13 - Lamanon Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-lamanon/ 500 ans de faits divers en Provence Tue, 16 Dec 2025 16:29:43 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 13 - Lamanon Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-lamanon/ 32 32 Une inconnue près de la Tuilière (Lamanon, 12 décembre 1749) https://www.geneprovence.com/une-inconnue-pres-de-la-tuiliere-lamanon-12-decembre-1749/ https://www.geneprovence.com/une-inconnue-pres-de-la-tuiliere-lamanon-12-decembre-1749/#respond Tue, 16 Dec 2025 16:29:43 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27153 Cet acte de sépulture de 1749 s’inscrit dans un contexte provençal où l’itinérance est courante, que ce soit pour le travail saisonnier ou la mendicité. Le corps découvert près de…

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Cet acte de sépulture de 1749 s’inscrit dans un contexte provençal où l’itinérance est courante, que ce soit pour le travail saisonnier ou la mendicité. Le corps découvert près de « La Tuilière », un lieu-dit souvent lié à l’activité des tuiliers et donc à une route, suggère le décès d’une voyageuse loin de ses attaches. Le fait qu’elle porte un chapelet et un livre de piété, « Le Chemin du Ciel », la rattache à la foi catholique et à une dévotion personnelle, fréquents à l’époque. Son identification impossible illustre la fragilité des existences et la difficulté à tracer les individus sans résidence fixe dans la société d’Ancien Régime, même la procédure du viguier et du procureur juridictionnel n’ayant pu déterminer son identité.

« L’an que dessus [1749] et le douze décembre, à la réquisition du procureur juridictionnel et par ordonnance de M. le viguier, en date de ce jourd’hui,
J’ai enterré dans le cimetière de l’église Saint-Denis, paroisse de Lamanon, un cadavre d’une femme qui fut trouvée le jour d’hier morte près la Tuilière1,
Laquelle n’a été reconnue de personne et dont on ignore le nom,
Dans les poches de laquelle on a trouvé un chapelet et des heures intitulées Le Chemin du Ciel2,
En présence du susdit procureur juridictionnel soussigné, et de Marc Registel, illettré, témoins requis ; en foi de quoi, j’ai signé. »
[de Louezet, p. j., Guigues, curé]
Notes
1. Une tuilière est, comme son nom l’indique, une fabrique de tuiles (appelée aussi “tuilerie”). Ces bâtiments étaient souvent construits à l’extérieur des villages. Cette tuilerie n’existe bien sûr plus aujourd’hui mais il existe toujours un quartier nommé La Tuilière.
2. Il pourrait s’agir d’une édition du livre Le Chemin du Ciel, de Jean Bona, publié originellement en 1658.
Sources
  • Registre paroissial de Lamanon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 255.

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Un cadavre dans le fossé d’arrosage (Lamanon, 16 juillet 1749) https://www.geneprovence.com/un-cadavre-dans-le-fosse-darrosage-lamanon-16-juillet-1749/ https://www.geneprovence.com/un-cadavre-dans-le-fosse-darrosage-lamanon-16-juillet-1749/#respond Thu, 04 Dec 2025 20:26:22 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26909 Ce bref acte paroissial du 17 juillet 1749 nous plonge dans le quotidien de la petite Provence rurale du milieu du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV. L’événement,…

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Ce bref acte paroissial du 17 juillet 1749 nous plonge dans le quotidien de la petite Provence rurale du milieu du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV. L’événement, la découverte d’un cadavre non identifié dans un canal d’arrosage à Lamanon, est typique d’une époque où l’itinérance et la précarité sont courantes. L’acte souligne l’autorité ecclésiastique et judiciaire (le curé, le procureur juridictionnel, le viguier) dans la gestion des morts inconnues. La mention du chapelet est la seule maigre indication sur l’identité de l’homme, possiblement un pèlerin ou un mendiant de passage, dont la mort restera anonyme, rapidement consignée dans les registres.

