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Janvier 2012 - 11e année - numéro 122

Des voleurs de grand chemin (Saint-Martin-de-Crau, 14 décembre 1840)


Cabriolet XIXe s. Auteur inconnu.
Lundi dernier, M. le vicomte de B., venant en cabriolet d’Arles à Salon, a été arrêté entre cette dernière ville et le hameau de Saint-Martin-de-Crau, à la tombée de la nuit, par trois hommes vêtus de blouses. Le voyageur voulant faire résistance a essuyé un coup de feu qu’un des malfaiteurs lui a tiré presque à bout portant ; fort heureusement, M. le vicomte de B. n’a pas été atteint, mais les voleurs lui ont enlevé une somme de 3000 francs qu’il portait dans sa valise. 
  • Le Mémorial d'Aix, 20 décembre 1840

Baptême d'une cloche (Éguilles, 21 mars 1723)

DR
« L’an mil sept cent vingt trois et le vingt un du mois de mars a été baptizée une cloche pour la chapelle de l’Hermitage, à laquelle a été donné le nom de Julien, dont le parrain a été sieur Paul Ventre, premier consul, bourgeois de la ville d’Aix, et la marraine demoiselle Anne Cheilan, qui n’a su signer de ce enquis. »
 [SIMON, prieur curé] 
  • Registre paroissial d'Éguilles

Faits divers d'Éguilles (Bouches-du-Rhône)


XVIIIe siècle
XVIIe siècle

Trafic d'images érotiques (Aix-en-Provence, 7 juin 1874)

Exemple d'image érotique,
années 1900. DR.
L’an mil huit cent, etc.
Nous, Jean Baptiste Finet, commissaire de police de la ville d’Aix, etc.
Rapportons qu’hier à 6 heures 12 du soir, l’agent Duchier, se trouvant sur le Cours, fut accosté par un jeune homme qui lui dit qu’il venait d’acheter des cartes à condition que le marchand les reprendrait si elles ne lui convenaient pas, que, les ayant vérifiées, il avait voulu les remettre et que le marchand ne voulait pas lui rendre son argent.
Ces cartes étant à dessein vues en les exposant à la lumière et quelques-unes représentant des scènes obscènes, l’agent les a saisies et on a arrêté dans son auberge le marchand qui avait fui.
Conduit devant nous, il nous a déclaré être le nommé Forget Bon Joseph Marie, marchand ambulant, demeurant à Marseille, rue Glandevès, n° 14, au 1er étage, célibataire, n’ayant pas subi de condamnation.
Il reconnaît avoir vendu les cartes saisies, mais en avoir le droit, ces cartes étant estampillées. Il ne veut pas dire où se trouve la caisse contenant ses autres cartes et marchandises, caisse qu'il a fait disparaître en la remettant à un compère. Il les a achetées, ajoute-t-il, de M. Testavi, négociant à Marseille.
M. Testavi, négociant à Marseille, rue des Chartreux, n° 2, que nous avons fait comparaître devant nous, dit avoir vendu six douzaines de cartes à Forget : il les avait achetées à la foire de Montpellier du 28 avril dernier de M. Clamon, éditeur. Une des cartes saisies porte le nom de Clamon, éditeur, sans désignation de domicile.
Le jeune homme auquel ces cartes avaient été vendues est le nommé Hugoulin Victor, âgé de 19 ans, tailleur de pierres, demeurant à Aix, place Saint-Antoine, n° 10.
Il déclare que le marchand prétendait que ces cartes représentaient à la lumière des femmes nues dans des positions lubriques et obscènes avec des hommes ; qu’elles valaient à Paris dix francs et qu’il ne les vendaient que 50 centimes ; que, si elles ne convenaient pas à l’acheteur, il les reprendrait quand on les aurait visitées.
Qu’ayant trouvé que ces cartes n’étaient pas ce qu’il croyait, qu’il aurait voulu les remettre au marchand qui avait refusé de les prendre et de lui remettre son argent.
Sept de ces cartes représentent des nudités ou des scènes obscènes, à la lumière.
Une d’elles porte l’estampille du colportage du ministère de l’Intérieur sur l’image Menherschlague (Prusse). Elle représente un homme cherchant les puces à une femme. Les onze autres représentent diverses caricatures. Une seule porte la mention : Paris  – typ. Vert frères, 8, rue Français.
L’estampille a dû être posée sur la feuille contenant les 18 dessins apparents. Ces dessins ont été découpés et collés avec les autres dessins représentant des scènes obscènes et des caricatures non estampillées, après le visa.
Aucun de ces derniers dessins ne porte le nom de l’imprimeur ni les lettres D. V. (pour visa) prescrites par la circulaire ministérielle du 5 avril 1874.
Forget n’étant pas muni d’une permission de colportage, vendant des dessins non autorisés et ne portant pas le nom de l’imprimeur, faits prévus et punis par les articles 2 et 7 de la loi du 10 décembre 1830, 19 de la loi du 21 octobre 1814 et 22 du décret de 17 février 1852, dessins qui en outre sont un outrage aux bonnes mœurs, fait prévu et puni par les articles 1er et 8 de la loi du 17 mai 1819, nous l’avons fait conduire devant M. le procureur de la République auquel sera transmis le présent procès-verbal.
Fait à Aix, etc. 

