Un cadavre dans le Rhône (Arles, 2 février 1880)

« Lundi dernier, les ouvriers préposés au recurage du canal d’Arles à Bouc ont retiré à l’embouchure de ce canal, dans le Rgône, le cadavre d’un homme dont la chaussure a permis d’établir l’individualité (sic) et reconnu pour être un nommé Milon Philippe, âgé de 48 ans, enfant trouvé de l’hospice de Nîmes, profession de chiffonnier, célibataire, demeurant à Arles, sur le Port, et disparu depuis le 30 octobre 1878.
(L’histoire continue après l’image…)
Le canal d'Arles à Bouc au début du XXe siècle. Coll. GénéProvence.

Le canal d’Arles à Bouc au début du XXe siècle. Coll. GénéProvence.

Ce cadavre était dans un état de décomposition absolu qui n’a pas permis au docteur appelé dans cette occasion d’examiner utilement le cadavre, de constater s’il existait sur l’habitude (sic) du corps des traces révélant l’action d’une main criminelle et exprimer un avis sur les causes premières de la mort.
Toutefois, il résulte de l’information que le défunt était adonné à la boisson et on pense qu’il aura péri accidentellement par suite d’ébriété en passant sur les bords du canal. »
  • Source : L’Homme de bronze, Arles, 8 février 1880