83 - Saint-Raphaël Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/83-saint-raphael/ 500 ans de faits divers en Provence Wed, 02 Jul 2025 05:49:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 83 - Saint-Raphaël Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/83-saint-raphael/ 32 32 La veuve et le valet (Fréjus, 15 mai 1895) https://www.geneprovence.com/la-veuve-et-le-valet-frejus-15-mai-1895/ https://www.geneprovence.com/la-veuve-et-le-valet-frejus-15-mai-1895/#respond Wed, 02 Jul 2025 05:30:25 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25813 Le mercredi 15 mai 1895, au matin, M. Louis Destelle, cultivateur de 53 ans habitant Fréjus (Var), mourait subitement, sans que rien ne fît prévoir une fin aussi brusque. Au contraire, il jouissait jusqu’alors…

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Le mercredi 15 mai 1895, au matin, M. Louis Destelle, cultivateur de 53 ans habitant Fréjus (Var), mourait subitement, sans que rien ne fît prévoir une fin aussi brusque. Au contraire, il jouissait jusqu’alors d’une santé merveilleuse. Aussi cette mort impressionna-t-elle tout le monde et bientôt la rumeur publique accusa la veuve, Marie Sénéquier, d’avoir empoisonné son mari, de connivence avec son valet, un certain Pierre Fougerat.
Le fils Destelle, brouillé avec ses parents pour des raisons familiale, habitait à Saint-Raphaël. Prévenu du malheur qui le frappait, il accourut à Fréjus pour voir son père, et tout aussitôt les mêmes soupçons assaillirent son esprit.
Depuis longtemps déjà, il savait, d’ailleurs, que sa mère voulait le dépouiller de ses biens pour les mettre sur la tête de Fougerat.
Il alla donc trouver M. Antoine Foata, commissaire de police, et il rédigea une plainte en règle.
Le parquet de Draguignan, averti immédiatement, envoya le lendemain, vers les trois heures, pour faire une enquête, MM. Guichon de Grandpont, juge d’instruction, Michel, substitut du procureur de la République, le juge suppléant, Balp, docteur en médecine, et Lamy, greffier du parquet.
Pendant que M. Balp procédait à l’autopsie, M. Guichon de Grandpont entendait les témoins de cette triste affaire.
Le parquet repartit de Fréjus le soir, vers 22 heures.
M. Balp emporta huit bocaux où étaient déposés les viscères de la victime, ne pouvant immédiatement se prononcer s’il y avait crime ou non.
Le vendredi 17, à 7 heures du matin, eurent lieu les obsèques du malheureux Destelle qu’une foule nombreuse accompagnait jusqu’à sa dernière demeure.
  • Source : La République du Var, 18 mai 1895, p. 2.
  • État civil de la ville de Fréjus, Archives départementales du Var, 7 E 65_55, acte no 33.

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Le berger et le fuyard (Fréjus, 15 mai 1895) https://www.geneprovence.com/le-berger-et-le-fuyard-frejus-15-mai-1895/ https://www.geneprovence.com/le-berger-et-le-fuyard-frejus-15-mai-1895/#respond Wed, 18 Jun 2025 05:30:03 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25657 Il faisait nuit ce 15 mai 1895 au vallon du Gargalon, situé tout au nord de la commune de Fréjus (Var). Le berger Blanchard dormait au pied d’un chêne-liège à…