« L’an que dessus [1749] et le 17 juillet, à la réquisition du procureur juridictionnel et par ordonnance de Monsieur le viguier, en date de ce jourd’hui,
J’ai enterré dans le cimetière de l’église Saint-Denis, paroisse de Lamanon1, un cadavre d’un homme qui fut trouvé le jour d’hier, noyé dans le fossé d’arrosage de la grande Lamanon,
Qui n’a été reconnu par personne et dont on ignore le nom, dans les poches duquel on a trouvé un chapelet,
En présence du susdit procureur juridictionnel, soussigné, et de Joseph Siméon, illettré, témoins requis, en foi de quoi j’ai signé. »
[De Louezet, Guigues, curé]


1. Écrit “la manon”.

  • Registre paroissial de Lamanon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 255.

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10 sites archéologiques des Alpilles à voir absolument https://www.geneprovence.com/archeologie-alpilles-a-voir/ https://www.geneprovence.com/archeologie-alpilles-a-voir/#respond Fri, 04 Jul 2014 00:21:45 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=13061 Les Alpilles, massif de hautes collines des Bouches-du-Rhône, s'étendent sur une superficie relativement faible (50 000 hectares), mais elles concentrent une extraordinaire richesse de sites archéologiques qui atteste de l'attrait qu'elles ont exercé sur les hommes depuis la Préhistoire. Nous vous invitons à en découvrir dix, en précisant que la liste n'est pas exhaustive. Voici 10 sites à connaître pour avoir une bonne idée du passé des Alpilles. Les voici classés du plus ancien des sites au plus récent.

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Les Alpilles, massif de hautes collines des Bouches-du-Rhône, s’étendent sur une superficie relativement faible (50 000 hectares), mais elles concentrent une extraordinaire richesse de sites archéologiques qui atteste de l’attrait qu’elles ont exercé sur les hommes depuis la Préhistoire. Nous vous invitons à en découvrir dix, en précisant que la liste n’est pas exhaustive. Voici 10 sites à connaître pour avoir une bonne idée du passé des Alpilles. Les voici classés du plus ancien des sites au plus récent.

1. Glanum (Saint-Rémy-de-Provence)

Alpilles
© Axel Brocke — originally posted to Flickr as Saint-Rémy-de-Provence – Glanum. CC BY-SA 2.0.
Glanum est peut-être le site le plus connu des Alpilles. Cité gauloise, puis romaine, elle disparaît au IIIe siècle avec les invasions barbares. Elle est redécouverte par les archéologues dans les années 1920.

2. Les Caisses de Jean-Jean (Mouriès)

© Jean Marie Desbois
© Jean Marie Desbois
Blotti à l’intérieur d’une chaîne rocheuse formant une acropole, le village de Jean-Jean (dont le nom historique reste inconnu) fut en son temps une cité gauloise. On y a trouvé, outre de nombreux îlots d’habitation, d’imposants remparts.

3. Ernaginum (Tarascon)

Alpilles Ernaginum
© David Bascunana. CC BY 3.0.
Ernaginum est, comme Glanum, une cité antique située à proximité de Saint-Étienne-du-Grès. Elle a été habitée d’abord par les Gaulois. Les Romains l’ont ensuite modernisée en la dotant d’un réseau de routes.

4. Tours de Castillon (Paradou)

Castillon Alpilles
© Jean Marie Desbois
Castillon est l’ancien village de Paradou. Il fut construit par les Gaulois plus au sud par rapport à l’actuel village, sur les hauteurs des rochers de la Pène. Il a été abandonné à la fin du Moyen Âge.

5. Aqueduc de Barbegal (Fontvieille)

© Maarjaara. CC BY 2.0.
© Maarjaara. CC BY 2.0.
L’aqueduc romain de Barbegal alimentait en eau la ville d’Arelate (Arles). Il alimentait aussi une meunerie locale dont on visite les vestiges en même temps.

6. Villa de Saint-Pierre-de-Vence (Eyguières)

© Jean Marie Desbois
© Jean Marie Desbois
La villa fut construite par un propriétaire romain sur un site habitée depuis l’Âge du fer. Cette riche demeure a été entretenue jusqu’au IXe siècle, date à laquelle elle est tombée en ruines.

