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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Les décès à Fayence de 1657 à 1668 et leur cause


Vue générale de Fayence.
© Nicole Basurto, 2009, 

avec son aimable autorisation.
Dans les registres paroissiaux de cette période, le prêtre va donner quelques éclaircissements sur les causes de décès pouvant expliquer que le défunt n’a pu se confesser ou recevoir l’extrême-onction.
  • 04/02/1657 : Isabelle Garine « est décédée de ce monde » munie du St sacrement d’extrême-onction mais non de celui de pénitence car elle meurt « dans une léthargie ».
  • 03/04/1657 : « un jeune homme de 15 ou 16 ans tué d’un coup de fusil ».
  • 24/04/1657 : … Perrache et Antoine Catharin, blessés par les gens de guerre commandés par le sieur de la Tour capitaine au régiment de « Nauailles ».
  • 03/10/1657 : Marthe Dozon, « décédée d’une appopexie durant deux fois 24 heures ».
  • 12/08/1658 : Jacques Doson « lequel estan venu ce matin malade de la moisson des montagnes ».
  • 08/02/1660 : Jean Robert n’a pas reçu les saints sacrements à cause de « la simplicité de son esprit et pour être touché du haut mal ».
  • 23/07/1660 : Marguerite Berenguière décédée « de mort subite ».
  • 14/12/1661 : Pierre L. « décédé de ce monde aux champs ».
  • 22/01/1662 : Louise Gibouine « d’une appoplexie ».
  • 14/04/1662 : Jeannette Perraimonde « d’une appoplexie apres avoir faic sa pasque ».
  • 21/08/1664 : Emmanuel Patac « d’une appoplexie ».
  • 05/09/1664 : Honorade Bonette « de mort subite ».
  • 09/09/1664 : Anne Natier « est morte par une perte de sang de la veine quelle fait saignée ».
  • 04/10/1664 : Jean P. « ayant esté trouvé mort des coups de cousteau au costé gauche »
  • 25/11/1664 : Jean Lèbre « dun caterre ou appoplexie »
  • 26/02/1665 : Esperit Duran « pour estre tombé de dessus un arbre »
  • 11/09/1665 : Barnabé Abbé « paralytique de son corps puis cinq ou six années et pandant sa derniere maladie de sa langue »
  • 25/02/1666 : Jacques Giraud « pour être mort d’une léthargie »
  • 27/09/1667 : François Fontaine « par une chute en montant sur un mulet de laquelle il tomba roide mort »
  • 28/01/1668 : Honorade Chirier « aprez sestre accouchée »
  • 01/08/1668 : Jaumette Grègue « de mort soudaine »
  • 25/08/1668 : Esprit Chauvet « estanc astein d’un catarre ou eskilencie »
Source : BMS Fayence, Archives Départementales du Var
© Françoise Suzanne, 2009.

Certificat de contrat de mariage (années 1880)

Voici le certificat que des époux ayant passé un contrat de mariage devait fournir dûment rempli à l'officier d'état-civil avant la cérémonie de mariage. Ce document était ensuite généralement annexé au registre de mariage ou archivé dans une liasse (cliquez sur chaque feuille pour l'agrandir).

Le grand ormeau de Salernes

Jusqu'en 1919, le village de Salernes, dans le Var, était réputé pour le magnifique ormeau qui s'y dressait fièrement. Cet arbre avait été planté en 1683 sur la place de l'église. Il atteignit une taille telle qu'un savetier décida de s'y installer au début du XIXe siècle. Profitant d'une anfractuosité au milieu du tronc, il y aménagea son atelier et y développa son commerce. Il y aménagea même une porte vitrée et un toit en zinc, ainsi qu'une enseigne sur laquelle on pouvait lire : « Au bon savetier. J. Inaudi succ. de Largemet, réparations garanties aussi durables que l'orme. »
Malheureusement, une étincelle sortie du four du savetier incendia l'arbre en 1868. Contre toute attente, l'ormeau survécut et continua de bien se porter.
L'arbre devint l'orgueil des habitants du village qui refusèrent son abattage lorsqu'un projet d'agrandissement de la place fut décidé.
Il fallut attendre novembre 1919 pour que le maire Esbérard procède à son abattage, l'ormeau étant jugé dangereux pour le public.
Reste aujourd'hui la légende de ce bel arbre qui vécut tout de même 236 années.


