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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Noyé dans un puits (Martigues, 5 avril 1789)


« L'an mil sept cens quatre vingt neuf et le cinq avril, en exécution de l'ordonnance de M. le lieutenant civil et criminel au siège de cette ville, en date de ce jourd'hui, le cadavre de Maximin Audibert, fils cadet de Charles, travailleur du quartier de Saint-Julien, valet à la bastide du s[ieur]r Conil (?) au quartier de Plan-Fossan, trouvé noié dans un puits, a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse de Ferrières.
Présens et témoins messires Jean Baptiste Ferrand, notre vicaire, et Jean Baptiste Pin, bourgeois avec nous soussignés. »
[FERRAND vic., PIN, GRAILLET]

  • Registre paroissial de Martigues - Ferrières
  • Texte signalé par Géraldine Surian

Un chaudron d'eau bouillante (Grans, 18 novembre 1755)



© BrokenSphere, 2007
Creative Commons 3.0


« L'an mil sept cens cinquante cinq et le dix huit du mois de novembre est décédé, après s'être confessé, Antoine Riquet, travailleur, âgé d'environ vingt huit ans, et a été enterré dans le cimetière, natif du lieu de Gordes, diocèse de Cavaillon, mort pour être tombé casuellement dans un chaudron d'eau bouillante au moulin des Grignons. Présents les témoins soussignés. »
[GRIFFET, M. TARTONNE, ROUBIN prêtre]

  • Registre paroissial de Grans
  • Texte signalé par Géraldine Surian



La place de Maussane-les-Alpilles

Cette photographie représentant la place Paul-Révoil (aujourd'hui place Laugier-de-Monblan), à Maussane-les-Alpilles, date des années 1900. Aujourd'hui s'élève au même endroit le monument aux morts sculpté par l'Anglais Vernon Blake en 1920.
Coll. pers. Jean Marie Desbois

Photographies anciennes de Maussane-les-Alpilles (Bouches-du-Rhône)

Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois


Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois


Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois


Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois


Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois


Note quant à la réutilisation : ces images ont été acquises moyennant paiement, parfois conséquent. Elles peuvent toutefois être réutilisées gratuitement à condition qu'elles soient mises à la disposition de lecteurs à titre tout aussi gratuit et que la mention « collection personnelle Jean Marie Desbois » leur soit attribuée.

Les pendus du chemin d'Aix (Salon-de-Provence, 21 février 1793)

« Aujourd'hui vingt-un février mil sept cent quatre-vingt-treize, l'an deuxième de la République française, à onze heures du matin, avons reçu l'avis ci-joint par Pierre Noël Allamand, huissier de l'officier de police, remis au citoyen Jean Joseph Brousse, notable, en l'absence de François Blanc, dans lequel il nous dit qu'il vient d'accéder dans la propriété de Joseph Audibran, cordonnier de cette ville, dans ce terroir, quartier du chemin d'Aix, distance d'un quart de lieue et ont dressé procès-verbal de la visite et examen de trois cadavres qui y ont été trouvés pendus à un arbre mûrier et qui ont été reconnus être ceux des citoyens Joseph Giraud, bourgeois, âgé d'environ cinquante-deux années, Étienne Bedouin, aussi bourgeois, âgé d'environ cinquante-deux années, et Charles Georges Rolland, prêtre ci-devant carme, âgé d'environ quarante-deux années, que, par ledit procès-verbal, il est constaté qu'ils sont morts d'une mort violente, qu'il ordonne l'inhumation de l'avis de ses assesseurs […].
Nous dit notable attestons que ledit citoyen Joseph Giraud, bourgeois de cette ville, y demeurant rue du Faubourg, âgé d'environ cinquante-deux années, que le citoyen Étienne Bedouin, aussi bourgeois, âgé d'environ cinquante-deux années, y demeurant rue du Mouton, et le citoyen Georges Rolland, prêtre de cette ville, y demeurant ci-devant […], ont été trouvés mort dans la propriété ci-dessus designée.
Soussigné avec Jacques Chambourdon et Melchior Lagnel, ont signé avec moi.
Fait en la maison commune de Salon le vingt-un février an que dessus. »

[CHAMBOURDON, AGNEL, F. BLANC offi[cier] p[ublic]]

  • État-civil de Salon-de-Provence
  • Photographie : DR.


