Des chevaux bles­sent trois per­son­nes (Aix-en-Provence, 11 novembre 1861)

  • Le Mémorial d’Aix, 17 novembre 1861
Un événement qui pouvait avoir les conséquences les plus fâcheuses a eu lieu lundi soir. Quatre chevaux étaient conduits par un postillon à l’écurie de M. Long, maître de poste, rue Villeverte.
Ces animaux ayant eu peur, pendant qu’on ouvrait la porte, descendirent en courant la rue, prirent le cours Sextius et celui des Minimes, et s’élancèrent au grand galop sur l’allée centrale du Grand Cours. Ils renversèrent d’abord Mme veuve Barraud, demeurant rue d’Italie, qui fut transportée au bureau de tabac de M. Chavet, où elle reçut les soins les plus empressés. Elle avait reçu des contusions à la poitrine et à la tête d’où sortait du sang.
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Les chevaux échappés, continuant leur course désordonnée, heurtèrent près de la fontaine chaude M. Brémond, notaire, qui se fit, en tombant, une blessure à la tête. Mais la commotion lui fit éprouver un étourdissement qui nécessita son transport chez M. Giraud, chocolatier, où on parvint à lui faire reprendre les sens, grâce également aux soins les plus empressés.
La troisième victime de ces animaux emportés fut un enfant d’une douzaine d’années nommé Fouquet, demeurant à la rue Beauvezet, qui fut atteint à l’entrée de la rue Tournefort. On le déposa à l’ancienne pharmacie Garcin, où il fut pansé. Il avait une forte contusion à une jambe et des écorchures à l’autre. On craignait une fracture, mais il n’en a rien été heureusement.
Nous avons appris avec plaisir qu’aucune des blessures reçues par ces trois personnes n’est dangereuse et que ce triple accident n’aura pas le résultat fâcheux qu’on pouvait redouter. Les chevaux ont été arrêtés à divers endroits.