Littérature Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/litterature/ 500 ans de faits divers en Provence Tue, 03 Feb 2026 12:12:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Littérature Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/litterature/ 32 32 Joseph-Toussaint Avril (1775-1841), le Manosquin qui a donné ses lettres à la langue provençale https://www.geneprovence.com/joseph-toussaint-avril-1775-1841-le-manosquin-qui-a-donne-ses-lettres-a-la-langue-provencale/ https://www.geneprovence.com/joseph-toussaint-avril-1775-1841-le-manosquin-qui-a-donne-ses-lettres-a-la-langue-provencale/#respond Tue, 03 Feb 2026 12:10:40 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27429 Une figure de l’érudition et du commerce à Manosque Né le 1er novembre 1775 à Manosque, Joseph-Toussaint Avril est l’une de ces figures régionales dont l’héritage, bien que fondamental, a…

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Représentation imaginaire de Joseph-Toussaint Avril, en l’absence de portrait le représentant.

Une figure de l’érudition et du commerce à Manosque

Né le 1er novembre 1775 à Manosque, Joseph-Toussaint Avril est l’une de ces figures régionales dont l’héritage, bien que fondamental, a été partiellement éclipsé par les mouvements littéraires ultérieurs. Fils de François Avril, maître menuisier, et de Madeleine Eymar, il grandit rue d’Aubette, au cœur de la ville qui sera le théâtre de toute sa vie.
Après une scolarité locale, le jeune Toussaint se tourne vers le commerce, faisant son apprentissage à Marseille dans le négoce du drap. De retour dans sa ville natale, il s’établit comme marchand drapier. Son succès dans les affaires est notable, puisqu’il accèdera plus tard à la présidence du Tribunal de commerce de Manosque.
En 1802, à l’âge de 27 ans, il épouse Thérèse Lieautaud, issue d’une famille de négociants manosquins, avec qui il aura huit enfants. La famille emménage en 1808 dans une demeure de la rue des Marchands, maison qui sera plus tard signalée par une plaque commémorative.
Acte de naissance de Joseph-Toussaint Avril, Manosque, paroisse Saint-Sauveur, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1MI5/0030.

L’œuvre d’une vie : Le dictionnaire provençal-français

Parallèlement à ses activités professionnelles, Toussaint Avril se consacre à sa passion pour la culture et la langue provençales. En 1826, il publie notamment une chanson descriptive de la fête patronale de Manosque, la Sant Brancaï, célébrée le 12 mai.
Son œuvre maîtresse, celle pour laquelle il est passé à la postérité, est son monumental Dictionnaire provençal-français, suivi d’un Vocabulaire français-provençal.
Publié en 1839 chez un imprimeur d’Apt (E. Cartier), cet ouvrage est un témoignage précieux de l’état de la langue d’Oc au début du XIXe siècle. Avril avait l’ambition de réaliser un outil utile à tout Provençal, quel que soit son lieu de vie. Pour y parvenir, il a cherché à inclure à la fois les termes déjà répertoriés dans les dictionnaires précédents, mais aussi et surtout, ceux qui y étaient omis.

Un regard unique sur l’économie rurale

Ce qui distingue le dictionnaire de J.-T. Avril, c’est son orientation spécifique vers le terrain. L’auteur a intégré un grand nombre de termes en rapport avec l’économie rurale.
Dans son introduction, il indique vouloir ainsi combler l’attente d’une population agricole, qui, selon lui, n’avait pu se satisfaire entièrement dans aucun des dictionnaires provençaux publiés jusqu’alors. L’ouvrage est riche non seulement en définitions, genres et acceptions, mais également en observations relatives à l’histoire naturelle et, bien sûr, à l’économie rurale.
En 1840, Avril enrichit encore son œuvre littéraire avec la publication d’un recueil de chants de Noël provençaux et français, intitulé La Lyre de Judée.
Joseph-Toussaint Avril s’éteint quelques années seulement après la parution de son dictionnaire, le 3 mai 1841, à l’âge de 67 ans, à Manosque.

L’héritage durable

Bien qu’il ait précédé le mouvement du Félibrige, l’effort d’Avril est reconnu par les défenseurs de la langue provençale. En 1892, lors du banquet annuel du Félibrige en Provence, une plaque est posée sur sa maison de la rue des Marchands pour rendre hommage au négociant et érudit.
À noter : Malgré son statut et son importance locale, il ne semble pas exister de portrait ou de gravure formellement identifié de Joseph-Toussaint Avril. Son œuvre reste donc le principal reflet de cet érudit.
Son dictionnaire reste une source de premier ordre pour la généalogie et l’histoire locale, offrant un éclairage unique sur les mots et les usages de la Provence au temps de nos aïeux.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 9 mai 1841, p. 3.

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Lorsque l’on se représente la Provence médiévale, on voit les murailles d’Aix, les foires animées de Tarascon, les ruelles étroites de Sisteron, les marchés d’Arles ou les ports de Toulon où retentissent les cris des marchands. Mais la langue qui tisse ces scènes du quotidien est essentielle pour comprendre la vie d’alors.
Les Provençaux du Moyen Âge parlaient l’occitan, dans sa variante provençale, tandis que le latin demeurait la langue de l’Église, du droit et des institutions savantes.
Cette coexistence linguistique, attestée dans les manuscrits comme dans les chartes, façonne toute la culture provençale médiévale.

Le lent passage du latin populaire au provençal

Après la romanisation, la population utilise un latin vulgaire, parlé de façon plus souple que le latin classique. Les études de Jules Ronjat (Grammaire historique des parlers provençaux modernes, 1930–1941) et de Pierre Bec (La Langue occitane, 1963) montrent comment, à partir du Ve siècle, les sons évoluent : les consonnes se simplifient, certaines voyelles se diphtonguent, et les finales disparaissent peu à peu.
Cette transformation suit un mouvement commun à l’ensemble du domaine roman, mais possède une cohérence particulière en Provence. Dès le Xe siècle, les gloses marginales dans les manuscrits (signalées par Anglade, Grammaire de l’ancien provençal, 1921) témoignent d’un parler distinct du latin écrit.

Évolution attestée du latin vulgaire au provençal
Latin populaire Forme attestée en ancien occitan Sens Source
caballus cavall cheval Ronjat, 1930
clarus clar clair Bec, 1963
mensa mesa table Paden, 1998
auriculam aurelha oreille Bec, 1963
Ces évolutions montrent une langue largement stabilisée dès le XIᵉ siècle.

