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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Éboulement mortel (Saint-Antonin-sur-Bayon, 30 janvier 1855)


Le château de Saint-Antonin. DR.
L’an 1855 et le 30 janvier à 5 heures du soir, par devant nous Joseph Antoine Silvestre, maire, officier de l’état-civil de la commune de Saint-Antonin, canton de Trets, département des Bouches-du-Rhône, sont comparus en notre maison commune les sieurs Joseph David, âgé de 51 ans, cultivateur, et François Thorame, âgé de 39 ans, meunier, demeurant et domiciliés dans ladite commune de Saint-Antonin,
Lesquels ont déclaré que Jacques Brest, âgé de 60 ans, cultivateur, domicilié de Beaurecueil, fils de feu Joseph Brest, vivant cultivateur, et de Victoire Brunau, sans profession, domicilié dans ladite commune de Beaurecueil, célibataire, est décédé à Saint-Antonin aujourd’hui 30 du mois de janvier à 3 heures du soir sur le chemin vicinal du moulin au château de Saint-Antonin, par suite d’un éboulement de terrain qui au même instant lui a occasionné la mort,
Et après nous être assuré du décès sur les lieux même de l’événement, nous avons dressé le présent acte…
  • Registre d'état-civil de Saint-Antonin-sur-Bayon


Suicide au Pharo (Marseille, 3 juin 1880)

Transcription d’un procès-verbal en date du trois juin mil huit cent quatre-vingt dressé par le commissaire du 14e arrondissement de Marseille, il appert qu’un individu, dont l’identité n’a pu être établie, paraissant âgé de 45 à 50 ans, taille élevée, forte corpulence, vêtu d’une veste vareuse drap bleu, d’une blouse toile blanc, chemise couleur grise, pantalon gris fer, chaussé de souliers brodequins, chaussettes marron foncé, porteur d’une montre argent dite remontoir de même métal, d’un petit porte-monnaie cuir noir fermoir acier contenant dix centimes, un chapelet, une médaille, d’un couteau à 4 lames, manche en corne dépolie, d’une petite clé, dont nous avons constaté la mort attribuée à un suicide par submersion, a été trouvé mort au lieu-dit Portugal (batterie du Pharo), ainsi qu’il résulte du rapport du docteur Olive, annexé audit procès-verbal.
En conséquent, avons ordonné l’inhumation dudit cadavre en la manière accoutumée.
  • Registre des transcriptions, mairie de Marseille


La cascade de la Pisse (Rabou)

La cascade de la Pisse se situe sur le territoire de la commune de Rabou, à plus de 1.700 mètres d'altitude. Notez les tenues « sportives » que l'on revêtait dans les années 1910 pour randonner dans ces paysages de montagne.
Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois


Photographies anciennes de Rabou (Hautes-Alpes)

Collection personnelle Jean Marie Desbois.




Note quant à la réutilisation : ces images ont été acquises moyennant paiement, parfois conséquent. Elles peuvent toutefois être réutilisées gratuitement à condition qu'elles soient mises à la disposition de lecteurs à titre tout aussi gratuit et que la mention «collection personnelle Jean Marie Desbois » leur soit attribuée.

Baptême d'un Turc (Aix-en-Provence, 1er avril 1730)

Cardin Lebret
par Hyacinthe Rigaud (1712)
Le nommé Ali Mustafa, Turc de nation du royaume de Maroc, âgé d’environ trente et deux ans, instruit de la religion catholique, a été baptisé le premier avril mil sept cent trente par monseigneur l’illustrissime et révérendissime Jean Baptiste Antoine de Brancas, archevêque d’Aix, et a reçu le nom de Jean-Baptiste.
Le parrain, haut et puissant seigneur messire Cardin Lebret, chevalier, comte [de] Selle[s], seigneur de Pantin, conseiller du roi en tous ses conseils, conseiller d’État, premier président du Parlement et intendant de justice, police et finances en Provence, commandant pour le roi, et la marraine, haute et puissante dame Marguerite Dauphine de Valbelle de Tourves, marquise de Me[y]rargues, et tout de suite le sieur Jean-Baptiste a reçu le sacrement de la confirmation.
[J.B.A. de Brancas, archev. d’Aix]
[signatures]

  • Registre paroissial de Saint-Sauveur
  • Texte signalé par Sébastien Avy


Translation des reliques de saint Clair (Saint-Antonin-sur-Bayon, 23 décembre 1787)

