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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Victor Latil (né en 1854), médecin à Aix-en-Provence


DR
Victor Joseph Latil est né à Draguignan (Var) le 17 décembre 1854 d'un père receveur des hospices, Jean Baptiste Léopold Latil et de Félicité Anaïs Jean. Ex-interne des hôpitaux de Paris à la suite d'un concours en 1878, il devient docteur de la faculté de Médecine de Paris l'année suivante puis rentre en Provence et s'installe à Aix où il exerce sa profession. Il devient notamment médecin en chef de l'hôpital d'Aix, mais aussi de l'École normale des institutrices. Il est aussi médecin consultant de la Compagnie des charbonnages des Bouches-du-Rhône.
On le retrouve sur GénéProvence signant un certificat de vaccination en 1897.


Deux morts dans un accident de mer
(Marseille, 31 décembre 1862)

Jour de tempête en rade de Marseille.
by Vincent, DP.
Une audience se tient au palais de justice de Marseille en date du 3 mars 1880. Au cours de celle-ci, le tribunal « dit et déclare que Jacques Fopiano ou Topiano, pêcheur, né à Gênes le 21 septembre 1816, fils de Jérôme Topiano ou Fopiano et de dame Thérèse Gimelli, et époux de Claire Marie Thérèse Melia, est décédé en mer dans la rade de Marseille le 31 décembre 1862 et que Louis Antoine Thomas Meglia ou Melia, pêcheur, [né] le 3 février 1838, fils de Thomas Melia et de Élisabeth Marie Thérèse Verdela, est décédé en mer dans la rade de Marseille le 31 décembre 1862.
Ordonne en conséquence que le présent jugement tenant lieu d’acte de décès aux susnommés sera transcrit dans les registres de l’état civil de Marseille. »

  • Registre des transcriptions, état civil de Marseille


L'abjuration de Nicolas Azard
(Rians, 6 mai 1731)

Abjuration d'un hérétique.
Francisco de Goya (1746-1828)
« L’an mille sept cent trente un et le sixième jour du mois de may, je soussigné Nicolas Azard reconnais en face des saints autels la foy catholique apostolique. J’anathématise publiquement toute hérésie, principalement celles de Calvin, de Luther et de Bâle. Je consens d’être fidèle pendant toute ma vie à l’Église romaine et au siège apostolique. Je fais profession de le croire de cœur et de bouche et de conserver la même foy que la sainte Église romaine par l’autorité de l’Évangile et par la tradition des apôtres, fais profession de croire.
Je le jure par la trinité des personnes divines, par les saints Évangiles de Jésus-Christ et je crois fermement que tous ceux qui font profession d’une foy différente sont dignes de tous les anathèmes et je consens que si, par malheur, ce qui n’arrivera jamais par la grâce de Dieu, je venais à reprendre mes premières erreurs, je me soumets alors à la fermeté des canons et aux peines que l’Église exige en pareil cas. »
[NICOLA AZARD]

« Et nous soussigné curé de cette paroisse en suite de la permission que j’ai obtenue de Mgr l’archevêque [1], après avoir […] ledit Azard pendant près de deux ans et après avoir exigé sa profession de foy susdite et celles marquées dans le pontifical pour la réconciliation des hérétiques, nous avons réconcilié à l’Église catholique apostolique romaine Nicolas Azard, natif de la ville de Genève pour vivre et mourir comme véritable enfant de cette Église, faisant profession de suivre la même foy, les lois et les règles prescrites par les saints canons pour la sanctification de ses mœurs et la pratique des sacrements, en présence de Mre Balthezard Agnel, prêtre recteur de Notre-Dame l’Annonciade qui a eu la charité de disposer et de nous présenter ledit Azard, de Mre Joseph Colomb, prêtre, et de Mre Joseph Dominique de Gautier de Valabres, prieur d’Entrecasteaux qui nous le présente en qualité de son parrain. »
[Signatures]

  • Registre paroissial de Rians


[1] L'archevêque d'Aix est alors Jean-Baptiste de Brancas.



Faits divers de Rians (Var)


XVIIIe siècle.

