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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Réception d'une sage-femme (Les Baux-de-Provence, 12 avril 1777)


Naissance, Eucharius Rößlin, v. 1515.
« L’an mil sept cent soixante et dix-sept et le douze du mois d’avril Jeanne Benson, épouse de Claude Griffe, travailleur de cette paroisse, a été reçue pour exercer l’office de sage-femme et a fait serment entre mes mains, en foi de quoi j’ai signé le présent, lesdits jour et an que dessus. »

[BARRACAN

  • Registre paroissial des Baux

Un enfant dans la rivière (Briançon, 24 juin 1810)

La Durance à son passage
à Briançon. DR.
L’an mil huit cent dix et le vingt-quatre juin à trois heures après midi, pardevant nous Pierre Joseph Roux, maire, officier de l’État civil de la commune de Saint-Crépin, canton de Guillestre, arrondissement d’Embrun, département des Hautes-Alpes, a comparu sieur François Étienne Eymard, âgé de cinquante-neuf ans, officier de santé domicilié à Saint-Crépin, lequel, assisté de sieur Jacques Brunet, âgé de quarante-deux ans, et de Barthélemy Morand, âgé de vingt-cinq ans, tous deux domiciliés à la commune de Briançon, nous ont déclaré que Joseph Hugues, fils naturel de Catherine Morand, domicilié au Pont-de-Cervière, commune de Briançon, âgé de seize mois, s’étant noyé dans le ruisseau audevant de l’habitation de sa mère, a été rendu par les eaux de la Durance sur le sol de notre commune. D’après cette déclaration et celle de M. le suppléant de la justice de paix ci-annexé, nous avons dressé le présent acte de décès, que le sieur Eymard a signé avec lesdits sieurs Brunet et Morand, parent du décédé, ainsi que nous, lecture du présente acte leur ayant été faite audit Saint-Crépin, le jour et an que dessus. 

[EYMARD, chirurgien, BRUNET, BARTHELEMI MORAND, ROUX, maire]


  • Registre d'état civil de Briançon

La rivière déborde ! (Riez, 18 août 1773)

Si d’année en année, nous nous sommes habitués à entendre parler de catastrophes naturelles dans notre pays, et parfois dans notre région, rappelons que nos ancêtres ont été confrontés eux aussi à de tels drames. 
Le Colostre est une rivière d’apparence bien calme. Pourtant, encore récemment, en 2006, son débordement a causé l’inondation des rues de Riez. Et ce n’était pas la première fois, tant s’en faut. Dans le récit qui suit, écoutons le récit que fait le curé d’une des crues de la rivière. Nous sommes en 1773 : 
« Cette année, dans la nuit du dix-huit au dix-neuf du mois d’août, il y eut une inondation si violente, venant du côté de Moustiers, que la rivière qui vient de Roumoules se déborda d’une manière si surprenante qu’elle ravagea tous les biens situés sur les bords d’icelle, d’une extrémité du terroir jusqu’à l’autre. Ce ne furent pas les biens seuls qui furent endommagés. Comme il y avait encore des gerbiers sur les aires, il y en eut un grand nombre d’emportés. Beaucoup de blés foulés le furent aussi, ce qui causa une perte de grains évaluée à environ cent charges. Il y eut même un particulier, fermier de la bastide des Rougues, qui en perdit autour de trente charges. 
« En grande quantité l’eau de la rivière passait par-dessus le pont et, comme elle est passée par les parapets du pont, elle s’étendit dans les écuries du voisinage qui furent remplies d’eau, et il y eut trois garçons qui étaient couchés dans l’une de ces écuries qui furent emportés par le courant de l’eau, qui fit sauter tous les parapets du pont d’un bout à l’autre. Toutes les pierres de taille qui étaient au-dessus des parapets furent emportées et la plus grosse de toutes les pierres qui franchit le parapet fut emportée à un quart de lieue loin de la ville. 
« La maison du sieur Coste, sise près du pont, fut inondée et il perdit environ vingt quintaux d’huile. La maison d’Augier, un peu en-dessous, fut aussi inondée et le rez-de-chaussée fut très endommagé. Il y avait au-dessus du pont deux routoirs remplis de chanvre qui furent tous emportés et entièrement perdus. » 
Le récit fait froid dans le dos. S’il fait état de « trois garçons » emportés par les eaux, rien n’atteste toutefois que tous trois périrent noyés. Le registre paroissial dressé par le curé Rossolin semble indiquer que la catastrophe a causé la mort d’au moins une personne, un cadavre étant retrouvé deux jours plus tard dans une prairie et identifié comme étant celui de Charles Arnoux, fils de Blaise Arnoux, un garçon de douze ans. 

  • Registre paroissial de Riez 


Faits divers de Riez (Alpes-de-Haute-Provence)


XVIIIe siècle.

Riez - Faits divers

L'église de Saint-Martin-de-Crau

Photographie du début du siècle dernier représentant l'église de Saint-Martin-de-Crau. Bien que construite au XIXe siècle, elle se dresse à l'emplacement d'une église plus ancienne.

Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois


Photographies anciennes de Saint-Martin-de-Crau

Chute d'un toit (Montgardin, 11 février 1770)

« Élisabeth Honoré, femme de Charles Giraud, originaire d’Avançon, résidant actuellement à Montgardin, âgée d’environ trente-six ans, est décédée dans la foi de Jésus Christ d’une mort violente, le onze février mil sept cent septante, étant morte sous la chute d’un toit, de laquelle mort a été informé monsieur Pierre Roux La Mazelliac, juge de Montgardin. Son décret sur le sujet à la conclusion duquel est permise la sépulture dudit cadavre, datée du douze février susdite année 1770, vu de plus le rapport du sieur maître chirurgien de La Bâtie-Neuve, lequel rapport a été remis dans la huitaine au greffe du baillage. En conséquence de la permission insérée dans le susdit constat, la susdite Élisabeth Honoré a été ensevelie dans le cimetière de cette paroisse le treize dudit mois en présence des témoins requis et signés. » 
[Signatures]

Nouveautés du mois d'octobre 2011


Faits divers

Tombée du rocher (Ancelle, 7 juillet 1772)

DR.
« Le sept juillet de l’an mille sept cent soixante-douze a été enseveli dans le cimetière d’Ancelle le cadavre de Françoise Senturier, tombée du rocher Lautaret, dans la montagne de Rouanne, et, après une procédure en forme prise sur les lieux par sieur Pierre Jean Giraud, lieutenant particulier au baillage du Champsaur et en suite du décret du susdit lieutenant par lequel il nous a été enjoint d’accorder audit cadavre la sépulture ecclésiastique. 
Ainsi l’attestent les soussignés. » 
[Signatures]

  •  Registre paroissial d'Ancelle-Saint-Martin

Faits divers d'Ancelle (Hautes-Alpes)


XVIIIe siècle

Ancelle - Faits divers
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