Faits divers de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône)


XVIIIe   siècle.


Tué d'un coup de feu (Saint-Zacharie, 6 mai 1800)

« Le seize floréal an huit républicain, pardevant moy agent municipal de Saint-Zacharie et dans la salle commune, sont comparus Jean Baptiste Marcel, âgé de quarante-six ans, et Jean François Simien père, âgé de soixante-quatre ans, tous ménagers de cette commune et y résidant, lesquels m'ont déclaré que Honoré Sabathier, conscrit de la troisième classe, fils à Joseph, ménager, et à Madeleine Marcel, son épouse, était décédé ce jour d'huy à l'âge de vingt-trois ans par suite d'un coup de feu à la bastide ditte Pas-de-Peiruy, terroir de Saint-Zacharie.
Assuré de ce décès par mon transport au domicile dudit Sabathier à la bastide dite du Pas-de-Peiruy, j'ai rédigé le présent acte que j'ai signé, les déclarans étant illitérés de ce enquis. »

[Jh CACHARD, ag[en]t m[unici]p[a]l]

  • Registre d'état-civil de Saint-Zacharie

Faits divers de Saint-Zacharie (Var)

XVIIIe siècle.

XVIIe siècle.



Saint-Zacharie - Faits divers

Tué par son pastre (Graveson, 30 septembre 1653)

« Le 30 de 7bre a esté ensevely dans léglise parroissialle près les bancs des consuls à la sépulture des Bruns Paul Briole, lequel a esté tué par son pastre et n'a reçu aucun sacrement, l'âme duquel requiescat in pace. »
  • Registre paroissial de Graveson
  • Anecdote découverte par J.-R. Jourdan


Thomas de Cuissiniers, premier président du Parlement de Provence

Thomas de Cuissiniers (ou Cuissinier), avocat général au Parlement de Bordeaux, sa ville natale, et auparavant professeur en jurisprudence à l'université de Poitiers, succéda à la présidence de Gervais de Beaumont. Il commença à exercer cette charge dès les premiers jours de janvier 1530.
Il possédait deux qualités qui font les bons magistrats : intégrité et érudition. Il reste connu pour son esprit de justice, ayant dirigé lors des cinq premiers mois de sa présidence plus de procès que ses prédécesseurs n'en avaient fait en dix ans. On disait pourtant l'homme très accessible, « dès lors que ceux mêmes qu'il condamnoit s'en retournoient comme satisfaits ».
De Cuissiniers est aussi à l'origine d'un changement de tenue au sein de l'administration du Parlement de Provence. Ainsi, il demande aux huissiers de porter des chaperons et de longues cornettes, dans un souci de décence. De même, ils seront aussi vêtus de bonnets jaunes. La raison de son choix pour la couleur jaune ne nous est hélas pas connue.
Malgré l'estime dont le premier président jouit dans la ville d'Aix, son office sera fort bref. En effet, le 5 juin 1531, il est victime d'un empoisonnement. On dit que sa mort provoqua à Aix autant d'émoi que l'annonce du décès du roi René.
Il fut enterré au couvent des Observantins. Le 24 avril 1536, le Parlement décide d'accorder une somme de 50 florins pour lui ériger un mausolée. Celui-ci sera construit en marbre. On y lisait l'inscription :

SUB HOC LAPIDE STERNITUR VIRORUM STRENUISSIMUS, UTRIUSQUE CENSURAE DOCTOR PERITISSIMUS, DOMINUS THOMAS CUISSINIER, PRAESIDENS PARLAMENTI PROVINCIAE, 
QUI NOMEN BONITATIS SUA JUSTITIA ADEPTUS EST.
OBIIT.
REQUIESCAT IN PACE.
DOMINUS DABIT EI BENIGNITATEM, 
QUONIAM JUSTITIA PER EUM AMBULAVIT, 
ET POSUIT IN VIA GRESSUS SUOS.



