors, la notoriété de Blondeau s'étend jusqu'en Espagne, où il fait une tournée en 1882. Entre temps, il se produit à Naples (27 février 1879) et Vérone (22 juin 1884 et 6 septembre 1885); à bord de nombreux ballons dont les noms sont évocateurs: "Aquila Audace", "Gigante", "Multicolore", "Il 20 Settembre", "Villa des Fleurs", "Atome", "Ville de Milan", "Esploratore", "Le Gambetta", "Dandolo", "Citta di Lucca" ou encore "Le Condor".

LA MORT DE L'ATHLÈTE. Une dernière prestation lui sera fatale. Le 3 septembre 1890, dans le ciel de Raguse, un ballon s'élève. Malgré le mauvais temps, la pression des habitants l'oblige à décoller et il chute dans le vide. Il allait avoir 56 ans.
Sa femme Adèle était enceinte. Un garçon naîtra en mars de l'année suivante à Bologne et recevra le prénom de son père. L'enfant fut abandonné pour des raisons inconnues (la mère était-elle morte?).


(1) Denis Blondeau, né le 19 octobre 1807 à Hingène (Belgique) et décédé le 16 mars 1849 à Saint-Nicolas (Belgique), Marie Thérèse Vandecruys, née le 7 février 1813 à Diest (Belgique), décédée le 13 avril 1904 à Paris..
(2) Louise Desplan est née le 18 février 1836 et y est décédée le 16 juin 1877 à l'âge de quarante et un ans. L'acte de mariage comporte les signatures de quatre témoins: Paul Gravel, peintre en bâtiment, 60 ans, Nabor Troesch, tailleur d'habits, 47 ans, Casimir Cartier, docteur en médecine, 48 ans et Sylvain Desplan, orfèvre, frère de l'épouse, 35 ans, tous domiciliés à Arles.
(3) On ne sait malheureusement rien de cette femme, malgré des recherches en Italie. Le patronyme est originaire de la région de Vérone. Tout renseignement est le bienvenu.

Remerciements

Cet article est une compilation des informations rassemblées par M. et Mme Blondeau-Bortolozzi, descendants d'Henri Blondeau. Leurs recherches ont pu aboutir grâce au Musée de l'Air du Bourget, au Musée Caproni, au Stato Maggiore dell'Aeronautica de Rome, au Musée du Cirque de Bruxelles, à Mme Marcelle Ruiz, Mme Ginette Bartolotti et M. Roger Cherpion qu'ils remercient.

Liens

Photographies

© M. et Mme Blondeau-Bortolozzi, 2001. Avec leur aimable autorisation.

Conception et grossesse dans la Provence d'hier

La vie des Provençaux fourmillait de superstitions en tout genre. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner de retrouver nombre d'actes empreints de mysticisme que l'on accomplissait lorsque l'on voulait avoir un enfant.
Le modèle par excellence de la femme enceinte dans l'imaginaire provençal reste bien évidemment celui de la Vierge Marie que l'ange Gabriel visita un jour et à qui il annonça qu'elle deviendrait miraculeusement enceinte du fils de Dieu. Certes, nulle Provençale ne prétendait obtenir ce privilège, mais le récit biblique laissait croire en tout cas qu'il fallait passer par les saints pour espérer tomber enceinte lorsque la nature refusait son don. Presque chaque localité de Provence possédait un saint qui intercédait pour obtenir une conception. Les plus fréquents étaient la Sainte Vierge, sainte Anne, sainte Marthe, Sainte Rossoline, sainte Madeleine et saint Honorat. Il était même fréquent de prénommer l'enfant du nom du saint invoqué. A cet égard, les solutions ne manquaient pas, entre prières, pèlerinages et autres voeux.