  • Archives communales d'Aix-en-Provence


Coup de feu fatal (Château-Ville-Vieille, 30 juillet 1744)

« Claude Pui, fils de Claude, des Meyriès, hameau de la paroisse du Château-Queyras, âgé de neuf ans, décédé d’un coup de fusil tiré par mégarde le 30 juillet 1744, a été enterré le 2 aoust. »

Registre paroissial de Château-Ville-Vieille 


Antoine Curet (né en 1845), architecte aixois

Antoine Curet est né à Aix-en-Provence le 11 janvier 1845 dans une famille de cordonnier. Son père, Pierre Urbain Curet (1806-1888) vivait avec son épouse et leurs quatre enfants rue de la Frucherie où il tenait boutique. On trouve trace de cette famille dans le recensement de 1855, où le jeune Antoine a alors dix ans.
Fils et petit-fils de cordonnier, Antoine Curet ne suit pourtant pas la trace de ses pères et c'est la profession d'architecte qu'il choisit après une formation à l'école des Arts et Métiers d'Aix.
Il occupe son premier poste dans la ville de Saint-Raphaël (Var) mais il revient au bout de quelques années exercer dans sa ville natale.
On lui doit plusieurs ouvrages, comme la mairie et le lavoir de Charleval, le grand mur de soutènement d'Éguilles, le projet de reconstitution partielle du canal romain qui amenait à Aix les eaux de la Traconnade. Il est aussi à l'origine d'un projet d'exhaussement des pertes d'eau du barrage de Saint-Marc-Jaumegarde.
Antoine Curet se fait aussi poète au vu de ce qu'on lit dans Le Mémorial d'Aix du 15 mars 1896. À l'occasion de la nomination de Xavier Thibaud, président du tribunal de commerce, au titre de Chevalier de la Légion d'honneur, il écrit le sonnet suivant :  

Ce signe sacré de l'honneur, 
Que votre poitrine projette, 
N'est pas le seul fait du bonheur 
Il vient d'une lente conquête ; 

Votre vie − toute de labeur, 
De services gratuits − l'atteste. 
L'État a été bon payeur, 
Vivat ! pour qui éteint sa dette. 

Jouissez donc, cher Président, 
Du radieux événement 
Qui constelle votre carrière. 

Et croyez à mes vœux ardents 
Pour qu'il s'écoule bien longtemps 
De cette croix... à la dernière

Brève généalogie d'Antoine Curet


1. Antoine Théodose CURET, né à Aix-en-Provence le 11/01/1845, 
2. Pierre Urbain CURET, cordonnier, 38 ans, né à Aix en 1806 et mort le 01/09/1888, 
3. Thérèse Françoise Marie BOUSQUET
4. Joseph Alexis CURET, cordonnier, né à Aix, paroisse de la Madeleine le 30/07/1767 
5. Sophie ISNARD
8. Joseph CURET, cordonnier, 
9. Thérèse Marguerite GIRIEUD

Tout renseignement complémentaire est le bienvenu.



