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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Un mort sur la voie (Marseille, 30 janvier 1880)


« Il résulte d’un rapport dressé par M. Le commissaire spécial des chemins de fer, officier de police judiciaire, en date du 30 janvier 1880, qu’un inconnu a été trouvé mort sur la voie de chemin de fer, près la station de Saint-Barthélémy, tué le soir dudit jour à 8h30 par un train en marche, ainsi que le constate le rapport à lui adressé par M. Trastour, médecin de la compagnie des chemins de fer à Marseille.
L’an 1880 et le 25 février, nous officier de l’état civil avons transcrit le présent procès-verbal dans les registres courants et avons signé. »
[Signature]

  • Registre des transcriptions de Marseille, année 1880
  • Photographie :  Train à Marseille. DR.


Le retour de Jean-Jacques Paul (La Ciotat, 15 octobre 1766)

Jean Jacques Paul, navigant, agé d'environ quarante six ans, époux de Marie Anne Catherine Marin, étant embarqué sur le vaisseau dit La Modeste, commandé par le capitaine Jule Gayet, de Marseille et étant parti du port du dit Marseille pour les isles de l'Amérique le septième du mois dernier, quelques jours après son départ, étant sur les côtes d'Espagne un tonnerre tomba sur ledit vaisseau qui le brula entièrement, où ledit Jean Jacques Paul est mort. Sa veuve ayant appris la nouvelle de sa mort a fait faire un service pour le repos de son ame dans l'église paroissiale le huitième octobre mil sept cent soixante six en présence de Messire Joseph Sicard, prêtre, et Noël Blanc, m[aî]tre cordonnier sous[signé] avec nous.

(Addendum) Ladite Marie Anne Catherine Marin ayant présumé de la mort de Jean Jacques Paul, son dit époux, fit faire le service le huitième octobre de laditte année et le dit Paul est arrivé à sa maison le quinzième dudit mois après s'être sauvé dans le canot.

  • Texte transmis par N. J.
  • Registre d'état-civil de La Ciotat 
  • Tableau : Joseph Vernet (1714-1789), Tempête de mer avec épaves de navires, ancienne pinacothèque de Munich, peintre avignonais.


Violences familiales (Arles, 26 décembre 1855)

Monsieur le procureur impérial,

Sous la date du 26 décembre 1855, je vous adressai une plainte contre le sieur Antoine Barjavel, orfèvre de cette ville, qui, pour des motifs de cupidité et de haine, m’avait roué de coups de bâton.
Sur les sages observations que vous me fîtes et par considération pour les liens de parenté qui m’unissaient à mon agresseur, je ne donnai pas suite à cette affaire et les remontrances que vous lui aviez faites ont fait qu’il m’a laissé tranquille jusqu’à présent.
Maintenant, cet individu s’obstine encore à me poursuivre de ses agressions et à renouveler ses anciennes menaces et pour condition à mon repos, que j’aie à lui compter une somme de mille francs pour arriver à ses fins, il n’est sorti d’intimidation qu’il n’emploie et j’en suis au point (connaissant le caractère de l’individu) de ne pouvoir sortir de chez moi sans avoir à craindre d’être exposé encore à de nouveaux actes de brutalité.
Une pareille position n’est plus tenable pour moi qui puis me prévaloir de l’estime de tous mes concitoyens et qui ne consacre ma vie qu’à mon travail et à l’éducation de mes enfants.
Aussi, monsieur le procureur, j’ose espérer qu’en vous exposant la situation dans laquelle je me trouve, vous serez assez bon pour prendre des mesures pour faire cesser cet état de choses.
Vous obligerez un père de famille et ce sera un titre de plus que vous aurez à la reconnaissance de votre tout dévoué serviteur,
[Paul MEYER
mécanicien et bijoutier 
rue Tour-du-Fabre, 19, 
Arles.]