Bibliographie : Portraits ou Éloges historiques des Premiers Présidents du Parlement de Provence, Pierre-Joseph de Haitze, Avignon, impr. D. Chastel, 1727.



Le mort de la Bourse (Marseille, 24 décembre 1793)

« L'an second de la république française, le quatre nivôse après midi, par devant nous officier public de Marseille et dans la maison commune, est comparu le citoyen Claude Durrant, premier assesseur suppléant au défaut du juge de paix, officier de police du cinquième arrondissement du canton de Marseille, lequel, pour se conformer à l'article huit du titre cinq, section cinq de la loi du vingt septembre mil sept cent nonante deux (vieux stile), nous a remis ce jourd'huy une expédition en forme de verbal par lui dressé le jourd'huy, par lequel il conste avoir été averti par les gardes de police en fonction dans la salle de la Bourse [1], qu'un homme qui ordinairement couchait à l'escalier de la commune s'est trouvé mort le matin dans ladite salle de la Bourse et, comme il est de son devoir de connaître la cause de la mort, il s'y est rendu avec les citoyens Michel Bernard Augarde et George Olive, tous deux gardes de police, assistant en qualité de citoyens actifs, et encore avec le citoyen Henry Jean François Rigordy, officier de santé, demeurant rue Radeau, pour faire le rapport de cet homme, lequel ils ont trouvé étendu sur de la paille derrière la porte d'entrée du nord, le citoyen Rigordy l'ayant visité a trouvé différents boutons sur toute la superficie de son corps et une enflure œdémateuse aux parties inférieures, la capacité de la poitrine fort élargie, le foie se portant beaucoup plus sur le devant, de sorte qu'il paraît que cet homme était déjà malade lorsqu'il s'est couché dans l'endroit désigné ci-dessus et qu'il est mort par une suite de ces différentes affections et a pensé que l'inanition et le froid ont été deux causes occasionnelles de sa mort, n'ayant trouvé aucune marque extérieure de coups ni de blessure.

Tel est son rapport fidèle qu'il a fait sous serment.

De suite le citoyen Félix Gris, âgé de soixante ans, concierge de la maison commune, et Victor Églan, âgé de quarante-sept ans, portefaix, demeurant rue de la Bannière, ont déclaré connaître le susdit homme pour être le nommé Gabriel Barnier dit Tité, portefaix, âgé d'environ soixante ans, natif de Saint-Arny près Sault, département des Basses-Alpes, d'après lequel renseignement nous avons dressé le présent acte pour qu'il en conste et avons signé. »

[GARRET officier public]


[1] Ne pas confondre la salle de la Bourse avec  l'actuel palais de la Bourse sur la Canebière. Le bâtiment actuel a été construit entre 1852 et 1860 par l'architecte marseillais Pascal Coste.

  •  Registre d'état-civil de Marseille, municipalité unique



La présidente des dames de la Halle

Les dames de la halle étaient regroupées en association pour promouvoir le produit de leur pêche. Ces institutions existaient dans la plupart des grands ports français, dont Marseille. À leur tête, une présidente veillait à faire valoir les intérêts du groupe. Il faut bien avouer que leur réputation n'était toutefois pas des plus glorieuses, en témoigne l'expression « dame de la halle » qui en est venu à désigner de manière figurée une mégère, une furie ou une harengère. Cette présidente, qui nous présente ici ses voeux pour la nouvelle année (1904, semble-t-il), devait avoir sa réputation locale.
Coll. per. Jean Marie Desbois

Photographies anciennes de Marseille (Bouches-du-Rhône)

Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois




Note quant à la réutilisation : ces images ont été acquises moyennant paiement, parfois conséquent. Elles peuvent toutefois être réutilisées gratuitement à condition qu'elles soient mises à la disposition de lecteurs à titre tout aussi gratuit et que la mention « collection personnelle Jean Marie Desbois » leur soit attribuée.

Mort en traversant la rivière (La Fare-les-Oliviers, 1er avril 1793)

  • Registre d'état-civil de La Fare

L'Arc à son passage à La Fare.
DR.