7. Le roche des Trémaïé (Les Baux-de-Provence)

© Jean Marie Desbois
© Jean Marie Desbois
Cette étonnante pierre sculptée n’a pas été datée précisément mais elle pourrait remonter à la période gallo-romaine. On la relie à la tradition des Saintes-Maries venues sur une barque en Camargue. Pour les archéologues, en revanche, c’est le simple hommage d’un père à sa fille.

8. Château des Baux (Les Baux-de-Provence)

© EmDee. CC BY-SA 3.0.
© EmDee. CC BY-SA 3.0.
Symbole médiéval des Alpilles, le château des Baux est le site le plus visité des Alpilles. Il témoigne de la domination de la puissante famille des Baux sur la région. Il a été construit au XIe siècle et démantelé en 1632.

9. Castrum de Montpaon (Fontvieille)

© Jean Marie Desbois
© Jean Marie Desbois
Le village de Montpaon, situé au sommet d’une colline imprenable, dépendait de la maison des Baux. Des membres de la célèbre famille de Baux y ont vécu et y sont morts. Il a été peuplé surtout entre le XIIe et le XVe siècles.

10. Grottes de Calès (Lamanon)

© Blue Breeze Wiki. CC BY-SA 3.0.
© Blue Breeze Wiki. CC BY-SA 3.0.
Le site de Calès est inclus dans un cirque naturel constitué d’habitats troglodytiques. Occupé de la Préhistoire jusqu’à 1586, il a servi de refuge à toute une population lors des Guerres de religion.

Où trouver ces sites ?

Suivez la carte et bonne visite !

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Visites policières dans les Alpilles (février 1858) https://www.geneprovence.com/visites-policieres-dans-les-alpilles-fevrier-1858/ https://www.geneprovence.com/visites-policieres-dans-les-alpilles-fevrier-1858/#respond Fri, 10 Sep 2010 20:11:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=355 Lettre au commissaire de police d’Arles. [caption id="attachment_4725" align="alignright" width="282"] Un sergent de ville dans les années 1850.[/caption] Eyguières, le 28 février 1858, Monsieur le Commissaire central, J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint l’état des crimes et délits et événements qui sont parvenus dans le mois. Agréez, monsieur le Commissaire central, l’assurance de mon respect.

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Lettre au commissaire de police d’Arles.

Sergentdeville65
Un sergent de ville dans les années 1850.

Eyguières, le 28 février 1858,
Monsieur le Commissaire central,
J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint l’état des crimes et délits et événements qui sont parvenus dans le mois.
Agréez, monsieur le Commissaire central, l’assurance de mon respect.
Le commissaire de police du canton d’Eyguières,

[J. ANDREANI]

Vernègues

Visité le 8 février par Lambert.
Rien n’est parvenu dans ce village. Notre visite n’a eu rien à devoir constater. Nous avons chargé le garde champêtre de vigiler activement les personnes qui sont soumis à la surveillance dans sa commune, dans ses discours, et de leurs démarches.

Alleins

Visité le 15 février par Bicheiron.
Je me suis rendu dans cette commune, comme jour de foire, où il y avait beaucoup de marchands. La gendarmerie y assistait aussi ; où il a régné l’ordre le plus régulier ; point de plaintes ni de vols.

Mallemort

Visité le 11 février par Lesbros.
Une enquête de témoins a été faite au moment de notre visite par monsieur le Commissaire central, par des discours faits par le sieur Seraizin, ancien pharmacien, et après ordre a été donné à la gendarmerie pour le mettre à la disposition de monsieur le Procureur impérial.

Lamanon

Visité le 22 février par Bérenguier.
Cette commune, l’avons trouvée parfaitement en règle par plusieurs visites que nous avons faites, soit pour la bonne moralité des habitants, soit pour l’entretien des lieux publics.
Un événement est parvenu dans cette commune le jour du 25 par le nommé Luya, Jean François , scieur de long, âgé de trente ans, lequel a été trouvé pendu à un pin. D’après les recherches faites, résulte de s’être suicidé volontairement de lui-même.

