Accident mortel Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/accident-mortel/ 500 ans de faits divers en Provence Sun, 05 Apr 2026 20:21:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Accident mortel Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/accident-mortel/ 32 32 Le saut du troupeau (La Saulce, octobre 1865) https://www.geneprovence.com/le-saut-du-troupeau-la-saulce-octobre-1865/ https://www.geneprovence.com/le-saut-du-troupeau-la-saulce-octobre-1865/#respond Sun, 05 Apr 2026 20:17:45 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27950 C’est un récit tragique que rapporta le Courrier des Alpes fin 1865, un récit survenu sur la route impériale reliant Gap à Marseille, au cœur du quartier du Saffre, près…

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C’est un récit tragique que rapporta le Courrier des Alpes fin 1865, un récit survenu sur la route impériale reliant Gap à Marseille, au cœur du quartier du Saffre, près de la Saulce.

Le saut mortel du troupeau

Alors qu’un troupeau transhumant de 1 400 bêtes se dirigeait vers un pré pour y paître, les bergers qui le menaient tentèrent de lui faire emprunter un sentier de descente. Mais les moutons, sans doute tenaillés par une faim pressante, ignorèrent le chemin balisé. Dans un élan irrépressible, ils se précipitèrent vers le pâturage en franchissant un mur haut de deux mètres. Les premiers ovins furent brutalement stoppés par les buissons et les ronces qui garnissaient le pied de l’ouvrage. Les suivants tombèrent les uns sur les autres, s’entassant jusqu’à former une sorte de rempart vivant. Ce chaos provoqua la mort par étouffement de 244 moutons.

Le sacrifice d’un homme et le mystère des registres

Hélas, le bilan ne s’arrêta pas à la perte du bétail. Dans un geste désespéré pour retenir ses bêtes et freiner leur chute mortelle, l’un des bergers fut lui-même entraîné par les premiers rangs du troupeau. Pris au piège sous la masse des animaux, l’homme ne put se dégager et mourut étouffé sous leur poids.
Toutefois, en plongeant dans le registre d’état civil de la Saulce pour retrouver la trace de ce malheureux, le mystère s’épaissit. Nous ne trouvons aucun décès de berger enregistré à cette période. Il est fort probable que l’officier de l’état civil l’ait simplement inscrit sous la profession de cultivateur, une approximation courante dans les actes anciens. De surcroît, à en juger par l’incapacité de cet homme à s’extraire du tumulte et à résister à la poussée et vu surtout les actes qui pourraient être celui de cet homme, je suis d’avis qu’il devait être âgé de plus de 80 ans, ce qui le rendait d’autant plus vulnérable face à la force brute du troupeau affolé.
  • Source : L’Annonciateur, 4 novembre 1865, p. 1.

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Un mariage endeuillé (Apt, 20 juin 1841) https://www.geneprovence.com/un-mariage-endeuille-apt-20-juin-1841/ https://www.geneprovence.com/un-mariage-endeuille-apt-20-juin-1841/#respond Thu, 26 Mar 2026 22:07:00 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27901 Le dimanche 20 juin 1841, la tragédie frappa cruellement un père de famille à proximité du hameau de Viton, près d’Apt (Vaucluse). Barthélemy Hugues, un cultivateur de Simiane âgé de…

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Le dimanche 20 juin 1841, la tragédie frappa cruellement un père de famille à proximité du hameau de Viton, près d’Apt (Vaucluse). Barthélemy Hugues, un cultivateur de Simiane âgé de 56 ans, cheminait paisiblement en direction de la ville pour assister au mariage de l’une de ses filles. Il était monté sur son mulet, ne se doutant pas que cette route festive le mènerait vers un funeste destin.
Le passage en cet endroit s’avérait particulièrement périlleux, car la voie ne mesurait que 3 mètres environ de largeur. C’est dans ce goulet étroit que le cavalier croisa la route d’une charrette pesamment chargée, conduite par monsieur Bec. L’imprudence fut partagée ce jour-là. Le charretier, face à l’étroitesse du chemin, omit d’arrêter son lourd attelage pour diminuer le danger et laisser le passage au père de la mariée.
Le choc fut inévitable et d’une rare violence. La charrette heurta brutalement l’animal et son cavalier. Déséquilibré par l’impact, le malheureux Barthélemy chuta lourdement au sol. L’horreur atteignit son paroxysme lorsqu’une des roues du lourd véhicule lui passa sur le corps.
Immédiatement secouru, on le transporta en urgence vers la ville. Hélas, les blessures étaient trop graves et le cultivateur expira peu d’instants après son admission à l’Hôtel-Dieu, transformant un jour de noces en une journée de deuil absolu.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 27 juin 1841, p. 3.
  • Registre d’état civil de la ville d’Apt, Archives départementales de Vaucluse, année 1841, no 74.