« Aujoud'huy deux du mois d'avril mille sept cent quatre-vingt-treize, l'an deuxième de la République française, à l'heure de midy, pardevant moy, Antoine Roure, maire officier public de la commune de La Fare, département des Bouches-du-Rhône […], est comparu en la maison commune Louis Baret, juge de paix, demeurant à Velaux, canton de Berre, lequel, assisté de Thomas Reyre, cordier, âgé de trente-six ans, et de Jean Honoré Reyre, âgé de cinquante-deux ans,, le premier domicilié dans le département des Bouches-du-Rhône, municipalité de La Fare, le second demeurant dans le même département et de la municipalité, lequel a déclaré à moi Antoine Roure que, ayant été instruit qu'un homme s'est noyé dans la rivière de l'Arc et qu'il s'était transporté sur le lieu et y avait rédigé le procès-verbal dont la teneur suit :

"Ce jourd'huy premier avril mille sept cent quatre-vingt-treize, l'an deuxième de la République française, à deux heures de relevée, devant nous Louis Baret, juge de paix du canton de Berre, est comparu Thomas Reyre, un de nos assesseurs, du lieu de La Fare, lequel nous a présenté une déclaration faite par le citoyen Joseph Bonneaud, président du tribunal du district de Salon, portant que, voyageant en qualité de commissaire et député de la Société populaire et de la commune de Salon, avec le citoyen Nicolas dit Le Rouge, en passant la gaffe du grand chemin de Salon allant à Marseille, l'exposant se trouvant fort embarrassé dans l'eau qu'il n'a traversé que dans le plus grand danger, il n'aura eu rien de plus empressé que de savoir ce qui était devenu son compagnon de voyage.
"Il a vu le cheval sans cavalier et, ayant couru le bord de la rivière, il l'a vu noyé au milieu d'elle. Il aurait couru de nouveau au-devant de lui et jusqu'au rivage où il pouvait le prendre, mais il ne l'a pas pu et ce n'a été qu'après l'avoir perdu de vue que l'exposant s'est retiré pour nous faire la présente exposition, lorsqu'il aurait trouvé sur ce pas le citoyen Jean Baptiste Roux d'Eyguières, avec lequel il a cherché inutilement ledit Nicolas et, ne l'ayant pas trouvé, ledit Roux a conduit en ce présent lieu de La Fare."
Fait à La Fare dans la maison commune l'an jour et heure susdits et nous nous sommes soussignés, l'exposant, ledit Roux et notre secrétaire greffier Thomas Reyre, Jean Honoré Reyre, Bonneau, Roux, Rouard, greffier à l'original. C'est pourquoi qu'il nous a requis de descendre à La Fare, à l'effet d'ordonner la perquisition du noyé, à quoi adhérant et de même suite, nous nous sommes transporté au lieu de Signé, dans l'exposition dudit Bonneau où, étant arrivés sur les environs cinq heures de relevée en-dessous de la bastide dite Mellice [1], loin la rivière de l'Arc, aurions trouvé un cadavre étendu sur le gravier entre deux eaux, gardé par sieurs Joseph Garand, Jean Joseph Isnard, Jean Antoine Pourpre et Bernard Constant, tous du lieu de La Fare, qui nous ont déclaré avoir pêché le cadavre aujourd'huy à l'heure du midy et qu'ils lui ont tout employé le secours nécessaire mais vainement.
Ayant de suite examiné ledit cadavre, âgé d'environ quarante-cinq ans, ayant une redingote de drap gris commun, ceste et culotte aussi de drap couleur d'olive, deux corsets, dont un de bassin blanc et l'autre en velours de coton rayé noir et bleu, ayant aussi une paire de bas sous une paire de guêtres, et les souliers noirs ayant une paire de boucle d'acier.
Avons de suite ordonné à Jean Baptiste Tromp, du lieu de Salon, de faire la visite dans les poches du noyé, décrire tous les effets qui pourraient se trouver dans icelle.

Assignat de 5 livres.
DP.

