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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Chaudun, les ombres du passé


Le village de Chaudun, à 11 kilomètres de Gap (Hautes-Alpes) comptait 176 habitants en 1806. En raison des enneigements monstrueux dont il était victime chaque hiver, le hameau fut peu à peu déserté et fusionna avec la commune de Gap vers 1895. Au début du XXe siècle, il était déjà en ruine. Aujourd'hui, quelques pans de mur sont encore là pour témoigner du passé.
La photographie ci-contre montre l'état de Chaudun vers 1900. Une ambiance lugubre y règne.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Collection particulière J. M. Desbois
Voir aussi La disparition de Chaudun (Hautes-Alpes)

Assassinat de deux citoyens (Gémenos, 6 février 1800)

Caricature de sans-culotte,
par James Gillray, Londres, 1797. DP.

« L'an huit de la République française une et indivisible, le 18 pluviose [1], à 10 heures du matin, nous François Tremellat, juge de paix, officier de police judiciaire du canton de Roquevaire, sur l'avis qui nous a été donné par le citoyen Barthélemy, agent municipal de la commune de Gémenos, par sa lettre en date du jour d'hier, reçu ce matin, qu'il s'était commis deux assassinats sur la personne des citoyens Gilbert Bourlet et Quérel de Marseille, ledit jour d'hier devant la porte de la maison de campagne (ci-devant château de Clapier), que ledit Bourlet habitait, sise dans le terroir de Gémenos, quartier de Saint-Jean-de-Garguier.
Ayant requis une escorte militaire, nous nous sommes transporté sous ladite escorte et de celle de gendarmes de la résidence dudit Roquevaire, en ladite maison de campagne, sise au susdit quartier, terroir de Gémenos, où, étant, nous avons trouvé ladite maison gardée par des militaires en cantonnement audit Gémenos, et deux cadavres masculins gisant par terre, l'un étant à la distance d'environ 40 pas du mur de clôture de la basse-cour de ladite maison, entre deux oliviers dont ayant trois pieds, couché d'échine dans une allée ou oulière [2], la tête au nord à un pas du petit viol [3], couvert d'une casaque calmour vert [4], habit national, culotte velours olive, gilet rouge, bas de laine, sans soulier, un mouchoir blanc sur son visage et les deux mains teintes de sang avec un blessure à chaque ;
L'autre cadavre se trouvant à six pans dudit mur du côté gauche du grand chemin, conduisant à icelui, couché d'échine, la tête au couchant, un chapeau couvert de toile cirée noire sur son visage, habits bleus, boutons de l'étoffe culotte drap jaune, les bas de fil ris, mauvais souliers, les mains ensanglantés et un mouchoir blanc sur sa tête, ayant une chemise blanche ainsi que l'autre.
Nous avons vu arriver à l'instant les citoyens agent et adjoint municipaux de Gémenos, le citoyen Jayne, officier de santé dudit lieu, et le citoyen commandant de la place d'Aubagne, suivis d'une escorte de militaires et, après leur arrivée et en présence, nous avons requis les officiers de faire à l'instant la visite desdits cadavres, à quoi procédant il a été remarqué que le premier cadavre a été percé d'un coup de bâle [5] qui a traversé son corps, à la partie supérieure des côtes, que son bras droit avait reçu un coup d'arme à feu qui lui a fracassé la carpe [6], qu'un autre coup d'arme à feu a fracassé la métacarpe [7] en entier et le doigt index de la main gauche ;
Que le second cadavre a eu le bras droit fracassé par un coup d'arme à feu qui a passé à la partie gauche d'icelui, cinq coups de stilet [8] à la partie inférieure de la clavicule, cinq coups d'instruments tranchants au côté droit et un coup de bâle qui a passé à la partie inférieure de l'omoplate à la partie gauche et à la partie intérieure des côtes et un coup de bâle qui a passé en long des fausses côtes, desquelles déclarations il résulte que lesdits Gilbert Bou[r]let et Quérel, dont le prénom est Pierre, le premier de l'âge d'environ 45 ans, originaire d'Auvergne, fermier de la susdite maison et domaine, y demeurant, et le second de l'âge d'environ 46 ans, exerçant la profession de doreur, domicilié dans la commune de Marseille, rue Cinsignatus [9], ayant été reconnu pour tel, sont morts de mort violente et qu'ils ont été tués par des armes à feu et des fers tranchants.
En conséquence, et attendu que la cause de leur mort est connue et que toute autre recherche à cet égard serait inutile, nous avons déclaré que rien ne s'opposait à ce que lesdits corps ne fussent inhumés suivant les formes ordinaires, et nous sommes soussignés avec notre greffier. »