La rue des Fours (Les Baux-de-Provence)

La rue des Fours, aux Baux-de-Provence, est une des plus anciennes rues du village. Elle doit son nom aux deux bâtiments pointus situés sur la droite de la photographie et qui avaient fonction de fours à pains. Aujourd'hui reconverti en boutique, le lieu a gardé sa forme ancienne et on retrouve dans cette rue désormais parfaitement pavée le souvenir de ses anciens habitants.
On notera aussi la belle vue sur le château, en arrière-plan, aujourd'hui comme hier.


Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois
(cliquez sur les images pour les agrandir)


Photographies anciennes des Baux-de-Provence

Violentes revendications (Martigues, 7 juin 1842)

« La brigade de Martigues s’est emparée du nommé Cavalotti Paul, ouvrier piémontais, âgé de 33 ans, qui, dans la soirée du sept de ce mois, a arrêté, armé d’un pistolet, le sieur Mondielli, surveillant des travaux du canal d’Arles, et le forçait, avec le canon sur la poitrine, de marcher devant lui.
Il paraît que les motifs de cette violence étaient basés sur ce que les ouvriers avaient éprouvé une réduction dans le prix de leurs journées de travail. »
  • Le Mémorial d'Aix, 1842

Chute d'un arbre (Ancelle, 12 juillet 1791)

© Derek Harper, 2007.
Creative Commons Paternité 2.0
« Le douze du mois de juillet mille sept cents quatre vingt onze a été ensevely Martin Giraud, fils à feu Pierre, âgé d’environ soixante quinze ans qui, ayant été écrasé par la chute d’un arbre ainsi qu’il conste par la procédure prise par M. l’avocat de Lonpra, juge de paix du canton, nous a ordonné de luy donner la sépulture ecclésiastique, ainsy l’attestent avec nous les soussignés. »
[BROCHIER, VINCENT
  • Registre paroissial d'Ancelle-Saint-Martin 


Joie après la Grande Peste (Boulbon, 2 décembre 1722)

DR
« Le second décembre 1722 on a publié en grande solennité le commerce du Languedoc avec la Provence. Il y a eu de grandes marques de joye à Tarascon et à Beaucaire à l’occasion du rétablissement du commerce. On a tiré trois fois de part et d’autre les boîtes que nous avons entendu d’icy. On entendait aussi que cloches carillonnées de toutes parts. Dieu soit loué et béni de tous et nous fasse la grâce d’avoir mis fin à tous nos maux. Le premier février mil sept cens vingt trois toutes les lignes d’Avignon et du Comtat ont été levées et le commerce avec Avignon a été entièrement rétabli. »
  • Registre paroissial de Boulbon 


Un homme mangé par les vers (La Cadière-d'Azur, 18 août 1741)

Vue générale de La Cadière.
Au premier plan, le Vallon. DR.
L'an mille sept cent quarante un et le dix huitième du mois d'août à la réquisition de Louis Braquety lieutenant de juge nous nous serions portés à la terre des hoirs de Jean Decugis de La Ciotat située au terroir de ce lieu de La Cadière dit Vallon pour y ensevelir un homme qu'on avait trouvé mort dans un vallat le jour précédent et comme il était entièrement gonflé, le visage couvert de verd et d'une puanteur extraordinaire hors d'état par conséquent de pouvoir le remuer pour le transporter dans ledit lieu de La Cadière sans qu'il tomba en pièces nous aurions été requis de l'ensevelir au même endroit où on l'avait trouvé ce que ayant fait après avoir béni l'endroit où il était et la terre qui l'entourait il aurait été entièrement couvert de terre et hors d'état de pouvoir être touché par les bêtes féroces ni autrement, le mort avait un habit roux castans sans veste, cheveux noir, une hupe sur le genoux droit, des bas de laine, souliers blancs, et la main gauche comme retirée ainsi que dessus a été procédé et enseveli dans le susdit endroit présents le sieur Louis Braquety lieutenant de juge et sieur Jacques Moins maître chirurgien, Jean Pautier procureur juridictionnel et sieur Jean Baptiste Gueroird greffier signés avec nous prêtres secondaires.

