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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Mort d'une centenaire (Aix-en-Provence, 19 août 1756)


« Élisabeth Boyer, âgée d'environ 100 années, veuve de Nicolas Canard, décédée hier dans la communion des fidèles, a été ensevelie ce jourd'hui vingt août 1756 dans cette église paroissiale [1]. Présents les soussignés. »

[BERTRAND, AUTHEMAN prêtre]

  • Registre paroissial de Sainte-Madeleine.

[1] L'église Sainte-Madeleine, sur la place des Prêcheurs.


Blanche Pontier, la miraculée de Lourdes


Cliché Lacaze. DR.
Coll. part. Jean Marie Desbois



Blanche Pontier est née vers 1894, sans doute à Aix-en-Provence, ou à Puyricard. C'est dans ce hameau qu'elle vivait.
En décembre 1919, elle fit une mauvaise chute en tombant à la renverse alors qu'elle travaillait aux champs. Hospitalisée à Aix le 1er octobre 1920, une radiographie révéla des lésions de quatre vertèbres. La blessure fut soignée au moyen de corsets plâtrés.
Couchée sur un brancard, ressentant une douleur vive qui lui arrachait des cris à chaque secousse, elle vint à Lourdes (Hautes-Pyrénées) le 12 septembre 1920.
Au cours de la procession eucharistique, elle ressentit un mouvement violent en elle, en même temps que toute douleur cessait. Amenée au bureau médical, les docteurs Gicquel, de Gheldère et Boudant constatèrent que la colonne vertébrale avait recouvré son intégrité parfaite et conclurent, en accord avec leurs autres confrères présents, que la guérison si soudaine d'un mal de Pott ne pouvait s'expliquer en dehors d'une intervention extra-naturelle.
Blanche Pontier est donc aujourd'hui considérée comme une miraculée de Lourdes.

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Mort de sa passion (Les Baux-de-Provence, 20 avril 1812)


« L'an mil huit cent douze et le vingt avril, à midi, pardevant nous Laurent Benson, maire officier de l'état civil de la commune des Baux, troisième arrondissement du département des Bouches-du-Rhône, sont comparus Pierre Bagnol, agriculteur, âgé de septante un ans, et Jean Pierre Bagnol, son fils, âgé de vingt trois ans, aussi agriculteur, tous deux domiciliés dans cette commune, lesquels nous ont déclaré que Jean Plantavit, agriculteur, âgé de septante ans, époux de Marie Mazovie, domiciliés dans la commune de Saint-Hilaire-de-Lavit, arrondissement de Florac, département de la Lozère, est décédé aujourd'hui à dix heures du matin au mas de la Dame, habitation des déclarants, où il était venu élever une chambrée de vers à soye ; ledit mas situé dans cette commune, section dite du mas de la Dame ; de quoi nous avons dressé le présent acte de décès, dont nous avons fait lecture aux déclarants, qui ne l'ont pu signer, faute de savoir écrire et nous sommes soussigné.»
[BENSON]

  • Registre d'état-civil des Baux-de-Provence 
  • Illustration : Cétoine, Bombyx mâle, 2006, DP.


Cambriolage chez la veuve Audin (Aix-en-Provence, 7 décembre 1873)

« Pardevant nous, Hivert, Pierre-Antoine, commissaire de police de la ville d'Aix, etc.
S'est présentée la nommée Pauline Verdillon, veuve Audin, âgée de 40 ans, demeurant rue des Bernardines, n°24, à Aix, laquelle nous a fait la déclaration suivante :

"Le sept décembre courant, je suis rentrée de mon travail à sept heures du soir et, en arrivant devant mon appartement qui se compose d'une seule pièce, avec couloir et alcôve, j'ai trouvé la porte ouverte, fracturée, et une partie de la porte attenante à la serrure sur le palier. Après avoir jeté un coup d'œil dans l'intérieur, j'ai vu que tout y était bouleversé, mes linges à terre et dans le plus grand désordre. Je suis allée prévenir les voisins.
"Nous avons constaté ensemble que tous les tiroirs de la commode et de la garde-robe étaient ouverts et avaient été vidés sur le plancher.
"Après une vérification minutieuse, j'ai constaté qu'il ne m'avait été volé qu'une somme de dix francs en pièces de un franc renfermée dans une petite boîte dans ma garde-robe. Je ne crois pas qu'il m'ait été volé autre chose.
"Je ne puis porter mes soupçons sur personne, mais je dois dire que la femme qui occupe la chambre au-dessus de la mienne au 2me étage m'inspire quelques soupçons, attendu qu'il y a chez elle des allées et venues d'hommes et de femmes pendant une partie de la nuit. Cette femme n'est dans la maison que depuis la Saint-Michel [1] et on ne lui connaît pas d'occupations."