Photographie : Coll. part. Marie Valbonetti, avec son aimable autorisation.

Bilbiographie : Salernes, terre et céramiques, N. Ulisse, Edisud, 1987.

Morte en ramassant de l'herbe (Baratier, 4 août 1741)

  • Registre paroissial de Baratier, AD05, 3E 1419
« Le quatrième jour du mois d'août de l'an 1741 est décédée de mort soudaine Jeanne Garnier, femme de Joseph Chevalier, âgée d'environ 16 ans, étant allée sur les quatre heures du soir à un champ appartenant à sondit mari, au mas apellé Le Paroisien du côté de Chacholla, pour ramasser de l'herbe et je ne sais par quel accident elle est restée sur la place jusques au lendemain où l'on l'a trouvée sans aucune blessure, selon le rapport qu'en a fait sieur Joseph Gaudet, chirurgien, qui l'a visitée en suite du verbal de monsieur le vibailli qui m'a ordonné et permis la sépulture, ainsi de sa requête datée du 5 du présent mois et an que dessus et y ai procédé à l'instant en suivant les cérémonies de l'église, le tout aux présences de ses parents et témoins signés. »
[signatures]


Faits divers de Baratier (Hautes-Alpes)



XVIIIe siècle.


Baratier - Faits divers

L'assassinat d'un patriote (Maussane-les-Alpilles, 13 mars 1800)

  • Registre d'état-civil de Maussane
« Aujourd'hui 22 ventôse an 8 de la République française, à deux heures de l'après midy, a comparu devant nous, juge de paix, officier de police judiciaire du canton de Maussane, Marguerite Cornille, fille majeure de Claude Cornille, cultivateur de cette commune de Maussane, qui nous a déclaré avoir trouvé ce matin, à 6 heures, dans le vallon de Valoste, situé dans cette dite commune et dans des buis, un homme mort ayant la tête couverte de sang.
Enquise de signer, a dit ne savoir signer.

Et nousdit, juge de paix officier de police judiciaire du canton de Maussane, d'après la connaissance qui nous a été donnée, considérant que la mort dont s'agit peut être regardée comme suspecte, nous nous serions rendu de suite avec notre greffier pour la constater dans ledit vallon de Valoste, dans cete commune de Maussane, où, étant, nous aurions fait vérifier le cadavre par le citoyen Pecoul [1], officier de santé de cette dite commune, lequel nous aurait rapporté avoir reconnu sur iceluy différentes blessures à la tête, ayant les os pariétaux coupés en travers, différentes autres blessures aux bras et dans les mains qui nous ont paru toutes avoir été faites avec [un] instrument tranchant comme [un] sabre et autres, étant mort desdites blessures, et a signé Pecoul, officier de santé.
[PECOUL]

Et, faisant la description dudit cadavre, nousdit juge de paix, dison qu'il est celuy d'un homme âgé d'environ 30 ans, taille 5 pieds, 2 pouces [2], bouche grande, nez court, visage assez plein, couvert d'un habit d'uniforme bleu, bas de laine blanc ayant des guêtres de toile grise par-dessus, des souliers aux pieds et un chapeau à son côté où il se trouve une cocarde nationale, ayant toute la tête ensanglantée, ayant vu à environ 25 pas [3] dudit cadavre un gros tas de sang qui était en partie couvert par des buis coupés et placés en pressement.
Toutes lesquelles circonstances recueillies, nous n'avons pu trouver personne qui ait pu reconnaître ce cadavre, ny la nature de son délit.
Nousdit, juge de paix, disons que rien n'empêche que ce cadavre susmentionné soit inhumé dès à présent et sera le présent procès-verbal sans délay présenté à l'officier public de la commune de Maussane, pour être transcrit dans ls registres, en conformité de la loy.
Fait et dressé le présent procès-verbal sur les lieux, le jour et an que que devant pour être intercalé dans les registres dudit officier public et nous nous sommes soussigné.

