.blog-posts h2 { border-bottom: 3px solid #FFFFFF; color: #8B0000; font: 2.5em/1.33em Helvetica,Arial,Helvetica,sans-serif; margin-bottom: 18px; padding: 10px 0 3px; }
Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Edmond Gaillaud (né en 1852), commerçant et politicien


Edmond Gaillaud est né à Marseille en octobre 1852. Il exerce la profession de commerçant dans sa ville natale, mais sa vocation est la politique. C'est ainsi qu'en 1895 il est élu au poste de conseiller d'arrondissement du canton de Martigues. Par ailleurs fondateur et membre du syndicat de la Presse marseillaise, il est Chevalier du mérite agricole et a reçu la médaille d'honneur du gouvernement.
Tout renseignement le concernant est bienvenu.


Photographie : DR.


Noyé par manque de prudence (Saint-Martin-de-Crau, 25 mars 1760)

« L’an mil sept cent soixante et le vingt-six du mois de mars, a été ensevely dans le cimetière de cette paroisse Anselme Didier, fils à feu Joseph, ménager, et à Jeanne Pons, natif de Pelleautier, diocèse de Gap, décédé le jour d’hyer soudainement dans l’étang de Déseume, district de ladite paroisse, où il se noyat par manque de prudence.
Témoins présents et soussignez sieurs Joseph Bichairon, ménager, et Jacques Peyre, maréchal à forge. »

[BICHAIRON, PEYRE, MARTIN curé]
  • Registre paroissial de Saint-Martin-de-Crau
  • Photographie : L'étang des Aulnes, nom moderne de l'étang de Déseaume.


Né dans le train (Aix-en-Provence, 10 février 1874)

« L'an mil huit cent, etc.
par devant nous, Hivert Pierre-Antoine, commissaire de police de la ville d'Aix, etc.
Agissant en vertu des ordres de M. le procureur de la République, se sont présentés :
Mme Vaillant, née Alibert Marie, rentière, demeurant rue de la Mule-Noire, n° 10, à Aix, laquelle nous a déclaré ce qui suit :
"Le 10 février courant, à cinq heures du soir, je revenais de Marseille à Aix, et je me trouvais avec M. Tempier, maire de Tholonet, lorsque, un instant avant de prendre le train à Marseille, une femme qui nous a dit être de Palette, s'est approchée de moi et m'a fait connaître qu'elle était enceinte, mais qu'une sage-femme qu'elle venait de voir lui avait dit qu'elle n'avait rien à craindre et que ses souffrances ne pouvaient être que le résultat d'un refroidissement. Elle me fit aussi connaître qu'elle croyait être enceinte de cinq ou six mois ; qu'ayant eu très froid pour aller à Marseille en 3e classe, elle supposait que son malaise pouvait provenir de là et qu'elle se disposait à monter en 1re classe avec nous pour avoir moins froid, ce qu'elle fit.
Pendant le trajet de Marseille à Rognac, ses fatigues augmentèrent ; elles devinrent plus vives après notre départ de Rognac puis, après une crise, elle s'écria qu'elle avait fait un enfant. Je m'empressai d'enlever de dessous elle l'enfant que j'enveloppai dans un mouchoir, avec l'aide de Mlle Sibour qui se trouvait aussi dans notre compartiment. Puis, à l'arrivée à Aix, la mère fut délivrée par M. le docteur Rimbaud qui avait été appelé à cet effet et ensuite transportée à l'hospice.
L'enfant n'a pas paru à terme, il avait la tête grosse comme une orange et il bougeait encore lorsque je l'ai retiré de dessous la mère, mais il a vécu tout au plus dix minutes. Il était du sexe masculin."
Mlle Sibour Fanny, rentière, rue Matheron, n° 2, à Aix, confirme la déclaration de Mme Vaillant.
Fait à Aix, etc. »

  • Registre d'état-civil d'Aix-en-Provence
  • Photographie : Gare des voyageurs, Aix-en-Provence. DR.

La femme en question est l'épouse du sieur Toulouzan.


Raynaud Roux s'est noyé (Cabannes, 16 juin 1827)