[1] 7 février 1800.
[2] Provençal ouliero, « allée d'oliviers ».
[3] Provençal viòu, « sentier ».
[4] Calmour : étoffe de laine.
[5] Une balle d'arme à feu.
[6] Le poignet.
[7] Le dessus de la main.
[8] Poignard à lame fine laissant des blessures quasi invisibles hormis le sang qui s'en échappe.
[9] Rue Cincinnatus : nom révolutionnaire donné à la rue Paradis.


  • Registre d'état-civil de Gémenos
  • Texte signalé par Géraldine Surian




Mort dans les marais (Maussane, 2 août 1762)

L’an mil sept cens soixante deux et le troisième jour du mois d’aoust, a été enterré dans le cimetière de cette paroisse André Chinet, travailleur, âgé d’environ trente huit ans, mary de Jeanne Claire, habitant sur la paroisse de Mouriès, faisant profession de la religion cath[olique] apost[olique] et rom[aine], décédé subitement depuis hier dans cette paroisse sur l’isle de M. de Monblan où il se trouvoit casuellement pour travailler dans les marais, témoins messire Aubert, chapelain dud. seigneur de Monblan, et Joseph Blanc, prêtre de Maussane, soussignés, Joseph Boyer et autres qui l’ont accompagné jusqu’au tombeau, tous illiterés.
[Aubert prêtre, Blanc prêtre, Laugier curé]

  • Registre paroissial de Maussane



Victor Valérian (né en 1854), médecin à Salon-de-Provence

Alphonse Victor Paul Valérian est né à Trets (Bouches-du-Rhône) le 26 mai 1854 d'Eugène Maximin Valérian et Magdeleine Félicité Cairety, un couple de propriétaires.
Après des études de médecine à Paris, il accède à la profession de docteur en médecine le 10 juin 1880. Il redescend dans le Midi et exerce à l'hôpital de Salon et au dispensaire.
Sa thèse avait eu pour thème : Des complications de la coqueluche.


Apt (Vaucluse)

Commune du Vaucluse (84003),
Provence-Alpes,
11.229 hab. en 2006
(11.172 en 1999),
44,57 km2

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DOCUMENTS

PERSONNAGES LIÉS À APT

FAMILLES LIÉES À APT

Photographie : DR.

Duel sanglant de nobles (Aix-en-Provence, 1er juin 1586)