D'après la lecture de ce procès-verbal qu'André Sautel et Gaspard Bartagnon ont déclaré être conforme à la vérité et la représentation qui m'a été faite du cadavre, j'ay rédigé en vertu des pouvoirs qui me sont délégués le présent acte que Jean Benson, juge de paix, André Sautel et Gaspard Bartagnon ont signé avec moy.

Fait à la maison commune, le jour et an que devant.

[1] Il s'agit selon toute vraisemblance de François Pierre Pecoul, officier de santé et chirurgien de l'hôpital civil de Maussane. Son fils, Esprit Florent Agricol Pecoul, était aussi officier de santé.
[2] Environ 1, 68 m.
[3] Moins de 20 mètres.



Ordonnance sur le marc des olives (Aix-en-Provence, 1775)

  • Archives communales d'Aix-en-Provence, FF95
© Rainer Deml, 2005, 
Creative Commons Attribution 
ShareAlike 2.0 German.
 
«  Sur les plaintes réitérées à nous portées que, malgré les anciennes ordonnances du bureau de police, on transporte hors du terroir le marc des olives détritées [1] dans les moulins à huile de cette ville, ce qui est très préjudiciable aux habitants d'Aix, par les abus qui peuvent se commettre au détritage de leurs olives et par la privation de ce même marc aux boulangers, servant à chauffer leur four, en épargne des fascines [2] de bois dont la rareté ne se manifeste que trop chaque jour, tous ces objets ayant de tout temps attiré l'attention de la police.
Vu nos anciennes ordonnances et notamment celle du 1. xbre 1768 [3] et ouï le Procureur du roi, nous maire, consuls et assesseur, lieutenants généraux de police, avons ordonné et ordonnons que l'ordonnance de police du 1. xbre 1768 sera exécutée suivant sa forme et teneur et de nouveau publiée et affichée partout où besoin sera ; ensemble la disposition de notre ordonnance du jour d'hui, par laquelle en ajoutant en tant que de besoin à cette dernière ordonnance, avons défendu et faisons défenses à tous maîtres des moulins à huile de cette ville, soit comme propriétaires ou locataires desdits moulins, et à tous meuniers d'iceux, de vendre leur marc d'olives à des étrangers pour être transporté hors de la ville, à peine de confiscation, de même que des voitures et bêtes qui serviront pour le transport d'iceluy, enjoignons aux gardes des portes de la ville de ne laisser sortir de ladite ville aucun marc d'olives de quelque façon que ce soit, à peine de destitution, sans billet de permission du bureau de police qui seront expédiés sans frais audit bureau à tous ceux qui voudront faire porter ledit marc à leur bastide dans le terroir pour leur usage ;
Et la présente sera publiée et exécutée nonobstant oppositions et appellations quelconques et sans y préjudicier. »



[1] Détriter : broyer des olives.
[2] Fascine : « Fagot de branchages, dont on se sert pour combler des fossés, accommoder de mauvais. chemins, faire des batteries pour le canon, et d'autres ouvrages semblables. » Dictionnaire de l'Académie française, 5e éd., 1798.
[3] 1er décembre 1768.