Dévotions religieuses.
Le pèlerinage de la Sainte-Baume à l'époque de la Pentecôte était particulièrement recommandé pour les couples inféconds. En chemin vers la grotte de Marie-Madeleine, on faisait une halte au cours de laquelle on érigeait un petit monticule de pierres, que l'on dénommait le castelet, symbole de l'érection masculine, censé donner au mari les ardeurs qui lui manquaient. Celui-ci accrochait ensuite une branche de gui à la taille de son épouse.
Dans les Alpes-Maritimes, on se rendait généralement à Notre-Dame-de-Laghet, près de la Turbie. On offrait à la Sainte Vierge, pour l'occasion, quantité de bijoux, allant de la boucle d'oreille à la bague de mariage.
Dans le Var, c'est saint Phoutin (1) qui était invoqué.

Le besoin d'associer des saints à toute conception venait du fait que la conception était généralement considérée comme oeuvre divine. Dès lors, lorsqu'une femme était stérile, les raisons que l'on invoquait se situaient dans le domaine de la superstition et l'on croyait fermement que quelque sorcier ou "masque" en était à l'origine. On préférait alors rechercher l'aide protectrice des saints.
Toute étude sur les coutumes de nos ancêtres de Provence se c
onfronte tôt ou tard à la superstition; nul ménage ne semble y échapper et chaque ville, chaque village a ses habitudes dans ce domaine. Des témoins affirmaient qu'à Aix, les couples sans enfant se rendaient à l'olivier de la Touesse autour duquel ils entreprenaient une danse au cours de laquelle ils heurtaient par trois fois le tronc de leur postérieur. Cette danse était réputée rendre la fécondité. L'arbre, on s'en doute, est un symbole phallique. D'autres pratiques incluant des arbres ont été repérées en Provence. A Collobrières (Var) par exemple, des femmes rampaient sur certaines racines d'un vieux châtaignier du chemin des Amoureux. Cette action avait le même but: donner la fécondité désirée.

Envies de femmes enceintes.
Les femmes enceintes, on le sait, ont des envies auxquelles il vaut mieux ne pas résister. On considérait autrefois que refuser à une femme enceinte ce qu'elle demandait provoquait la venue d'un orgelet sous la paupière. A tel point que lorsque quelqu'un souffrait de ce mal, la première cause que l'on cherchait était de savoir si la personne avait une femme enceinte dans son entourage.
Dès 1415 au moins, la condition de la femme enceinte était prise en compte. C. Tiévant évoque un texte tiré des statuts municipaux de Toulon: "Toute femme enceinte peut, à cause de son état, cueillir du fruit, plein ses mains, dans la propriété d'autrui ou le manger là même; mais si elle en emporte plus que ses mains pleines, elle doit cinq sous, s'il n'y a pas plus grand dégât." (2)
Les envies, en provençal, portaient le nom d'envegeos.

Le sexe de l'enfant.
Rien n'étant laissé au hasard, il y avait de nombreux moyens de déterminer le sexe de l'enfant avant sa naissance. Pour ce faire, il suffisait d'observer la femme enceinte dans ses faits et gestes. Si celle-ci trouvait une épingle, elle attendait un garçon, si c'était une aiguille, ce serait une fille. Si elle buvait le fond d'une bouteille de vin, elle aurait une fille.
Une coutume étonnante consistait à donner à la future mère les clavicules de la volaille qu'elle était en train de manger. Celle-ci devait jeter l'os en l'air. S'il retombait "les jambes en l'air", elle aurait une fille.
Il existe même des cas où le sexe pouvait être déterminée à pile ou face. Pielo (pile) annonçait une fille, croux (face) un garçon. Mais, au préalable, il avait fallu faire passer la pièce entre la chemise et le corps de la femme enceinte sans quoi la pièce n'aurait pas dit juste.
On le voit bien, un rien servait à déterminer le sexe de l'enfant, preuve de l'attachement de nos ancêtres aux détails de la vie quotidienne. Même un chien urinant sur la robe de la future mère pouvait être interprété comme le signe de la venue d'un garçon.


(1) On fêtait saint Phoutin (ou Pothin, Foutin) en Provence le 2 juin. Saint Phoutin fut évêque de Lyon et mourut en martyr en 177. Le culte de ce saint fut encouragé par l'Église qui y voyait un moyen d'entraver le culte que les Provençaux vouaient autrefois au dieu romain Futinus.
(2) C. Tiévant, "Almanach de la mémoire et des coutumes", Paris, 1983.

