Le port de Bouc au fil des âges

Jetée du port de Bouc. DR.

Le port de Bouc* a longtemps été le seul port de la partie sud-ouest du département des Bouches-du-Rhône et c’est donc dire l’importance qu’il avait pour les navires et autres bâtiments qui y naviguaient. En cas de gros temps, il était en effet le seul abri mis à leur disposition. Sans lui, les registres dans lesquels nous constatons le naufrage de plusieurs bâtiments au cours des siècles auraient été beaucoup plus étoffés.

Il était aussi une étape importante et nécessaire pour les navires de guerre qui reliaient Marseille à Sète et pouvaient aussi tout simplement constituer un abri dans le cas d’attaques pirates, agressions fréquentes dans la région sous l’Ancien Régime.
De par sa taille, le port de Bouc avait aussi l’avantage de permettre la mise à l’abri de très nombreux vaisseaux, puisqu’on lui attribuait une superficie de 80 000 mètres carrés, soit la surface de onze terrains de football.

Fort Vauban (fort de Bouc). DR.

Il était protégé par un môle dont le musoir s’étendait vers l’ouest et donnait sur un canal, le canal de Cano-Vieille. De l’autre côté de ce canal étroit de 160 mètres, un fort se dressait sur une petite île, le fort de Bouc (ou fort Vauban), dont la fonction défensive dissuadait généralement tout agresseur. L’approche de la terre était signalé par la présence d’un phare dont la lumière était visible depuis la Camargue, à l’ouest, jusqu’à l’île de Planier (Marseille), à l’est.

Au XIXe siècle, alors que les attaques en mer avaient considérablement diminué, ce port était essentiellement fréquenté par des navires de petit cabotage qui venaient y charger diverses denrées (sel, huiles, vins).

* Par souci de commodité, nous emploierons dans cet article l’expression « port de Bouc » pour désigner le port de la commune actuelle de Port-de-Bouc, l’expression « Port-de-Bouc » désignant la commune proprement dite.