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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

La guérison de Sylvie Julien (Lincel, 1847)


Lincel, sur la carte de Cassini. DR.
En 1846, deux enfants de quinze et onze ans, Mélanie Mathieu et Maximin Giraud, sont les témoins d’une apparition miraculeuse près de La Sallette-Fallavaux, en Isère. Ils rapportent, au milieu de l’après-midi du 15 septembre, avoir vu une belle dame surgir d’une vive lumière et s’adresser à eux en pleurant. 
Rapidement, le curé du village, bouleversé par le témoignage, se fait le porteur des dires des enfants et la nouvelle de ce que beaucoup appellent un miracle se répand dans toute la France et notamment dans le Sud-Est. Des nombreuses personnes affluent à La Sallette dans l’espoir de trouver un remède ou une guérison à leurs maux. 
Au moins quatre Bas-Alpins sont du voyage. L’un d’eux est une jeune femme dénommée Sylvie Julien qui vit à Lincel. Le docteur Savy, qui exerce à Forcalquier, confirme que sa science n’est jamais venu à bout des troubles nerveux qui accablent Mlle Julien depuis son enfance. Entre la danse de Saint-Guy qui l’a dévastée à l’âge de huit ans et les terribles douleurs gastriques et intestinales qu’elle ressent chaque jour de manière plus intense, les remèdes antispasmodiques qu’il lui a dispensés ne lui ont apporté que peu de soulagement. Seules les saignées étaient plus efficaces. Mais celles-ci épuisaient la patiente qui en venait à vomir tous les aliments qu’elle prenait. Alors on s’en remettait au Ciel, voyant que la mort semblait approcher à grands pas. 
C’est alors que la jeune femme entend parler du miracle de La Salette. Sa décision est prise : elle partira en Isère chercher ce que la science du docteur Savy n’a pu lui donner. Le curé Maurel qui officie à Lincel dira d’elle : « Je la regardais comme perdue lorsqu’elle voulut entreprendre ce pieux pèlerinage. Depuis deux mois, elle gardait le lit ; je l’avais administrée et, en lui donnant l’extrême onction, j’interrompis les cérémonies de ce sacrement, croyant qu’elle avait cessé de vivre. » 
Un habitant du village lui apporte alors de l’eau et le curé bénit le liquide au moyen d’une courte prière. Dès qu’elle boit le contenu du verre, Sylvie Julien semble retrouver des forces, se lève de son lit et embrasse son père en lui disant : « Partons demain et je serai guérie ». 
Le curé de Saint-Sorlin (Rhône) affirme quelques jours plus tard que Sylvie Julien a été transportée mourante au sommet de la montagne de La Salette, sur le dos d’un cheval, et qu’elle en est descendue à pied et parfaitement guérie. Revenue à Lincel, elle est devenue une célébrité locale. 


Obligation de l’épouser (Digne-les-Bains, 27 décembre 1716)

Le vingt sept décembre Pierre Audric fils de Jacques et de Jeanne Davin, et Jeanne Renoux fille d’Antoine et de Catherine Hugues de cette ville ont reçu la bénédiction nuptiale de nous curé soussigné en face de la Ste Eglise en suite d’une exposition faite par ladite Jeanne Renoux contre ledit Pierre Audric et une poursuite en justice pour l’obliger à l’épouser et de luy réparer son honneur. Monseigneur Evêque de Digne ayant dispensé des bans et du temps prohibé en présence de Joseph Beraud, de Gaspard Chaudegros et autres tesmoins qui ont signé avec nous. Ledit Jacques Audric père dudit époux ayant donné son consentement et estant allé prendre son fils à Avignon pour l’obliger d’épouser ladite Jeanne Renoux. Lesdites parties ont déclaré ne savoir écrire aussi bien que ledit Antoine Renoux père de ladite épouse qui a esté present. 

  • Registre paroissial de Digne-les-bains 
  • Texte transmis par Philippe Ligonesche 


Mort d'un ecclésiastique dans la Sainte-Victoire (Saint-Antonin-sur-Bayon, 12 mai 1775)

Le château de Saint-Antonin. DR.
Vue la requête du procureur juridictionnel, le verbal et l'ordonnance de M. Robaud, juge de ce lieu de Saint-Antonin, avons enseveli le sieur Annibal Portalis, ecclésiastique de la ville d'Aix, âgé d'environ vingt ans, fils à feu sieur Étienne Portalis, en son vivant notaire du Beausset, et de dame Marie Magdeleine David, mariés, trouvé mort d'une chute dans un endroit fort escarpé de la colline de Sainte-Victoire, tournant du midi ; ledit enterrement a été fait en présence de messire Laurent Jourdan, prêtre desservant la succursale de Beaurecueil et de Jean Boyer, témoins requis, ledit Boyer n'a su écrire de ce enquis.
Ledit enregistrement fait le douze mai mil sept cent soixante et quinze

  • Registre paroissial de Saint-Antonin


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