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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Meguerditch Portoukalian (1848-1921), journaliste à Marseille


Meguerditch Portoukalian, d'origine arménienne, a vu le jour à Constantinople, sur les rives du Bosphore, en 1848.
Après avoir été successivement inspecteur des écoles des Sociétés Unies des Arméniens à Van (Arménie), puis directeur de l'école centrale de Van, il part pour la France.
Arrivé à Marseille, il devient directeur et rédacteur en chef du journal arménien Armenia de Marseille.
Il aura un fils, Nahon Portoukalian, né à Marseille le 29 juillet 1887.
Il décède à Marseille en 1921.

Voir aussi :
« Les Arméniens à Marseille à la fin du XIXe siècle », in webaram.com.
Photographie : Portrait de Meguerditch Portoukalian vers 1900. DR. 

Surpris par le feu (Saint-Étienne-du-Grès, 16 août 1747)

« L'an mil sept cent quarante sept et le seize du mois d'aout fut enterré dans le cimetière le nommé Jean Barrille berger agé de quarante cinq ans environ qui se laissa surprendre au feu qu'on mit au grenier a foin du Sr Barrochin l'ainé et fut trouvé presque tout brulé sous les vaines ainsi l'atteste moy curé avec les témoins soussignés. »
[PILLIER curé]
[Jean ODE]
[REYNIER]
  • Paroisse Notre-Dame de Lansac, terroir de Tarascon, 203E 335
  • Mortuaire de Jean BARRILLE, berger
  • Texte transmis par Sébastien Avy

Le choléra à Gémenos en 1865

Gémenos a peu souffert de l'épidémie de choléra qui a touché la Basse-Provence à la fin de l'été 1865. Seules deux personnes en furent les victimes.
C'est un marchand ambulant, originaire d'Exilles, en Piémont, Pierre-Antoine Lambert, 61 ans, qui a apporté avec lui la maladie. Arrivé à Gémenos le 25 août, il tombe immédiatement malade et meurt le lendemain, à midi.
L'autre victime fut touchée bien plus tard, le 8 octobre, ce qui exclut tout rapprochement avec Lambert. Le jeune Alfred-Antoine Jayne avait 7 ans et demi. Il sera la dernière victime du choléra à Gémenos lors de l'épidémie de 1865.

Sources
Analyse et synthèse de l'épidémicité cholérique : question sociale, origine : développement, propagnation des épidémies de choléra, Sélim-Ernest Maurin, impr. Arnaud, Cayer et Cie, Marseille, 1866.
Etat-civil de Gémenos.

Comment le choléra est entré à Maussane en 1865

Portail d'entrée de l'ancien Hôtel-Dieu 
de Maussane, aujourd'hui maison de retraite. 
© Jean Marie Desbois, 2009.
En 1865, alors qu'une nouvelle épidémie de choléra commence à toucher la Basse-Provence, Maussane, bourgade de 1741 habitants, nichée dans les contreforts méridionaux de la chaîne des Alpilles, espère échapper à la calamité. Les nouvelles de Marseille ne sont pas bonnes.
Pourtant, lorsque deux musiciens ambulants venus de Marseille débarquent dans le village le 11 septembre, personne ne s'inquiète réellement. Tout semble aller bien et les deux hommes se produisent au grand plaisir de la population.
Ce n'est que le 15, soit quatre jours plus tard, que l'un des deux, Antonio Asplanato, 40 ans, commence à se plaindre de coliques. Reçu d'urgence à la maison hospitalière de Maussane, il meurt le 21 septembre. C'est la première victime du choléra à Maussane en 1865. Son fils, dix ans, ressent les symptômes de la maladie le 17. Il faudra attendre le 1er octobre pour le considérer comme sauvé.
Malheureusement, les choses n'en restent pas là. Le 18, un homme est venu d'Arles, présentant les signes de la cholérine.
Asplanato, quant à lui, avait contaminé Pierre Moucadel, un paysan de 38 ans, qui avait à son tour contaminé son propre fils, Jacques, 20 mois. Jacques meurt le 27 septembre, Pierre, lui, le lendemain.
Le 29 septembre 1865, le choléra entre dans le foyer de Louis Trenquier et son épouse Marthe Quenin. Leur petite fille de 2 ans et 3 mois, Louise Joséphine, mourra le 1er octobre.
Le choléra fera encore trois victimes à Maussane :
Le 4 octobre, Catherine Gilles, 65 ans, femme de Jean Tiran, s'allite. Elle meurt le 7 octobre.
Le même jour, 7 octobre, Joseph Chapot, un vieux garçon de 56 ans, succombe à la maladie. Enfin, Mélanie Marie Saurin tombe malade le 10 octobre et est emportée le lendemain.