[PORTALIS, prêtre, MOINS, BRAQUETY]

  • Texte signalé par Marc « ès-Cadière »
  • Registre paroissial de La Cadière-d'Azur

Faits divers de La Cadière-d'Azur (Var)


XVIIIe siècle

La Cadière-d'Azur - Faits divers

Accident de bateau (Châteauneuf-les-Martigues, 6 novembre 1864)

Châteauneuf-les-Martigues
Les bord de l'étang. DR.
L’an mil huit cent soixante-quatre et le dix-neuf novembre à trois heures du soir, pardevant nous Cotte Émile, maire, officier de l’état civil de la commune de Châteauneuf-les-Martigues, arrondissement d’Aix, département des Bouches-du-Rhône, sont comparus les sieurs Troette Jean Just, médecin cantonal, âgé de cinquante-sept ans, et Gidde Jacques, garde champêtre, âgé de trente-deux ans, tous les deux domiciliés et demeurant en cette commune, lesquels nous ont déclaré qu’un individu à eux inconnu, du sexe masculin, paraissant âgé de vingt-cinq à trente ans, de taille moyenne, ayant les cheveux, les sourcils et la barbe noirs, celle-ci non rasée, et dont le reste de la figure était méconnaissable, revêtu d’un tricot de coton blanc appliqué sur la peau, d’une chemise de coton bleue et blanche à petits carreaux, d’un caleçon en étoffe de coton grossière, dite doublure, de couleur sombre et d’une paire de chaussettes en coton chiné rouge et blanc, n’ayant sur lui aucun papier, a été trouvé mort ce jourd’hui à une heure après-midi sur le rivage de l’étang de Berre. De quoi nous officier de l’état civil, après avoir pris les renseignements nécessaires mais sans résultat sur l’individu décédé et nous être assuré de son décès, avons dressé le présent acte que nous avons inscrit et signé sur les deux registres, avec les témoins, après lecture faite.

[J. J. TROETTE, GIDDE, le maire COTTE]

Renseignements complémentaires : 
Par jugement rendu par le tribunal civil d’Aix le 18 février 1865, il a été ordonné que l’acte ci-contre serait rectifié en ce sens que l’individu mentionné audit acte et qui est resté inconnu, est le sieur Ébrard Joseph Corneille, âgé de trente-huit ans, matelot, né le 17 septembre 1826 à Saint-Chamas, fils de feu Antoine Ébrard et de Marie Simiot, noyé dans l’étang de Berre le 6 novembre 1864.
Aix le 8 mars 1865.

  • Registre d'état civil de Châteauneuf-les-Martigues



Faits divers de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône)


XIXe siècle



Châteauneuf-les-Martigues - Faits divers

Les dossiers de GénéProvence

Retrouvez ici tous les dossiers traités sur GénéProvence

Mort de l'archevêque d'Avignon (Avignon, 5 novembre 1774)

Le texte qui suit est un mandement publié en 1774 à la suite de la mort de l'archevêque d'Avignon,  François-Marie de Manzi. Il est extrait du registre paroissial de Saint-Remy-de-Provence.
Cathédrale d'Avignon.
© Rolf Süssbrich, 2005
Creative Commons Paternité 3.0 Unp.

Mandement de Benoît Jean François Malière, chanoine de la sainte Église métropolitaine d’Avignon, vicaire capitulaire, le siège vacant, au clergé séculier et régulier et à tous les fidèles de cette ville et du diocèse, nous vous annonçons, la larme à l’œil, nos chers frères, la plus affligeante de toutes les nouvelles pour cette ville et ce diocèse : Mgr François-Marie de Manzi, notre digne archevêque, et jusqu’à trois fois vice-légat en cette légation, après avoir gouverné pendant dix-huit ans avec autant de zèle que de douceur, vient de vous être enlevé ce matin vers les huit heures par une maladie aussi opiniâtre qu’inespérée, qui a surmonté la force de son tempérament, qui a résisté à toutes les ressources de l’art, qui a rendu inutile l’habileté des plus grands maîtres.
Sa religion, sa patience, sa fermeté ont eu le temps de paraître avec éclat dans le cours de cette longue maladie que nous avions vu commencer avec un vif chagrin et que nous venons de voir finir avec une sorte de désespoir.
Le Souverain-Juge lui aura déjà tenu compte de sa résignation et de sa patience, aussi bien que de son amour pour ses ouailles, de son attachement à son Église et de son zèle pour la gloire du Saint-Siège.
Ne nous croyons pas dispensés néanmoins, nos cher frères, d’adresser des prières au Seigneur pour qu’Il daigne au plus tôt le faire participer à la récompense qu’Il a promise aux bons pasteurs et aux administrateurs vigilants et fidèles.
À ces causes, nous ordonnons à tous les prêtres séculiers et réguliers de ce diocèse, ou y résidant, d’appliquer une messe pour le repos de l’âme du défunt prélat, aux religions non-prêtres et à toutes les religieuses de faire une communion à cette intention. Nous exhortons aussi tous les chefs des églises exemptes et non exemptes, de même que tous les curés du diocèse, de faire incessamment un service pour la même fin, en se concertant avec les gouverneurs, magistrats et officiers municipaux des différentes villes, bourgs et paroisses.
Donné à Avignon, dans notre appartement claustral de ce chapitre métropolitain, le 6 novembre mil sept cent septante quatre.