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Il faisait nuit ce 15 mai 1895 au vallon du Gargalon, situé tout au nord de la commune de Fréjus (Var). Le berger Blanchard dormait au pied d’un chêne-liège à la campagne Ottou, à environ 4 kilomètres au nord de la ville. Son sommeil était profond quand, vers 2 heures et demie, il fut éveillé par les aboiements répétés de son chien.
Sortant de son sommeil, il aperçut dans le noir un individu à la mine suspecte qui cherchait à partir en courant de la maison d’habitation à proximité de laquelle il se trouvait.
Le berger s’approcha donc de lui et lui posa quelques questions pour s’informer de son identité. Mais l’homme lui répondit que cela ne le regardait pas. Blanchard voulut donc alors le conduire à la gendarmerie de Fréjus mais l’inconnu se mit à courir en s’écriant : « Personne ne m’arrêtera ! »
Exaspéré, le berger s’élança sur ses traces. Arrivé devant la campagne Savine, il y pénétra et se fit prêter un fusil car il avait remarqué que l’inconnu envoyait souvent la main à sa poche comme pour y prendre une arme.
Une véritable chasse à l’homme s’engagea et des paysans virent même y prêter main-forte.
À un moment donné, Blanchard somma l’individu de s’arrêter sans quoi il ferait feu. Mais l’autre sembla au contraire redoubler de vitesse en criant : « Personne ne me prendra. »
C’est alors que Blanchard mit son fusil en joue et fit feu. L’homme, qui n’était qu’à quelques mètres de lui, fut touché aux reins. La balle traversa le corps de part en part.
Aussitôt avertis, le juge de paix Sentar, son greffier Baudot et le commissaire de police Antoine Foata, en compagnie du garde-champêtre Jean Mestrallet, se rendirent immédiatement sur les lieux pour ouvrir une enquête.
L’inconnu était mort et Blanchard était convaincu d’avoir tué un malfaiteur. Pourtant il fut arrêté et conduit à la prison de Fréjus.
La victime ne portait aucun papier sur elle. Dans sa poche, on retrouva un revolver tout neuf chargé de cinq balles. Il avait en outre avec lui un tournevis, deux portemonnaies (dont l’un contenait quatre sous et deux cadenas avec deux clés) et il portait un gilet aux initiales de J. U. On voyait qu’il avait cherché à en enlever la marque, ce qui laissait supposer qu’il l’avait volé.
L’enquête révéla en fait que l’homme était d’origine corse. Il s’appelait André Césari, était marié à une nommée Lucie Castellani, était âgé de 38 ans, et était né à Asco. Bien que Corse, il vivait à Saint-Raphaël, à côté de Fréjus.
Le 18 mai, on apprit d’un certain Paul Maurin que, huit à dix jours plus tôt, Césari avait envoyé un mandat-poste à son beau-frère qui habiterait Calenzana, en Corse. Il disait habiter Toulon où il avait son domicile ordinaire. Monsieur Laurenzetti, de Saint-Raphaël, chez qui il avait loué une chambre garnie, prétendit que, du 6 au 10 avril, bien que Césari fût son locataire, le lit n’avait pas été défait. Il y aurait lieu de voir si cette période ne correspondait pas à divers exploits de malfaiteurs qui avaient eu lieu dans les parages.
  • Source : La République du Var, 16 mai 1895, p. 2.
  • État civil de la ville de Fréjus, Archives départementales du Var, 7 E 65_55, acte no 32.

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L’accident de Baptistin Vallauris (Fréjus, 3 août 1897) https://www.geneprovence.com/laccident-de-baptistin-vallauris-frejus-3-aout-1897/ https://www.geneprovence.com/laccident-de-baptistin-vallauris-frejus-3-aout-1897/#respond Sat, 23 Nov 2019 14:47:13 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=17350 Le mardi 3 août 1897, un terrible orage frappa le Var. Alors qu’il s’en retournait de la fête de Saint-Raphaël, Baptistin Vallauris fut à deux doigts de mourir. Il était…

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Le mardi 3 août 1897, un terrible orage frappa le Var.
Alors qu’il s’en retournait de la fête de Saint-Raphaël, Baptistin Vallauris fut à deux doigts de mourir. Il était 23h30. Arrivé au Pont-Reyran, sur la commune de Fréjus, la foudre frappa son cheval. Apeuré, celui-ci sauta soudain par-dessus le pont, se tuant net sur les rochers de la rivière.
Par chance, grâce au parapet, le char, dont les bras avaient cassé, ne fut pas précipité dans le gouffre et la vie de Baptistin Vallauris fut ainsi épargnée.