Une langue parlée qui structure la vie sociale

Dans les villes comme dans les campagnes, le provençal règne dans les interactions humaines.
Il est utilisé par les artisans dans leurs ateliers, par les marchands dans les foires, par les familles autour du feu, par les bergers dans les Alpes comme par les pêcheurs sur la côte. Les coutumes locales et les contrats oraux – souvent des accords fonciers ou des échanges agricoles – se transmettent en langue d’oc.
William D. Paden (An Introduction to Old Occitan, 1998) montre que cette langue possède une syntaxe régulière, une conjugaison complète et un vocabulaire capable de nuances sociales : bénédictions, insultes, formules d’accueil, proximités et distances hiérarchiques.

Cette dimension sociale est essentielle : la langue d’oc n’est pas seulement un outil linguistique, mais un marqueur d’identité. Comme l’a souligné Martin Aurell (La Provence au Moyen Âge, 2005), elle structure les solidarités, les lignages, les tensions entre villages, et jusqu’aux rites religieux populaires.

Les troubadours : la puissance littéraire de la langue

Dès le XIᵉ siècle, la Provence devient l’un des centres majeurs de la poésie courtoise. Les troubadours élaborent un art poétique d’une grande précision.
Les analyses de Paul Zumthor (La Poésie et la Voix dans la civilisation médiévale, 1987) montrent comment la langue d’oc est taillée pour la poésie : richesse vocalique, souplesse syntactique, capacité à exprimer nuances affectives et morales.
Les vidas, recueillies et traduites par Margarita Egan (1984), révèlent des artistes respectés aux parcours parfois internationaux : certains Provençaux se produisent à Gênes, Barcelone, Toulouse, ou dans les cours germaniques.

Diffusion géographique attestée des troubadours
Région Exemples de troubadours attestés Source
Provence Raimbaut d’Orange, Folquet de Marseille Bec, 1963
Languedoc Guilhem de Peitieus, Arnaut Daniel Zumthor, 1987
Italie du Nord Présence et influence des troubadours dans les cours Egan, 1984
Catalogne / Aragon Influence sur les trobaires catalans Paden, 1998
Cette diffusion montre que la langue d’oc était comprise et admirée sur un territoire immense.

Le rôle toujours central du latin

Malgré la vitalité du provençal, le latin demeure indispensable. Il est la langue de l’Église, des prieurés, des universités naissantes, des chartes et des actes notariés.
Les travaux d’Aurell (2005) et de Cerquiglini (La Naissance du français, 1999) rappellent qu’un clerc provençal passe quotidiennement du latin écrit à l’occitan parlé.
Même dans les villages reculés, les actes funéraires, les contrats de mariage, les donations ou les règlements se font en latin, souvent avec quelques intrusions occitanes dans les noms de lieux ou de personnes.

Une Provence multilingue : nuances et variantes

Le provençal n’est pas uniforme. Les travaux dialectologiques, notamment ceux de Ronjat et Bec, distinguent plusieurs zones : rhodanienne, maritime, centrale, gavote, niçoise.

Traits distinctifs régionaux attestés
Zone Trait linguistique notable Source
Rhodanien Vocalisme plus ouvert Ronjat, 1930
Maritime Influence lexicale liée au trafic méditerranéen Aurell, 2005
Gavot (Alpes) Conservation de certaines consonnes finales Bec, 1963
Niçois Emprunts précoces à l’italien / ligurien Köhler, 1980


Malgré ces variations, l’intercompréhension reste forte : un poème composé à Orange pouvait être compris jusqu’à Nice ou Sisteron.

L’ascension du français : un bouleversement lent

À partir du XIVᵉ siècle, le français commence à pénétrer en Provence par l’administration royale et les élites urbaines. Ce mouvement se renforce au XVIᵉ siècle avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539).
Philippe Martel (2013) montre que la langue d’oc reste pourtant très vivace dans les pratiques quotidiennes jusqu’au XIXᵉ siècle dans certaines vallées alpines, malgré la perte de prestige institutionnel.
Les notaires provençaux adoptent progressivement le français dans les actes, mais les formules orales restent en occitan. Même au XVIIᵉ siècle, certaines paroisses gardent des traces d’occitan dans les registres lorsqu’un curé peu lettré y insère des notes personnelles.

La Provence : une identité façonnée par deux langues

La Provence médiévale vit dans un équilibre linguistique complexe mais extraordinairement riche :
– le provençal, langue du peuple, de la poésie et de la vie concrète ;
– le latin, langue savante, institutionnelle et spirituelle.
Cette dualité ne divise pas : elle nourrit une culture puissante, où l’expression populaire et la pensée savante dialoguent constamment.
C’est ce dialogue qui donne à la Provence médiévale sa densité humaine et culturelle si particulière.

Sources académiques utilisées

  • Ronjat, Jules. Grammaire historique des parlers provençaux modernes. A. Picard, 1930–1941.
  • Paden, William D. An Introduction to Old Occitan. MLA, 1998.
  • Egan, Margarita. The Vidas of the Troubadours. Garland Publishing, 1984.
  • Bec, Pierre. La Langue occitane. Presses Universitaires de France, 1963.
  • Aurell, Martin. La Provence au Moyen Âge. Perrin, 2005.
  • Martel, Philippe. “L’occitan”, in Histoire sociale des langues de France, Presses Universitaires de Rennes, 2013.
  • Zumthor, Paul. La Poésie et la voix dans la civilisation médiévale. Seuil, 1987.
  • Cerquiglini, Bernard. La naissance du français. PUF, 1999.
  • Anglade, Joseph. Grammaire de l’ancien provençal. Klincksieck, 1921.
  • Köhler, Erich. Études sur la littérature occitane médiévale. 1980.

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Prosper Estieu et son poème à Virginie P. https://www.geneprovence.com/prosper-estieu-et-son-poeme-a-virginie-p/ https://www.geneprovence.com/prosper-estieu-et-son-poeme-a-virginie-p/#respond Sun, 06 Oct 2024 17:45:45 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22619 Prosper Estieu n’est pas directement lié à la Provence, mais il a été un acteur important du mouvement félibréen, qui a été fondé en Provence par Frédéric Mistral et d’autres…

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Prosper Estieu n’est pas directement lié à la Provence, mais il a été un acteur important du mouvement félibréen, qui a été fondé en Provence par Frédéric Mistral et d’autres poètes provençaux. Le Félibrige est une association littéraire et culturelle dédiée à la défense et à la promotion de la langue et de la culture occitanes, incluant la Provence.

Estieu, bien que principalement actif dans le Languedoc et le Lauragais, a contribué à la diffusion des idées félibréennes et à la réforme de la graphie occitane, influençant ainsi l’ensemble de la région occitane, y compris la Provence. Son travail a aidé à renforcer les liens culturels et linguistiques entre les différentes régions occitanes.