Jean de la Ceppède (1548-1623), magistrat et poète chrétien

Jean de la Ceppède est né à Marseille vers 1548 (la date exacte de sa naissance est inconnue) de Jean-Baptiste de la Ceppède et de Claudette de Bompard.
Après ses études, il est reçu en la charge de Conseiller au Parlement d'Aix le 22 octobre 1578. Il accèdera plus tard au poste de second Président de la Cour des comptes (1586), puis, le 4 juillet 1608 à celui de Premier Président, fonction dont il aura la charge jusqu'à sa mort.
La famille La Ceppède est réputée d'origine espagnole (Tolède) et apparentée à une branche de laquelle est issue Thérèse d'Avila (qui portait le patronyme de Cepeda). Cette famille se serait installée à Marseille au milieu du XIVe siècle.
Il épousa Magdeleine de Brancas-Céreste. Sa fille, Angélique de la Ceppède, épousera Henri de Simiane, président à mortier du Parlement.
Page de titre des Théorèmes,
Toulouse, 1613.
Partisan d'Henri de Navarre, ses amitiés lui attirèrent l'opposition des Ligueurs. En une circonstance, il dut à la présence du baron de Vins d'être sauvé de la mort in extremis, malgré la différence religieuse qui les opposait.
Jean de la Ceppède est resté dans la mémoire aixoise, ville dans laquelle il vivait, comme un grand poète. On trouve de nombreuses allusions à La Ceppède dans la correspondance entre Malherbe et Peiresc. Malherbe le tenait en haute estime, comme en témoigne la phrase : « C'est une amitié que la sienne que je tiens extrêmement chère et que je veux conserver, par toutes sortes de témoignages de mon affection [1]. »
L'oeuvre majeure de la Ceppède se nomme Les Théorèmes.Cette oeuvre se divise en trois livres qui sont des méditations en sonnets sur des thèmes bibliques. Ces Théorèmes auraient été entamés vers 1598, « après l'embrasement de nos derniers malheurs [2] », dit-il, référence sans doute aux troubles suivant l'avènement d'Henri IV (1595-1598).
Ami de la plupart des poètes de son temps, la Ceppède jouissait de l'amitié de César de Nostredame, le fils de Michel de Nostredame (Nostradamus). Nostredame écrivit notamment deux sonnets en l'honneur des Théorèmes.
Après une carrière de magistrat qui dura quarante-quatre ans, La Ceppède mourut à Avignon en juillet 1623. Pierre-Joseph de Haitze, historien de la ville d'Aix, écrivit après sa mort : « L'amour qu'il portait à la vertu et sa faveur envers les gens de lettres, joint à son zèle pour la religion et à sa charité envers les pauvres, le firent généralement regretter et lui ont fait une réputation qui dure encore aujourd'hui [3]. »
Sa sépulture se trouve dans l'église des Carmes, aux Aygalades.


[1] Lettre du 11 janvier 1610.
[2] Préface, À la France, p. 8. 
[3] Pierre-Joseph de Haitze, Histoire de la ville d'Aix, capitale de la Provence, t. IV, p. 114-115.

Centenaires de Provence

Il faut bien avouer que, lorsque l'on découvre, au hasard d'un registre, le décès d'un centenaire, la chose a de quoi être signalée car elle est particulièrement rare, quoique non exceptionnelle. On est loin toutefois de la super-longévité de notre époque où vivre plus de 100 ans ne permet pas de rentrer dans la légende. Être centenaire autrefois était autrement plus admirable. On conservait souvent le souvenir de ces anciens des décennies après leur mort.
Il convient toutefois d'être prudent à l'évocation d'un centenaire. Un grand nombre d'entre eux ne l'étaient en fait pas. L'acte de baptême n'était pas consulté au moment du décès et l'âge était généralement estimé. Ainsi, un défunt d'« environ 100 ans », pouvait très bien avoir 95 ans, voire 80 ! Il est donc nécessaire de rechercher l'acte de baptême avant de confirmer l'âge du centenaire.
Voici en tout cas quelques exemples qui sortaient de l'ordinaire et qui ont marqué leur temps :

Annibal Camoux (Péro Anniba)
Portrait d'Annibal Camoux,
in Le Socrate marseillais, 1773,
gravure de Déjean
d'après un dessin d'Henry.
Le centenaire provençal le plus célèbre a peut-être été Péro Anniba (« père Annibal »), surnom d'Annibal Camoux.
Il serait né en 1638 dans la vallée de Barcelonnette[1] mais, après avoir servi dans l'infanterie de ligne, il obtint son congé à l'âge de 60 ans et se fixa à Marseille où il avait été pendant longtemps en garnison et avait même été employé dans la construction du fort Saint-Nicolas (1660-1664). Il avait choisi pour son séjour une petite maison de campagne située au bord de la mer. Il cultivait lui-même sa terre et la pêche lui servait de délassement. La paye des invalides qui lui avait été accordée fut doublée lorsqu'il atteint l'âge de 100 ans.
Mais sa vie ne s'arrêta pas là, car c'est à 122 ans qu'il expira (1759). Puisqu'il est de coutume de demander aux centenaires le secret de leur longévité, nous connaissons celui de péro Anniba : il déjeunait tous les jours avec un morceau de pain qu'il frottait d'une gousse d'ail. Il avait l'habitude de tenir continuellement dans sa bouche un morceau de racine d'angélique.
Il fut enterré dans l'église des Picpus de Marseille.
Pour illustrer à quel point Péro Anniba était renommé de son temps, le peintre Joseph Vernet, dans sa Vue du port de Marseille (1754), place le vieil homme à la Fontaine-du-Roi, fumant sa pipe et regardant une contredanse au tambourin. Le portrait est, paraît-il, saisissant de ressemblance.
Voila le cas typique du mythe. La naissance de Camoux n'est prouvée par aucun acte (appel aux généalogistes !) et il semble plus qu'évident que cette longévité ait été exagérée.