Aureille

Visité le 17 février par Martin.
Aucune plainte n’est parvenue dans ce petit village. La tenue de la voie publique est généralement propre et d’abord ce pays est bien administré.

Eyguières

Avons visité les bouchers et marchands des comestibles et avons reconnu tous en règle. Il n’y eut point de discours politique, ni point de plaintes. Aucune maladie contagieuse n’existe dans le canton. La fermeture des lieux publiques est régulièrement exécutée.

Eyguières, le 28 février 1858.
Le commissaire de police du canton d’Eyguières.

[J. ANDREANI]

 

  • Source : Archives communales d’Arles, J158
  • Photographie : Le cours principal d’Eyguières. DR.

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La mort de Robert de Lamanon (Maouna, 11 décembre 1787) https://www.geneprovence.com/la-mort-de-robert-de-lamanon-maouna-11-decembre-1787/ https://www.geneprovence.com/la-mort-de-robert-de-lamanon-maouna-11-decembre-1787/#respond Mon, 01 Jan 2007 20:22:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1291 Jean Honoré Robert de Paul de Lamanon, dit Robert de Lamanon (1752-1787) appartenait à la famille des seigneurs de Lamanon, anoblie en 1572. Né à Salon le 6 décembre 1752 de Jean François de Paul de Lamanon et d’Anne de Baldony (Aixoise de naissance), il connut la renommée en tant que botaniste, physicien et météorologiste.

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robert-de-lamanonJean Honoré Robert de Paul de Lamanon, dit Robert de Lamanon (1752-1787) appartenait à la famille des seigneurs de Lamanon, anoblie en 1572. Né à Salon le 6 décembre 1752 de Jean François de Paul de Lamanon et d’Anne de Baldony (Aixoise de naissance), il connut la renommée en tant que botaniste, physicien et météorologiste. Sa passion l’amena à participer à plusieurs expéditions, dont la dernière lui fut fatale.

En 1785, La Pérouse fut chargé par le roi Louis XVI d’un voyage de découverte autour du monde. Il partit de Brest le 1er août avec les frégates La Boussole et L’Astrolabe. À son bord, Robert de Lamanon avait pris place.
Après avoir longé les côtes du Brésil, les frégates passèrent le cap Horn au mois de janvier 1786. Ce fut ensuite un périple de deux années passées à écumer l’océan Pacifique. À bord, la vie s’organisait tant bien que mal et des observateurs rapportèrent que des frictions virent le jour parmi les passagers. En janvier 1787, un certain nombre d’entre eux, menés par Robert de Lamanon, entrèrent en conflit avec La Pérouse au sujet des honneurs que l’explorateur recevait et refusait de rendre à ses collègues, au cours des escales, à Macao notamment. La susceptibilité scientifique de certains était froissée. La Pérouse n’étant pas homme à accepter la révolte, les insurgés furent mis aux arrêts pendant une journée entière.
Tant bien que mal, et en dépit de l’ambiance morose, l’expédition se poursuivit. A partir de la mi-décembre 1787, l’expédition se concentra sur les archipels des îles Samoa et Tonga.

9 décembre 1787

Comme une île avait été repérée dans l’archipel Tonga, l’île de Maouna, les explorateurs tentèrent de s’en approcher, afin d’en faire le repérage. Un port indigène avait été repéré et Paul-Antoine-Marie Fleuriot de Langle, capitaine de l’Astrolabe, y débarqua dans l’après-midi du 9 décembre. Il y reçut bon accueil. De nombreux habitants de l’île avaient embarqué sur des canots et observaient les puissantes frégates françaises qui mouillaient dans leurs eaux. De Langle, une fois revenu à bord, décida que l’endroit n’était pas suffisamment sûr pour y laisser les bateaux.