***
M. le commissaire central aura à intervenir dans cette affaire et est prié de nous adresser un rapport.
[Le procureur impérial]


Enfants à la fontaine de la Rotonde

Cette photographie date de 1905 ou peu avant. Elle a été prise sur la place de la Rotonde, à Aix-en-Provence. Les enfants présents sont donc sans doute nés dans le début des années 1890. La fontaine de la Rotonde, appelée ici « Grande Fontaine », a été conçue par l'ingénieur des Ponts et Chaussées Théophile de Tournadre et inaugurée en 1860. On notera, à l'arrière de la fontaine, la présence d'une grande croix que l'on retrouve dans le faits divers « L'accident de M. Giraud (1896) ».


Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


Gabriel Roux de Brignolles (né en 1862), médecin marseillais

Gabriel Roux de Brignolles est né à Marseille le 21 janvier 1862. Après avoir été interne des hôpitaux de Marseille, puis aide d'anatomie et de physiologie à l'École de médecine, il devient docteur en médecine de la faculté de Montpellier en 1886 et exerce à Marseille.
Grâce à son succès à un concours en 1891, il devient chirurgien des hôpitaux.
De 1888 au début du XXe siècle, il donne des cours de pathologie externe à l'École de médecine.


Un troupeau paissant illégalement (Puyricard, 22 janvier 1773)

Du vingt trois janvier mil sept cens soixante treize à neuf heures du matin, est comparu au greffe de Perricard et pardevant nous greffier soussigné, noble Charles de Rians Saint-Vincens, fils de noble Pierre Jean Louis de Rians Saint-Vincens, écuyer demeurant à Aix, lequel, moyennant serment, a exposé que le jour d’hier à quatre heures et demy de relevée, il était sur la colline de Trévaresse, terroir dudit Perricard. Il vit dans un verger d’oliviers audit terroir et quartier dépendants du tenement de la bastide que ledit sieur son père possède audit quartier, environ trente-deux brebis faisant partie du troupeau de bétail menu appartenant audit sieur Louis Alexis à qui ledit sieur de Rians père a loué et affermé la place et herbes dudit tenement en exceptant les vergers d’oliviers, lesdites trente-deux brebis environ gardées à baston plantat par le nommé Dominique Barbier, berger dudit sieur Alexis, mangeant les herbes dudit verger, auquel Barbier ledit sieur de Rians, exposant, déclara de le dénoncer avec lesdites brebis comme il les dénonce au nom dudit sieur son père, pour faire payer audit sieur Alexis le droit de ban suivant le statut, sauf audit sieur de Rians père icy présent de faire estimer le dommage qui lui a été causé par lesdites brebis, dont acte et a signé avec ledit sieur son père.

[de Rians St Vincens père]
[signature du greffier Boyer]

  • Archives départementales des Bouches-du-Rhône 6 B 2927
  • Photographie : Le quartier de Trévaresse, à Puyricard. © Jean Marie Desbois, 2002.


Inondation : deux morts, un disparu (Saignon, 5 août 1780)

L’an 1780 et le 5 août sur les 3 heures et demi du soir, il est tombé une pluie si abondante que les guérets de ce terroir ont presque tous été emporté, tous les domaines auprès des torrents ont été couverts de pierres et de rochers, les maisons du faubourg ont été inondées, si la muraille du parquier du sieur Rozan n’eut heureusement roulé, Pierre et Joseph Barret, père et fils, et Jean-Joseph Crévolin, le premier veuf, ainsi qu’on le verra ci-dessous, le second époux de Françoise Bouchard, et le troisième mari de Jeanne Maunier, habitant d’Apt ici, ont été entraînés par les eaux du Rimayon et, le lendemain, on a trouvé le cadavre de Jean-Joseph Crévolin à la Madeleine, terroir d’Apt, et a été enseveli dans le cimetière dudit Apt, le six d’aoust, celui de Pierre Barret a été trouvé près de la bastide des demoiselles d’Allard, et a été enseveli dans le cimetière, ainsi qu’on le verra ci-dessous, et celui de Joseph Barret n’a pu être découvert, apparemment qu’il a été entraîné dans le Calavon.
Cette pluie a été si longue qu’elle a duré jusqu’à six heures, toujours avec la même force ; elle a été accompagnée de grêle.