Nous, commissaire de police, nous étant transporté sur les lieux, avons constaté que la porte d'entrée de la veuve Audin avait été fracturée comme il est dit ci-dessus ; que de nombreuses traces d'effraction existent encore sur la porte et sur le mur en face de la serrure, que cette effraction nous paraît avoir été faite à l'aide d'un ciseau à froid et d'un morceau de bois rond qui a été retrouvé sur les lieux et qui a dû servir de levier ainsi que l'indiquent les traces qu'il porte de l'instrument en fer et rond.
Toutes les recherches faites jusqu'à ce moment dans une maison où se trouvent cinq locataires qui n'ont pu fournir aucun renseignement, sont restées infructueuses.
La locataire de l'étage inférieur, la nommée Émilie Caire, femme Nallin Désiré, âgée de 42 ans, sans profession déterminée et dont le mari, dit-elle, habite Marseille, rue Ménetier, n°9 ou 6, est partie le 8 courant pour rejoindre son mari, emmenant avec elle un jeune homme qu'elle a dit être son neveu et qui paraît âgé de 20 à 22 ans. Cette femme nous a déclaré avant son départ qu'elle était absente probablement au moment du vol, mais que cependant vers quatre heures du soir, en rentrant chez elle, elle avait entendu une clef grincer dans la serrure de l'appartement au-dessus du sien, sans en concevoir aucune inquiétude.
Nous avns en outre constaté qu'il existe des traces de tentatives d'effractions à la porte de la nommée Virginie Borelly, tailleuse, voisine de celui de la veuve Audin.
Faits à Aix, etc. »


[1] 29 septembre.

  • Archives municipales d'Aix, I1-16.
  • Illustration : The Conscientious Burglar, The Puch Magazine, 1920.

 

Jules Monge (1855-1934), artiste peintre marseillais

Le Marseillais Jules Monge fut un élève de M. Cabanel et Édouard Detaille. Professeur de dessin à l'Institut international de Paris, il exposa les toiles suivantes au salon des Champs-Élysées :
Portrait de Boudouresque, 1881 ;
Messaouda, 1882 ;
Tambour, 1883 ;
Plain-Chant, 1884 ;
Dans un café maure à Blidah, 1885 ;
Épisode de la guerre franco-allemande, 1886 ;
La forge de la Garde républicaine, 1887 ;
Portrait de Mme M. F., Le Clairon, 1888 ;
Portrait de M. E. D. ; Visite aux anciens, musée d'artillerie aux Invalides, 1889 ;
Au lavoir, corvée du samedi, 1893 ;
Le dernier du bataillon, 1894 ;
Prélude, 1896 ;
Le turco Ben-Kaddour au combat de Lorcy (20 décembre 1870), 1897 ;
La dernière étape !, 1898 ;
Le "baptême du feu", le sous-lieutenant Rozier de Linage au combat de L'Oued-Boulane (4 mai 1841), Algérie, 1899.
Officier d'académie, il était spécialisé dans les sujets militaires. Après la Première Guerre mondiale, il dessinera surtout des scènes de vie quotidienne en Chine. Il vivait à Paris, au 21, rue Laugier, dans le XVIIe arrondissement.

Photographie : DR.


Une famille provençale - les Assailly


Blason des Assailly.
© HeraldiqueGenWeb, S. Avy, 2009

avec leur aimable autorisation.
Armes : De gueules, à trois lis d'argent.
Origine de la famille : Poitou.
Historique des Assailly : Gilbert Assailly fut le compagnon d'armes d'Amaury, roi de Jérusalem, et prit en 1168 Bilbéis (Égypte) aux Sarrazins.
Il y eut un grand maître de l'ordre de Malte du nom de Gerbert Assalis ou Girbert Assalis auquel la famille d'Assailly croit pouvoir se rattacher.
Quatre Assailly sont inscrits dans l'armorial d'Hozier.
La famille se divisa en deux branches. La première se fixa dans le Poitou, l'autre branche collatérale protestante alla s'établir à Marseille, à la suite des persécutions religieuses, et se livra à des spéculations. Un établissement fut fondé par elle à Saint-Domingue. Un Assailly de la Joissière fut commandant de cette île avant 1789 et créé chevalier de Saint-Louis en 1815.