Biographie

Prosper Estieu (7 juillet 1860 – 11 décembre 1939) était un poète et instituteur français, né à Fendeille dans l’Aude et décédé à Pamiers dans l’Ariège1.
Il est surtout connu pour son rôle dans le mouvement félibréen, une association dédiée à la promotion de la langue et de la culture occitanes, fondée en Provence par Frédéric Mistral2. Estieu a fondé plusieurs écoles félibréennes, dont l’Escola Audenco à Carcassonne en 18923.
Avec Antonin Perbosc, il a entrepris une réforme graphique de l’occitan, qui a jeté les bases de la graphie classique utilisée aujourd’hui4.
Ses œuvres poétiques incluent des recueils tels que « Lou Terradou » (1895) et « Flors d’Occitania » (1906)5.
En 1900, il a été élu Majoral du Félibrige, reconnaissant ainsi son immense contribution à la culture occitane6.

À Virginie P.

Le 1er août 1880, l’hebdomadaire arlésien L’Homme de bronze publie, dans son 42e numéro (1re année), page 3, un sonnet écrit l’année précédente par Prosper Estieu. Le poème est intitulé “À Virginie P.” mais, dans sa version moderne, nous l’appellerons plus sobrement “Virginie”.
Nous avons donc le plaisir de vous présenter cette nouvelle chanson qui rend hommage à Prosper Estieu. Les paroles de cette chanson sont tirées de ce sonnet, mais la musique est résolument moderne. Nous l’avons imaginée avec des accents latino. Ce mélange unique vise à faire découvrir ou redécouvrir cet auteur aux jeunes générations.
En modernisant la musique, nous espérons rendre les œuvres d’Estieu plus accessibles et attrayantes pour les jeunes, tout en respectant l’essence de ses écrits. Cette initiative est une invitation à plonger dans la richesse de la poésie occitane et à apprécier la beauté intemporelle des sonnets de Prosper Estieu.

Aux générations plus anciennes

Nous comprenons que l’association de paroles aussi vénérables avec une musique contemporaine puisse surprendre. Cependant, notre intention est de redonner vie à l’œuvre de cet auteur remarquable et d’inciter les jeunes à découvrir ses magnifiques sonnets.
Nous espérons que vous accueillerez cette initiative avec bienveillance et que vous partagerez notre enthousiasme pour faire connaître Prosper Estieu à une nouvelle génération de lecteurs.

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Un poème de Jean-Nicolas Garnier de Montfuron, abbé de Valsaintes (04) https://www.geneprovence.com/poeme-jean-nicolas-garnier-de-montfuron-abbe-de-valsaintes/ https://www.geneprovence.com/poeme-jean-nicolas-garnier-de-montfuron-abbe-de-valsaintes/#respond Sun, 10 Aug 2014 00:20:15 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=13439 Jean-Nicolas Garnier de Montfuron, qui fut abbé en l’abbaye Notre-Dame de Valsaintes, près de Simiane-la-Rotonde (Alpes-de-Haute-Provence), était à ses heures un poète. Il est notamment l’auteur d’un Recueil des vers…

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Jean-Nicolas Garnier de Montfuron, qui fut abbé en l’abbaye Notre-Dame de Valsaintes, près de Simiane-la-Rotonde (Alpes-de-Haute-Provence), était à ses heures un poète. Il est notamment l’auteur d’un Recueil des vers de M. de Montfuron, abbé de Valsainte. Desquels la plus grande partie n’a point encore esté veue ni imprimée, Chez David, Aix, 1632, 8°, 102 p.
Voici un sonnet de son œuvre (1632) :
L'abbaye de Valsaintes aujourd'hui. © Véronique Pagnier, 2011.
L’abbaye de Valsaintes aujourd’hui. © Véronique Pagnier, 2011.

SONNET

Angélique à mes vœux se rend toujours contraire,
Plus je veux l’adoucir, plus son âme s’aigrit,
Je voy pourtant en elle un si charmant esprit,
Que toutes ses rigueurs ne m’en peuvent distraire.
Je ne trouve en Cloris qu’un entretien vulgaire,
Mais d’un accueil si doux ma flamme elle nourrit,
Qu’il semble que son œil, qui sans cesse me rit,
N’ait jamais de plaisir que lors qu’il me peut plaire.
L’une par ses faveurs me force à l’adorer ;
L’autre par un esprit qui se fait admirer,
Malgré les cruautés de son amour me pique.
Dieux, afin que mes maux puissent être guéris,
Ou faites que Cloris ait l’esprit d’Angélique,
Ou faites qu’Angélique ait l’humeur de Cloris.

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Alphonse Tavan (1833-1905), le paysan poète https://www.geneprovence.com/alphonse-tavan-1833-1905-paysan-poete/ https://www.geneprovence.com/alphonse-tavan-1833-1905-paysan-poete/#respond Tue, 01 Jul 2014 00:00:23 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=13026 Alphonse Tavan est un poète provençal, cofondateur du Félibrige dont il fut majoral. Il en est le plus mal connu. Il naît le 9 mars 1833 à Châteauneuf-de-Gadagne, non loin…

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Alphonse Tavan vers 1860. Photographie Henry & Barthélemy (Marseille).
Alphonse Tavan vers 1860.
Photographie Henry & Barthélemy (Marseille).
Alphonse Tavan est un poète provençal, cofondateur du Félibrige dont il fut majoral. Il en est le plus mal connu.
Il naît le 9 mars 1833 à Châteauneuf-de-Gadagne, non loin de Font-Ségugne. Issu d’une famille paysanne, paysan lui-même, il ne reçoit d’autre éducation que celle de l’école primaire. S’il n’a pas l’érudition des autres fondateurs, il compose des vers lorsque les travaux agricoles lui en laissent le temps. Ses poèmes, sortis du coeur, reflètent la naïveté d’un paysan du XIXe siècle, empreinte de ses joies et peines quotidiennes.

Paysan de Font-Ségugne

C’est son compatriote Paul Giera, de Gadagne lui-aussi, qui le remarque, il l’invite aux réunions des poètes provençaux de Font-Ségugne. C’est ainsi qu’il se retrouve avec Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théo­dore Aubanel, Jean Brunet, Paul Giera et Anselme Mathieu pour la création du Félibrige le 21 mai 1854.

