Une toux violente à en tomber (Marseille, 31 décembre 1793)

« L’an second de la république française, le douze nivôse après-midi, pardevant nous officier public de Marseille et dans la maison commune, est comparu le citoyen Jean-Louis Boyer, assesseur en empêchement du premier arrondissement, canton de Marseille, lequel, pour se conformer à l’article huit du titre cinq, section cinq, de la loi du vingt septembre mil sept cent nonante-deux (vieux stile), nous a remis ce jourd’huy une expédition en forme d’un verbal par lui dressé le jour d’hier, par lequel il conste avoir accédé, accompagné de son secrétaire greffier, dans l’appartement où est décédé subitement le nommé Jacques Roche, maquignon, âgé d’environ soixante-deux ans, natif du Puy, département de la Haute-Loire, dans la rue des Chapeliers, île quatre cent cinquante trois, maison dix-sept au premier étage et, assisté des citoyens Jean-Pierre Gueyrard et Jean-Baptiste Imbert, locataires dans ladite maison, qui ont dit que cet homme se trouvant à dîner sur les onze heures chez le citoyen Amphoux, il lui a pris une toux violente, à la suite de laquelle il est tombé ; ayant fait appeler un chirurgien du voisinage pour lui donner de secours qui lui ont été inutiles, il a de suite requis le citoyen Jean-François Benoit, chirurgien, pour procéder à la visite du cadavre, lequel a dit qu’il croyait que sa mort avait été produite par une commotion au cerveau, y ayant reconnu au haut du temple droit l’impression d’un coup, d’après lequel renseignement et n’ayant pu en avoir d’autre, nous avons dressé le présent acte pour qu’il en conste et avons signé.
[GARRET M., off. pub.]
  • Registre d’état-civil de Marseille, municipalité unique