Variantes du nom : Assailly, Assalit, Assalet, Assaly. Pourrait venir de l'occitan assalire, « attaquer ».
Selon H. Darthenay, ce nom pourrait aussi signifier « domaine de Sailly ». Sailly est une ville de Belgique, traversée par une rivière nommé la Lys, ce qui pourrait expliquer la présence de lis dans les armes de la famille.

Les d'Assailly du XIXe siècle :
Henri Théogène d'Assailly (voir son décès), maire d'Aureille, membre du conseil général des Bouches-du-Rhône, chevalier de la Légion d'honneur. Originaire de Marseille (fils d'Henri d'Assailly et Adèle Robert), il était marié à Marie Baptistine Gabrielle Pontier, dont il eut une fille, Marie Adèle Blanche, qui ne vécut que sept mois en 1849.


Liste des premiers présidents du Parlement de Provence

  1. Michel Riccio (Michel de Ris) - 1501-1502
  2. Antoine Mulet - 1502-1507
  3. Accurse Maynier - 1507-1509
  4. Gervais de Beaumont - 1509-1530
  5. Thomas Cuisinier - 1530-1531
  6. Barthélemy Chassanée - 1531-1541
  7. Guillaume Garçonnet - 1541-1543
  8. Jean Maynier - 1544-1558
  9. Jean Augustin de Foresta - 1558-1564
  10. Bernard Prévot - 1564-1590
  11. Artus de Prunières - 1590-1599
  12. Guillaume du Vair - 1599-1616
  13. Marc Antoine d'Escalis - 1616-1621
  14. Vincent Anne de Forbin-Maynier - 1621-1632
  15. Hélie Lainé - 1632-1636
  16. Guillaume de Fieubet - 1636
  17. Joseph de Bernet - 1636-1642
  18. Jean de Mesgrigni - 1644-1655
  19. Henri de Forbin-Maynier - 1655-1674
  20. Arnoul Marin - 1674-1690
  21. Pierre Cardin Lebret - 1690-1710
  22. Cardin Lebret - 1710-1735
  23. Jean Baptiste des Gallois-de-la-Tour - 1735-1748
  24. Charles Jean Baptiste des Gallois-de-la-Tour - 1748-1771 ; 1775-1790


Une furieuse tempête (Ampus, 8 août 1653)


« Le huit aoust tomba une si furieuse tempeste entre six et sept heures du soir qui emporta touts les fruicts, gasta touts les arbres et on cueilloit les oiseaux morts au dessous comme les fruits. »
  • Registre paroissial d'Ampus
  • Illustration : Orage, Érasme, 1680. Deutsche Photothek. Creative Commons, 3.0.


Faits divers d'Ampus (Var)



XVIIe siècle.

Ampus - Faits divers

Photographies anciennes

Retrouvez ci-dessous une série de photographies anciennes issues de la collection de l'auteur. Elles permettent de retrouver nos ancêtres dans leur cadre de vie quotidien.

Alpes-de-Haute-Provence

Bouches-du-Rhône

Hautes-Alpes

Var

Photographies anciennes de Port-Saint-Louis-du-Rhône

Collection personnelle Jean Marie Desbois.




Note quant à la réutilisation : ces images ont été acquises moyennant paiement, parfois conséquent. Elles peuvent toutefois être réutilisées gratuitement à condition qu'elles soient mises à la disposition de lecteurs à titre tout aussi gratuit et que la mention «collection personnelle Jean Marie Desbois » leur soit attribuée.

Photographies anciennes d'Aix-en-Provence

Collection personnelle Jean Marie Desbois.


Collection personnelle Jean Marie Desbois.


Collection personnelle Jean Marie Desbois.


La bastide Mouchet, à Puyricard


Collection personnelle Jean Marie Desbois.


Le château Grimaldi, à Puyricard

Collection personnelle Jean Marie Desbois.