Extrait des registres du greffe royal de cette ville de Saignon.
Nous avocat Ancien, remplissant le tribunal vacant en cette dite ville, avons rodonné qu’il sera fait rapport des blessures, contusions et état dudit cadavre par le sieur Gondon, maître chirurgien de cette dite ville, commis à cet effet, ordonnons au surplus que ledit cadavre dudit Pierre Barret, cordonnier de cette ville, sera inhumé dans le cimetière de cette ville aux formes ordinaires et nous sommes soussignés avec ledit Mitre Martin et led. Jullien, greffier à Saignon le six août mille sept cent quatre-vingt.

  • Registre paroissial de Saignon.
  • Texte signalé par Jean-Pierre Clairefond.
  • Photographie : Saignon (Luberon Web, DP)


Faits divers de Saignon (Vaucluse)


XVIIIe siècle.

Saignon - Faits divers


L'arrêté sur le glanage des olives (La Fare-les-Oliviers, 8 novembre 1788)

© Nevit Dilmen, 2009,
Creative Commons.
« Délibération prise le 12 octobre 1788 par la communauté du lieu de La Fare.
Arrêt du 8 novembre 1788.
L’an mil sept cent quatre vingt huit et le douze jour du mois d’octobre, pardevant nous Charles Mathieu Bonfillon, viguier et lieutenant de juge de ce lieu de la Fare à la réquisition de sieur Jean Honoré Guigues, maire et consul moderne de ladite communauté après que Simon Lion, valet de ville a eu fait les criées et proclamations par tous les lieux et carrefours dudit la Fare accoutumés et des criées qui ont été faites après l’issue de chaque messe et des billets d’avis donnés à tous les conseillers, lequel conseil a été assemblé dans l’hôtel de ville dudit la Fare, et y ont été présents les sieurs maire et consuls, sieur Barthélémy Vincens, sieur François Bonfillon, sieur Jean Joseph Pascal, sieur Jean Guigues, Sauveur Roustan, Thomas Testanière, Jean Joseph Chaillan, Joseph Reyne, Joseph Imbert, Antoine Martin, sieur Victor Bossy, Jean Matheron, tous conseillers de la première et seconde classe.
Propose le sieur maire et consul que nous voici à la veille de la cueillette des olives, il arrive annuellement que bien des personnes de ce dit lieu de La Fare promettent les glanages ce qui est contre les règles par les abus et malversations qui se commettent par rapport aux vols des olives, il conviendrait de prendre une délibération afin d’interdire à toutes sortes de personnes de quelle qualité qu’elles soient d’aller glaner et de passer dans les vergers des particuliers, tant que les mottes ne seront pas finies, et d’imposer telle peine que la communauté trouvera bon contre les contrevenants.
Sur quoi on a requis de délibérer.
Sur laquelle proposition, le conseil a unanimement délibéré et prohibé à toutes sortes de personnes, de quelle qualité qu’elles soient, d’aller glaner des olives dans toute l’étendue du terroir de La Fare jusqu’à ce que les récoltes des olives soient entièrement finies, qu’à la diligence des sieurs maire et consuls, il sera mis un garde pendant tout le courant des dites récoltes, qui dénoncera toutes les personnes qu’il trouvera glaner, lesquelles payeront chacun de contrevenants dix livres d’amende pour chaque contravention applicable aux pauvres de ce dit lieu et que les personnes qui seront trouvées voler des olives seront poursuivies criminellement à la diligence desdits sieurs maire, consuls et communauté et que la présente délibération sera homologuée par nos seigneurs de Parlement de ce pays de Provence.
Et ainsi que dessus a été par nous procédé et nous nous sommes soussignés. »
[Signé Bonfillon, viguier, Joseph Guigues, maire, consuls, B. Vincent, V. Bossy, Jean Guigues, J. Joseph Pascal, Joseph Reyne, Jean Joseph Chaillan et Teissier, greffier apert du tout à l’original collationné.]
Il y a arrêt du 8 novembre 1788.

