Apoplexie foudroyante (Aix-en-Provence, 7 janvier 1874)

« L’an mil huit cent, etc.
Nous, Hivert, Pierre-Antoine, commissaire de police de la ville d’Aix,
S’est présenté le sieur Baudouin Eugène, âgé de 53 ans, employé, demeurant à Aix, rue Isolette n° 9, lequel nous a déclaré que, informé par les voisins que le sieur Vadon Joseph, âgé de 68 ans, cultivateur, né et domicilié à Aix, rue des Bernardines, n° 20, au 1er étage, où il habitait seul, était légèrement indisposé depuis quelques jours et qu’il n’avait point été vu dans la journée d’hier, sa porte étant fermée intérieurement, il a cru devoir faire ouvrir la dite porte, assisté des voisins et que, alors, ils ont trouvé ledit Vadon mort et couché dans son lit.
Nous nous sommes de suite transporté sur les lieux, assisté de M. le docteur Rimbaud, requis à cet effet, et avons constaté que ledit Vadon est couché dans son lit ; qu’il n’existe sur son corps aucune trace apparente de violence et que tout dans la chambre se trouve dans son état normal.
M. le docteur Rimbaud a constaté que la mort est le résultat d’une attaque d’apoplexie foudroyante [1] et que le décès peut remonter à 24 heures environ.
Fait à Aix, etc. »


[1] L’apoplexie foudroyante est, à cette époque,  le terme employé pour désigner une crise cardiaque.
  • Registre d’état-civil d’Aix-en-Provence.
  • Illustration : Pierre le Grand sur son lit de mort, anonyme, 1725.