10 décembre 1787

Le lendemain matin, La Pérouse effectua une randonnée de découverte dans l’île. Plusieurs villageois le suivirent et l’accueillirent avec enthousiasme, allant jusqu’à l’inviter chez eux. Par la suite, l’explorateur loua les beautés naturelles qu’il observa lors de cette marche. Il retourna ensuite sur l’Astrolabe et remarqua qu’un chef indigène et sept de ses hommes se trouvaient à bord. Il leur offrit plusieurs présents.
Dans le même temps, deux officiers, de Langle, capitaine breton, et Thomas Sutton de Clonard, un lieutenant irlandais, informèrent La Pérouse de leur intention d’aller chercher de l’eau le lendemain dans la baie d’Aasu, en raison du risque de scorbut à bord. La Pérouse s’y opposa formellement et une dispute éclata. Finalement, il fut convenu que de Langle irait bien sur l’île le lendemain. Dans la nuit, un orage éclata.

11 décembre 1787

mort-de-lamanonLe lendemain matin, à onze heures, de Langle prit avec lui soixante-et-un hommes regroupés dans quatre chaloupes. Parmi eux figurait Robert de Lamanon. L’approche de l’île fut assez difficile en raison des intempéries de la nuit passée. Finalement, on posa le pied sur la plage et l’on entreprit de recueillir de l’eau dans des tonneaux. Tout à coup, des pierres furent jetées par les indigènes.
« M. de Langle n’eut le temps que de tirer ses deux coups de fusil ; il fut renversé, et tomba malheureusement du côté bâbord de la chaloupe, où plus de deux cents Indiens le massacraient sur le champ à coups de massue et de pierres. Lorsqu’il fut mort, ils l’attachèrent par un de ses bras à un tolet, afin sans doute de profiter plus sûrement de ses dépouilles. »
Les Français ripostèrent, tuant, semble-t-il trente-neuf indigènes. Douze Français étaient morts. Robert de Lamanon trouva la mort dans ce tragique événement.
Informés du drame, La Pérouse préféra cesser ses relations commerciales avec les habitants de l’île et fit voile vers les Tonga.
Un mémorial fut érigé sur les lieux en 1883. Il porte les mots : « Morts pour la Science et la Patrie ».

Les ancêtres de Robert de Lamanon

Génération 1

1. Jean Honoré Robert de PAUL de LAMANON (Salon, 06/12/1752 – Maouna, 10/12/1787).

Génération 2

2. Jean François de PAUL de LAMANON,
3. Anne de BALDONY (Aix, ? – ?, ?); mariés à Salon, 18/05/1744.

Génération 3

4. Gaspard de PAUL de LAMANON,
5. Anne d’ESMENARD de MONDESIR (Lambesc, 11/09/1673 – Salon ?, 11/11/1749), mariés à Salon, 15/01/1697.
6. Jean Claude de BALDONY
7. Ursule d’AYMAR

Génération 4

8. Jean Baptiste de PAUL de LAMANON (? – 1712),
9. Françoise de VIDALON, mariés en 1664.
10. François d’ESMENARD (Lambesc, 17/11/1633 – id., 02/01/1704), écuyer, seigneur de Mondésir,
11. Éléonore d’ESTIENNE de VILLEMUS, mariés vers 1670.
12. Jean François de BALDONY (Aix), écuyer, sieur de Malespine,
13. Honorade de SUFFREN, mariés à Salon, 29/12/1660.

Génération 5

16. Jean de PAUL de LAMANON (1584-?),
17. Blanche de DURANTY, mariés en 1637.
20. Jean Antoine d’ESMENARD, écuyer, seigneur de Vautubières,
21. Claire de GRIGNAN.
22. Jean François d’ESTIENNE de VILLEMUS, seigneur de Villemus,
23. Claire de RIANS.
24. Joseph de BALDONY (décédé av. 1660),
25. Anne d’OLLIVARY.
26. Laurent de SUFFREN (décédé av. 1660), écuyer,
27. Isabeau de MARC-TRIPOLY.

Annexes

Renseignements fournis par Sébastien Avy. Avec nos remerciements.
Illustrations :

  1. Portrait de Robert de Lamanon. DR.
  2. Le massacre de Robert de Lamanon et de ses compagnons. Gravure du XIXe siècle. D.R.

Biographies

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