Rians - Faits divers


L'agression du procureur général (Aix-en-Provence, 23 janvier 1840)

Place Forbin,
ancienne place des Carmélites. DR.
« Un acte de brutalité auquel M. le Procureur général a été exposé a d'autant plus vivement préoccupé les esprits qu'il était plus difficile de l'expliquer.
Le 23 de ce mois, à 8 heures du soir, M. le Procureur-général passait sur la place des Carmélites*, donnant le bras à Mme Borély, lorsqu'il reçut par derrière un coup violent sur la tête qui faillit le renverser. La partie supérieure de son chapeau portait les traces d'une extrême-violence.
Dès le lendemain matin, la police parvint à connaître l'auteur d'un fait aussi extravagant, et nous pouvons affirmer, par les détails qui ont été recueillis, que cette attaque n'a pu être dirigée contre le caractère public du chef du parquet ; elle ne pouvait non plus être le résultat d'une animosité personnelle contre M. Borély, il ne faut voir là qu'une bravade dont un fou a voulu pouvoir se vanter.
La famille du coupable, profondément affligée d'un si déplorable excès, s'est empressée de donner à M. le Procureur général les témoignages du plus profond regret et l’assurance d’une réparation complète et suffisante.
Dans peu de jours, l'auteur d'une aussi folle attaque sera incorporé dans un de nos régiments d'Afrique. Il a sur-le-champ quitté notre ville. »
  • Le Mémorial d'Aix


* Actuelle place Forbin, en haut du cours Mirabeau.


Mariage de deux sourds-muets
(Fos-sur-Mer, 17 juillet 1886)

Vue générale de Fos-sur-Mer vers 1900. DR.
Le 17 juillet 1886, dans l'hôtel de ville de Fos-sur-Mer, un homme et une femme se marient. Rien d'extraordinaire au premier coup d'œil, si ce n'est que les deux nòvis sont en réalité, l'un comme l'autre, sourds et muets !
Joseph Brun, serrurier de 42 ans, est originaire de Saint-Chamas et vit à Grans, dans les Bouches-du-Rhône et sa future, Victorine Marie Jeanselme, 28 ans, née et domiciliée à Fos, s'apprêtent à s'unir. Mais en l'absence de la parole, comment affirmer qu'ils diront oui ?
La parole au secrétaire de la mairie :

« Les deux futurs époux étant tous les deux sourds-muets n’ont pu répondre par un oui formel mais leurs signes séparés et affirmatifs n’ont laissé aucun doute sur leur intention qui est en outre corroborée ci-dessous par une déclaration réciproque entièrement écrite de leur main : »

"Je soussigné Brun Joseph, après avoir pris connaissance du présent acte ainsi que des articles du code civil déclare prendre la demoiselle Janselme Victorine Marie pour mon épouse."
[BRUN Joseph]

"Je soussignée Jeanselme Victorine Marie, après avoir pris connaissance du présent acte ainsi que des articles du code civil relatifs au mariage déclare prendre le sieur Brun Joseph pour mon époux."
[Victorine JEANSELME]

Les deux mariés repartent ensuite l’anneau au doigt, enchantés de s’être unis et de s’être montrés affirmatifs dans leur volonté.

  • Registre d'état-civil de Fos-sur-Mer

Eugène Fayol (né en 1862), médecin à Marseille

Le docteur Fayol vers 1900. DR.
Le docteur Eugène Fayol n'est pas originaire de Provence. C'est à Malzéville (Meurthe-et-Moselle, alors appelée simplement Meurthe) qu'il voit le jour, le 3 juillet 1862, mais c'est à Marseille essentiellement qu'il exercera son art, celui de la médecine.
Il débarque dans la cité phocéenne après avoir reçu son diplôme de docteur de médecine à l'université de Nancy en 1889 où il présente avec succès une thèse intitulée Étude sur quelques antiseptiques.
Si, à Marseille, on le connaît essentiellement comme le bon médecin qu'il est, il est aussi connu comme vice-président et membre fondateur de la Société de médecine sanitaire maritime de France, dont le siège est à Marseille.


Le suicidé de Sainte-Marguerite (Marseille, 8 juillet 1880)

Quartier Sainte-Marguerite (Marseille). DR.
« Il résulte d’un procès-verbal en date du huit juillet mil huit cent quatre vingt dressé par le commissaire de police du 20e arrondissement de la ville de Marseille que ledit jour le corps d’un individu inconnu paraissant âgé de 35 ans a été trouvé mort dans la propriété de M. Soyard, à Vaufrège, quartier de Sainte-Marguerite, où il s’est suicidé par strangulation, ainsi qu’il est constaté par le rapport annexé au procès-verbal du docteur Gal, qui a examiné le corps dudit défunt, lequel a été transporté à la morgue.
En conséquence, nous maire de la ville de Marseille avons ordonné l’inhumation dudit en la manière accoutumée. »
  • Registre des transcriptions de l'état-civil de Marseille

Nouveautés du mois de mai 2011


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