« L’an mil huit cent vingt sept, et le dix-huitième jour du mois de juin, à cinq heures du matin, nous François Pe[r]rin, officier de police auxiliaire de M. le procureur du roi, ayant été instruit par le sieur Jean Lamoureux, notre garde champêtre, qu’un cadavre se trouvoit gissant sur un gravier de la Durance, vis-à-vis les terres du mas de l’Air, nous sommes tout de suite rendus sur le bord de cette rivière, accompagné du sieur Francony, notre secrétaire greffier, et de M. Pontanier, officier de santé, pour examiner ledit cadavre.
Étant arrivé sur une palière contre laquelle venoit frapper les eaux de la Durance, avons vu sur le milieu de l’eau à un endroit presque à sec, un cadavre nu, tourné la face contre terre.
Ayant alors reconnu qu’il n’y avait d’autre moyen pour y arriver que celui de se servir d’un bateau, avons envoyé immédiatement mandé le sieur Gaspard Chabert, de venir avec son bateau pour aller prendre ledit cadavre, et l’amener à terre ; à quoi ayant obtempéré et étant arrivé sur les lieux, ledit Chabert a été prendre le cadavre et l’a amené de notre côté.
Nous en étant approché de suite, accompagné desdits sieurs Francony et Pontanier, et se trouvant pressens plusieurs personnes de cette commune, avons reconnu que cet individu se trouvoit être le n[omm]é Roux Raynaud, natif de Cabannes, âgé d’environ soixante ans, domicilié à Cavaillon, où il exerçoit l’état de garçon boulanger, époux de Claire Dagan.
Ensuite, ledit sieur Pontanier, ayant examiné attentivement le cadavre de part et d’autres et dans toutes les parties du corps, il n’a pu y reconnaître la moindre marque de mort violente, le déclarant lui-même et nous invitant à le consigner dans le présent procès-verbal.
Ensuite, les personnes présentes ont déclaré que ledit Roux Raynaud s’étoit noyé involontairement du côté de Cavaillon, samedy seize du courant, étant avec son gendre sur la Durance, occupés à ramasser du bois ; que cette nouvelle avoit été annoncée en cette commune par des personnes de Cavaillon qui étoient hier en cette commune de Cabannes. Après quoi avons ordonné ce qui étoit nécessaire à son inhumation pour avoir lieu dans le cimetière public de cette commune et nous sommes soussignés avec le sieur Francony, notre greffier, le sieur Pontanier, officier de santé, Magloire Pecoul, fournier, François Graille, Alexandre Barthélemy, François Cruvelier, cordonniers, domiciliés en cette commune, présents et qui ont sçu signer. »
[Signatures]

  • État civil de Cabannes.
  • Photographie : DR.


Attaque d'épilepsie le long du chemin (Saint-Martin-de-Crau, 30 décembre 1758)

« L’an mil sept cent cinquante neuf et le second du mois de janvier a été ensevely dans le cimetière de cette paroisse Barthélemy Pourchin, habitant de la paroisse de Jonquières de la ville de Martigues, décédé le trente du mois de décembre dernier dans une attaque d’épilepsie qu’il luy prit le long du grand chemin, tout près d’un olivier du mas de Perne, dépendant de cette paroisse, sans aucune marque de mort violente, âgé d’environ trente ans, ayant été reconnu bon catholique, apostolique et romain, témoins présents et soussignés Joseph Bichairon, ménager, et Jacques Peyre, maréchal à forge. »

[PEYRE, BICHAIRON, MARTIN curé]

  • Registre paroissial de Saint-Martin-la-Palud 
  • Le mas de Pernes sur la carte de Cassini. DR.

Le pendu du cabanon (Fos-sur-Mer, 1er décembre 1900)

L’an mil neuf cent et le premier décembre à huit heures du matin, ont comparu par-devant nous Olive Siméon, adjoint faisant fonctions d’officier de l’état-civil de la commune de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), les sieurs Furnès Augustin, maçon, âgé de vingt-neuf ans, et Solio Émile, maçon, âgé de trente-neuf ans, tous deux domiciliés en cette commune, lesquels nous ont déclaré avoir découvert le cadavre d’un pendu dans le cabanon Laroque, sis au quartier de Valin. Nous nous sommes immédiatement transportés sur les lieux et nous avons constaté le décès.
L’individu avait le signalement suivant : âgé d’environ vingt-cinq ans, taille de un mètre soixante-dix, cheveux et sourcils châtains, front découvert, nez moyen, visage ovale, bouche moyenne. À la couleur des mains, tout porte à croire qu’il travaillait le fer ; vêtu de veste et gilet en drap bleu, pantalon de velours, casquette de marin, souliers ferrés, chemise bleue pointillée de blanc.
Avons dressé le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après lecture faite.

  • Registre d'état-civil de Fos-sur-Mer
  • Illustration : © J. M. Desbois, 2010.


Nouveautés du mois d'août 2010


Biographies
Faits divers
Photographie ancienne

La fontaine des Quatre-Saisons (Maussane-les-Alpilles)

Cette fontaine a été inaugurée en 1864. Pendant longtemps, l'abbé Deleuil s'est opposé à sa construction car celle-ci empièterait sur le terrain appartenant à l'église. La grille qui l'entourait était l'œuvre de l'atelier Fléchon. Elle a disparu depuis longtemps.

Coll. pers. Jean Marie Desbois
Blog Widget by LinkWithin

Derniers relevés généalogiques en ligne

Articles les plus consultés la semaine dernière