Le cours Sextius



Collection personnelle Jean Marie Desbois.



Le péristyle du palais de justice


Collection personnelle Jean Marie Desbois.



Enfants à la fontaine de la Rotonde


Collection personnelle Jean Marie Desbois.

Note quant à la réutilisation : ces images ont été acquises moyennant paiement, parfois conséquent. Elles peuvent toutefois être réutilisées gratuitement à condition qu'elles soient mises à la disposition de lecteurs à titre tout aussi gratuit et que la mention «collection personnelle Jean Marie Desbois » leur soit attribuée.

Photographies anciennes de Gap


Collection personnelle Jean Marie Desbois.




Note quant à la réutilisation : ces images ont été acquises moyennant paiement, parfois conséquent. Elles peuvent toutefois être réutilisées gratuitement à condition qu'elles soient mises à la disposition de lecteurs à titre tout aussi gratuit et que la mention «collection personnelle Jean Marie Desbois » leur soit attribuée.

Jean Moulard s'est pendu ! (Marseille, 17 décembre 1793)

Pendu, personnage en cire. 
Tour de Londres. 
© Helga, 2005, Creative Commons 
Attribution ShareAlike 3.0.

« L'an second de la république française, le vingt-huit frimaire, après midi, par devant nous officier public de Marseille et dans la maison commune, est comparu le citoyen Marcellin Garnier, juge de paix et officier de police de sûreté du septième arrondissement du canton de Marseille, lequel, pour se conformer à l'article huit du titre cinq, section cinq, de la loi du vingt septembre mil sept cent nonante-deux (vieux stile), nous a remis ce jour d'huy une expédition en forme de verbal par lui dressé le jour d'hier, par lequel il conste que, sur l'avis qu'il a eu, que le citoyen Jean Moulard, chapelier demeurant rue des Isnards, isle 403, maison 5, au second étage, n'avait pas quitté son appartement depuis quelques jours et donné aucun signe de vie.
Il s'y est transporté en compagnie de deux citoyens et de son greffier.
N'ayant pu faire ouvrir la porte, attendu qu'il nous a été impossible de trouver un serrurier à ce moment, a renvoyé la continuation du présent verbal à l'après-midi, et, advenant sur les deux heures après midi, en présence des citoyens Vérand Moulard, oncle, Jeanne Rose Argence, tante, Élisabeth Moulard, épouse de Désangère, et Catherine Moulard, épouse de Jacques Bouiny, tous parents dudit feu Moulard, ont trouvé un homme pendu par le col avec une corde de l'épaisseur du petit doigt et mise en double.
Lequel homme a été reconnu par les susnommés être le citoyen Jean Moulard, chapelier, âgé d'environ quarante-six ans, natif de cette commune, et de suite, a requis le citoyen Fabre, chirurgien, de faire la description du cadavre, lequel, après le serment requis, l'a faite, ce qui lui a paru l'effet de l'étranglement seule cause de sa mort, n'ayant trouvé sur les autres parties de son corps aucune marque de violence.
D'après lequel renseignement, nous avons dressé le présent acte pour qu'il en conste et avons signé. »



L'école des Arts et Métiers à Aix

Photographie du début du XXe siècle. L'école des Arts et Métiers d'Aix-en-Provence se situe sur le boulevard des Arts-et-Métiers, anciennement cours Saint-Louis.
Collection personnelle Jean Marie Desbois.

Accurse Maynier, premier président du Parlement de Provence

Accurse Maynier, né à Avignon, baron d'Oppède, était le fils de Guillaume Maynier, grand jurisconsulte et primicier de l'université d'Avignon. Expert en droit, comme son père, il se fit une solide réputation de juriste. Époux d'une fille de la maison de Merles, d'Avignon, il fut successivement , à Aix, maître rational, juge-mage (1492), conseiller, président du Conseil éminent et même ambassadeur pour le roi à Venise sur demande de Charles VIII (1501). Lorsqu'il était président du Conseil, il cassa par délibération les censures ecclésiastiques fulminées par le pape.
C'est ainsi que le 15 juin 1507 il fut élevé, sur la nomination du roi Louis XI, à la présidence du Parlement de Provence en remplacement d'Antoine Mulet. Il ne conserva pas longtemps ce poste et, dès la première année, se trouva croisé avec ceux de son corps, qui, peut-être contrariés d'être dominé par un homme du pays, puisque Maynier fut le premier Provençal à occuper la fonction de premier Président, s'opposèrent à ses entreprises. Aussi étonnant que cela puisse être, il ne put jamais asseoir son autorité.
L'opposition ne cessant pas, le roi décida, en 1509, de faire de Maynier le tiers président du Parlement de Toulouse, où il finit sa vie.