Photographies : © 2001-2010 Jean Marie Desbois.

La ville des Tours - Une cité aixoise oubliée

Il existait à Aix, jusqu'au Moyen Age, un quartier que les documents d'archives dénomment la Ville des Tours. Ce faubourg fut habité dès l'Antiquité. De nombreux nobles y vivaient. Tombée en désuétude, ruinée par le temps, cette ville ne revint à la mémoire des hommes que peu avant la Révolution où elle reçut le nom de "Faubourg". Mais ce n'est qu'en 1811 que le quartier fut conçu d'après un plan d'urbanisme sérieux.
Un amphithéâtre romain s'étendait sur un vaste terrain, sur lequel fut érigée l'actuelle église de Notre-Dame de la Seds, dédiée à Marie. Cette église, dont le patron n'était autre que saint Mitre(1), reçut ce nom de "la Seds" car elle fut la résidence des premiers évêques d'Aix (ecclesia Beatae Mariae de Sede episcopali). On peut sans difficulté imaginer un bourg se développer à l'est de cette église. Maintes fois ruiné lors des invasions barbares, notamment en 869, plusieurs siècles de violence passèrent, donnant l'image d'une ville à la défense fragile, quoique fortifiée sans doute. Des échanges s'opéraient fréquemment entre le bourg Saint-Sauveur et la Ville des Tours. Lorsque la cathédrale Saint-Sauveur fut rebâtie en 1080, par l'archevêque Rostang de Foz et Benoît, prévôt du chapitre, ce même Benoît, résidant en la Ville des Tours, vint habiter la nouvelle bâtisse du bourg Saint-Sauveur avec six chanoines de Notre-Dame de la Seds.
Le bourg donna d'illustres dirigeants à la cité aixoise. Des syndics en furent issus (le damoiseau Isnard Duperrier et Guillaume Ricard en 1336 [de la cyté des Tours], Philippe Duperrier en 1351...) Après 1351, on ne trouve plus de mention de la ville des Tours. Selon Roux-Alphéran, c'est vers 1338 que commença le déclin de cette ville. Siège des archevêques d'Aix depuis toujours, l’archevêque Arnaud de Barchesio abandonna la résidence de ses prédécesseurs située à Notre-Dame de la Seds, pour venir se loger près de l’église Saint-Sauveur. Dès lors, la ville et son église furent abandonnée et son souvenir s'estompa. Certes, abandonner une église vouée à Marie, dont on laissait la statue dans un coin de l'église Saint-Sauveur, tourmentaient la conscience des Aixois et lorsque la peste frappa en 1521 et en 1522, on y vit un signe du courroux divin. Des témoins affirmèrent que des feux surnaturels sortirent de terre et l'on fit voeu de restaurer Notre-Dame de la Seds. Grâce à Pierre Joannis, membre d'une vieille famille aixoise, les vieilles fondations furent retrouvées et l'on rebâtit l'édifice. Il fut cédé au religieux Simon Guichard, provincial de l'Ordre, le 8 janvier 1556(2).
Roux-Alphéran cite le nom de plusieurs illustres Aixois nés dans le quartier de Notre-Dame de la Seds: Honoré Duranti (1559-1626), prédicateur, confesseur d'Henri III; Joseph Victor Thibaud (1587-1662), prédicateur de la princesse Christine de France; Timothée de Brianson de Reynier (Aix, 1595-Marseille,1681), religieux des Minimes; Antoine Morel (1608-1670), auteur d'ouvrages religieux et ami de l'historien J. S. Pitton; Gaspard Laugier (Aix, 1637-Pourrières, 1697), "intrépide faiseur d'anagrammes"; Sauveur André Pellas (1667-1727), auteur du premier dictionnaire provençal-français et Toussaint Pasturel (Aix, 1671-Avignon, 1731), poète latin et prédicateur.