Bilan
L'épidémie de choléra sévit à Maussane du 15 septembre au 11 octobre 1865. Elle provoqua la mort de 7 personnes au moins (peut-être 8 si l'on compte le voyageur d'Arles dont on ne connaît ni le nom ni le sort).

Sources
Analyse et synthèse de l'épidémicité cholérique : question sociale, origine : développement, propagnation des épidémies de choléra, Sélim-Ernest Maurin, impr. Arnaud, Cayer et Cie, Marseille, 1866.
Etat-civil de Maussane.

Joseph Marie Gourrier (né en 1857), médecin varois

Joseph Marie Christinien Gourrier est né à Cuers (Var) le vendredi 24 juillet 1857, d'Ange François Alexandre Gourrier, boulanger de 34 ans, et de Rosalie Joséphine Audibert, 24 ans.
Il quitte son village pour entreprendre des études de médecine. Il devient pharmacien de l'école de Marseille le 20 octobre 1881.
Puis il devient officier de santé à partir de 1884 et exerce à Saint-Loup dès 1885.
Il devient ensuite docteur en médecine de la faculté de Montpellier le 20 juillet 1895.
Le 29 septembre 1898, il épouse Antoinette Joséphine Rougier à Marseille, jeune fille issue d'une famille aisée domiciliée aux allées de Meilhan.


Photographies :
Portrait du docteur Gourrier vers 1900. DR.
Signature du docteur en 1898. DR.

Naufrage du bateau La Volonté de Dieu (Cavalaire, 3 mars 1888)

Dans la nuit du 3 au 4 mars 1888, le bateau "La Volonté de Dieu" se trouvait en Méditerranée face au point dit de Bellevue, dans la baie de Cavalaire, près de Saint-Tropez (Var). Le temps est très mauvais et soudain le bateau est perdu.
Deux hommes sont à bord :
  1. LANDAZ Remy, né à La Table (73) le 07/01/1836, maître en cabotage, épouse de VOSTUARDA Maria, fils de Jean LANDAZ et Marie VILLARS ;
  2. GRANIER Simon Urbain, né à Saint-Saturnin-d'Avignon (84) le 25/05/1873, fils de GRANIER Paul Saturnin et JASSOT Célestine.
Leur décès sera reconnu par un jugement du tribunal civil de Marseille en date du 31 juillet 1890 et inscrit sur le registre des transcriptions de Marseille (1890, n°252-254).

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Morte de froid (Baux-de-Provence, 25 février 1796)

«Ce jourd'huy six ventôse an quatre de la République française, pardevant moy François Pierre Pecoul, officier public […] est comparu Louis Rabot, tailleur d'habits, âgé de 62 ans, et Joseph Rabot, aussi tailleur d'habits, âgé de 38 ans, domiciliés dans cette commune, lesquels m'ont déclaré que Magdeleine Viaume, âgée de 37 ans, fille a feu Joseph Viaume et à Jeanne Barthelemi, est morte dans une terre près des Baux au mas de Legré, à [l']occasion du froid.
D'après cette déclaration, je me suis porté tout de suite sur cedit lieu et, après m'être assuré de son décès, j'ay dressé le présent acte que les témoins susnommés ont signé avec moy.
Fait aux Baux, dans la maison commune, le jour, moi et an que dessus. »
[RABOT fils]
[RABOT]
[PECOUL off. public]

Faits divers des Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône)


XIXe siècle.
XVIIIe siècle.