[MALIÈRE, chanoine, vicaire, capitulaire ; PHILIP, secrétaire] 

  • Registre paroissial de Saint-Remy-de-Provence

Les deux mendiants et le juge (Aix-en-Provence, janvier 1893)

Vieux mendiant,
Louis Dewis, 1916.
Une scène authentique entendue dans une salle d'audience du tribunal civil d'Aix-en-Provence début janvier 1893 :

On appelle deux vieux bonshommes à mine lamentable qu'on a surpris mendiant ensemble à Aix. L'un est manchot, l'autre n'a qu'une épaule.
Le plus mal habillé s'appelle, ô dérision amère, Alphonse Riche... Par-dessus le marché, il est né à Mont-sous-Vaudrey, ancienne résidence d'été de M. Jules Grévy.
« Vous êtes venu de bien loin, lui dit-on.
— Hélas… Et à pattes…
— Que venez-vous faire ici ?
— Depuis la mort de M. Grévy, je ne puis plus habiter Mont-sous-Vaudrey… Ça me fait trop de peine… Ce bon vieillard, mort en exil, à Paris…
— Vous mendiez, vous chantez dans les rues ?…
— Non pas !… Si je chante, c'est pour mon plaisir… Je suis musicien, j'ai composé des opéras, j'ai joué de l'orgue de barbarie… En passant dans les rues, il m'arrive de chantonner, pour ma satisfaction personnelle… Si on me jette des sous par la fenêtre, c'est malgré moi… ça m'humilie… je les ramasse, mais ça m'humilie…
— Vous avez un passé honorable ?
— Oh oui !… J'ai bien eu d'ici de là seize ou dix-sept condamnations, mais c'est par accident… »

Ici le deuxième mendiant (celui qui n'a qu'une épaule) entre en scène : c'est le nommé Viou.
« Dix-sept condamnations ! s'écria-t-il… Si j'avais su, jamais je n'aurais fréquenté cet individu…
— Et toi, combien en as-tu ?
— J'en ai trente-six, c'est vrai, mais j'ai su rester honnête, même au milieu du vol, même en prison… Les saints péchaient sept fois par jour.
— Oh oui !… ricane l'autre, t'es une perle, une fleur en bouton… Le bouton d'Viou… »

Le président pose quelques questions au prévenu :
« Vous vivez de mendicité ?
— Non, certes… J'ai des métiers très lucratifs, je ramasse les bouts de cigare et puis je vends du papier en enveloppes dans les rues… Je ne mendie jamais.
— Permettez !… Vous pénétrez dans les maisons en portant cet écriteau devant l'estomac : 
Sourd-muet de naissance
Donnez-moi des vêtements pour habiller ma femme
et mes six enfants.
Dieu vous les rendra !
Vous prétendez avoir six enfants, où sont-ils ?
— Je les ai égarés.
— Êtes-vous marié, seulement ?
— Non plus, mais j'ai un amour printanier dans le cœur… »

Finalement, Riche est condamné à quinze jours de prison. Quant à Viou, on va demander certains renseignements sur son compte.

  • Source : Le Mémorial d'Aix, 8 janvier 1893, 56e année, n° 3.

Saint-Antonin-sur-Bayon (Bouches-du-Rhône)

Commune des Bouches-du-Rhône (INSEE 13090), Provence-Alpes, 135 hab. en 2007 (165 en 1999), 28,07 km2
Voici quelques liens qui vous pourront vous guider si votre généalogie vous mène à Saint-Antonin-sur-Bayon.

