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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

L'oppidum des Caisses de Jean-Jean (Mouriès)


L'oppidum des Caisses de Jean-Jean est un site archéologique situé au nord de la commune de Mouriès, dans les Bouches-du-Rhône. Il remonte à l'époque protohistorique. Il a fait l'objet des fouilles de l'archéologue Fernand Benoit de 1935 à 1942. Il s'agit d'un oppidum situé dans une cuvette entourée de deux barres rocheuses au nord et au sud qui se rejoignent à l'est pour former une acropole.

Le site a été inscrit aux monuments historiques par un arrêté du 2 février 1937. Il est accessible au moyen d'un itinéraire balisé.

Situation
L'oppidum se situe dans la partie la plus orientale de l'acropole, barré au nord, au sud et à l'est par d'imposantes barres rocheuses. La partie ouest présente une élévation naturelle donnant sur une esplanade dégagée de 300 mètres de long. Chacune des deux extrémités de cet espace est constituée d'un rempart, de telle sorte que le village, protégé par ces deux murs, se trouve dans une position quasi imprenable. Fernand Benoit a pu constater que le mur contigu au village se trouve sur un talus artificiel ou qui, du moins, a été aménagé. Il compare ce rempart à celui de l'oppidum d'Ensérune (Hérault) que longe un chemin de ronde auquel sont accolées les premières maisons du castrum.

Lors de ses fouilles entre 1933 et 1938, Fernand Benoit s'est notamment intéressé à l'espace entre les deux remparts où il n'a pas trouvé de murs d'habitation, notamment au pied de la falaise sud, mais de la céramique indigène, ce qui semble indiquer que la période d'habitation la plus intense se situe entre le Ve et le IIe siècles. Le plateau de l'est, lui, « paraît être couvert d'habitations » contiguës au rempart. Cette affirmation est confirmé par les dégagements des quatre habitations que l'on peut aujourd'hui constater. Ces maisons présentent des murs de 1,50 m à 2 m de haut. On les date du Ier siècle av. J.-C. sans plus de précision. Les archéologues ont trouvé dans ces maisons des morceaux de dalles de couverture avec larmiers en remploi ainsi qu'un graffito marqué d'un mot grec : « ουρρεο ». Selon Fernand Benoit, les substructions de ces maisons datent des Ve ‑ IVe siècles av. J.-C. Elle ont été relevées quelques siècles plus tard, ainsi que l'attestent les petits bronzes au taureau, monnaie de Marseille, trouvées dans ces maisons, sans joint de taille, mais à l'aide de brique d'adobe.

Stèles
Lors de ses fouilles, Fernand Benoit découvre des stèles en calcaire « de Saint-Rémy* », selon lui, utilisées en remploi dans le rempart. Ces stèles, de 1,80 m de hauteur, « portent des gravures de chevaux, parfois avec un personnage radié. » Ces stèles sont aujourd'hui conservées à Arles. Le décor est gravé de chevaux ainsi que de cavaliers héroïsés portant des javelots et des signes pectiformes. Après les découvertes de F. Benoit, d'autres stèles ont été mis à jour au pied du rempart en 1965, puis en 1985-1986.

L'oppidum est-il le site de l'antique Tericiae ?
La Table de Peutinger (Tabula Peutingeriana ou Peutingeriana Tabula Itineraria), appelée aussi « Carte des étapes de Castorius », copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain qui constituaient le cursus publicus fait référence à un lieu qu'elle dénomme Tericias, forme dative de Tericiae. D'est en ouest, depuis Aix-en-Provence jusqu'au Rhône, on y lit les noms suivants : Aquis Sextis XVIII Pisavis XVIII Te[r]icias. Ces indications localisent Tericiae sur le territoire de la commune de Mouriès, un peu à l'ouest du village. Mais de nombreux chercheurs se sont interrogés quant à son identification, son nom latin n'étant semble-t-il pas passé dans un toponyme moderne. Et l'on pourrait logiquement s'interroger quant à savoir s'il ne faudra pas voir dans l'oppidum des Caisses de Jean-Jean le site de l'antique Tericiae.

C'est un dénommé Villevieille, antiquaire à Montpellier qui, le premier, a proposé de voir en Tericiae l'antique Mouriès. L'historien-préfet, Christophe de Villeneuve-Bargemon (1824), localise la ville sur la propriété de Jean-Jean. En 1884, Isidore Gilles propose le quartier de la Castelette, situé entre le village de Mouriès et les Caisses de Jean-Jean. Depuis 1895 et les études de L. Rochetin, il semble établi qu'il faille voir Tericiae en contrebas de l'oppidum. Selon Fernand Benoit, une fois la paix romaine installée en Basse-Provence, la population de l'oppidum serait descendue dans la plaine qu'elle aurait colonisée, donnant naissance à la ville de Tericiae. Benoit propose même un site précis, entre les Caisses, le Castellas, le Mazet et le hameau des Baumettes.


