La profession de mégissier

megissierLe terme de mégissier vient du verbe « mégir1 » qui signifie précisément : « préparer les peaux en blanc par tannage à l’alun ». L’alun rentrait dans une préparation aussi composée d’eau et de cendres. Le mégissier est donc la personne qui prépare les peaux de mouton ou de veau pour diverses destinations, à l’exception des professions de corroyeur et de pelletier. La technique consistait à débarrasser la peau de ses impuretés, entre autres de ses poils ou de sa laine. La profession de mégissier s’inscrit donc dans l’industrie de la confection, notamment dans la ganterie et la fourrure.
L’action de mégir se nomme la mégie, parfois mégisserie.
Les principaux centres de mégisserie sont situés dans le Sud-Ouest de la France, mais quelques industries existent en Provence au XIXe siècle, notamment à Aix-en-Provence, centre de ganterie.
En latin médiéval, on trouvera la profession sous le nom d’alutarius. On trouve aussi localement la forme blanchier pour désigner les mégissiers après le Moyen Âge2.

Un mégissier parmi vos ancêtres ?

Les registres d’état civil atteste de la présence de nombreux mégissiers au sein de la population provençale des siècles passés. Peut-être avez-vous vous-même un de vos ancêtres qui a exercé cette profession en Provence. Si c’est le cas, envoyez-nous tout document (photographie, lettres, etc.) permettant d’éclairer le lecteur quant à cette profession.

Notes

1 « Mégir » provient de l’ancien français megier (« soigner »), lui-même dérivé du bas-latin medicare, de même sens.
2 Bénézet Jean-Pierre, « Les apothicaires de Riez-en-Provence au début de la Renaissance, d’après le cadastre de 1512″. In: Revue d’histoire de la pharmacie, 80e année, N. 292, 1992. p. 14-18.
Illustration : Le mégissier. DR

Commentaires

  1. Anonymous dit :

    Bonjour, j’ai eu un arrière grand père mégissier
    à Grenoble (nous sommes Isérois) .tellement ignorante, ne prenant pas le temps de vérifier dans le dictionnaire, j’ai cru qu’il s’agissait de transport !!! mais, j’avais un doute et j’ai aussi pensé aux peaux … donc votre article est bienvenu, merci beaucoup. Dommage que ma grand mère ne m’ai pas parlé de sa famille, cela me rendrait service en généalogie . Cordialement . Liliane Dezandre