En 1586, le grand prieur avait convoqué dans Aix, pour le premier jour du mois de juin, une assemblée des États de Provence. Parmi les gentilshommes qui devaient y assister, se trouvait Philippe Altovitis, de Marseille, d’une famille originaire de Florence, lequel avait épousé depuis peu de temps la belle de Châteauneuf. C’est ainsi qu’on nommait Renée de Rieux, d’abord fille d’honneur de la reine Catherine de Médicis, puis maîtresse d'Henri III. Ce prince, qui l’avait aimée passionnément, lui avait donné la baronnie de Castellane, le jour de son mariage avec Altovitis qui, dès lors, s’appela le baron de Castellane, à raison de cette terre que sa femme lui avait apportée en dot, et non qu’il fut de la noble et illustre maison de Castellane, comme l’ont cru quelques auteurs.
Altovitis n’aimait pas le grand prieur et écrivit contre lui à sa femme qui était demeurée à la cour, espérant bien que ses plaintes parviendraient jusqu’au roi. Le monarque se fit remettre la lettre et l’envoya à son frère par l’entremise du colonel Alphonse Ornano, qui commandait alors quelques troupes corses en Provence, et qui fut depuis maréchal de France.
Le grand prieur l’ayant lue entra en fureur et jura de se venger, disant devant Puget-Saint-Marc, Boniface-la-Molle et Forbin-Saint-Cannat, qu’il soupçonnait de tenir secrètement au parti de la Ligue : « On veut me chasser de Provence, mais avant d’en sortir, j’arracherai la barbe à quelqu’un », sur quoi Saint-Cannat, alors fort jeune, dit tout bas à la Molle : « Cela ne me regarde pas, puisque je n’ai point encore de barbe. »
Le dimanche de la Trinité, premier juin 1586, jour fixé pour l’ouverture des États, le grand prieur apprend qu’Altovitis est arrivé à Aix et va le chercher à l’hôtel Saint-Jacques où il le croyait logé. Ne l’ayant pas trouvé, il revenait au palais par la rue Papassaudi et celle des Grands-Carmes, lorsqu’il l’aperçoit malheureusement causant avec d’Arène, autre gentilhomme de Marseille, à une fenêtre du logis de la Tête-Noire. Tout bouillant de colère, il s’élance et monte dans la chambre où se trouvaient ces seigneurs. « Est-ce toi qui as écrit cette lettre ? » dit-il à Altovitis en la lui montrant, et tandis que celui-ci balbutiait quelques mots d’excuse, il lui passe son épée au travers du corps. Altovitis a encore la force de saisir son poignard, et, furieux, il en perce à son tour le grand prieur dans le bas-ventre.
Au bruit qu’ils font en se débattant l’un et l’autre, les gens de la suite du grand prieur accourent et trouvent leur maître baigné dans son sang et qui s’écrie : « Je suis mort, Altovitis m’a tué. » Ils se jettent aussitôt sur celui-ci et l’achèvent à coups d’épée ; ils aperçoivent ensuite le malheureux d’Arène qui n’était pour rien dans la querelle, ils le massacrent aussi et font voler les deux corps par les fenêtres.
Le grand prieur ne mourut pas sur le champ de sa blessure. On le transporta au palais qu’il habitait comme gouverneur ; mais les gens de l’art ne tardèrent pas à reconnaître qu’il n’avait que peu de temps à vivre. Le père Pompée Perille, cordelier, son confesseur, depuis évêque d’Apt, lui annonça qu’il fallait se disposer à mourir. Il entendit cette nouvelle avec une résignation vraiment chrétienne, et ayant reçu les sacrements, il expira, à la fleur de son âge, le 2 de juin vers midi, vingt-quatre heures après le fatal événement arrivé la veille.
La ville fut aussitôt plongée dans le deuil, et malgré les mesures que prit le parlement pour maintenir la tranquillité, la populace pilla le riche cabinet du prince, dont on voyait encore des débris à Aix, plus d’un siècle après, dans diverses maisons de curieux.
  • Texte raconté par Roux-Alphéran dans Les Rues d'Aix, 1848. 
  • Illustration : Le Duel, Achille Emperaire, 1895.



Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence)

Commune des Alpes-de-Haute-Provence (04019),
Provence-Alpes,
2.818 hab. en 2006
(2.819 en 1999),
16,42 km2

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FAITS DIVERS ET ANECDOTES
PERSONNAGES LIÉS À BARCELONNETTE

Photographie : DR.

