Le recensement de Saint-Savournin en 1906

Saint-Savournin, qui tire son nom de saint Saturnin, est une petite ville située au sud-est de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône. C’est, avec Mimet, la commune voisine, le plus haut village du département, perché à 430 mètres d’altitude sur le rebord d’une terrasse dominant la vallée du Merlançon. De là, on voit tout le bassin d’Aix, la Sainte-Victoire et même les Alpes.
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La commune de Cadolive, située tout à côté, dépendit de Saint-Savournin jusqu’en 1900. Le lieu s’appelait alors hameau des Olives.
Au cours du XIXe siècle, la population de Saint-Savournin s’est considérablement accrue, passant de 397 en 1820 à 880 en 1872 et 997 en 1906. Ces nouveaux habitants furent attirés par les mines récemment exploitées. La profession de mineur permit de nourrir des familles entières, notamment celles d’immigrés italiens qui s’établirent en grand nombre dans le village.
Le relevé du recensement de Saint-Savournin en 1906 a récemment été réalisé par Jérôme Batteau. Vous pouvez le consulter sur GénéProvence en cliquant ici. On y trouve le nom des 997 habitants du village en 1906, répartis par famille et foyers.
On trouve dans ce recensement des renseignements précieux sur l’âge de cette population, notamment la présence d’une vingtaine d’habitants de 75 à 80 ans. Des notes externes à ce recensement nous apprennent en outre que les gens de Saint-Savournin sont en bonne santé, bien que les maladies les plus fréquentes soient liées au travail dans la mine. En 1910, deux habitants ayant contracté la typhoïde en mourront.
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Cinq ans après le recensement en question ici, en 1911, Saint-Savournin sera enfin alimentée en électricité.