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Tragédie domestique du boulanger (Toulon, 26 mai 1895) https://www.geneprovence.com/tragedie-domestique-du-boulanger-toulon-26-mai-1895/ https://www.geneprovence.com/tragedie-domestique-du-boulanger-toulon-26-mai-1895/#respond Sun, 15 Mar 2026 21:14:01 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27741 Dans le quartier Saint-Antoine, au numéro 18 de la route des Moulins, à Toulon (Var), la vie du sieur Jean-Baptiste Alziari, 51 ans, boulanger de son état, originaire de Sigale…

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Dans le quartier Saint-Antoine, au numéro 18 de la route des Moulins, à Toulon (Var), la vie du sieur Jean-Baptiste Alziari, 51 ans, boulanger de son état, originaire de Sigale (Alpes-Maritimes), était rythmée par le fournil et les tâches quotidiennes. Mais cet homme, laborieux et de bonne santé, avait pour rituel de s’échapper chaque après-midi vers sa campagne au quartier des Pomets, où il s’adonnait aux petits travaux des champs. C’est là, dans cette terre de repos, que le destin l’attendait de la plus cruelle des manières.

L’accident mortel du dimanche

En ce dimanche 26 mai 1895, M. Alziari entreprit une tâche simple, mais dangereuse : il voulut monter une balle de foin jusqu’à son grenier. Pour cette opération, il se hissa sur une échelle.
Soudain, le drame se joua. Il perdit l’équilibre sur l’échelle et tomba brusquement sur le sol. La balle de foin qu’il portait, le suivant dans sa chute, s’abattit lourdement sur lui et lui écrasa complètement le visage.
Le silence qui suivit fut effroyable. Quand les voisins accoururent, alertés par le bruit, ils ne trouvèrent plus qu’un cadavre sur la terre de la campagne.

Le funèbre retour

Le corps sans vie fut aussitôt relevé. Il fallut le transporter à bras jusqu’à son domicile, la boulangerie du quartier Saint-Antoine.
Imaginez l’horreur et l’émotion lorsque le funèbre cortège arriva à cette maison qu’il avait quittée quelques heures plus tôt, plein de santé. On juge aisément le désespoir de Mme Alziari et de sa fille en voyant leur époux et père revenir ainsi, brisé par un accident aussi absurde que terrible.
  • Sources : La République du Var, 29 mai 1895, p. 3.
  • Registre d’état civil de Toulon, année 1895, acte no 839, Archives départementales du Var, 7 E 146_426.

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Le destin brisé d’Auguste Ravel (Arles, 15 août 1881) https://www.geneprovence.com/le-destin-brise-dauguste-ravel-arles-15-aout-1881/ https://www.geneprovence.com/le-destin-brise-dauguste-ravel-arles-15-aout-1881/#respond Mon, 02 Mar 2026 13:21:05 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27660 Voici l’une de ces chroniques qui rappellent le prix amer payé par les hommes du labeur en cette époque d’essor du rail. C’est l’histoire d’un ouvrier dont la vie fut…

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Voici l’une de ces chroniques qui rappellent le prix amer payé par les hommes du labeur en cette époque d’essor du rail. C’est l’histoire d’un ouvrier dont la vie fut fauchée en une fraction de seconde, un sombre événement survenu en gare d’Arles.

Un drame matinal

Ce fut un lundi matin, à 5 heures, que la catastrophe frappa. La victime s’appelait Auguste Ravel. À 62 ans, cet homme d’équipe, veuf à deux reprises, garde aiguilleur au chemin de fer, était une figure du quartier, né à Livron dans la Drôme, mais solidement établi à Arles, où il résidait au 41 de la rue Neuve.
Sa tâche, essentielle pour la sécurité, consistait à se positionner sur la voie n° 2. Il devait signaler l’arrêt imminent de la machine n° 1000, dont le mécanicien était le sieur Vian. Cette locomotive effectuait une manœuvre complexe, devant faire passer neuf wagons vers les voies impaires de triage.