Le cours Sextius reçut son nom en 1811 en mémoire de l'illustre fondateur de la ville, le général romain Sextius Calvinus. Cette dénomination résolument païenne entrait parfaitement dans l'évolution de la société qui voulait en finir avec les noms de saints, au profit de héros plus glorieux et belliqueux. Le nom de Sextius donnait une touche de prestige à un ensemble de qualité.
Le cours Sextius est aujourd'hui célèbre pour l'établissement thermal qu'il abrite. Dès l'époque romaine, les eaux aixoises étaient bien connues pour leurs vertus médicinales et leurs effets salutaires. Non loin du cours Sextius, dans la rue des Étuves, un nommé Guigon Mayne serait le créateur des thermes modernes, vers 1567. En 1705, le médecin Lauthier écrivait que selon la tradition de l'époque, il n'y avait pas plus de 150 ans que "les eaux du quartier de l'Observance servaient à faire des bains(3)". En 1678, l'historien Pitton est le premier à avoir associé les thermes au nom de Guigon Mayne(4).
Au XIXe siècle, le cours Sextius était, aux dires de l'historien Roux-Alphéran, "bordé de maisons de commerçants, de commissionnaires de roulage, de charrons, de maréchaux, de forgerons, d’auberges et de cafés". Il se divise dans sa longueur en deux portions bien distinctes; la partie nord de la rue était autrefois nommée la rue Cavalette. Les sources de recensement laissent apparaître que dans cette zone vivaient de nombreux plâtriers et tuiliers.

C'est en 1811 aussi que fut dénommée la rue Vanloo, car cette rue menait au pavillon Vendôme, propriété de la famille Vanloo. Cette famille d'origine hollandaise doit sa renommée à Jean-Baptiste van Loo (Aix, 1684-id., 1745), talentueux portraitiste dont les oeuvres sont exposées dans le monde entier(5). La rue Vanloo est la plus ancienne du Faubourg, elle est habitée depuis le XIIeJoseph Jean Baptiste de Suffren, seigneur de la Molle, conseiller au parlement siècle. Celui-ci acquit le pavillon en 1737, à la mort de son propriétaire, (6).

L'actuelle rue du 11-Novembre portait autrefois les noms de Saint-Hippolyte, Duperrier, puis celui de rue de Guerre. Cette rue était en effet habitée par des membres de la famille de Guerre au XVIIe siècle. Une rue voisine qui n'avait pas de nom fut par la suite maladroitement dénommée rue de la Paix, par antithèse avec la "rue de Guerre" que l'on appelait de façon incorrecte "rue de la Guerre". Le plan d'Aix de Makaire de 1869 donne d'ailleurs le nom de "rue de la Guerre". La famille de Guerre devait se retourner dans sa tombe! A dire vrai, donner à cette rue le nom de "rue du Onze-Novembre" ne fait qu'entretenir la confusion.

La rue la plus longue de ce quartier est la rue de Célony. Ce nom lui vient de ce qu'elle était autrefois un chemin menant au hameau de Célony, terroir de Puyricard, situé sur la route d'Avignon, à environ deux lieues de là. C'était auparavant la rue de Reauville, car les terres qu'elle traversait était la propriété des Rolland, seigneurs de Reauville. Le nom de rue de la Burlière lui vient de ce que les paysans y jouaient aux boules les dimanches et jours de fête(7). Sa longueur et sa régularité en faisait un terrain idéal pour les pratiquants de ces jeux.
Sur le plan de 1575, la rue est dénommée faubourg des Gipières(8). Son avant-dernier nom de rue des Bourras vient de la présence des Pénitents Gris ("Bourras") qui y établirent leur chapelle en 1677. La mission de ces religieux consistait à accompagner les pauvres jusqu'à leur sépulture et à consoler les condamnés à mort.