L’an que dessus et le vingt-trois du mois de décembre, en suite de la permission que nous avons obtenue de messieurs les vicaires généraux, nous curé de cette paroisse avons procédé le jour de dimanche à la bénédiction solennelle du corps du bienheureux Clair, abbé à Vienne en Dauphiné. Deux lévites ont porté avec vénération la statue au chant des hymnes propres pour cette cérémonie ou translation selon le rite du rituel romain.
On a tiré les boëtes quand, au son des cloches, le saint a fait son entrée dans l’église. Nous l’avons placée dans un lieu honorable destiné pour le recevoir.
On voit au dos de la statue et au travers d’une petite glace les reliques ou ossements du même saint. […] Cette statue étoit dans l’église de Sainte-Catherine de la ville d’Aix que l’on a démolie pour la reconstruction du palais. Elle étoit dans un bien mauvais état mais, avant d’en faire la translation, nous l’avons faite réparer et elle est à présent comme si elle avoit fait neuf.
La cérémonie de la susd[ite] translation a été faite en présence de tout le peuple de la paroisse et de plusieurs autres qui ont accouru des paroisses voisines et en particulier de Joseph Fabre et Louis Bourrelly, habitant en la paroisse et signé avec nous, qui avons fait acte de la présente translation et des reliques de saint Clair pour servir de monumens à la postérité et assurer la piété et la foy des fidèles.

[J. FABRE, J. L. BOURRELI, Huguet Roussillon curé]
  • Registre paroissial de Saint-Antonin


Mort de frayeur (Les Arcs, 29 septembre 1718)

Chêne frappé de la foudre.
Maxim Nikivorovitch Vorobiev,
1842.
« Joseph Dauphin, jeune homme originaire du lieu du Muy, nommé Estienne Dauphin, agé de trente six ans, a été trouvé mort dans une cabane du terroir de ce lieu, quartier de Trapontin, ce jourd'hui vingt neuf septembre mil sept cent dix huit et l'on croit qu'il est mort de frayeur à cause de la tempete effroyable qui arriva hier, laquelle l'accueillit en chemin lors qu'il retournait des Arcs au Muy, lieu de sa naissance et domicile. On assure l'avoir trouvé les mains jointes ce qui montre qu'il est mort en priant Dieu. Le dit jourd'hui vingt neuf septembre il a été enterré au cimetière de cette parroisse avec les ceremonies ordinaires accompagné des prêtres et de ses parens. »

  • Archives communales des Arcs
  • Texte transmis par Nadine Barret


Faits divers des Arcs (Var)


XVIIIe siècle.


Les Arcs - Faits divers

Découverte macabre (Marseille, 25 avril 1880)

Le docteur Rampal. DR.
Il résulte d’un procès-verbal des 25 et 26 avril dernier dressé par le commissaire de police du 13e arrondissement de cette ville,
Que, dans la matinée du dimanche 25 dudit, à 11 heures du matin, le corps d’un enfant nouveau-né du sexe masculin a été découvert flottant sur l’eau du ruisseau situé campagne Péchier, rue Loubon, en face le n°51 ;
Que cet enfant paraissant avoir séjournée pendant quelques temps dans l’eau a été transporté au dépositoire du cimetière Saint-Pierre où M. le docteur Rampal a procédé à l’autopsie et que les auteurs n’ont pu encore être découverts.
En conséquence nous avons ordonné l’inhumation en la forme ordinaire.
L’an 1880 et le 1er juin, nous officier de l’état-civil avons transcrit le présent procès-verbal dans les registres courants et avons signé.

  • Registre d'état-civil de Marseille, année 1880


L'homme mort de Saint-Peyre (Saint-Antonin-sur-Bayon, 12 janvier 1863)

Le château de Saint-Antonin. DR.
« L’an mil huit cent soixante-trois et le douze du mois de janvier, à deux heures après-midi, par-devant nous maire*, remplissant les fonctions d’officier de l’état-civil de la commune de Saint-Antonin, canton de Trets, département des Bouches-du-Rhône, sont comparus les sieurs Vincent Gautier, ménager, âgé de quarante-huit ans, et Marius Gautier, aussi ménager, âgé de trente-cinq ans, domiciliés et demeurant l’un et l’autre en ladite commune de Saint-Antonin, lesquels nous ont déclaré avoir trouvé dans un champ situé au quartier dit Saint-Peiré, dépendant de ladite commune, le cadavre d’un homme mort, âgé à peu près de trente à trente-cinq ans, qui n’a pas été connu.
Sur ce, je soussigné maire de ladite commune de Saint-Antonin, après avoir fait prévenir le brigadier de la gendarmerie, ainsi que M. le juge de paix du canton qui se sont transportés sur le lieu accompagnés d’un médecin, d’après leur autorisation, j’ai donné ordre que ledit cadavre fût enseveli dans le cimetière de notre commune, en présence desdits témoins déclarants dont un seul a signé, l’autre ayant déclaré ne le savoir, après que lecture du présent leur a été faite. »