Faits divers

Généalogie


  • Naissances. Des centaines de naissances à Saint-Antonin-sur-Bayon gratuitement consultables. 
  • Mariages. Des dizaines de mariages à Saint-Antonin-sur-Bayon gratuitement consultables. 
  • Décès. Des centaines de décès survenus à Saint-Antonin-sur-Bayon gratuitement consultables.

Une famille provençale : Meyronnet de Saint-Marc

Armes de la famille
Meyronnet de Saint-Marc

© HéraldiqueGenWeb / Sébastien Avy
Avec leur aimable autorisation
La famille Meyronnet de Saint-Marc est originaire du Comtat Venaissin et tenait un rang distingué à Avignon notamment. On compte, parmi les porteurs du nom, des officiers de terre, de mer et des magistrats. Avec les siècles, deux branches se sont détachées de la source commune : les marquis de Châteauneuf, parti en Champagne, et les barons de Saint-Marc, restés en Provence.
Dans les années de la Révolution, plusieurs Meyronnet sont connus à Aix. Le premier d'entre eux est certainement Jules de Meyronnet, présent au assemblées de la noblesse en 1789, mais aussi Jules-François de Meyronnet de Saint-Marc et Philippe de Meyronnet de Saint-Marc, élus conseillers au parlement d'Aix, avec Jules-François-Bruno de Meyronnet de Saint-Marc.

Armes : D'azur, à un rocher d'argent, sortant d'une mer de même, accompagné en chef de deux croissants aussi d'argent.

Origines : Comtat Venaissin.

Implantation au XIXe siècle : Aix-en-Provence.

Quelques porteurs du nom :
Philippe-Louis de Meyronnet, baron de Saint-Marc (Aix-en-Provence, 23 décembre 1780-Saint-Marc-Jaumegarde, 18 octobre 1866), avocat-général à la cour impériale d'Aix en 1814, procureur général à la cour royale de Besançon en 1816.

Charles Louis Joseph de Meyronnet de Saint-Marc (Aix-en-Provence, 19 décembre 1782-id. 29 août 1851), maire de Saint-Marc-Jaumegarde.

Ci-dessus : Le Mémorial d'Aix annonce, le 31 août 1851,
la mort du maire de Saint-Marc deux jours plus tôt.


La classe maussanaise de 1911

La photographie présentée ci-dessous est aisée à dater : il s'agit de la classe 1911 de la jeunesse maussanaise. En d'autres mots, on y trouve les jeunes gens de Maussane-les-Alpilles nés en 1881 et engagés dans leur service militaire. Des visages joyeux pour fêter la quille. Mais qui sont ces jeunes ?


Coll. pers. Jean Marie Desbois

Les naissances de 1881 à Maussane relevées sur GénéProvence indiquent que quarante enfants (dont vingt et un garçons) sont nés cette année dans le village. Reste à identifier ces 15 jeunes hommes ici présents. Si vous avez des informations, n'hésitez pas...


Faits divers de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence)


XVIIIe siècle

Faits divers de Saint-Michel-l'Observatoire (Alpes-de-Haute-Provence)


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Saint-Michel-l'Observatoire - Faits divers

Faits divers de Briançon (Hautes-Alpes)


XIXe siècle

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À propos

Je suis Jean Marie Desbois et je suis passionné par l'histoire locale depuis ma toute petite enfance. Âgé d'à peine dix ans, je me revois partir une demi-journée dans les bois derrière la maison familiale pour y découvrir des murs anciens et les traces de vie dans ces lieux ruinés.
Cette passion, conjuguée à celle de la généalogie, m'a poussé à créer GénéProvence dans le but de ressusciter la mémoire et le souvenir de ces hommes et femmes du passé qui ont vécu chez nous... avant nous... À moins que ce ne soient nous qui vivons chez eux... après eux...
Je suis aujourd'hui marié, j'ai trois enfants et, chaque jour qui passe, mon envie de faire connaître les petites histoires de notre Provence est de plus en plus forte.

Depuis 2010, je suis aussi éditeur parce que, à mon sens, le livre est, aujourd'hui encore, la plus belle invention pour diffuser le savoir. Mon site d'éditeur : www.geneprovence.fr.

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