Tentative de parricide (Eyragues, 18 mai 1845)

« Un double crime, qui heureusement n’a pas eu tout le résultat que s’en promettait son coupable auteur, a épouvanté la commune d’Eyragues dans la soirée du 18 courant. Le nommé Lacanaud fils a tenté d’assassiner son père et sa belle-mère.
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Ce misérable a frappé d’abord son père de deux coups de couteau-poignard, l’un à la figure et l’autre dans les reins, et il a ensuite blessé sa belle-mère à l’épaule.
Les victimes ayant appelé du secours, Lacanaud fils prit la fuite, mais la brigade de gendarmerie de Saint-Remy, prévenue par le maire d’Eyragues, se rendit aussitôt sur les lieux, et se mit immédiatement à la recherche du coupable.
Lacanaud, qui est d’une constitution robuste et d’un caractère résolu, s’était réfugié dans le grenier à foin d’une maison de campagne d’Eyragues. C’est là qu’il a été découvert et arrêté par les gendarmes Lequeux et Lyonet. Il était armé de deux pistolets chargés et de deux couteaux, ce qui n’a pas empêché les.deux gendarmes que nous avons nommés de s’emparer de lui.
Lorsque Lacanaud s’est vu pris, il a offert une somme de 50 francs pour qu’on lui laissât la faculté de se suicider.
Conduit immédiatement à Tarascon, Lacanaud a été écroué dans la prison de cette ville. »
  • Source : Le Mémorial d’Aix, no, 8e année, 25 mai 1845, p. 2.

Pour lire les suites de cette affaire, et les circonstances qui ont entouré le drame, rendez-vous à la page Le procès d’Étienne Lacanaud d’Eyragues (5 août 1845).