Le temps des malheurs

Tirant le mauvais numéro, il doit faire le service militaire. Envoyé à Rome occupée par les armées françaises de Napoléon III pour protéger le pape, il y contracte la malaria. Réformé, il est renvoyé en France, mais la maladie l’empêche de travailler les champs comme avant. Il devient alors cheminot, en s’engageant dans la nouvelle compagnie PLM.
Signature d'Alphonse Tavan ("Anfons Tavan" en provençal).
Signature d’Alphonse Tavan
(« Anfons Tavan » en provençal).
En poste à la gare de Rognac, c’est dans ce village, qu’il fait la connaissance de son épouse, Apollonie Désirée Arnoux. Le mariage est célébré en 1865. L’année suivante naît un fils, prénommé Hippolyte Frédéric, le 9 août 1866, mais l’enfant meurt à l’âge de six jours. L’année suivante, il leur naît une fille prénommée Augustine Jeanne Mireille. Fin 1868, sa jeune épouse, âgée d’à peine 22 ans, disparaît. En 1872, sa fille meurt à son tour à l’âge de 5 ans. Alphonse Tavan restera marqué toute sa vie par la disparition de son épouse et de ses enfants. Il ne se remariera jamais.

Alphonse Tavan, dernier des primadié

Lors de la célébration du cinquantenaire du Félibrige, il y joue un rôle important avec Frédéric Mistral, seuls survivants des fondateurs. Il s’éteint le 12 mai 1905 dans sa commune natale de Gadagne.

Généalogie

Génération 1

1 – Pierre Alphonse Tavan, cultivateur, employé PLM, né le 9 mars 1833 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), y décédé le 12 mai 1905. Marié le 10 novembre 1865 à Rognac (13) avec Apollonie Désirée Arnoux, née le 29 février 1846 à Rognac (13), elle y décède le 26 septembre 1868, fille de Étienne, maçon, et de Geneviève Goirand. D’où :
– Hippolyte Frédéric Tavan, né le 9 août 1866 à Marseille (13), décédé le 14 août 1866 à Rognac (13).
– Augustine Jeanne Mireille Tavan, née le 24 septembre 1867 à Rognac (13), décédée le 23 novembre 1872 à Marseille (13).

Génération 2

2 – Jean François Tavan, cultivateur, né le 14 avril 1783 à Saint-Vincent-les-Forts (04), décédé le 19 mars 1855 à Châteauneuf-de-Gadagne (84).
Marié le 26 novembre 1823 à Châteauneuf-de-Gadagne (84) avec
3 – Marie Claire Roumieu, née vers 1799 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), décédée le 15 avril 1875 à Châteauneuf-de-Gadagne (84). Veuve de Antoine Jouve.

Génération 3

4 – Joseph Tavan, cultivateur, né le 7 janvier 1738 à Saint-Vincent-les-Forts (04), décédé avant 1823.
Marié le 6 février 1781 à Méolans-Revel (04) avec
5 – Marie Lèbre, née vers 1761 à Méolans-Revel (04), décédée avant 1823.

6 – Jean-Baptiste Roumieu, négociant, aubergiste, né vers 1763 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), décédé le 29 mars 1829 à Châteauneuf-de-Gadagne (84).
Marié le 8 mai 1799 à Avignon (84), avec
7 – Claire Françoise Imbert, née vers 1772 à Lagnes (84), décédée le 13 décembre 1847 à Châteauneuf-de-Gadagne (84).

Génération 4

8 – Jean Tavan, né le 14 avril 1697 à Saint-Vincent-les-Forts (04), y décède le 24 mai 1756.
Marié le 22 juin 1734 à Saint-Vincent-les-Forts (04) avec
9 – Catherine Bernard, née le 3 novembre 1707 à Saint-Vincent-les-Forts (04), y décède le 24 avril 1742.

10 – François Lèbre, décédé le 20 janvier 1791 à Méolans-Revel (04).
Marié avec
11 – Marthe Blanc, née vers 1729, décédée le 20 octobre 1779 à Méolans-revel (04).

12 – Antoine Roumieu, né à Le Revest
Marié le 24 juillet 1758 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), avec
13 – Marthe Granier, décédée avant 1799.

14 – Claude Imbert, cultivateur, décédé avant 1799.
Marié avec
15 – Claire Sicard

Génération 5

16 – Jean Tavan, décédé avant 1731.
Marié avec
17 – Magdeleine Michel

18 – Paul Bernard, né vers 1665, décédé le 15 avril 1730 à Saint-Vincent-les-Forts (04).
Marié le 24 avril 1692 à Saint-Vincent-les-Forts (04) avec
19 – Marie Laurent, née vers 1658, décédée le 15 novembre 1708 à Saint-Vincent-les-Forts (04).

20 – Jacques Lèbre
Marié avec
21 – ?

24 – Gilles Roumieu
Marié avec
25 – Catherine Vial

26 – Jean-Baptiste Granier
Marié avec
27 – Marie Maurel

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Joseph Roumanille (1818-1891), l’autre fondateur du Félibrige https://www.geneprovence.com/joseph-roumanille-1818-1891-lautre-fondateur/ https://www.geneprovence.com/joseph-roumanille-1818-1891-lautre-fondateur/#respond Sun, 01 Jun 2014 00:00:20 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=12661 [caption id="attachment_12676" align="alignleft" width="300"] Joseph Roumanille. DR.[/caption]

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Joseph Roumanille. DR.
Joseph Roumanille. DR.

Joseph Roumanille est avec Frédéric Mistral, le principal des primadié fondateurs du mou­ve­ment du Félibrige. Ce sera encore plus le cas lors­qu’il ouvre sa librairie, vé­ri­ta­ble foyer de la renaissance pro­ven­çale.

Le précurseur

Il est né le 8 août 1818 à Saint-Rémy-de-Provence, ville où il vécut toute sa vie. Il est envoyé au collège de Tarascon (1834), sa famille le destinant à devenir prêtre. Élève doué, c’est au collège qu’il se prend de passion pour la langue provençale. Refusant d’entrer dans les ordres, il devient clerc de notaire entre 1836 et 1839. Il commence à écrire des vers dans L’Écho du Rhône. En 1839, il devient maître répétiteur au collège de Nyons (Drôme) où il côtoie les milieux provençaux. Avec Hyacinthe Dupuy, Camille Raybaud et Barthélémy Chalvet, Joseph Roumanille constitue un groupe de poètes, que Mistral qualifiera de « berceau du Félibrige ». C’est à Nyons qu’il fait publier son premier ouvrage, Louis Gros et Louis Noé : ou un drame dans les carrières de Saint-Rémy.

Roumanille rencontre Mistral

En 1845, il quitte Nyons pour le collège Dupuy à Avignon. C’est à la même époque, que Mistral intègre la pension, et qu’il s’y fera surprendre par Roumanille à écrire des vers en provençal. C’est le début d’une grande amitié entre eux deux, et cela malgré la différence d’âge qui les séparent, ainsi que le lien élève/professeur qu’ils doivent maintenir au début.
Quittant le pensionnat Dupuy en 1847, il intègre l’imprimerie Séguin. Il en profite pour publier son premier recueil de poésies entièrement écrit en provençal : li Margarideto (Les Pâquerettes) ; suivi en 1851 par Li Capelan (Les Prêtres) ; Li sounjarello (Les songeuses) et Li prouvençalo (les Provençales, recueil de poèmes de divers poètes) tous deux en 1852. Malgré l’ambition de Roumanille de s’adresser à ces contemporains uniquement en lengo nostro, il se désole en même temps de l’agonie de la culture provençale.

