Interdiction d’enterrer dans l’église
(Aix-en-Provence, 6 janvier 1777)

Une église et son cimetière (gravure de Claude Sauvageot)

Une église et son cimetière
(gravure de Claude Sauvageot)

« Nous avons cessé d’ensevelir les morts dans notre église le 6e janvier 1777 par rapport à l’arrêt général de Sa Majesté qui a été homologué au Parlement pour les ensevelir aux cimetières. »

[Frère Paul sacristain des Cordelliers]

  • Registre de sépultures, couvent des Cordeliers, 202 E 100.

Depuis le Moyen âge, dans un contexte d’ignorance et de superstition, l’âme d’un corps placé dans l’église était supposée aller plus vite et plus près de Dieu au paradis ; ceci moyennant finance, les places les plus proches du choeur étant les plus chères.
Les corps étaient enterrés sous les dalles du pavement de l’église, dalles soulevées à l’occasion d’un enterrement ; les familles aisées pouvaient faire construire une chapelle sur les côtés de l’église, à l’intérieur d’une église, chapelle dédiée à un saint protecteur, et où étaient ensevelis les membres de la famille ; l’ornement de ces chapelles reflétait la gloire et la richesse des familles.
Un édit de 1776 interdit les inhumations dans les églises pour des raisons de salubrité, mais cet édit n’est pas totalement respecté.

Faits divers d’Aix-en-Provence