* L'archéologie moderne est moins formelle quant à l'origine du calcaire de ces stèles. Tout au plus peut-on noter des coïncidences avec les stèles de Glanum (Saint-Rémy-de-Provence) et de Saint-Blaise (Saint-Mitre-les-Remparts).

Texte publié sur Wikipédia sous licence Creative Commons. 
Photographie : Jean Marie Desbois.


Le balouard des Baux-de-Provence

Sur cette carte à laquelle l'éditeur du début du siècle dernier se contente de donner pour légende « Vue d'Ensemble », nous reconnaissons cette rue que les habitants des Baux-de-Provence ont longtemps appelé balouard, c'est-à-dire « boulevard » en langue provençale. Construite sur le terre-plein du rempart, on arrivait dans cette rue en passant un portique fortifié détruit aux alentours de 1890. À proximité se trouvait l'hôtel de ville reconstruit en 1634 par Hermentaire Carbonnel sur les bases d'un bâtiment qui avait précédemment abrité le corps de garde de la ville. Sous l'Ancien Régime, il se trouvait là un pilori.


Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


Photographies anciennes des Baux-de-Provence

Photographies anciennes des Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône)



Note quant à la réutilisation : ces images ont été acquises moyennant paiement, parfois conséquent. Elles peuvent toutefois être réutilisées gratuitement à condition qu'elles soient mises à la disposition de lecteurs à titre tout aussi gratuit et que la mention « collection personnelle Jean Marie Desbois » leur soit attribuée.

La mort d'une centenaire (Marseille, 13 mai 1649)

« Le 13 avons enseveli damoiselle Andrieue Beaussière de la paroisse des Acoules, agée de 104 ans ; [prof... ?] du tiers ordre. »

Registre paroissial des Observants, Marseille.
Illustration : Vieille femme avec un livre de prières dans les mains, Joachim Martin Falbe (1709-1782)
Texte signalé par Françoise Suzanne.



Tué en nettoyant son fusil (Toulon, 15 mai 1726)

Joseph Lot soldat dans le régiment de royal vaisseau, du lieu de Manosque agé de 22 ans s'est tué d'un coup de fusil en voulant le nettoyer le 15 de may 1726 il a été enseveli le lendemain dans le cimetière. 
[Signé à l'original.]

  • Registre paroissial de Sainte-Marie, Toulon
  • Photographie : DR.
  • Texte transmis par Angie


Le péristyle du palais de justice d'Aix-en-Provence (1908)

Cette carte colorisée représente une photographie prise à Aix-en-Provence aux alentours de 1908. Des enfants sont rassemblés sur le péristyle du palais de justice d'Aix. On notera la belle charrette sur la droite, ainsi que le parasol vert du marché. La statue du comte Siméon, réalisée par le sculpteur Ramus orne déjà l'entrée, en compagnie de celle de Portalis (que l'on ne voit pas).
Le verso de la carte reporte une correspondance destinée à « M. Rigaud, épicerie, à Caumont (Vaucluse) ».


Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


Photographies anciennes d'Aix-en-Provence

Étouffé sous une charge de bois (Monieux, 25 juin 1786)

« Monsieur le curé de monieux pourra inhumer à sa convenance le cadavre de Gabriel Carretier trouvé étoufé sous une charge de boix dans le deffends ainsi ordonné au bas du verbal qui a été dressé ce jourdhuy.
Signé Jourdan
À la thuilière le 25 juin 1786.
Il excusera la plume le papier et le genoux sur lequel est fait le présent. »
  • Registre paroissial de Monieux
  • Texte transmis par Jean-Paul Clairefond


Faits divers de Monieux (Vaucluse)


XVIIIe siècle.

Monieux - Faits divers


Un voleur à Alleins (Alleins, 4 mai 1858)

Commissariat de police
Du canton d’Eyguières

Eyguières, le 7 mai 1858,
Monsieur le commissaire central [d’Arles]
J’ai l’honneur de vous informer que la nuit du quatre au cinq courant, un vol a été commis à la commune d’Alleins au préjudice de sieur Mandine Sidoine, propriétaire à ladite commune d’Alleins. À lettre reçue, je me suis rendu immédiatement sur les lieux hier à midi pour constater le fait, dont procès-verbal a été transmis à monsieur le procureur impérial de Tarascon ; quoique toutes les recherches les plus minutieuses, le voleur n’est pas encore connu. Aucune porte n’a été fracturée. Semble d’après la déclaration du propriétaire d’avoir oublié de laisser la porte de son écurie ouverte avec une autre porte qui se trouve en dedans qui donne dans la cuisine où le voleur s’est emparé des objets suivants :
  1. Trois chandeliers, deux en cuivre et un en étain.
  2. Trois draps de lit en fil de lin grossier.
  3. Deux jupons d’une petite, un en couleur bleu et l’autre blanc.
  4. Une chemise d’homme en fil de lin.
  5. Trois tabliers d’une petite, deux de couleur fond blanche fleuri de rouge et l’autre blanche.
  6. Deux mouchoirs en toile baptiste blanche.
  7. Deux mouchoirs de femme, un en toile blanche et l’autre en tulle.
Me fait espérer que si le voleur est du pays, sera bientôt découvert.
Agréez, Monsieur le Commissaire central, l’assurance de mon respect.
Le commissaire de police du canton d’Eyguières.
[J. ANDREANI]