Fondation du Félibrige

Il participe à la création du Félibrige, le 21 mai 1854 au château de Font-Ségugne avec ses compagnons primadié : Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, Jean Brunet, Anselme Mathieu, Paul Giera et Alphonse Tavan. L’année suivante, Il ouvre sa librairie et maison d’édition, qu’il destine à devenir le foyer de la renaissance provençale. Il publie l’Armana prouvençau, organe de diffusion du Félibrige, mais surtout Miréio, la grande œuvre de Mistral.
Il poursuit ses créations, et en 1857 il publie La Campano mountado, suivit en 1859 des Li flour de Sauvi (Les fleurs de Sauge). Il joue un rôle de premier plan dans les milieux littéraires et éditoriaux de Provence. Il est l’auteur de nombreux contes qui alimentent les rubriques de l’Armana, par exemple le fameux curé de Cucugnan, repris et rendu célèbre par Alphonse Daudet.
En 1884, il publie encore un recueil de ses poèmes Li conte prouvençau e li cascarelato. Joseph Roumanille disparaît le 24 mai 1891. Éclipsé par Frédéric Mistral, on ne peut nier la part fondamentale de son action dans le mouvement du Félibrige.

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Anselme Mathieu (1828-1895), le poète contesté https://www.geneprovence.com/anselme-mathieu-1828-1895-le-poete-conteste/ https://www.geneprovence.com/anselme-mathieu-1828-1895-le-poete-conteste/#respond Thu, 01 May 2014 00:00:36 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=11883 Anselme Mathieu, un des sept primadié du Félibrige, est celui qui a eu le moins d'influence sur la renaissance provençale. Il ne signe que quelques poèmes publiés dans l'Arma­na, sous le pseudonyme de Felibre di Poutoun. Il est né le 21 avril 1828 à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) du mariage de Étienne-Hilarion, cultivateur, et de Claire Astier. Il a une sœur jumelle, Marie-Caroline, qui meurt à l'âge de 19 jours, le 10 mai 1828. C'est élève au collège du pensionnat Dupuy (actuellement rue Louis-Pasteur à Avignon) qu'il fait la connaissance de Frédéric Mistral. Les deux garçons ont pour professeur Joseph Roumanille.

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anselme-mathieu

Anselme Mathieu, un des sept primadié du Félibrige, est celui qui a eu le moins d’influence sur la renaissance provençale. Il ne signe que quelques poèmes publiés dans l’Arma­na, sous le pseudonyme de Felibre di Poutoun.
Il est né le 21 avril 1828 à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) du mariage de Étienne-Hilarion, cultivateur, et de Claire Astier. Il a une sœur jumelle, Marie-Caroline, qui meurt à l’âge de 19 jours, le 10 mai 1828. C’est élève au collège du pensionnat Dupuy (actuellement rue Louis-Pasteur à Avignon) qu’il fait la connaissance de Frédéric Mistral. Les deux garçons ont pour professeur Joseph Roumanille. Depuis cette époque, tous deux développent une solide amitié.
Propriétaire terrien, comme son père, il vit à Châteauneuf-du-Pape et gère ses propriétés. Le 26 juin 1861, à l’âge de 33 ans, il épouse une jeune fille de 18 ans, Thérèse-Hélène Establet, dont il n’a pas d’enfant.
Anselme Mathieu publie en 1862 son seul recueil de poèmes, La Farandoulo. Mistral en fait la préface. Les mauvaises langues iront dire que Frédéric Mistral aurait écrit la totalité de l’ouvrage, laissant à Mathieu la paternité de l’œuvre dans le but de grossir les rangs des membres actifs du Félibrige.
Mais ceci n’est que pure spéculation de la part des détracteurs du Félibrige. Les spécialistes de la renaissance provençale s’accorde à dire qu’Anselme Mathieu a bien écrit de sa main son recueil. Mistral en ayant fait, à la rigueur, la correction.
Mathieu disparaît le 8 février 1895 dans sa commune natale, à l’âge de 67 ans.

Lire La Farandoulo sur Google Livres, en provençal avec sa traduction française

Généalogie

Génération 1

1 Anselme-Hilarion Mathieu, propriétaire, né le 11 avril 1828 à Châteauneuf-du-Pape (84), y décédé le 8 février 1895.
Marié le 26 juin 1861 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec Thérèse-Hélène Establet, née le 1er janvier 1843 à Châteauneuf-du-Pape, fille de Alexis, agriculteur, et de Marie-Anne Reboul.

Génération 2

2 Étienne-Hilarion Mathieu, cultivateur, né le 4 décembre 1791 à Entraigues (84), décédé le 8 octobre 1856 à Châteauneuf-du-Pape (84).
marié le 1er décembre 1813 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec
3 Claire Astier, née le 12 brumaire an VI à Châteauneuf-du-Pape (84), y décédée le 21 février 1864.

Génération 3

4 Jean-Joseph Barthélémy Mathieu, né le 2 juillet 1756 à Châteauneuf-du-Pape (84), décédé le 8 mai 1811 à Entraigues (84).
marié le 29 juillet 1783 à Entraigues (84), avec
5 Marie Moulin, née le 24 septembre 1761 à Entraigues (84), décédée après 1811.

6 Jean Charles Louis Astier, notaire, né le 13 août 1743 à Avignon (84), paroisse Notre-Dame-la-Principale, décédé le 31 janvier 1827 à Châteauneuf-du-Pape (84). veuf de Anne-Marguerite Coquibus.
marié le 29 octobre 1793 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec
7 Élisabeth Avril, née le 5 juin 1753 à Châteauneuf-du-Pape (84), y décédée le 5 octobre 1833. Veuve de Joseph-Claude Discour.

Génération 4

8 Jean-Joseph Mathieu, né à Jonquières (84).
marié le 28 novembre 1747 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec
9 Thérèse Perche, née le 22 octobre 1729 à Châteauneuf-du-Pape (84).

10 Antoine Moulin, décédé le 17 août 1783 à Entraigues (84).
marié avec
11 Catherine Mille

12 Jean Joseph Ignace Astier, avocat, né vers 1695, décédé le 27 septembre 1763 à Avignon (84).
marié le 4 janvier 1721 à Avignon (84), paroisse Saint-Geniès, avec
13 Thérèse Boisselin, décédée avant 1793.
Note : mariage non filiatif.