Baptême d'un enfant naturel (Maussane, 23 juillet 1780)

« Le vingt-trois juillet mil sept cent quatre vingt a été baptisé, né le jour précédent au Calan, quartier de cette paroisse, Jean Bremond, fils naturel de Dominique Bremond, travailleur originaire du lieu de Mollégès, habitant de cette paroisse, et de Marthe Peyre, veuve. Le parrain a été Jean Briquet, travailleur, et la marraine, Marie Blanchet, épouse du parrain, tous illitérés, en foi de quoi nous avons signé en présence dudit Dominique Bremond qui a assisté à la cérémonie du baptême et a voulu qu'il portât son nom ; ladite Marthe Peyre, illittérée, nous ayant fait dire par la sage-femme, nommée Catherine Olivier, qu'elle voulait que le susdit enfant fût déclaré son enfant naturel dans son acte de baptême. »
[VINCENT curé]


Dominique Bremond et Marthe Peyre se marient un mois plus tard, le 21 août 1780, à Maussane...

Registre paroissial de Sainte-Croix (Maussane), 203E 266
Illustration : Le baptême, Pietro Longhi, v. 1755, Pinacoteca Querini Stampalia.

Tombé à l'eau pendant la pêche (Martigues, 24 mai 1751)

« L'an que dessus et le vingt-quatre may, nous avon fait un service funèbre dans cette paroisse pour le repos de l'âme de Louis Benière, matelot, fils de Nicolas, et de Suzanne Larue, lequel étant embarqué sur la tartanne du patron Guilhen Guelin pour faire la pêche, tomba dans la mer et il a disparu sans pouvoir lui donner aucun secours, suivant l'exposition qui en a été faite le dit patron, rière, le greffe de l'amirauté de cette ville, et nous sommes soussignés. »
[ANACLET, J. BASTIDE, vic., ARNAUD, vic.]

  • Registre paroissial de Martigues
  • Texte transmis par Géraldine Surian


Un bébé devant l'église (Fuveau, 28 avril 1815)


« Lan mille huit cent quinze et le vingt huit du mois d'avril sur les cinq heures du matin par devant nous maire de cette commune (...) est comparue la nommée Marie Vidal épouse Brémond boulanger (...) qui nous a déclaré que le jour d'huy sur environ quatre heures et demy (...) elle a trouvé au devant de la grande porte de l'église parrossale un enfant tel quelle nous a présenté emmailloté de mauvais lange et d'un gilet de nanquin d'un garcon agé denviron douze ans le tout sein d'un mauvais mouchoir ou ficheux couleur ramoneur et la tette coiffée de deux callotes blanches le tout sans marques.
Après avoir visité l'enfant, avons reconnû qu'il étoit du sexe masculin qui paroissoit etre né cette nuit agé denviron neuf heures. N'ayant trouvait sur son corps ni sur ses vetements a nous le faire connoitre, desuite avons inscrit lenfant sous les noms de Joseph Bonnaventure et avons ordonné qu'il fut remis est tremsporté desuite (à) lhospice civil de la ville d'aix de quoi avons dressé procès verbal (...) »
[B. SUZANNE, maire]
  • Registre d'état civil de Fuveau
  • Texte transmis par Françoise Suzanne 
  • Illustration : Vierge et l'Enfant Jésus (détail), Léonard de Vinci, v. 1483-1486, musée du Louvre, Paris.

Michel Riccio, premier président du Parlement de Provence

Portrait de Michel Riccio, premier
président du Parlement de
Provence,gravure sur cuivre,
J. Cundier, 1724.

Michel Riccio (parfois aussi dénommé Michel du Rys ou du Ris) est né à Naples, en Italie. En raison de son mérite et ses talents politiques, il s'attira les bonnes grâces du roi Charles VIII qui en fit son avocat dans la royaume de Naples, nouvellement conquis, et, par la suite, conseiller en son Grand Conseil.
S'étant acquitté fidèlement de ses fonctions, il lui donna, en considération de ses services, un office de conseiller au Parlement de Bourgogne et le fit lieutenant de sénéchal [1] en Provence.