(1) Selon la légende, Mitre, ouvrier agricole, vivant à Aix dans les premiers siècles de notre ère, chez le préteur Arvendus, fut accusé de sorcellerie pour avoir accompli un miracle. Il fut décapité. Il ramassa alors sa tête et la porta jusqu'à l'église de Notre-Dame de la Seds dont il devint le patron. Ses reliques furent transférées à la cathédrale Saint-Sauveur le 23 octobre 1383. On dit que la colonne droite qui soutenait son tombeau était percée d'un trou qui suintait constamment, sécrétant un liquide souverain contre les maux d'yeux.
(2) Simon Guichard fut assassiné en décembre 1574 sur le chemin de Saint-Roch par des huguenots.
(3) Lauthier, "Histoire naturelle des eaux chaudes d'Aix", David imprimeur, Aix, 1705, in-8°, p. 10.
(4) Pitton, "Eaux chaudes de la ville d'Aix", David imprimeur, Aix, 1678, in-8°, p. 28.
(5) Le second fils de Jean-Baptiste van Loo, François van Loo, né à Aix le 8 novembre 1708, mourut misérablement à Turin en 1731. Aujourd'hui oublié par la mémoire collective, il conviendrait toutefois de réhabiliter un homme "rempli de génie et de talent", selon Roux-Alphéran et sujet de nombreux éloges de son temps.
(6) Joseph Jean Baptiste de Suffren était l'aïeul du bailli de Suffren.
(7) "Est Burlaria locus in urbe vel extra urbem, in quo ludere solent incolae" (Ducange, Glossarium ad scriptores mediae et infimae latinitatis).

(8) En provençal, gipier, gipièro désigne l'ouvrier-plâtrier. Des plâtriers étaient installés dans le quartier.

Photographies :
1.
Notre-Dame-de-la-Seds. © Jean Marie Desbois, 2002.
2.
Le cours Sextius, Aix-en-Provence. © Jean Marie Desbois, 2002

Consuls et assesseurs aixois. Élection

Le titre de consuls était particulièrement (et presque exclusivement) honorifique. Les consuls aixois n'avaient qu'un pouvoir relativement limité, circonscrit aux limites de la ville. Il semble qu'ils n'avaient pas toute la latitude des consuls d'autres grandes villes, Marseille en tête.

Élection des CONSULS, DES assesseurs et des conseillers.
Chaque consul devait choisir et présenter son successeur à l'approbation de l'assemblée du Conseil
(1). On réunissait aussi à cette assemblée des notables issus des différents quartiers de la ville (les "cités"). Si le successeur n'était pas approuvé par l'assemblée, il appartenait au consul de choisir un nouvel homme, jusqu'à accord.
Les Archives d'Aix indiquent de façon précise la manière dont ces élections se déroulaient
(2):

Avant 1669, cette élection avait lieu le samedi le plus voisin du 30 septembre, jour de la fête de saint Michel, et les consuls entraient en exercice le 1er novembre, jour de la Toussaint, pour demeurer en fonctions jusqu’au 31 octobre de l’année suivante. Louis XIV changea cela par lettres-patentes du 15 décembre 1668, portant que l’élection des consuls d’Aix, procureurs du pays, aurait lieu désormais le samedi le plus proche de saint André, c'est-à-dire aux alentours du 30 novembre, et leur installation le 1er janvier suivant. L'historien Roux-Alphéran décrit avec précision le déroulement de l'élection(3).

1. L'avant-élection.
Le vendredi soir, les trois consuls et l'assesseur devaient dresser la liste de leurs successeurs. En cas d'égalité des voix sur plusieurs candidats, c'étaient aux consuls de l'année précédente de voter pour départager. Ensuite, les consuls, l'assesseur et les consulaires
(4) proposaient le nom de cent "cités" que l'on inscrivait sur autant de bulletins déposés dans un vase. Trente bulletins étaient tirés au sort par un jeune garçon. Il était formellement interdit d'ouvrir ces bulletins. Les soixante-dix restants étaient immédiatement brûlés. On enfermait ensuite les trente bulletins dans un coffret à quatre serrures et à quatre clefs dont chacune était remise aux consuls et à l'assesseur. Ce n'est que le lendemain matin, à sept heures, que le viguier ouvrait le coffre et invitait les trente cités à se rendre à l'Hôtel de Ville "pour assister à l'élection et ballotter les consuls".