Le naufrage du vapeur Neustria (Océan atlantique, 11 octobre 1887)

La vapeur Neustria, naviguant par 36°48 de latitude Nord et 42°38 de longitude Ouest, se trouva pris dans un cyclone dans la nuit du 3 au 4 octobre 1887. À son bord, le matelot marseillais Pierre Satien, fils d'Othon et Jeanne Sève, né le 16 avril 1862, tomba à la mer et fut emporté par une lame. Son corps ne fut jamais retrouvé.
Un jugement du tribunal civil de Marseille en audience publique du 31 juillet 1890 reconnut le décès du marin, seule victime du drame.
Localisation du drame :

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Deux mortes dans la campagne (Maussane, 19 juillet 1797)


Aujourd'hui, second du mois de thermidor, l'an cinq de la République française [1], à trois heures après midi, pardevant moi, Gaspard Bartagnon [2], adjoint municipal de la commune de Maussane […], est comparu en la maison commune Jean Louis Trenquier [3], juge de paix […], domicilié audit Maussane, lequel, assisté d'André Paulet, marchand en détail, âgé de 29 ans, et de Jean Pierre Boyer [4], aussi marchand en détail, âgé de 26 ans, tous les deux domiciliés dans cette dite commune de Maussane, lequel a déclaré à moi Gaspard Bartagnon que, ayant été instruit qu'une femme avait été trouvée morte audit Maussane, quartier de la Remise [5], il s'était transporté sur le lieu et y avait rédigé le procès-verbal dont la teneur suit :
« Ce jourd'hui premier thermidor an cinq de la République française, à sept heures du matin, a comparu devant nous […] le citoyen Barthélemy Moucadel [6], agriculteur dudit Maussane, qui nous a déclaré avoir trouvé ce matin à son aire [7], quartier de la Remise, et sur un tas de paille, une femme morte, ayant à son côté un jeune enfant femelle de l'âge d'environ dix mois, et a ajouté avoir vu cette femme dans le courant de la journée d'hier se plaignant d'être malade, mais qu'il ne connaissait ni son nom ni son pays, et a signé.
[Barthélemy MOUCADEL]

« Et nousdit, juge de paix, d'après la connaissance qui nous est donnée, considérant que la mort dont s'agit peut être regardée comme suspecte, nous nous serions rendu de suite avec notre greffier pour la constater sur l'aire dudit Moucadel où étant nous aurions fait visiter le cadavre par le sieur Moine [8], officier de santé de cette commune de Maussane, lequel nous aurait rapporté n'avoir reconnu sur icelui ni blessures ni contusions et qu'il présumait que la défunte eût été attaquée d'un coup de soleil, et a signé.
[MOINE officier de santé]

« Et, faisant la description du cadavre, nousdit juge de paix disons qu'il est celui d'une femme mendiante, âgée d'environ 36 ans, taille d'environ 4 pieds et […] [9], visage ovale, bouche grande, nez écrasé, couverte de haillons, ayant un mauvais corset de cadis rouge sans manche, une coiffe d'indienne rouge et un jupon dont nous ne pouvons désigner l'étoffe, tant il est rapiécé.
Disons de plus avoir trouvé auprès d'elle un enfant femelle de l'âge d'environ 10 mois.
« Après quoi, en conformité de la loi du code des délits et des peines, article 105 [10], nous avons fait appeler les personnes qui peuvent nous donner des renseignements non seulement sur l'espèce de mort dont s'agit mais aussi sur les noms et pays de la défunte.
« En conséquence, serait comparue la citoyenne Anne Arnaud [11], épouse de Barthélemy Moucadel, qui nous aurait déclaré avoir vu cette dernière avec son enfant dans le courant de la journée d'hier, se plaignant de maladie à la tête ; elle ajoute lui avoir entendu dire qu'elle avait quitté son mari à Saint-Rémy. Requise de signer, elle a dit ne savoir écrire.
« Serait également comparu Honoré Laclaverie [12], tailleur d'habits dudit Maussane, qui nous a déclaré avoir vu cette femme avec son enfant dans la journée d'hier, laquelle se plaignait d'être malade et de grandes douleurs à la tête. Il ajoute [l']avoir entendu dire que son mari s'appelle Joseph, du lieu de Mormoiron [13]. Et a signé.
[LACLAVERIE]