La soumission des Milanais
Louis XII, successeur de Charles VIII, après avoir conquis le Milanais, l'envoya à Milan y exercer la charge de Premier conseiller au Sénat. En cette qualité, il fut donné en 1500 pour auditeur au fameux cardinal George d'Amboise, délégué pour aller clore la révolte des Milanais vaincus. Cette commission lui apporta une vive popularité.
À l'issue de sa charge, une anecdote mérite d'être évoquée pour préciser la qualité du personnage. Le jour du Vendredi-Saint, après la soumission humiliante des Milanais, la foule se présenta vêtue de robes noires et précédée de quatre mille enfants vêtus de blanc, fondant en larmes et se prosternant aux pieds du cardinal, lui criant : « Merci » (entendre : “ Pitié »).
Michel Riccio prit alors la parole et, après avoir fait observer au peuple la gravité de sa rébellion, mais précisa que le roi accordait son pardon, et termina son discours par ces mots latins : Misertus est Dominus super ninivem, eo quod paenitentiam egit in cinere & cilicio.

Le Parlement de Provence
En 1501, le roi le nomma président du tout nouveau Parlement de Provence. Mais, comme, en raison des oppositions, le parlement tardait à se mettre en place, et que le roi de Naples avait besoin de son magistrat, il nomma Antoine Mulet pour le remplacer. C'est ainsi que Michel Riccio est considéré, à juste titre, comme premier Président du Parlement de Provence, sans en avoir pourtant réellement exercé la charge.

Bibliographie
Portraits ou Éloges historiques des Premiers Présidents du Parlement de Provence, Pierre-Joseph de Haitze, Avignon, impr. D. Chastel, 1727.

Voir aussi


[1]. Chef en subrogation de toute la justice de Provence.



Faits divers de Fuveau (Bouches-du-Rhône)

XIXe siècle.
XVIIIe siècle.
XVIIe siècle.



Fuveau - Faits divers

Mission de la Salle (12 avril 1739)

Le douze d'avril de la présente année 1739, la mission des sieurs curés et prêtres bas nommés, sçavoir des messires Chabot, maître ès ars bachelier curé de Saint-Donat d'Embrun, Gérard, curé de Névache, Albertin, curé de la Vachette, et Fournier, vicaire de la Bréoulle, près de Seine, a été ouverte dans cette église le second dimanche après Pâques ego sum pastor bonus* et a continué jusques au troisième de may, jour de l'Invention de la Sainte-Croix. Elle a fini par une procession générale, suivie de l'adoration de la Croix, arborée sur le Ruiores, dessous le village de la Salle, près le pont, sous le consulat des sieurs Jean Caire et Jacques Granier, marchands, et hoc ad perpetuam rei memoriam**.
[Signatures]


* « Je suis le bon berger ».
** « À la mémoire perpétuelle du fait ». 

  • Registre paroissial de la Salle les Alpes
  • Texte transmis par Philippe Ligonesche


Brûlée vive (Aix-en-Provence, 17 décembre 1895)

  • Le Mémorial d'Aix, 18 décembre 1895, n° 101.
« Pendant que Mme Blanc se chauffait devant sa cheminée, dans son logement, avenue Victor-Hugo, 17, une étincelle communiqua le feu à ses vêtements. Elle appela au secours mais, malheureusement, personne n'entendit ses cris désespérés.
Ce n'est que plus tard que des voisins, sentant le brûlé, relevèrent la pauvre octogénaire. Ce n'était plus qu'un cadavre littéralement carbonisé. Que l'on juge du désespoir de sa fille, professeur de musique, absente la journée et retrouvant dans cet état sa pauvre mère qu'elle avait laissée pleine de vie et de santé. Dans ces tristes circonstances, nous adressons à Mlle Blanc nos vives condoléances. »

Naufrage du vapeur Bysantin en mer de Marmara (18/12/1878)

