L’association des Dames françaises – Croix-Rouge et le tremblement de terre de 1909

Mmes Bohn, Silbert, Mlle Blanchard, Mmes Apt, Bruschet et Mlle André  préparant les ansements. (Cliché L. Meifren, Marseille. DR.)

Mmes Bohn, Silbert, Mlle Blanchard, Mmes Apt, Bruschet et Mlle André préparant les pansements.
(Cliché L. Meifren, Marseille. DR.)

L’association des Dames françaises – Croix-Rouge était représentée sur les lieux du tremblement de terre du 11 juin 1909, dès le lendemain du drame par Mmes Bohn, Destouches, Silbert, Blanchard et M. le professeur Imbert, de Marseille.
Leur tâche consistait à faire profiter les victimes de leur dévouement sans borne.

Mme Dadre, Mlle Tsiropinas et Julie et Adèle, deux jeunes filles restées 18 heures sous les décombres à Rognes. (DR.)

Mme Dadre, Mlle Tsiropinas et Julie et Adèle, deux jeunes filles restées 18 heures sous les décombres à Rognes. (DR.)

M. Poutet, président du comité de secours de Rognes, écrira d’ailleurs une lettre pour rendre hommage aux qualités de ces femmes :

« L’œuvre de bien accomplie ici par les Dames françaises a fait l’admiration de tous. Arrivées dès la première heure, c’est-à-dire au moment précis où l’on retirait des décombres les premiers blessés, ces infirmières dévouées se mirent à l’œuvre et, durant un mois, nuit et jour, firent preuve d’une abnégation au-dessus de tous les éloges. Grâce à leurs soins assidus, tous nos malheureux sont guéris ou hors de danger ; grâce à leur charité inépuisable, bien des misères ont été soulagées ; grâce aux bonnes paroles d’encouragement qu’elles ne cessaient de répandre, bien des infortunés ont retrouvé force et courage. Elles nous ont quittés, hier, et ce n’est pas sans regrets ni sans larmes qu’on les a vues s’éloigner de notre malheureux pays ou leurs bienfaits resteront mémorables. Au nom de notre population affligée, nous leur disons merci, et nous les prions de bien vouloir agréer l’expression de la profonde reconnaissance publique. »

Édith Fraissinet, Mlles Kelsey et Tsiropinas, et Mme Destouches faisant un pansement de la jambe. (Cliché Panelle. DR.)

Édith Fraissinet, Mlles Kelsey et Tsiropinas, et Mme Destouches faisant un pansement de la jambe.
(Cliché Panelle. DR.)

Un hommage rendu à ces dames que nous reproduisons ici pour louer la valeur de :
Mlle André,
Mmes Apt, Bertoglio, Bruschet, Dadre,
Mlles Édith Fraissinet, Jeanne Fraissinet, Kelsey,
Mmes Lisbonis, Sugdury,
Mlles Paggi et Tsiropinas.
Sans oublier, évidemment, les dames évoquées en début d’article :
Mme Bohn, la présidente,
Mme Silbert, la vice-présidente,
Mme Destouches, la secrétaire générale,
Mlle Blanchard, la trésorière.
Pour plus de renseignements sur l’ADF (Association des Dames françaises), voir les liens ci-dessous :