[Signatures]

* Il s'agit de Joseph Antoine Silvestre.
  • Registre d'état-civil de Saint-Antonin-sur-Bayon


Mort d'une pauvre estropiée (Châteauroux-les-Alpes, 3 octobre 1702)

« Le troisième octobre mil sept cents deux est décédée une fille âgée d’environ 45 ans étant pauvre malade estropiée allant avec les béquilles qui nous a dit en la confessant être native de la paroisse du Villar-d’Arêne, diocèse de Grenoble, sur les deux heures du matin, et sur les six heures du soir a été enterrée dans le cimetière de la paroisse de Châteauroux par nous curé du lieu. »

  • Registre paroissial de Châteauroux-les-Alpes


Exhumation d'un cadavre (Arles, 15 janvier 1825)

Entrée du cimetière.
Caspar David Friedrich, 1825.
« Par le procès-verbal du quinze janvier mil huit cent vingt-cinq dressé par suite de la réquisition des sieurs Pierre Revol, propriétaire agriculteur, demeurant à [Châteauneuf-de-]Gadagne, département de Vaucluse, et Benoît Revol, oncle du susnommé, monsieur Surate Jean François, avocat, juge de paix de l’arrondissement de la ville d’Arles, assisté du sieur Étienne Antoine Lieutaud, greffier deladite justice de paix et accompagnés du sieur Gabriel Auguste Rolland, docteur en médecine, s’est transporté à la Martellière dite la Peissonne, près du domaine de Mollèges, quartier du Plan-du-Bourg, terroir d’Arles, pour faire exhumer un cadavre du sexe féminin qui avait été inhumé du huit décembre dernier et qui a été reconnu ce jourd’hui par les sieurs Pierre et Benoît Revol pour être celui de la demoiselle Magdeleine Revol, de Gadagne, frère et oncle de la défunte.
[…] et de suite il a été ordonné par Mondet, sieur juge de paix d’après la réquisition des comparaissants que ledit cadavre fut transporté en cette ville [de Gadagne] pour le faire inhumer dans le cimetière d’icelle. »
  • Registre paroissial d'Arles


Naufrage du Saint-Jean (Martigues, 14 février 1867)

Quartier de l'Île, à Martigues. DR.
Sept marins s’embarquèrent à bord d’un bateau de pêche, le Saint-Jean, à Martigues (Bouches-du-Rhône) le 13 février 1867. Or, le lendemain et durant trois jours s’éleva un vent violent qui frappa le littoral entre Marseille et Sète. Le Saint-Jean fut aperçu peu après son départ mais ne reparut plus.
Tout poussait à croire que le bateau avait sombré dans la nuit du 14 février, pendant laquelle la tempête avait atteint son maximum.
Quand six ans plus tard, la question du décès probable des marins fut portée devant le tribunal, celui-ci fut confirmé.
Les sept marins furent officiellement déclarés morts le 14 février 1867. Voici leur identité :
  1. Jean Joseph Gaspard Rebassino, né à Martigues le 31/08/1833, fils de Barthélemy Rebassino et de Marie Pallanca, célibataire, patron du bateau.
  2. François Romain Rebassino, né à Martigues le 03/10/1839, frère du précédent, célibataire, matelot.
  3. Antoine Marius Massel, né à Martigues le 13/11/1835, fils d’Antoine Massel et de Marie Marianne Anguille, époux de Louise Magdeleine Turin, matelot.
  4. Joseph Benoît Olivari, né à Martigues le 15/11/1840, fils d’André Olivari et de Marie Pauline Luglia, célibataire, matelot.
  5. Joseph Marie Reboul, né à Martigues le 16/01/1836, fils d’Antoine Auguste Reboul et de Marie Anne Françoise Élisabeth Durand, époux de Marie Ursuline Seguin, matelot.
  6. Antoine François Pallanca, né à Bordighera (Italie) le 18/04/1812, fils de François Antoine Pallanca et de Magdeleine Justine Tuggiaso, époux de Catherine Ferrando, matelot.
  7. Dominique Joseph Cacciutolo, né à Parcietta (Italie), 45 ans, époux de Marie Carmela Scotto, matelot.

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