Le Père Éternel
N. Jourdan dit Le Père Éternel, paysan de Mazargues (Marseille), serait mort le 9 avril 1782[2] à l'âge de 111 ans. Sa santé n'avait jamais été altérée et sa vue n'avait pas baissé. Jusqu'à ses derniers instants, il avait gardé l'habitude d'assister tous les jours à la messe. À 105 ans, il mangeait encore du biscuit de mer. Il ne buvait que du vin et se levait régulièrement au point du jour, été comme hiver.

On trouve aussi, au hasard de découvertes généalogiques, les sépultures de centenaires, comme :

[1] Jean Picot et Nicolas Lenglet-Dufresnoy, dans leur ouvrage Tablettes chronologiques de l'histoire universelle, sacrée et profane... (1808), lui prêtent une naissance à Nice le 19 mai 1638.
[2] Son acte de sépulture ne figure pas dans le registre paroissial de Mazargues à cette date. La date semble erronée. Il reste à retrouver la bonne.

Relevés en ligne de la ville d'Aix-en-Provence (13)

51.699 actes


Commune / Paroisse


Actes Dates Nombre Filiatifs
Ville d'Aix


N 1866-1894 14.578 99.9
Ville d'Aix


M 1849-1902 10.542 99.9
Couvent des Cordeliers


D 1664-1680 2.562 84.1
Couvent des Grands-Augustins


D 1652-1690 3.513 68.7
Couvent des Grands-Carmes


D 1664-1680 1.114 60.4
Couvent des Observantins


D 1664-1680 1.698 79.6
Couvent des Oratoriens


D 1770-1773 11 18.2
Couvent des Pénitents-Bleus


D 1773,1775 11 63.6
Couvent des Picpus


D 1770-1773 26 61.0
Couvent des Récollets


D 1772-1789 150 46.0
Couvent des Trinitaires


D 1641-1709 1.064 53.9
Église du Séminaire


D 1769-1775 8 00.0
Hameau de Luynes*


N 1881-1902 258 100.00
Hameau de Luynes*


D 1881-1902 231 96.1
Hameau de Puyricard


N 1800-1902 4.066 99.9
Hameau de Puyricard


D 1800-1902 3.488 99.1
Hameau des Milles



N 1870-1896 1.041 100.0
Hôpital de la Charité



D 1737-1789 349 45.8
Hôpital des Aveugles



D 1764-1792 90 52.2
Hôpital des Insensés


D 1776-1792 228 10.5
Hôpital du Refuge


D 1736-1788 138 10.9
Aix-en-Provence (recensement)


R 1855 6.533 16.9

* Les registres de Luynes débutent le 12 avril 1881.




Mort en prenant l'air (Saint-Vincent-les-Forts, 3 août 1761)

  • Registre paroissial de Saint-Vincent-les-Forts
  • Texte transmis par Laurence Bossy
© Szeder László, 2007.
GNU Free Documentation License.
« L'an 1761 et le troisième aoust est mort à Lautaret, hameau de la paroisse de Saint-Vincent, le nommé Jean Sanières, natif du lieu de Chorges, depuis longtemps malade, âgé d'environ 35 ans, qui venoit de Marseille pour aller prendre l'air natal. Il s'étoit confessé et avoit communié depuis quelques jours (au rapport de son épouze) au Brusquet, diocèse de Digne et, le jour suivant, son cadavre a été inhumé dans le cimetière paroissial dudit Saint-Vincent, présents les témoins avec moy curé soussignés. »
[PEYTRAL prêtre, J. LAUTARET,
J. L. VIGNE, J. GARNIER curé]



Faits divers de Saint-Vincent-les-Forts (Alpes-de-Haute-Provence)


XVIIIe siècle.