14 Jérome Avril, cultivateur , né vers 1723, décédé le 26 octobre 1790 à Châteauneuf-du-Pape (84).
marié le 28 avril 1750 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec
15 Claire Establet

Génération 5

16 Guillaume Mathieu
marié avec
17 Marguerite Laffanours

18 Mathieu Perche
marié avec
19 Thérèse Establet

28 André Avril, né vers 1683, décédé le 22 juillet 1763 à Châteauneuf-du-Pape (84).
marié avec
29 Claude Bonnel

30 Barthélémy Establet, décédé le 16 janvier 1753 à Châteauneuf-du-Pape (84).
marié avec
31 Paule Lucresse Bègue
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Paul Giéra (1816-1861), le notaire poète https://www.geneprovence.com/paul-giera-1816-1861-le-notaire-poete/ https://www.geneprovence.com/paul-giera-1816-1861-le-notaire-poete/#respond Sun, 13 Apr 2014 14:07:38 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=11535 [caption id="attachment_11546" align="alignright" width="241"] Paul Giéra. DR.[/caption] Paul Giéra naît le 22 janvier 1816 à Avignon dans une fa­mille de faïencier d’origine ita­lienne. Après de solides étu­des, il devient clerc de notaire, et finit par acheter une étude notariale, située au 41 de la rue de la Terre, en 1846. Sa position établie, Giéra se consacre aux œuvres de charité de sa ville d’Avignon. C’est au cours d’une réunion de bienfaisance qu’il fait la rencontre de Joseph Roumanille et de Théodore Aubanel. Giéra rejoint alors le petit groupe des poètes provençaux.

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Paul Giéra. DR.
Paul Giéra. DR.
Paul Giéra naît le 22 janvier 1816 à Avignon dans une fa­mille de faïencier d’origine ita­lienne. Après de solides étu­des, il devient clerc de notaire, et finit par acheter une étude notariale, située au 41 de la rue de la Terre, en 1846.
Sa position établie, Giéra se consacre aux œuvres de charité de sa ville d’Avignon. C’est au cours d’une réunion de bienfaisance qu’il fait la rencontre de Joseph Roumanille et de Théodore Aubanel. Giéra rejoint alors le petit groupe des poètes provençaux. Il les accueille dans son château de Font-Ségugne, à Châteauneuf-de-Gadagne, pour la réunion qui aboutit à la création du Félibrige le 21 mai 1854.
Sa charge de notaire lui laisse du temps pour écrire des poésies empreintes d’originalité et de fantaisies. Il les signe toutes sous le pseudonyme de Glaup ou de lou Felibre ajougui, ne se préoccupant pas de passer à la postérité. En 1865, après la mort de son ami, Joseph Roumanille les regroupe sous le titre Li Galejado et les publie dans un recueil, Un liame de rasin.
Il meurt le 26 avril 1861, à l’âge de 45 ans, dans sa demeure familiale d’Avignon, située au 15 de la rue Banasterie.

Un poème de Paul Giéra


Paru dans l'Armana de 1855. Traduction française de Martine Bautista.
TrefoulimenTrésaillement
O lengo richo, armouniouso,
De ti felibre glouriouso,
Me sènte pres dóu tremoulun,
Quand l'Envejo despoutentado,
Emé sa chourmo enverinado,
T'agarris de soun revoulun.
O langue riche, harmonieuse,
De tes felibres glorieuse,
Je me sens pris de frissons,
Quand l’Envie rendue impuissante,
Avec sa cohorte malveillante
Te harcèle de son tourbillon.
Mai que pòu sa ràbi 'mpoutènto
Contro ta grandour reneissènto?
Quand de furour mostro li dènt,
Jiten nòsti flour à brassado,
E vers tu mounto pèr oundado
La tubèio de noste encèn.
Mais que peut sa rage impuissante
Contre ta grandeur renaissante ?
Quand de fureur elle montre les dents,
Jetons nos fleurs par brassée,
Et vers toi monte par ondée
La fumée de notre encens.
Que soun verin raje e trafigue !
Que de si crid l'èr restountigue !
Sies rèino, e rèino de renoum !
E ta glòri toujou creissènto
N'en sara que mai trelusènto !
Veiras l'Envejo à ti geinoun.
Que son venin coule et transperce !
Que de ses cris l’air retentisse !
Tu es reine, et reine de renom !
Et ta gloire toujour croissante
N’en sera que plus reluisante !
Tu verras l’Envie à tes genoux !
Te cresien morto, e soumihaves !
Mai quand t'an vist qu'esbrihaudaves,
E que toun front, carga de rai,
S'espandissié dessus la terro,
Emé tu se soun mes en guerro:
Ti lausié d'or ie fan esfrai !
Ils te croyaient morte, et tu sommeillais !
Mais quand ils t’ont vue que tu éblouissais,
Et que ton front, vêtu de lueurs,
S’étendait dessus la terre,
Avec toi, ils se sont mis en guerre ;
Tes lauriers d’or leur font peurs !
A tis enfant drueve li porto :
Tout es galoi, tout es pèr orto,
Quand èi questioun de te venja !
Pèr castiga sis insoulènço,
Uno noblo e fièro jouvènço
A toun entour vèn s'arrenja.
A tes enfants ouvre les portes :
Tout est joyeux, tout est en agitation,
Quand il est question de te venger !
Pour punir ses insolences,
Une noble et fière jeunesse
Autour de toi vient se ranger.
D'Aubanèu l'espaso brandusso;
Vese l'Ajougui que s'escusso,
E Mistrau, au bras vigourous,
Tout en aigo, tresano e ourlo,
E fai virouia la machourlo
Qu'engranara lis envejous !
D’Aubanel l’épée s’agite ;
Je vois l’enjoué qui se retrousse,
Et Mistral, au bras vigoureux,
Tout en sueur, tressaille et hurle,
Et fait tournoyer le gourdin
Qui attaquera les envieux !
Mai pièi, Roumaniho moun mèstre,
Es lou dounaire d'escaufèstre !
Quand part lis aclapo de mau;
Soun iu se cargo de belugo ;
Souto sa voues lis amalugo:
Es un tron parti sènso uiau !
Et puis, Roumanille mon maitre,
Est le donneur de suées !
Quand part les fossoyeurs de mal ;
Son œil se charge d’étincelles ;
Sous sa voix les mortifie :
C’est un coup de tonnerre sans éclair !
Noun, jamai res me fara 'ncrèire
Que lou parla de nòsti rèire
N'es pas poulidet, noun fai gau :
A quau me dirié lou countràri,
Subran pourgiriéu lis ensàrri,
La basto, uno brido, un mourrau !
Non, jamais personne ne me fera croire
Que le parlé de nos ancêtres
N’est pas beau, ne fait pas plaisir :
Et qui me dirait le contraire,
Aussitôt je mettrais les cabas,
Le bât, une bride, une muselière !
Glaup
Glaup

Généalogie

Génération 1

1 Antoine Paul Louis Ange François Giéra, notaire, né le 22 janvier 1816 à Avignon (84), y décédé le 26 avril 1861. Marié avec Pauline Louise Marie Céalis.