  • Source : AD Aix,  B 3465.


Un Ciotaden mort à Veracruz (1713)

Jean Gamel, matelot, fils a feu Joseph, de La Ciotat, décédé à la vera croux en l'année mille sept cent treize après six mois de maladie. Sa femme Jeanne Janceaume, ayant apris la nouvelle de sa mort, en a fait faire le service dans cette paroisse le troisième may 1715. la mort de son dit mary ayant été attesté par Brué (?), matelot qui l'a assisté dans la maladie et qui l'a vu mourir. Présents M[essi]res Joseph Christin, prêtre, et Claude Falle.

  • Registre paroissial de La Ciotat
  • Texte transmis par N. J.
  • Photographie : Vue générale de Veracruz (Mexique) vers 1910. DR.


Cambriolage chez Antoine Mourgues (Aix-en-Provence, 21 mars 1874)

L’an 1800, etc.
Par devant nous, Hivert, Pierre-Antoine, commissaire de police de la ville d’Aix, etc.
S’est présenté le sieur Mourgues Antoine, âgé de 37 ans, de la maison Angelin et Mourgues, fabricants d’allumettes, au cours des Minimes, à Aix, lequel nous a déclaré ce qui suit :
« Ce matin, vers 8h00, en descendant à mon bureau qui prend jour sur un jardin clos de murs du côté du midi et faisant face au chemin de fer et à la rue de l’Aigle-d’Or, dont il est séparé par un champ de blé d’une largeur d’environ 100 mètres, j’en ai trouvé la porte ouverte qui était toujours ouverte fermée intérieurement. Je suis sorti dans le jardin et j’ai constaté que l’unique fenêtre de mon bureau était ouverte, et que les volets et la croisée avaient été fracturés. Après être pénétré dans le bureau, j’ai constaté que mon coffre-fort était ouvert ainsi que les tiroirs d’un secrétaire-bureau placé au milieu de la pièce et qu’il m’avait été soustrait les sommes ci-après qui s’y trouvaient renfermées, ni le coffre-fort, ni la table-bureau n’ayant été fracturés, savoir :
1. 70 francs en monnaie de billon en rouleaux de 5 francs faits avec du papier gris, du poids de 70 kilos ;
2. 2000 francs en deux billets de 1000 francs ;
3. 1000 francs en billets de 20 francs ;
4. 80 francs en pièces de 5 francs et un billet de 5 francs ;
5. 180 francs en monnaie d’argent ;
6. 90 francs en quatre pièces de 20 francs en or et en deux billets de 5 francs, dans un compartiment séparé (appartenant à M. Angelin seul).

Soit en total une somme de 4060 francs, plus quelques cigares ordinaires qui se trouvaient dans l’un des tiroirs de la table-bureau.
Un paquet renfermant des timbres pour les boîtes d’allumettes et portant l’estampille du Ministère des Finances a été aussi déchiré, mais il n’a rien été soustrait.