« Toutes lesquelles circonstances recueillies, nous dit juge de paix, disons que rien n'empêche que le cadavre susmentionné soit inhumé dès à présent et sera le présent verbal présenté sans délai à l'officier public de la commune de Maussane, pour être transcrit dans les registres en conformité de la loi.
« Fait et dressé le présent procès-verbal sur les lieux, l'an et jour que devant. »
[TRENQUIER officier de police judiciaire]


Le deux thermidor an cinq de la République française et à l'instant où nous allions présenter le procès-verbal ci-dessus à l'officier public de la commune de Maussane, serait comparu le citoyen Joseph Rangier, cultivateur de la commune de Mormoiron, lequel nous a déclaré que le cadavre mentionné audit procès-verbal est celui de son épouse, dont le nom est Marie Dargean, de la commune de Chandolas en Vivarès [14], âgée d'environ 30 ans, et que l'enfant désigné au même procès-verbal, a provenu de son mariage avec ladite Dargean.
Le déclarant, requis de signer, a dit ne savoir écrire.
En foi de quoi, nous avons dressé le présent procès supplétif pour être intercalé avec le précédent dans le registre dudit officier public, et nous nous sommes soussignés.
[TRENQUIER officier de police judiciaire]

  • Sources : registre de l'état-civil de Maussane, 203E 404, f° 13-15.


[1] Le 2 thermidor an V correspond au 20 juillet 1797.
[2] Après sa carrière d'officier public, Gaspard Bartagnon (v. 1756-1812) est devenu fournier de Maussane sur ses vieux jours.
[3] Jean Louis Trenquier (v. 1766-1844) devint par la suite fermier de l'octroi.
[4] Jean Pierre Boyer, négociant et pêcheur, est mort à l'âge de 30 ans le 18 août 1801.
[5] La Remise est un quartier agricole situé à flanc de côteau au nord de Maussane.
[6] Barthélemy Moucadel est, à l'époque des faits, un solide vieillard de 71 ans. Il mourra âgé de 90 ans, en 1816.
[7] L'« aire » désigne un champ uni et préparé pour y battre le grain. (Dictionnaire de l'Académie française, 1798).
[8] Il s'agit de Jacques Sylvestre Moine (v. 1754-1806), chirurgien et officier de santé de Maussane.
[9] Impossible d'avoir une taille précise de l'intéressée, le texte n'étant pas lisible à cet endroit. L'indication "4 pieds" indique que la femme mesure plus d'un mètre et 33 centimètres. Le nombre de pouces aurait permis d'affiner le chiffre.
[10] L'article 105 de la loi du 3 brumaire an IV (25 octobre 1795) stipule que « le juge de paix fait comparaître au procès-verbal toutes les personnes qui peuvent donner des renseignements sur le délit. […] Il y appelle spécialement les parents et voisins du décédé, ceux qui étaient employés à son service, et ceux qui se sont trouvés en sa compagnie avant son décès. »
[11] Anne Arnaud (v. 1732-1808) s'était remariée avec Barthélemy Moucadel après le décès de son premier mari, Georges Jaubert.
[12] Honoré Laclaverie (v. 1736-1806), fils de Jean et de Marie Gauthier, exerçait la même profession que son fils, Jean-Paul Laclaverie (1770-1858), membre éminent du conseil municipal de Maussane dans la première moitié du XIXe siècle.
[13] Mormoiron (code INSEE 84082), dans le Vaucluse, se situe à environ 10 kilomètres à l'est de Carpentras.
[14] Chandolas, dans le département de l'Ardèche (code INSEE 07053).

