Meurtre/Assassinat

Morts exceptionnelles à Arles au XIXe siècle

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Source : Archives municipales d’Arles, J71, « tableau trimestriel des décès accidentels ou dus à des épidémies (1840-1874) » À Arles, les forces de police durent établir trimestriellement une liste de toutes les morts exceptionnels survenues sur le territoire de la commune, durant au moins une trentaine d’années au milieu du XIXe siècle.

L’assassinat du bon père Olive (Marseille, 13 janvier 1793)

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Pierre Pourrière était le curé de la paroisse de Saint-Ferréol-le-Vieux. Il était très connu pour ses prédications en langue provençale, il mourut en 1747. Son neveu, Mathieu Olive, lui succéda. C’était un homme simple, bon, totalement consacré aux pauvres et aux malheureux à qui il donnait tout ce qu’il possédait. Il demeura curé de Saint-Ferréol jusqu’à la Révolution.

La mort de Robert de Lamanon
(Maouna, 11 décembre 1787)

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Jean Honoré Robert de Paul de Lamanon, dit Robert de Lamanon (1752-1787) appartenait à la famille des seigneurs de Lamanon, anoblie en 1572. Né à Salon le 6 décembre 1752 de Jean François de Paul de Lamanon et d’Anne de Baldony (Aixoise de naissance), il connut la renommée en tant que botaniste, physicien et météorologiste.

Terreur dans les rues du village (Châteaurenard, 13 novembre 1797)

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« Il se forma, à quelque distance de la commune de Châteaurenard, un attroupement armé d’environ cinquante personnes qui s’étaient réunies de différents endroits et parmi lesquelles on remarqua Jacques Genevet, Mistral, Gontier dit lou Merlan, Pauleau dit lou Camaïgre, Louis Deleutre, Jacques Mascle dit lou Capelan, Borel et plusieurs autres non reconnus. Tous étaient armés de fusils et pistolets.

L’homme mort de la Petite Vaquière (Saint-Martin-de-Crau, 22 décembre 1664)

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Je, Jean Lardereau, maître chirurgien de cette ville d’Arles soussigné, satisfaisant à la commission qui m’a verbalement été baillée par messieurs les Consuls de ladite ville, aux fins d’aller voir et visiter un homme qu’on disait avoir trouvé mort dans le tenement dit la « petite Vacquière » et en effet serait parti de cette ville le vingt-deux du courant sur les

Relation des troubles arrivés à Aix les 12 et 14 décembre 1790 rédigés par la municipalité d’Aix le 17 mars 1791

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Les événements survenus à Aix en décembre 1790 ont marqué la mémoire provençale de manière définitive. A l’issue de violentes émeutes ayant secoué la cité du roi René, le drame se termina par le lynchage et la pendaison sur le cours Mirabeau de trois hommes, dont on n’acceptait pas les idées anti-révolutionnaires.