Ayant trouvé dans la poche gauche de son corset un pistolet chargé et dans la poche droite d'icelui, un porte-feuille contenant trois assignats de cinq livres et cinq de cinquante sols, une lettre adressée au citoyen Cayol, membre dans le département à Marseille une adresse à Louis Authemant, demeurant à la maison de campagne du citoyen Charbonnier, hors la porte de Rome, à Marseille, Louis Gai, rue de Paradis, une carte d'entrée de la Société des Antipolitiques de Salon, n°189, appartenant à Jean Baptiste Nicolas, signée au dos par François Grimaud, président, Bouton, secrétaire, David, secrétaire, et un règlement de ladite société, et une tabatière de carton couleur rouge, pleine de tabac.
Ayant demandé audit Tromp s'il connaissait le cadavre, il nous a répondu être réellement la personne de Jean Baptiste Nicolas, du lieu de Salon, et natif de Grans, ayant trouvé dans la poche des culottes un couteau ayant le manche noir dans le bou[...] d'icelle, une paire de boucles de femme et une paire de boutons de manche de laiton et une pierre de touche de fusil.
Dans les poches de la veste, deux mouchoirs dont un bleu et un grand rouge, un rayé en rouge et bleu et un ficheur au col en cambrésine [2] bleu et jaune, et un esperon  [3].
Ayant de suite envoyé un exprès à Berre pour appeler un chirurgien et, comme n'ayant aucun à Velaux ni à La Fare, voyant l'imposition d'avoir un chirurgien, avons de suite ordonné de le visiter, s'il n'avait reçu aucun coup, mais nous n'avons reconnu aucun coup sur sa personne et avons de suite fait transporter ledit cadavre au lieu de La Fare comme étant le plus commode, qu'avons accompagné nous-même pour l'exposer entre les mains de la municipalité et de même suite est comparu le citoyen Pierre Clair, notable de la ville de Salon, beau-frère du noyé, et nous l'avons de suite fait voir ledit cadavre et lui demandé s'il le reconnaissait, a répondu qu'il le reconnaissait pour Jean-Baptiste Nicolas, son beau-frère, et qu'il venait le réclamer pour le faire inhumer et lui avons déclaré qu'il pouvait le faire et s'en est chargé.
S'est chargé aussi de tous les effets trouvé sur son dit beau-frère qui a reconnu après lui avoir faire la lecture du verbal, et les dits effets contenus dans icelui et a signé, Clair.
Et de tout quoi, nous avons dressé le présent procès-verbal pour nous servir et valoir à tout ce que de droit.
À La Fare, l'an et jour susdits. »
[Louis BARET, juge de paix]

« D'après la lecture de procès-verbal que Thomas Reyre et Jean Honoré Reyre ont déclaré être conforme à la vérité et la représentation qui m'a été faite du cadavre qui est mentionné ci-dessus, et j'ai rédigé en vertu des pouvoirs qui me sont délégués le présent acte que Louis Barte, juge de paix, et Thomas Reyre, et Jean Honoré Reyre qui ont signé avec moi.
Fais en la maison commune de La Fare les jour, moi et an que dessus. »
[A. ROURE off[icier] public]


  • Registre d'état-civil de Salon-de-Provence
« Ce jourd'hui vingt cinquième jour du mois d'avril mille sept cent quatre vingt treize, l'an deux de la République française, est comparu dans la grande salle de la maison commune de cette ville de Salon, le citoyen Pierre Clair, de la même ville, lequel a remis à moi François Blanc, officier public, l'expédition d'un procès-verbal dressé par le citoyen Louis Barrel, juge de paix du lieu de La Fare, par lequel il conste que Jean Baptiste Nicolas dit Le Rouge, beau-frère dudit Clair, est mort en traversant la rivière de l'Arc, qui se trouve sur le chemin de Marseille où il se rendait, en compagnie de Joseph Bounard le premier du courant et j'ai dressé le présent acte audit Salon, l'an et jour susdits et me suis soussigné avec ledit Clair qui a retiré ladite expédition. »

[F. BLANC, off[cier] public, CLER]



[1] Sans doute aujourd'hui le quartier de Mérici.
[2] Toile de lin claire et fine qui se fabriquait à Cambrai.
[3] Sorte d'aiguillon que le Cavalier ajuste au talon pour piquer un cheval.



Nouvautés du mois de février 2010

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