Coup de pied d'une mule (Saint-Étienne-du-Grès, 14 avril 1745)

« L'an mil sept cent quarante cinq et le quatorze d'avril a été enterré au cimetière Nicolas Durand agé de quarante cinq ans environ, mort le jour d'hier d'un coup de pied d'une mule sans avoir peut recevoir aucun sacrements au mas de la Vuisclede de Mr Dorca ainsi latteste moy curé avec les temoins soussignés. »
  • Registre paroissial Notre-Dame de Lansac, terroir de Tarascon, 203E 335
  • Mortuaire de Nicolas DURAND
  • Texte transmis par Sébastien Avy

Accident d'un bourgeois frénétique (Aubagne, 10 avril 1685)

« Anthoine Constans, bourgeois phrénétique[1], trouvé mort dans un puits long le chemin de Cassis, a esté enterré aux Pères observantins le 10 avril de l'an que dessus, âgé d'environ soixante ans. »
  • Registre paroissial d'Aubagne.
  • Texte transmis par Annie Lhote.
  • Photographie : Rue d'Aubagne, © Prasetyo Muhammad Ector, 2007, Creative Commons 2.0.


[1] Frénétique : « atteint de frénésie, furieux ». (Dictionnaire de l'Académie française, 1694.) État probablement lié à l'épilepsie.


Le curé abattu au siège de Guillestre (Guillestre, 22 septembre 1692)

  • Registre paroissial de Guillestre
  • Texte transmis par Gérard Imbert
« Messire Barthélemy Juramy, prêtre et curé de Ceillac, fut blessé à la cuisse d'un coup de fusil pendant le siège de Guillestre et en est mort le vingt et deux et le vingt et trois septembre a été enterré dans l'église l'an mil six cent quatre vingt douze. »

Illustration : Karl von Lothringen, prince de Commercy, qui avait mis le siège sur Guillestre avec les troupes du duc de Savoie. DR.


Faits divers de Guillestre (Hautes-Alpes)

XVIIe siècle.

Guillestre - Faits divers

Nouveautés du mois de mai 2009

L'éclairage de la ville d'Aix au XIXe siècle

Jusqu'en l'an X (1802), les rues d'Aix ne bénéficiaient d'aucun éclairage nocturne.  L'historien aixois Ambroise Roux-Alphéran décrit dans ses Rues d'Aix la façon dont on devait se déplacer jusqu'alors dans ces rues sombres : « On était obligé de courir les rues pendant la nuit avec une petite lanterne à la main ou de se faire accompagner par un porteur de fanal. Les laquais, montés derrière les voitures des gens riches, portaient des flambeaux allumés et, lorsqu'il ne passait pas dans une rue une de ces voitures ou un de ces porteurs de fanaux, on était dans la plus profonde obscurité. »
C'est donc en 1802 que fut mis en place un système d'éclairage à l'huile. La municipalité faisait sous-traiter l'éclairage par une société à laquelle elle fournissait l'huile. Ce système lui coûtait environ 5 000 francs chaque année, une somme très conséquente, mais qui traduit bien le désir d'investir dans des équipements favorisant la sécurité des citoyens. Pourtant, les plaintes concernant une ville mal éclairée ne cessaient pas réellement, ce qui contraignit la municipalité à fixer des horaires stricts d'éclairage dès 1813 lors de l'adjudication.
1802-1859 : Huile
1859-1906 : Gaz
Depuis 1906 : Électricité
Ce système perdura jusqu'en 1844, année où la mairie entreprit de convertir Aix à l'éclairage au gaz. Les travaux furent achevés en 1859. Le 17 janvier de cette année, toute la cité du roi René commença à être éclairée au gaz. Le 21 novembre 1850 était constituée la Société anonyme de l'usine à gaz d'Aix. Elle installa des becs de gaz dans toute la ville.
L'étape suivante nous mène au  13 septembre 1906. Un arrêté préfectoral autorise alors la municipalité à installer des lignes électriques, marché qui sera pris en charge par la société Énergie électrique du littoral méditerranéen (EELM).
Aujourd'hui, il n'existe plus une rue d'Aix dans l'ombre. L'époque des allumeurs de gaz est révolue.

Illustration :  La Rue Mosnier au bec de gaz (détail), par Édouard Manet, mine de plomb et lavis d'encre de Chine, 1878, Art Institute of Chicago.


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