Génération 2

2 Jean-Baptiste Joseph Giéra, dit Gerre, marchand faïencier, né le 24 juin 1781 à Avignon (84)
marié le 8 février 1809 à Avignon (84) avec
3 Marie Magdeleine Marguerite Crillon, née le 31 janvier 1784 à Avignon (84)

Génération 3

4 Jacques Giéra, dit Gerre, né à Celli (dpt de Montenotte, Ligurie, Italie), décédé avant 1809.
marié avec
5 Marie Augustine Peschetta, dite Pechet, née à Celli (dpt de Montenotte, Ligurie, Italie), décédée après 1809.

6 Pierre Ange Crillon, tourneur, né vers 1744 à Avignon (84), décédé le 30 octobre 1803 à Avignon (84)
marié le 12 août 1772 à Avignon (84), paroisse Saint-Symphorien, avec
7 Marguerite Monique Lafrance, née le 4 mai 1753 à Avignon (84), y décédée le 20 novembre 1813.

Génération 4

12 Louis Crillon
marié le 23 septembre 1737 à Avignon (84), paroisse Saint-Symphorien, avec
13 Marie Alexandre Philipon

14 Antoine Ignace Lafrance, né le 11 novembre 1711 à Avignon (84), décédé le 25 janvier 1797 à Avignon (84).
marié le 17 février 1737 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale, avec
15 Catherine Mésangeau.

Génération 5

24 Joseph Grillon, meunier
marié le 20 novembre 1712 à Tarascon (13), paroisse Saint-Jacques, avec
25 Marie Bonnet

26 Arnoux Philippon, veuf
marié le 7 janvier 1709 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale, avec
27 Jeanne Trieu
Note : mariage non filiatif

28 Mathieu Lafrance, décédé le 25 janvier 1733 à Avignon (84), paroisse Saint-Pierre.
marié le 17 janvier 1711 à Avignon (84), paroisse Saint-Pierre, avec
29 Claudine Marie de Roure, décédée le 23 décembre 1765 à Avignon (84), paroisse Saint-Pierre.
Note : mariage non filiatif

30 Ambroise Mésangeau, né vers 1684, décédé le 18 avril 1764 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale.
marié le 21 mai 1712 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale, avec
31 Marquise Catherine Heloin, née vers 1692, décédée le 4 octobre 1756 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale.
Note : mariage non filiatif

Génération 6

48 Guillaume Grillon, meunier, décédé avant 1712.
marié le 8 octobre 1680 à Tarascon (13), paroisse Saint-Jacques, avec
49 Cécile Girard, décédée avant 1712.

50 Guillaume Bonnet, meunier, décédé avant 1712.
marié avec
51 Marie Tondut, décédé avant 1712.

Génération 7

96 Jean Grillon, maître cardeur, décédé avant 1680.
marié avec
97 Jeanne Tartonne, décédée avant 1680.

98 Étienne Girard, maître maçon, décédé avant 1680.
marié avec
99 Alix Roux, décédée avant 1680.

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Jean Brunet (1822-1894), le poète républicain https://www.geneprovence.com/jean-brunet-1822-1894-le-poete-republicain/ https://www.geneprovence.com/jean-brunet-1822-1894-le-poete-republicain/#respond Wed, 19 Mar 2014 00:00:02 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=11430 [caption id="attachment_11440" align="alignright" width="234"] Jean Brunet. DR.[/caption] Jean-Gabriel Brunet naît le 27 décembre 1822 à Avignon, du mariage de Joseph-Ambroise Brunet et de Catherine-Praxède Dumas. Comme son père, il exerce la profession de verrier et peintre-décorateur dans sa boutique d’antiquités situées au 1bis, rue des Fourbisseurs à Avignon. Il se lie d’amitié avec Stéphane Mallarmé lors de son séjour avignonnais, en même temps que Joseph Roumanille, avec lequel il participe à la création du Félibrige le 21 mai 1854 au château de Font-Ségugne.

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Jean Brunet. DR.
Jean Brunet. DR.
Jean-Gabriel Brunet naît le 27 décembre 1822 à Avignon, du mariage de Joseph-Ambroise Brunet et de Catherine-Praxède Dumas. Comme son père, il exerce la profession de verrier et peintre-décorateur dans sa boutique d’antiquités situées au 1bis, rue des Fourbisseurs à Avignon.
Il se lie d’amitié avec Stéphane Mallarmé lors de son séjour avignonnais, en même temps que Joseph Roumanille, avec lequel il participe à la création du Félibrige le 21 mai 1854 au château de Font-Ségugne.

Un républicain ami des Hommes

Politiquement, ses idées sont républicaines, il prend toujours la défense des idées démocratiques et des plus pauvres. Il est élu conseiller municipal d’Avignon sur la liste républicaine en 1871, mais sa carrière politique se limite à cette élection.
En 1867, il accueille en Avignon le catalan Victor Balaguer, chef du parti libéral en exil, républicain et franc-maçon comme lui. C’est Jean Brunet qui l’invite au sein du cercle des poètes provençaux du Félibrige. En remerciement de cet accueil, Balaguer remet aux félibres la Coupo Santo, pour laquelle Mistral composera la chanson éponyme.

Une œuvre confidentielle

Il n’écrit que quelques poésies restées confidentielles, quelques unes seront publiées dans l’Armana sous le pseudonyme de Felibre de l’Arc-de-Sedo. Les poésies de Jean Brunet mêlent mélancolie et utopie. Il consacre le plus gros de son travail à la rédaction d’un dictionnaire des proverbes provençaux, resté lui-aussi inédit. Il a tout de même publié trois extraits : Bachiquello e Proverbi sus la Luno, en 1876, et Études des mœurs provençales par les proverbes et dictons, en 1882 et 1884. Ses archives personnelles sont conservées au Musée Arbaud à Aix-en-Provence.