Bibliographie
Dictionnaire de la Provence et du Comtat venaissin, Claude François Achard, vol. III, Marseille, imp. Jean Mossy père, 1786.

Portraits ou Éloges historiques des Premiers Présidents du Parlement de Provence, Pierre-Joseph de Haitze, Avignon, impr. D. Chastel, 1727.
Histoire de Provence, Jean-François de Gaufridi, tome 1, Charles David impr., Aix, 1694.



Bénédiction des quatre cloches (Maussane, 6 novembre 1757)

« L'an mil sept cens cinquante sept et le sixième jour du mois de novembre, dimanche dans l'octave de la Toussaint, à l'issüe des vêpres paroissiales, après avoir reçu de Mgr l'Archevêque le pouvoir et commission de bénir les quatre cloches nouvellement faites pour cette paroisse, le peuple ayant été averti du jour et de l'heure que nous devions procéder à cette bénédiction, et étant assemblé en foule dans l'église paroissiale, nous soussigné prêtre bachelier en sainte théologie, curé perpétuel de cette paroisse, avons béni solennellement lesdites quatre cloches suivant les cérémonies prescrites par le rituel romain ; la première en l'honneur de la sainte Croix, la seconde en l'honneur de la très sainte Vierge, la troisième en l'honneur de saint Joseph, et la quatrième en l'honneur de sainte Anne ; de laquelle bénédiction nous avons dressé notre rapport au bas de notre commission pour être remis au greffe de l'archevêché. »
[LAUGIER curé]
Registre paroissiale de Maussane, année 1757



Lurs (Alpes-de-Haute-Provence)


Commune des Alpes-de-Haute-Provence,
Provence-Alpes,
387 hab. en 2006 (347 en 1999),

22,48 km2


Voici quelques liens qui vous pourront vous guider si votre généalogie vous mène à Lurs.

FAITS DIVERS

Faits divers de Lurs. Faits divers et anecdotes survenus à Lurs dans les siècles passés.


Photographie : DR.

Catastrophe ferroviaire à Sisteron (12 novembre 1886)

Sisteron au début du XXe siècle.
DR.
Le 12 novembre 1886, à la suite d'inondations de la Durance, une partie de la montagne de Montgervis, à deux kilomètres de Sisteron (04), quartier Saint-Lazare, s'éboule au moment même où passe un train de chemin de fer en provenance de Marseille (13). Il est midi. Lancé à toute vapeur, l'engin ne parvient pas à s'arrêter à temps avant les trente ou quarante mètres qui le séparent de l'éboulement, quoique le mécanicien, désespéré, tente de faire machine arrière. Le train s'engage sur une voie en train de s'effondrer. Le fourgon et le premier wagon, de troisième classe, sont éventrés. Le reste du train n'a pas déraillé.
Trois personnes périssent dans la catastrophe : le mécanicien et deux passagers. Plusieurs blessés sont à déplorer.
Voici l'identité des trois morts, telle que constatée dans le registre d'état-civil de Sisteron :
  1. Albert Jules Matabon, 28 ans, mécanicien au chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, célibataire, né à Pertuis (84) le 8 avril 1858, y domicilié, fils de Honoré Matabon et d'Adeline Catherine Breugne.
  2. Étienne Bouterin, 27 ans, agent de l'entretien des lignes télégraphiques, époux de Thérèse Marthe Courbon, né à Tarascon (13) le 18 mars 1859, domicilié à Marseille, fils de Gilles Bouterin et de Jeanne Marie Féraud.
  3. Henriette Baptistine André, 50 ans environ, épouse d'Isidore Ischen, née à Entrepierres (04), domiciliée à Montfort (04), fille de feu Jean Antoine André et de feue Julie Latil.


Faits divers de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence)


XIXe siècle

Nouveautés du mois de novembre 2009


Biographies
Communes
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