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Quelques secondes auparavant, le courrier de Saint-Raphaël, qui précédait Vallauris de dix mètres, ne put se porter à son secours, par l’intermédiaire de M. Tailland, son courageux cocher, car ses chevaux s’étaient emballés. Il parvint fort heureusement à maîtriser son équipage sans quoi on aurait pu déplorer des victimes, dans la mesure où la diligence comptait de nombreux voyageurs.

Au final, seul le cheval de Baptistin Vallauris perdit la vie dans cet accident.

  • Source : Le Petit Provençal, 5 août 1897.

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Antoine Curet (né en 1845), architecte aixois https://www.geneprovence.com/antoine-curet-ne-en-1845-architecte-aixois/ https://www.geneprovence.com/antoine-curet-ne-en-1845-architecte-aixois/#respond Thu, 22 Dec 2011 10:22:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=172 Antoine Curet est né à Aix-en-Provence le 11 janvier 1845 dans une famille de cordonnier. Son père, Pierre Urbain Curet (1806-1888) vivait avec son épouse et leurs quatre enfants rue de la Frucherie où il tenait boutique. On trouve trace de cette famille dans le recensement de 1855, où le jeune Antoine a alors dix ans.

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Antoine Curet

Antoine Curet est né à Aix-en-Provence le 11 janvier 1845 dans une famille de cordonnier. Son père, Pierre Urbain Curet (1806-1888) vivait avec son épouse et leurs quatre enfants rue de la Frucherie où il tenait boutique. On trouve trace de cette famille dans le recensement de 1855, où le jeune Antoine a alors dix ans.
Fils et petit-fils de cordonnier, Antoine Curet ne suit pourtant pas la trace de ses pères et c’est la profession d’architecte qu’il choisit après une formation à l’école des Arts et Métiers d’Aix.
Il occupe son premier poste dans la ville de Saint-Raphaël (Var) mais il revient au bout de quelques années exercer dans sa ville natale, où il est architecte voyer et régulièrement commis par la municipalité.
On lui doit plusieurs ouvrages, comme la mairie et le lavoir de Charleval, le grand mur de soutènement d’Éguilles, le projet de reconstitution partielle du canal romain qui amenait à Aix les eaux de la Traconnade. Il est aussi à l’origine d’un projet d’exhaussement des pertes d’eau du barrage de Saint-Marc-Jaumegarde.
Antoine Curet se fait aussi poète au vu de ce qu’on lit dans Le Mémorial d’Aix du 15 mars 1896. À l’occasion de la nomination de Xavier Thibaud, président du tribunal de commerce, au titre de Chevalier de la Légion d’honneur, il écrit le sonnet suivant :

Ce signe sacré de l’honneur,
Que votre poitrine projette,
N’est pas le seul fait du bonheur
Il vient d’une lente conquête ;
Votre vie − toute de labeur,
De services gratuits − l’atteste.
L’État a été bon payeur,
Vivat ! pour qui éteint sa dette.

Jouissez donc, cher Président,
Du radieux événement
Qui constelle votre carrière.

Et croyez à mes vœux ardents
Pour qu’il s’écoule bien longtemps
De cette croix… à la dernière †

Brève généalogie d’Antoine Curet

1. Antoine Théodose CURET, né à Aix-en-Provence le 11/01/1845,
2. Pierre Urbain CURET, cordonnier, 38 ans, né à Aix en 1806 et mort le 01/09/1888,
3. Thérèse Françoise Marie BOUSQUET,
4. Joseph Alexis CURET, cordonnier, né à Aix, paroisse de la Madeleine le 30/07/1767
5. Sophie ISNARD,
8. Joseph CURET, cordonnier,
9. Thérèse Marguerite GIRIEUD.

Tout renseignement complémentaire est le bienvenu.

 

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