L’impact fatal

C’est dans l’enchevêtrement des manœuvres matinales que l’inévitable s’est produit. Alors qu’Auguste Ravel était concentré sur son signal, une seconde locomotive, la machine n° 1672, fit son apparition. Elle était conduite par le mécanicien Caury et montait du dépôt pour aller se placer en tête du train n° 1133.
Dans le bruit des machines et la pénombre de l’aube, le sieur Ravel fut tamponné par le tender de cette machine 1672. Le choc fut effroyable. Le corps de cet ouvrier de plus de soixante ans ne put résister à la violence du métal.
Le malheureux Ravel eut les pieds broyés et le corps mutilé. Le constat fut immédiat et terrible : il était mort sur le coup. C’est ainsi que se termina, dans la violence mécanique, l’histoire d’un homme dont le nom se devait d’être retenu.
  • Sources : L’Homme de bronze, 21 août 1881, p. 3.
  • Registre d’état civil de la ville d’Arles, no 442, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 1411.

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Tombé du haut d’un moulin (Boulbon, 12 décembre 1724) https://www.geneprovence.com/tombe-du-haut-dun-moulin-boulbon-12-decembre-1724/ https://www.geneprovence.com/tombe-du-haut-dun-moulin-boulbon-12-decembre-1724/#respond Tue, 24 Feb 2026 18:27:57 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27593 Sous l’Ancien Régime, le meunier de Boulbon occupe une position sociale charnière, alliant la maîtrise technique du moulin à vent à des responsabilités administratives comme procureur juridictionnel. Ce cumul de…

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Sous l’Ancien Régime, le meunier de Boulbon occupe une position sociale charnière, alliant la maîtrise technique du moulin à vent à des responsabilités administratives comme procureur juridictionnel. Ce cumul de fonctions souligne son influence locale, loin de l’image du simple artisan. En 1724, la médecine rurale, démunie face aux traumatismes crâniens ou aux hémorragies internes consécutifs à une telle chute, ne peut que constater le décès immédiat. L’expression « rester sur le carreau » traduit ici la violence du choc sur le sol dallé du moulin, mettant un terme brutal à une carrière de notable villageois sexagénaire.

« Le 13 décembre 1724, a été enseveli Alphonse Berlandier, meunier, procureur juridictionnel, mort hier d’une chute du haut de son moulin, qui le fit rester sur le carreau.
Il était âgé d’environ soixante ans.
Anima eius requiescat in pace. »
[Perier vicaire]
  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.

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Un drame de neuf mètres (Arles, 9 février 1840) https://www.geneprovence.com/un-drame-de-neuf-metres-arles-9-fevrier-1840/ https://www.geneprovence.com/un-drame-de-neuf-metres-arles-9-fevrier-1840/#respond Sun, 22 Feb 2026 21:34:10 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27576 Le théâtre, lieu de toutes les magies et de tous les mirages, est aussi, dans ses coulisses, un monde de péril. C’est là, dans les hauteurs sombres où l’on manœuvre…

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Le théâtre, lieu de toutes les magies et de tous les mirages, est aussi, dans ses coulisses, un monde de péril. C’est là, dans les hauteurs sombres où l’on manœuvre les décors, que se joua, un dimanche, une tragédie dénuée de tout artifice, mais d’une déplorable réalité.

Le danger dans la galerie

L’acteur malheureux de ce drame fut un ouvrier machiniste, dont le rôle essentiel est de donner vie à la scène, de monter et descendre les toiles et les décors. L’incident se produisit au théâtre d’Arles (Bouches-du-Rhône), après que le rideau eut été baissé.
Après investigation, il nous semble avoir retrouvé l’identité de la victime de cette histoire. Selon nous, le jeune homme en question se nommait Étienne-Paul Barbier, avait 29 ans, était originaire de Bourg-de-Péage (Drôme) et, au moment des faits, travaillait en qualité de menuisier pour l’entreprise de M. Jean Flory, dans la rue de la Roquette, à Arles.
Dans les arcanes de la machinerie, une des galeries établies pour le service des décors se trouvait obstruée. Voulant à tout prix contourner cet obstacle pour poursuivre son travail, l’ouvrier prit une décision fatale : il entreprit de passer en dehors des garde-fous qui ceignent pourtant ces galeries.