2. L'élection.
106 personnes assistaient à l'élection (art. 16):

  • Les trois consuls et l'assesseur,
  • leurs quatre prédécesseurs,
  • les soixante conseillers,
  • les trente cités,
  • les cinq capitaines de quartier,
  • le Prince d'Amour,
  • l'abbé de la ville,
  • et le trésorier.

Ces 106 personnes constituaient ce que l'on appelait "le conseil du nouvel État". Le nombre des assistants ne devait pas être inférieur à 64 hommes. Le commissaire du parlement et le juge royal lieutenant général criminel devaient impérativement être présents car ils étaient chargés de valider l'élection.
Avant de procéder au vote proprement dit, on distribuait à tous les présents une ballotte de drap noir. Sur une table se trouvaient deux boîtes peintes aux couleurs de la ville, une rouge et une jaune. A chaque nom que les consuls proposaient pour leur succéder, les votants déposaient leur ballotte dans la boîte rouge s'ils acceptaient le nom cité, et dans la boîte jaune s'ils le refusaient.
On ouvrait ensuite les boîtes par le dessous, en présence de toute l'assemblée, et le nombre de ballottes contenues dans chaque boîte était compté. En cas d'égalité des approbations et des refus, on considérait le proposé comme refusé et il fallait procéder à une nouvelle nomination.

On était élu consul pour une année avec interdiction d'être réélu dans les cinq ans. Il y eut toutefois plusieurs exceptions à cette règle et il n'était pas rare que des consuls exercent leur fonction deux années de suite(5).


(1) Les conseillers.
(2) AA12, Règlement général de la ville et de la communauté d'Aix compilé et dressé sur celui de l'année 1598 et sur ceux faits en dernier lieu par Sa Majesté, sur les remontrances du Conseil de ville les années 1659 et 1674 par l'ordre de MM. les Consuls et assesseur de cette ville d'Aix procureur du pays", f° 65-83.
(3) "Les Rues d'Aix", Roux-Alphéran, tome 1, p. 93-8.
(4) Le consulaire est un individu ayant exercé au moins une fois dans sa vie la fonction de consul.
(5) "Institutions et vie municipale à Aix-en-Provence sous la Révolution", Ch. Derobert-Ratel, Édisud, Aix-en-Provence, 1981, p. 12.

Conflits de voisinage (Aix-en-Provence, 20 décembre 1819)

  • Sources : Archives communales d'Aix-en-Provence, I1-50, lettres manuscrites.

"A Monsieur le Maire d'Aix(1), chevalier de l'ordre royal de la Légion d'Honneur,

Monsieur le Maire,

Le sieur Jean François Roure, propriétaire de cette ville d'Aix, a l'honneur de vous exposer que le sieur Barras, de cette ville, prop[riétair]e d'une campagne située au terroir d'Aix, quartier de Regoulon(2), ayant contre tous les droits coutumiers et contre l'utilité publique, fait construire un fossé le long de sa propriété, depuis le torrent de la Touloubre jusqu'à la carraire, dont le peu de pente et les moyens qu'il a pris pour arrêter l'eau l'a fait séjourner sur la voie publique et la détériore par ce moyen, joint à cela la terre et les pierres dudit fossé qu'il a fait déposer sur le bord du dit chemin, ce qui le diminue de deux mètres au moins, porte un préjudice notoire à l'exposant dans la propriété duquel sont obligés de passer les bestiaux ne trouvant plus la largeur suffisante au dit chemin; qu'à l'angle formé par le dit chemin vicinal et la carraire, le dit sieur Barras s'est encore approprié environ deux mètres de terrein, ce qui expose tous les voituriers à verser en prenant le contour de la carraire au dit chemin et vice versa, ne trouvant plus la largeur nécessaire, la ditte carraire étant devenue presque impraticable, par la quantité de pierres que le dit sieur Barras a fait entasser tout le long de sa propriété sur le bord de la carraire au lieu de les faire ranger au milieu.
Comptant d'avance sur votre justice, le dit sieur Roure a l'honneur de vous exposer tout ce que dessus aux fins qu'il vous plaise, Monsieur le Maire, nommer tel expert que vous jugerez convenable pour constater les détériorations qui ont été faites et faire ensuite commandement de remettre le dit chemin dans son premier état.