  • Archives communales d'Arles, J58.
  • Photographie : DR.


Faits divers d'Alleins (Bouches-du-Rhône)


XIXe siècle.

Alleins - Faits divers


Visites policières dans les Alpilles (février 1858)

Lettre au commissaire de police d’Arles.

Eyguières, le 28 février 1858,
Monsieur le Commissaire central,
J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint l’état des crimes et délits et événements qui sont parvenus dans le mois.
Agréez, monsieur le Commissaire central, l’assurance de mon respect.
Le commissaire de police du canton d’Eyguières,
[J. ANDREANI]

VERNÈGUES
Visité le 8 février par Lambert.
Rien n’est parvenu dans ce village. Notre visite n’a eu rien à devoir constater. Nous avons chargé le garde champêtre de vigiler activement les personnes qui sont soumis à la surveillance dans sa commune, dans ses discours, et de leurs démarches.

ALLEINS
Visité le 15 février par Bicheiron.
Je me suis rendu dans cette commune, comme jour de foire, où il y avait beaucoup de marchands. La gendarmerie y assistait aussi ; où il a régné l’ordre le plus régulier ; point de plaintes ni de vols.

MALLEMORT
Visité le 11 février par Lesbros.
Une enquête de témoins a été faite au moment de notre visite par monsieur le Commissaire central, par des discours faits par le sieur Seraizin, ancien pharmacien, et après ordre a été donné à la gendarmerie pour le mettre à la disposition de monsieur le Procureur impérial.

LAMANON
Visité le 22 février par Bérenguier.
Cette commune, l’avons trouvée parfaitement en règle par plusieurs visites que nous avons faites, soit pour la bonne moralité des habitants, soit pour l’entretien des lieux publics.
Un événement est parvenu dans cette commune le jour du 25 par le nommé Luya, Jean François , scieur de long, âgé de trente ans, lequel a été trouvé pendu à un pin. D’après les recherches faites, résulte de s’être suicidé volontairement de lui-même.

Visité le 17 février par Martin.
Aucune plainte n’est parvenue dans ce petit village. La tenue de la voie publique est généralement propre et d’abord ce pays est bien administré.

Avons visité les bouchers et marchands des comestibles et avons reconnu tous en règle. Il n’y eut point de discours politique, ni point de plaintes. Aucune maladie contagieuse n’existe dans le canton. La fermeture des lieux publiques est régulièrement exécutée.

Eyguières, le 28 février 1858.
Le commissaire de police du canton d’Eyguières.
[J. ANDREANI]

  • Source : Archives communales d'Arles, J158
  • Photographie : Le cours principal d'Eyguières. DR.

La petite Marguerite se noie dans un puits (Saint-Martin-de-Crau, 30 juin 1760)

« L’an mil sept cent soixante et le premier du mois de juillet a été ensevelye dans le cimetière de cette paroisse Margueritte Guyot, fille à Étienne, ménager, et à Louise Mouret, décédée hyer dans un puy où elle se noya par son imprudence, âgée d’environ sept ans, témoins présents et soussignés, Joseph Bichairon et Jacques Peyre. »

[BICHAIRON, PEYRE, MARTIN curé]
  • Registre paroissial de Saint-Martin-de-Crau
  • Photographie : L'étang des Aulnes, nom moderne de l'étang de Déseaume.


La petite Marie abandonnée à une maison de tolérance (Marseille, 14 janvier 1880)