Je suis rentré hier soir à mon domicile à onze heures et demie, sortant du café Laugier ; il faisait beaucoup de vent et je n’ai rien vu ni rien entendu quoique ma chambre à coucher soit au-dessus du bureau, mais ma femme qui berçait notre enfant a entendu du bruit vers deux ou trois heures du matin.
Je ne sais sur qui porter mes soupçons tout en étant convaincu que les auteurs du vol ne peuvent être que des individus connaissant bien ma maison et mon bureau. J’occupe cinq hommes et environ 90 femmes. Je n’ai à me plaindre d’aucune de ces personnes. J’ai employé il y a quelque temps un sieur Lacoste, ex-employé d’octroi qui n’est pas heureux mais je ne puis pas le soupçonner.
Sur les 710 francs de monnaie de billon qui m’ont été volés, 510 francs m’avaient été apportés hier sur un charreton par une ouvrière de M. Régnier, vermicellier, rue des Cordeliers ; elle est entrée dans mon bureau mais elle n’a pas vu ouvrir mon coffre fort.
Les voleurs ont laissé sur la table une petite corbeille qu’ils avaient préparée contenant environ 30 francs en monnaie de billon, un ciseau à froid tout en fer, une hachette de maçon à double tranchant, un bout de bougie ; au pied du coffre-fort, deux paquets contenant chacun pour 100 francs de monnaie de billon, et au pied du mur du jardin du côté du champ de blé, une échelle de maçon à 12 échelons.
Il m’a été aussi volé dans un tiroir non fermé dans le bas du coffre-fort un sac en toile grise uni, qui a dû servir à emporter la monnaie de billon. Ce sac avait environ 50 centimètres de hauteur et l’un des coins qui était troué était attaché avec une faveur rouge. »

Après avoir reçu cette déclaration, nous nous sommes de suite transportés sur les lieux et avons constaté ce qui suit :

Le volet gauche de la fenêtre du bureau est percé à environ 2 mètres 60 centimètres du sol et à hauteur de l’espagnolette de huit trous vilebrequin de deux dimensions, ce qui a permis de passer une main moyenne et de faire jouer l’espagnolette.
L’un des angles du carreau de dessous de la croisée est brisé sur une longueur d’environ 15 centimètres à proximité de l’espagnolette.
Les tiroirs du coffre-fort et de la table secrétaire sont ouverts et sur la table nous trouvons le ciseau à froid et la hachette de maçon, et une petite corbeille contenant environ 30 francs en monnaie de billon. Des traces de bougie existant sur le parquet.
Dans l’angle gauche du jardin se trouve une fontaine dans l’un des bassins, à sec, de laquelle nous constatons quatre empreintes de pieds d’une longueur de 26 centimètres sur 8 de largeur avec un talon très petit et mesurant de 4 centimètres à 4 centimètres ½ de largeur.
Le mur porte une marque d’escalade et au pied dudit mur nous trouvons une échelle de 12 échelons du côté du champ de blé. La même empreinte que ci-dessus et une trace de pas sont constatés depuis le mur à travers le champ de blé jusqu’à la rue de l’Aigle-d’Or où la clôture dudit champ de blé a été renversée non loin d’une auberge tenue par le sieur … (sic)
Mme Séguirand Baptistine, épouse Mourgues Antoine, âgée de 34 ans, qui était couchée au-dessus du bureau, nous déclare qu’entre deux ou trois heures du matin, alors que le vent était le plus violent, elle a entendu le bruit des volets agités par le vent, puis que peu après elle a entendu une seule fois, pendant qu’elle berçait son enfant, parler à voix basse. Elle a alors pensé qu’il y avait quelque chose d’insolite dans la maison, mais elle n’a pas osé réveiller son mari dont elle connaît le caractère nerveux, pour éviter un accident.
Il résulte en outre de nos constatations et des déclarations du sieur Mourgues que le coffre-fort n’a pas été forcé et que, quoique étant à double secret, la serrure a été ouverte avec les deux clefs qui ont été trouvées par les voleurs dans l’un des tiroirs de la table dont la clef était à la serrure. Le coffre-fort porte néanmoins trois légères traces de tentative d’effraction.
Les recherches faites jusqu’à ce moment font connaître que l’échelle et la hachette de maçon ont été volées dans la nuit du 20 au 21 courant après effraction d’une porte, au préjudice du sieur Léouffre Barthélemy, âgé de 41 ans, maître maçon demeurant rue Matheron, n° 9, à Aix, dans la maison en construction du sieur Gontard, rue de l’Aigle-d’Or, à environ 500 mètres de la fabrique des sieurs Angelin et Mourgues.

Fait à Aix, etc.

  • Archives communales d'Aix-en-Provence



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