La chute de neuf mètres

L’homme s’engagea dans le vide, comptant sur la seule force de ses bras. Hélas, ses mains durent glisser. Précipité dans le vide, il fit une chute vertigineuse d’une hauteur de neuf mètres, s’écrasant sur la scène, juste à côté de la première coulisse.
L’ouvrier machiniste resta raide sans mouvement après l’impact. Il fut immédiatement transporté à l’hôpital de la ville, l’hôtel-Dieu Saint-Esprit, mais la gravité de ses blessures était telle qu’il y mourut dans la nuit, aux alentours d’une heure du matin.
Ce fut une fin amère et violente, loin des projecteurs. Cependant, au milieu de l’affliction, une seule consolation fut notée : ce passage était très fréquenté et l’on se félicita que personne n’eût occupé cet endroit au moment précis où le malheureux y fut précipité.
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 15 février 1840, p. 4.
  • Registre d’état civil de la ville d’Arles, année 1840, 203 E 1170, acte no 59, Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

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Un refus d’enterrement religieux (Arles, 25 janvier 1840) https://www.geneprovence.com/un-refus-denterrement-religieux-arles-25-janvier-1840/ https://www.geneprovence.com/un-refus-denterrement-religieux-arles-25-janvier-1840/#respond Thu, 08 Jan 2026 14:02:36 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27301 Ce récit n’est pas celui d’un assassinat ni d’une émeute politique, mais celui d’une mort simple et d’un refus lourd de conséquences, un jour où la charité fut niée et…

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Ce récit n’est pas celui d’un assassinat ni d’une émeute politique, mais celui d’une mort simple et d’un refus lourd de conséquences, un jour où la charité fut niée et où le peuple se prit de colère.

La chute du maçon

Le malheur frappa François-Xavier Clément, un maçon de 43 ans, né à Arles (Bouches-du-Rhône). Son métier, noble mais périlleux, fut sa perte. Alors qu’il travaillait sur un chantier de démolition, un accident survint : il fit une chute et se brisa le crâne. C’était une mort subite, brutale, sur le lieu même de son labeur.
La nouvelle de la tragédie, comme souvent, se répandit rapidement. Mais l’histoire ne s’arrêta pas à cet accident, d’autant plus triste que l’homme avait déjà perdu ses deux parents, mais aussi ses deux précédentes femmes. Non, cette histoire commença avec l’ultime devoir : celui de la sépulture.

Le refus de la bénédiction

Lorsque la famille et les proches sollicitèrent les services de l’Église, ils se heurtèrent à une fin de non-recevoir glaciale. Le curé de la paroisse prononça un refus catégorique d’accorder la sépulture ecclésiastique à François-Xavier Clément.
La raison de ce refus, aussi douloureuse que l’accident lui-même, plongeait le défunt dans l’infamie, le privant du repos en terre consacrée, peut-être en raison de ses idées, de sa conduite, ou de son appartenance à un courant jugé hostile à l’Église. C’était une condamnation morale posthume.

L’immense procession de la colère

Face à l’inflexibilité du prêtre, la famille et les amis de Xavier Clément ne cédèrent pas. Loin d’accepter l’anathème, ils décidèrent d’agir.
Ils prirent le corps du défunt et le portèrent eux-mêmes jusqu’au cimetière. Ce qui aurait dû être une simple marche funèbre devint un événement social retentissant, une véritable démonstration de force morale et populaire.
Ils ne marchaient pas seuls. Ils étaient suivis de près de trois mille personnes. Cette foule immense, portée par l’indignation et la solidarité, accompagnait le maçon déchu. Dans un acte de défiance solennelle et d’hommage vibrant, la foule traversa les rues, chantant les prières des morts, se faisant elle-même l’officiante de la cérémonie que l’Église avait refusée.
L’émotion était palpable. Et la conséquence de l’entêtement du curé fut claire : le peuple entier était fort irrité contre lui et tous blâmaient son intransigeance. Dans cette affaire, la piété populaire avait jugé l’institution, et la voix de trois mille âmes en colère résonnait plus fort que la sentence de l’autel.
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 15 février 1840, p. 4.
  • Registre d’état civil de la ville d’Arles, année 1840, 203 E 1170, acte no 41, Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