Saint-Vincent-les-Forts - Faits divers


Les reliques de Lançon (Lançon-Provence, 27 avril 1763)

Le cardinal Grimaldi, 
archevêque d'Aix 
de 1648 à 1685.
Enterré à 
Saint-Sauveur d'Aix.

Nous Simon Michel curé de Lançon archipretre de Lambesc en présence de messire Joseph Agard pretre de Sr Hilaire Rostaing marguillier de cette paroisse Sr Jean Joseph Roux geometre en vertu du pouvoir qui nous a été donné par Mr l’Abbé de Pierrefeu vicaire general du diocese avons ouvert un petit coffre d’environ deux pans de hauteur [1] et autant de longueur que nous avons trouvé dûument fermé et scellé du sceau de son eminence feu monseigneur Cardinal Grimaldi archeveque d’Aix ou etaient enfermées des reliques qu’on exposait les fetes solennelles a la veneration des fideles sur le maitre autel de l’eglise paroissiale de ce lieu avons ouvert ensuite un buste d’argent a l’honneur de St Ceris titulaire de cette parroisse et nous avons retiré du petit coffre trois ossemens sans authentique et du buste de St Ceris nous avons retiré un gros ossemens du bras du martir St Cyriaque selon ce qui nous a apparû par le titre authentique qui y etoient renfermés lequel gros ossement nous avons envoyé a Aix dans une bouete fermée et cachetée de notre cachet ordinaire par un petit ruban rouge aux extremités et au milieu pour etre verifiées par qui de droit de l’authorité de monseigneur l’archeveque d’Aix et enfermée dans deux reliquaires nouveaux et exposées selon qui le jugera a propos a la veneration publique en foy de quoi nous nous sommes soussignés. 
A Lançon le vingt sept avril mil sept cens soixante trois.
[MICHEL curé, AGARD pretre, ROUX, ROSTAING, signés a l’original.]


Je soussigné pretre docteur en theologie directeur du seminaire d’Aix commis par monseigneur l’archeveque pour verifier les reliques envoyés par Mr le curé de Lançon et mentionnées cy dernier ayant reçû la boëte telle quelle et designée et duement scellée en ai retiré le bras de St Cyriaque en presence de Mr de Serre diacre et Angelier acolyte et pour constater l’identité de la relique je l’ai liée avec une soye rouge que j’ai cachetée avec de la cire d’Espagne de meme couleur et y ai apposé le sceau du seminaire. 
A Aix le cinq may mil sept cens soixante trois.
[TEISSIER pretre, de SERRE diacre, ANGELIER, acolyte]
Signés à l’original.


J’ai trouvé dans la meme boëte trois autres ossemens sacrés sans nom, lesquels j’ai lié d’une soye verte et y ai apposé en cire d’Espagne rouge le sceau du seminaire pour etre distrinbués entre les deux nouveaux reliquaires.
[TEISSIER pretre, signé à l’original.]


La chapelle Saint-Cyr de Lançon.
© Jean Marie Desbois, 2007.

Le trente juin meme année j’ai enfermé dans des nouveaux reliquaires dorés de la parroisse de Lançon après en avoir fait la benediction conformement au pontifical le bras de St Cyriaque martir deux autres reliques des St Martin Crepence et Gaudiosus et encore un des ossemens sacrés cy dessus mentionnée auquel on a mis le nom apellatif de St Fidele et dans l’autre reliquaire jay enfermé une partie du bras de Ste Louyse martyre et autre reliques des St martyrs Benigne et Prospere et encore deux autres des ossemens sacrés envoyés de Lançon auxquel on a mis le nom appelatif de St Venerand de quoy jai dressé le proces verbal enfermé dans chacun des reliquaires avec les authentiques des reliques qui n’étaient point venues de Lançon et ay enfermé et scellé le tout du sceau de monseigneur l’archeveque. 
A Aix l’en et jour que dessus.
[S. TEISSIER pretre commis pour la verification, signé à l’original.]