Aix, le 18 Xbre 1819,

[F[ranç]ois Roure]"

Note ajoutée à la lettre: "Renvoyé à Mr l'architecte de la ville pour se transporter sur les lieux et donner son avis après vérification faite. Aix, en l'hôtel de ville, le 18 Xbre 1819, p. Mr le Maire d'Aix absent. [Maurel]"

"L'an mil huit cent dix neuf, le vingtième jour du mois de décembre, nous soussigné expert nommé par monsieur le maire d'Aix, en empêchement de monsieur l'architecte de la ville, malade, à l'effet de vérifier et faire rapport sur les réclamations élevés par le sieur Roure, propriétaire d'une campagne, sise dans le terroir d'Aix, quartier de Rigoulon, contre le sieur Barras, son voisin, pour cause d'empiètement sur la voie publique. Nous nous sommes transporté en la propriété du sieur Barras, accompagné du garde champêtre nous servant d'indicateur, où nous avons procédé à la reconnaissance des termes plantés aux extrémités de la dite propriété, du côté du chemin vicinal de Saint Canadet; nous avons trouvé que le terme placé sur le bord du ruisseau de la Touloubre et sur l'accotement du chemin, étant éloigné sur le prolongement de l'alignement du pont, de cinquante centimètres et que le même espace existant du côté opposé entre le même pont et le mur de clôture du sieur Roure, ce qui laissait au chemin, en cette partie, une largeur de huit mètres; nous sommes ensuites venû aux termes plantés sur les bords de la carraire, servant à la fois à limiter les largeurs du chemin et de la dite carraire; et là nous avons trouvé, d'après les mensurations que nous avons faites, qu'entre le terme placé à l'angle est et nord de la propriété du sieur Roure et celui fixé à l'angle ouest et nord de la propriété du sieur Barras, au dessus duquel est élevée une croix, il existait la même largeur qu'à l'autre extrémité du chemin, c'est à dire ce qui nous a donné la certitude que les défrichements faits en avant étoient des empiètements sur la voie publique, que nous avons trouvé être du côté du sieur Roure de cinquante centimètres, se terminant en pointe à une distance de vingt mètres, et du côté du sieur Barras, de un mètre cinquante centimètres, se terminant aussi en pointe à une distance de quatre vingt mètres environ.
Quand aux empiètements dénoncés comme faits sur le terrain de la carraire, nous avons crû pour fixer notre avis à ce sujet chercher à déterminer la largeur précise de la dite carraire, ce que nous avons fait en la mesurant en plusieurs endroits différents, en avant et en arrière de la propriété du sieur Barras, lesquelles mesures nous ont toutes donné dix mètres, mesure en outre que nous avons trouvée consignée dans le plan de la carraire du terroir d'Aix, déposé dans les Archives de la ville, nous l'avons ensuite mesuré le long de la propriété du dit sieur Barras et nous ne l'avons plus trouvée que de huit mètres ou huit mètres cinquante centimètres; ce qui nous a convaincu que la haie vive plantée par le sieur Barras au long de sa propriété était dans le fond de la carraire.
En conséquence de tout ce que dessus, nous estimons que les sieurs Barras et Roure doivent chacun en ce qui les concerne restituer à la voie publique le terrein se trouvant au dela de l'alignement de leurs termes ou limites respectives, tant pour le chemin que pour la carraire, sauf à eux à produire titres contraires ou à prouver que les termes qui ont dirigé notre avis ne sont pas tels que nous l'avons crû.