L’an mil huit cent quatre vingt et le quatorze du mois de janvier.
Il résulte d’un procès-verbal de M. Coustelle Maurice, commissaire de police du 2e arrondissement de Marseille que ledit jour, la nommée Mayol Mathilde, âgée de 27 ans, tenant une maison de tolérance rue Bourgogne, 8, s’est présentée devant ledit officier judiciaire et lui a fait la déclaration suivante :
« Il y a un mois environ, une femme que je n’avais jamais vue vint à la maison et me demanda l’aumône ; elle était accompagnée de ses deux jeunes enfants et de plus, elle était grosse, prête à accoucher. Cette femme continua à venir pendant quelques jours ; je lui fis chaque fois l’aumône et tout en plaisantant je lui dis en désignant le plus jeune des enfants qu’elle tenait par la main : « Vous devriez me laisser ce bébé. »
Je ne vis plus cette femme de 16 à 17 jours lorsque, avant-hier, elle vint de nouveau chez moi portant cette fois un enfant de naissance dont elle s’était accouchée depuis sa dernière visite. Cette femme me dit : « Gardez-moi un instant cet enfant, je vais revenir. » Elle sortit et, depuis, je ne l’ai plus revue. Je me trouve actuellement avec un enfant qui peut avoir de 16 à 17 jours, dont j’ignore complètement les noms et que je me suis empressée de mettre en nourrice à la Belle-de-Mai chez la dame Barbe, demeurant boulevard Gouzian, n°1, quartier du Bas-Cannet.

L’enfant qui m’a été laissé et que je désire garder est du sexe féminin ; elle était vêtue d’une petite robe couleur marron foncée, d’un maillot blanc et d’une petite chemise en coton blanc. Tout ce linge est sans marque. Quant à la mère de cet enfant, j’ignore complètement son nom et sa demeure ; elle m’a parue âgée de 35 ans environ, taille grande et de nationalité suisse. »
L’auteur de cet abandon a été signalé au service de la sûreté.
Nous avons reconnu que cet enfant est de sexe féminin et lui avons donné les noms de Marie Mayol.
L’an mil huit cent quatre vingt et le dix-sept janvier, nous officier de l’État-civil avons transcrit le présent procès-verbal d’abandon dans les registres courants et avons signé.
[BERMOND]

  • État-civil de Marseille
  • Photographie : © Jean Marie Desbois, 2001.



Le village de Moulès (commune d'Arles)

Le village de Moulès se situe entre Saint-Martin-de-Crau et Arles. Notre carte a été expédiée de Raphèle, un autre hameau d'Arles, à proximité de Moulès, le 9 avril 1916. Elle représente une vue de Moulès. Son texte : 
« Chers parents.
« Nous revenons de la grand'messe. En entendant qu'on sonne, je v[ou]s envoie cette carte. Hier, j'ai reçu la lettre de maman et la carte de papa, elles m'ont donné de bonnes nouvelles. Voila deux jours qu'il pleut. Aujourd'hui il fait beau et j'ai mis mon manteau blanc. Je vous remercie beaucoup de votre bonté de bien vouloir me faire apprendre la musique. Je suis en bonne santé.
« Gros baisers de tante, oncle, cousin, cousines.
« Je vous embrasse tendrement.
« Votre fillette qui vous chérit.
« Melle Élisa et Mme Blanche vous envoient un affectueux bonjour.
« MARTHE »

Coll. pers. Jean Marie Desbois

Nouveautés du mois de septembre 2010


Histoire locale
Maires
Photographie ancienne

Les maires de Peynier (Bouches-du-Rhône)

1790-1790 : Jean Castinel
1790-1791 : Joseph Collomb
1791-1792 : Alexandre Martin
1792-1793 : Germain Mallet
1793-1794 : Toussaint Jean
1794-1804 : Germain Mallet
1804-1804 : François Fabre
1804-1807 : Germain Malle
1807-1813 : Auguste Fabre
1813-1815 : Jean-Louis Mallet
1815-1818 : Jean-Baptiste Amalbert
1818-1827 : François Martin
1827-1831 : Pierre Griffon
1831-1836 : Jean-Joseph Mallet
1836-1837 : Étienne Blanc
1837-1842 : François Roubin
1842-1845 : Pierre Fabre
1845-1848 : François Négrel
1848-1850 : Mathieu Ravel
1850-1850 : Pierre Fabre
1850-1850 : Maximilien Lanteaume
1850-1853 : Lazare Martin
1853-1855 : Maximilien Lanteaume
1855-1856 : Alexis Blanc
1856-1860 : Jean-Baptiste Amalbert
1860-1864 : Joseph Négrel
1864-1870 : Lazare Maurel
1870-1870 : Étienne Mallet
1870-1871 : Jean-Louis Car
1871-1875 : François Négrel
1875-1878 : François Maurin
1878-1881 : Pierre-Joseph Laugier
1881-1892 : Jean-Louis Car
1892-1904 : Pierre Lanteaume
1904-1908 : Martin Boyer
1908-1908 : Maurel
1908-1912 : Louis Gaujac
1912-1921 : Martin Boyer
1921-1922 : Henri Blanc
1922-1929 : Daniel Boyer
1929-1934 : Marius Delherbe
1934-1944 : Vincent Delpuech
1944-1953 : Henri Lombard
1953-1965 : Vincent Delpuech
1965-2001 : André Samat
depuis 2001 Christian Burle


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