J’ai remis dans la chapelle de St Ceris tous les verbaux cyjoints que j’ai ensuite cacheté avec mon cachet ordinaire le trente juillet mil sept cens soixante trois. Presens messire Agard pretre, Mre Marcellin Angelier acolyte signés avec nous.
[ANGELIER acolyte, AGARD pretre, MICHEL curé signés a l’original.]


[1] Environ 52 centimètres.


Source : BMS de Lançon, collection communale
Texte transmis par Sébastien Avy.

Un homme et un bébé (Aix-en-Provence, 18 décembre 1895)

  • Le Mémorial d'Aix, 22 décembre 1895, n° 102.
  • Registre des transcriptions, 1895.
La Rotonde, à Aix, en 1905. Coll. part. Jean Marie Desbois.
 
« Un monsieur se promenait paisiblement à la Rotonde lorsqu'il vit arriver à lui une femme portant un bébé sur les bras.
—  Vous seriez bien aimable, lui dit-elle, de me tenir mon enfant. J'ai quelques courses à faire tout près. Je suis là dans quelques minutes. Vous ne craignez rien pour vos vêtements, je viens de le débarbouiller, il a une layette bien propre. Je vais revenir tout de suite.
—  Mon Dieu ! répondit le bienveillant monsieur, si c'est pour vous faire plaisir, j'accepte le rôle de sapeur nourrice sèche des enfants de colonel, mais ce n'est guère dans mes goûts. Enfin, donnez-moi l'enfant et surtout revenez vite.
—  Oh ! que vous êtes gentil, répond la femme qui portait un costume de la campagne, au point que je vous embrasserais ?
—  Filez vite, réplique le monsieur, et revenez plus vite encore.
Un quart d'heure se passe, puis deux.
La demie sonne au beffroi du Saint-Esprit. Rien ! Toujours rien !
— Attendons encore un quart d'heure, elle reviendra sans doute.
Il y avait une heure passée que le complaisant monsieur croquait le marmot* et en portait un autre sur les bras que, de guerre lasse, il se décida à porter son fardeau à la mairie, où il l'a déposé, jurant, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
Les premiers soins au bébé ont été donnés par Mme Deltour, accoucheuse. »

*
Le registre des transcriptions nous conte l'histoire d'un point de vue plus « policier » :
L'homme se nomme François Largeau, né à Niort (79) en 1851, garçon d'hôtel de passage à Aix. Ce n'est apparemment pas à la mairie qu'il se rend pour confier l'enfant, mais à deux agents de police en service sur le cours Mirabeau, les agents Rayon et Esmieu, auxquels il déclare ce qui suit :
«Vers 5 heures, je me trouvais près la grande fontaine, place de la Rotonde, lorsqu'une dame âgée de 28 à 30 ans, grande, brune, vêtue de noir, avec une pèlerine garnie de perles, parlant le français avec l'accent alsacien, m'a remis un enfant en me priant de le garder quelques minutes ; voilà plus de deux heures, et cette femme n'a plus reparu. »
Avant d'être dirigé vers l'hospice dépositaire de Marseille, l'enfant, âgée de 15 ans, sera nommée... Eugénie Micheline Rotonde.


* « Croquer le marmot », expression peu usitée aujourd'hui, signifie attendre avec impatience, faire le pied de grue, attendre longtemps.


Nouveautés du mois d'avril 2009

Chorges (Hautes-Alpes)

Commune des Hautes-Alpes (05040),
Provence-Alpes,
2.353 hab. en 2006
(1.882 en 1999),

53,34 km2

Voici quelques liens qui vous pourront vous guider si votre généalogie vous mène à Chorges.

FAITS DIVERS

HISTOIRE

INSTITUTIONS

Photographie : Avenue de Gap, à Chorges, au début du XXe siècle. DR
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