A Aix le jour et an que dessus
[Puget]"

"Nous Maire d'Aix, chev. etc.(3)

Vû la pétition à nous adressé le 18 Xbre 1819 par le sieur François Roure, propriétaire d'une maison de campagne au terroir de cette ville, quartier de Regoulon, tendante à faire rendre à la voie publique ou chemin vicinal de S[ain]t Cannadet une partie de terrein empiétée tant sur la ditte route de S[ain]t Canadet que sur le grand carraire, par la dame de Pontier, prop[riétair]e dudit chemin et carraire, vû le rapport à nous fait par Mr l'architecte de la ville commis à cet effet en l'art[icl]e (4) de l'arrêté de Mr le Préfet en date du (4) .
Considérant qu'il relatte dudit rapport qu'un empiètement de 50 centimètres a été fait par le s[ieu]r Roure, plaignant, que la dame de Pontier ainsi que le sieur Barras, son gendre, ont fait un empiètement de un mètre 50 centimètres.
Considérant que l'intérêt général exige qu'il ne soit point fait d'empiètement sur la voie publique, qui est une propriété communale, à la conservation de laquelle l'administration municipale doit veiller, arrêtons art[icl]e 1er:
Les s[ieu]rs Roure et Barras sont tenus un mois après la signiffi...(5)"

Suites de l'affaire: Le sieur Roure étant mort peu de temps après et le sieur Barras ayant vendu sa campagne, l'affaire est demeurée in statu quo.


(1) Le maire d'Aix-en-Provence est alors Louis Jules Dubourguet.
(2) Il existe un quartier de Rigoulon, à l'est de l'intersection de la D63 (Puyricard-Venelles) et de la D13 (route de Saint-Canadet), à la limite de la commune de Venelles.
(3) Sic.
(4) Un espace a été laissé pour insérer ultérieurement une information, chose qui n'a pas été faite.
(5) La lettre du maire Dubourguet s'arrête là. Il s'agit probablement d'un brouillon d'une lettre recopiée ultérieurement, l'orthographe négligée de la présente tendant à le confirmer.

Ongles (Alpes-de-Haute-Provence)

Commune des Alpes-de-Haute-Provence (04230),
Provence-Alpes,
278 hab. en 1999
(239 en 1990),
31,46 km2

Voici quelques liens qui vous pourront vous guider si votre généalogie vous mène à Ongles.

HISTOIRE
  • Le village d'Ongles. Le territoire de la commune d'Ongles comprend huit hameaux: les Valettes, la Rouvière, le Rocher d'Ongles, les Granges, les Verdets, Saint-Sargues, Bouiron et Ganas...
PHOTOGRAPHIES
Photographie : © Jean Marie Desbois, 2001-2007.

Montjustin (Alpes-de-Haute-Provence)

Commune des Alpes-de-Haute-Provence (04110),
Provence-Alpes,
60 hab. en 1999
(54 en 1990),
10,15 km2

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PHOTOGRAPHIES
Photographie : © Jean Marie Desbois, 2001-2007.

Simiane-la-Rotonde (Alpes-de-Haute-Provence)

Commune des Alpes-de-Haute-Provence
(04150),

Provence-Alpes,
532 hab. en 1999
(433 en 1990),
67,86 km2

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PHOTOGRAPHIES
FAITS DIVERS
Photographie : DR.

Faits divers d'Aix-en-Provence

Faits divers à Aix-en-Provence

XIXe siècle.
XVIIIe siècle.
XVIIe siècle.
XVIe siècle.
XVe siècle.

La noyade du jeune Mille (Aix-en-Provence, 13 mai 1825)

  • Sources : Archives municipales d'Aix-en-Provence, I1/50, lettre manuscrite

"Le commissaire de police à Monsieur le Maire, chevalier de l'ordre royal de la Légion d'Honneur à Aix(1),

Monsieur le Maire,
J'ai l'honneur de vous informer que hier sur les onze heures du matin, on a retiré de la rivière de l'Arc, tout près du hameau des Milles, le cadavre d'un jeune enfant de 9 à 10 ans, que l'on a reconnu être celui de Joseph Mille.
Les renseignemens que nous avons pris sur ce malheureux événement nous ont fait connoitre que cet enfant s'étant baigné immédiatement après avoir déjeuné et a été surpris par l'eau et s'est noyé, faute de soin.

J'ai l'honneur d'être avec respect, Monsieur le Maire, votre très humble et très obéissant serviteur.
[J. Fouquet]"



(1) Le maire d'Aix-en-Provence est alors Louis Jules Dubourguet.
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