Le 18 décembre 1878, un vapeur, dénommé le Bysantin, armé à Marseille, fait naufrage dans le détroit des Dardanelles, au large de Lapseki, face à la ville de Galipoli (Gelibolu), actuelle Turquie. Les douze membres de l'équipage, onze hommes et une femme, sont de nationalité française, à l'exception d'un Italien. Si plusieurs sont Corses, quelques-uns sont Provençaux et les autres viennent d'autres régions de France.
Dans un premier temps, seul le corps du nommé Casanova est retrouvé.
Finalement, une audience publique au palais de justice de Marseille le 17 avril 1890, décrètera les autres disparus officiellement décédés.
Voici la liste de ces pauvres victimes :
  1. GARNIER Pierre Joseph, né à Ceillac (05) le 25/03/1831, chauffeur, fils de GARNIER Jean Joseph et de CONTANDIN Marianne ;
  2. TRABAUD Joseph, né à Cannes (06) le 18/01/1841, maître d'équipage, fils de TRABAUD Jean et de CANEPA Marie ;
  3. ORSINI Jean, né à Barretali (20) le 24/10/1841, matelot, époux de CARATINI Angèle (mariés le 16/02/1868 à Canari ([Corse]), fils de ORSINI Jacques et de MATTEI Angèle Marie ;
  4. CASANOVA Jean, né à Bologne (Italie) le 04/01/1840, chaffeur, fils de CASANOVA Jean et de ROSA Antoinette ;
  5. SIMONET Joseph Alphonse, né à Lechamp (commune non identifiée) le 13/05/1838, second mécanicien, fils de SIMONET Joseph et de GORGE Marie ;
  6. GUIBERT Jacques Eugène, né au Monêtier-de-Briançon (05) le 31/05/1831, chauffeur, fils de GUIBERT Joseph et de AILLAUD Reine ;
  7. BENSA Achille Pierre, né à Marseille (13) le 09/10/1848, aide-cuisinier, fils de BENSA Antoine et de BADOT Célestine ;
  8. ERMINY Barthélemy, né à Brando (20) le 29/10/1849, matelot, fils de ERMINY Clément et de BÉNIGNE Élisabeth ;
  9. MATTEI François Marie, né à Cagnano (20) 18/12/1839, matelot, époux de ANTONORSI Marie (mariés le 16/04/1867), fils de MATTEI Paul et de GREGORI Dominique Marie ;
  10. LAZARINI Ignace, né à Sisco (20) le 15/04/1854, matelot, enfant naturel de LAZARINI Marie ;
  11. SOLIQUET Cyprien, né à Grenoble (38) le 07/01/1846, soutier, enfant naturel de SOLIQUET Marie ;
  12. PETITHORY Jeanne, née à Lyon (69) le 23/07/1838, fille naturelle de JOUAN Julie Pierrette.

Faits divers de Rognonas (Bouches-du-Rhône)

XVIIIe siècle.

Rognonas - Faits divers

Nouveautés du mois d'août 2009


Naissance de jumeaux à trois jours d'intervalle (Rognonas, 25-28 septembre 1722)

  • Paroisse de Rognonas, 203E 293
  • Texte transmis par Sébastien Avy
« L'an mil sept cent vingt deux et le vingt cinquieme du mois de septembre est né le fils d'Alexandre Guillot, il a este ondoyé par la sage femme dans sa maison et a este enterré dans le cimetiere de ce lieu de Rognonas presents Charles Auzepy et
[signés Charles AUZEPY, Estienne MILLIET, L. GUILLOT curé]

L'an mil sept cent vingt deux et le vingt huict du mois de septembre a esté baptisé et né le mesme jour Jean Pierre Guillot, fils naturel et légitime d'Alexandre Guillot et d'Honnorade Pecoul, le parrain a este Jean Antoine Pecoul et la marraine Anne Bigonnet de Chateaurenard tous illitterés.
[L. GUILLOT curé] »


Cet enfant meurt le 30 août 1723.
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