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Drame sur les quais du Vieux-Port (Marseille, 24 mars 1865) https://www.geneprovence.com/drame-sur-les-quais-du-vieux-port-marseille-24-mars-1865/ https://www.geneprovence.com/drame-sur-les-quais-du-vieux-port-marseille-24-mars-1865/#respond Thu, 18 Dec 2025 14:46:51 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27226 Le 24 mars 1865, on apprit que venait d’avoir lieu un terrible accident dans le Vieux-Port, à Marseille. Il était entre 19 heures et 20 heures et trois jeunes femmes,…

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Le 24 mars 1865, on apprit que venait d’avoir lieu un terrible accident dans le Vieux-Port, à Marseille. Il était entre 19 heures et 20 heures et trois jeunes femmes, dont le nom n’a malheureusement pas été retrouvé, se rendaient en voiture en suivant la ligne des quais du Vieux-Port au Grand Théâtre, où l’on donnait la dernière représentation des Vieux Garçons.
Lorsque celle-ci arriva à la hauteur de la place Neuve, le cheval s’emporta soudain et, malgré les efforts du cocher pour le retenir, il entraîna avec lui la voiture et ses occupants dans l’eau.
Bien sûr, plusieurs personnes avaient assisté à l’accident et aussitôt on organisa le sauvetage.
Mais, malgré la promptitude des secours, on ne retira du coupé que trois cadavres. Le cocher, lui, avait pu se sauver à la nage.
Les quais du Vieux-Port sont toujours dangereux, mais particulièrement à ces époques où les transports se faisaient à cheval et où la rapidité de l’animal pouvait se révéler fatale. La disparition de ces trois jeunes femmes, à la veille d’une soirée de plaisir, laissa le quartier en état de choc.
  • Sources : L’Annonciateur, édition du 8 avril 1865, p. 2.

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Morte dans un incendie (Graveson, 8 avril 1711) https://www.geneprovence.com/morte-dans-un-incendie-graveson-8-avril-1711/ https://www.geneprovence.com/morte-dans-un-incendie-graveson-8-avril-1711/#respond Mon, 10 Nov 2025 21:01:44 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26712 « L’an 1711 et le 8 avril est décédée de ce monde, étouffée par un incendie arrivé à la maison de Guillaume Pascalon, travailleur de ce lieu de Graveson, Marguerite Pascalonne,…

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« L’an 1711 et le 8 avril est décédée de ce monde, étouffée par un incendie arrivé à la maison de Guillaume Pascalon, travailleur de ce lieu de Graveson,
Marguerite Pascalonne, âgée d’environ un an et demi, fille légitime et naturelle dudit Guillaume Pascalon et d’Anne Dagarie, et a été ensevelie au cimetière, en foi de ce. »
[J. Guignard, curé]
  • Registre paroissial de Graveson, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 446.

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Accident de radeau (Serres, 29 avril 1675) https://www.geneprovence.com/accident-de-radeau-serres-29-avril-1675/ https://www.geneprovence.com/accident-de-radeau-serres-29-avril-1675/#respond Sun, 12 Oct 2025 13:33:34 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26538 « Le 29e jour du mois d’avril est décédé Jacques Vial, natif de Baumugne, mandement de Saint-Julien, habitant à Lus[-la-Croix-Haute], diocèse de Die, en la communion de notre sainte mère Église…

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« Le 29e jour du mois d’avril est décédé Jacques Vial, natif de Baumugne, mandement de Saint-Julien, habitant à Lus[-la-Croix-Haute], diocèse de Die, en la communion de notre sainte mère Église catholique, apostolique, romain, âgé d’environ 24 ans,
Ayant fini sa vie dans la rivière du Buëch, conduisant des radeaux, par accident,
Étant néanmoins confessé et communié en sa paroisse au temps de la Pâques.
Et le 5e jour du mois de mai de la même année que dessus, a été inhumé dans le cimetière de Saint-Sébastien.
Le tout que dessus certifient et témoignent Claude Girard, Claude Mathieu, Antoine Chavillon, Jean Gontard, Antoine Marchant, Gabriel Bois, signés avec moi Jean, Jean Merquot, Claude Chavillon, Jean Borel, Pierre Tatin, Jacques Rougier, qui n’ont su signer.
Tous lesquels ont assisté à l’enterrement dudit Vial et les signés ont signé aussi en signe de la vérité que dessus. »
[J. Bonnet, curé, C. Girard, C. Mathieu, A. Chavillon, G. Bois, A. Marchant, J. Gontard]
  • Registre paroissial de Serres, Archives départementales des Hautes-Alpes, 5 Mi 421.
  • Texte signalé par Pierre Faure.

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