Une triste fin

Il meurt le 23 octobre 1894 à l’hospice civil d’Avignon dans la plus grande pauvreté, des suites d’une tentative de suicide, entièrement désabusé par la vie. C’est la ville d’Avignon qui paie ses obsèques. Lors de son oraison funèbre, le capoulié Félix Gras eut cette phrase : « Ce poète républicain a bataillé toute sa vie pour l’humanité sur la barricade de la charité. ». Quand à Frédéric Mistral (le neveu), il le décrit ainsi dans un article publié dans le Figaro du 4 janvier 1930 : « philanthrope, rêvant sans cesse d’un monde meilleur, bon et serviable, ruiné à force de charité, républicain et franc-maçon, J. Brunet, ami des pauvres et des humbles, eut la mort qu’il méritait. »

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Théodore Aubanel (1829-1886), le poète amoureux https://www.geneprovence.com/theodore-aubanel-1829-1886-le-poete-amoureux/ https://www.geneprovence.com/theodore-aubanel-1829-1886-le-poete-amoureux/#respond Wed, 19 Feb 2014 00:00:33 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=11204 [caption id="attachment_11232" align="alignright" width="230"] Théodore Aubanel, par Étienne Cajart.[/caption] Théodore Aubanel naît le 26 mars 1829 à Avignon, dans une famille d’imprimeur, du mariage de Laurent Aubanel et de Thérèse Seyssaud. Il est donc lui-même imprimeur, mais sa passion reste la poésie lyrique provençale. Même si dans sa famille bourgeoise on ne parle que peu le provençal, Théodore Aubanel s'aperçoit que cette langue est vivante tout autour de lui : dans les moindres ruelles et les campagnes d'Avignon, et même dans sa maison où un vieil oncle s'obstine à ne pas parler autrement.

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Théodore Aubanel, par Étienne Cajart.
Théodore Aubanel, par Étienne Cajart.

Théodore Aubanel naît le 26 mars 1829 à Avignon, dans une famille d’imprimeur, du mariage de Laurent Aubanel et de Thérèse Seyssaud. Il est donc lui-même imprimeur, mais sa passion reste la poésie lyrique provençale. Même si dans sa famille bourgeoise on ne parle que peu le provençal, Théodore Aubanel s’aperçoit que cette langue est vivante tout autour de lui : dans les moindres ruelles et les campagnes d’Avignon, et même dans sa maison où un vieil oncle s’obstine à ne pas parler autrement.

Les débuts

Très catholique, il fait ses études chez les pères à Aix-en-Provence avant de travailler dans l’imprimerie familiale. Il fréquente les réunions de la Société de la Foi, où il fait la connaissance de Joseph Roumanille. C’est Roumanille qui lui fait rencontrer Frédéric Mistral et Anselme Mathieu, il intègre le groupe des « primadié », et participe à la fondation du Félibrige au château de Font-Ségugne (1854). Il sera avec Mistral et Roumanille, l’un des piliers du Félibrige.

L’amour perdu

En 1850, Aubanel rencontre le grand amour de sa vie, Jenny Manivet, dite Zani. Amoureux l’un de l’autre, ils n’arrivent cependant pas à s’avouer leur amour. Par dépit, Zani finit par rejoindre le couvent des Filles de la Charité.
Ses premières poésies amoureuses sont publiées par son ami Roumanille dans Li Prouvencalo en 1852.
En 1860, il publie son premier recueil de poésie La mióugrano entre duberto (la grenade entr’ouverte) qui reçoit un bon accueil dans le monde littéraire où il chante son amour perdu pour Zani. Mais les milieux catholiques avignonnais mettent l’œuvre à l’index ce qui met en danger l’avenir de l’imprimerie familiale, très lié aux milieux catholiques.
Il se marie finalement le 15 avril 1861 à Avignon avec Joséphine Mazen. Il retrouve alors une certaine joie de vivre, mais cesse de publier ses créations.

Ses œuvres

Il commence une relation épistolaire avec Stéphane Mallarmé, lorsque celui-ci devient professeur d’anglais au collège de Tournon-sur-Rhône (1863). Cette correspondance dure toutes leurs vies.
En 1878, on joue son drame Lou Pan dòu pecat (« Le pain du péché »). Ce drame inspirera à Marcel Pagnol son film, La Femme du Boulanger. La même année, il se brouille avec Roumanille, puis le Félibrige étant accusé de séparatisme par la presse, il s’éloigne du mouvement (1880).
Le 13 juillet 1884, le ministre de l’Instruction Publique lui décerne la croix de chevalier de la Légion d’honneur.
Sa dernière publication, pourtant confidentielle, en 1885, de son recueil poétique, le très sensuel Li Fiho d’Avignoun (« Les filles d’Avignon ») lui vaut d’être mis au ban de la bonne société catholique avignonnaise. Il en est même ouvertement blâmé par l’archevêque d’Avignon, Mgr Vigne, qui l’oblige à retirer son ouvrage. Il en sort brisé et démotivé.
Il meurt le 31 octobre 1886 à Avignon dans sa demeure situé au n°9 de la place Saint-Pierre, des suites d’une crise d’apoplexie qu’il a eu quelques jours auparavant. Il est inhumé au cimetière Saint-Véran d’Avignon.
Ses œuvres seront publiées posthumes par l’imprimerie familiale Aubanel, et notamment en 1899, un recueil de poésie Lou Rèire-Soulèu (« Le soleil d’outre-tombe ») qui reprend ses deux drames Lou Raubatòri (« Le rapt ») et Lou Pastre (« Le berger »), abandonnés après la sanction épiscopale.
Sébastien Avy

Généalogie

Génération I

1 – Joseph Marie Jean-Baptiste « Théodore » Aubanel, né le 26 mars 1829 à Avignon (84), décédé le 31 octobre 1886 à Avignon (84).
Marié le 15 avril 1861 à Avignon (84) avec Joséphine Françoise Rose Mazen, née le 1er mars 1841 à Vaison-la-Romaine (84) décédée après 1888, fille de Joseph Laurent Achille Mazen et de Françoise Sidonie de Bermond.

Génération II

2 – Antoine François « Laurent » Joseph Aubanel, imprimeur-libraire, né le 2 novembre 1784 à Avignon (84), décédé le 27 décembre 1854 à Avignon (84).
marié le 26 avril 1813 à Monteux (84), avec
3 – Marie-Thérèse Suzanne Seyssau, née le 22 novembre 1787 à Monteux (84), décédée le 24 janvier 1857 à Avignon (84).

Génération III

4 – Antoine Aubanel, imprimeur-libraire installé en Avignon en 1744, né le 18 janvier 1720 à Aspres-sur-Buëch (05), décédé le 2 octobre 1804 à Avignon (84). Veuf de Jeanne Marie Favier.
marié le 26 juillet 1775 à Avignon, Sainte-Marie-la-Principale (84), avec
5 – Thérèse Eugénie Victoire Chaudon, née le 3 janvier 1743 à Valensole (04), décédée le 22 février 1826 à Avignon (84). Veuve de Joseph Joubert, médecin.

6 – François Seyssau, noble, propriétaire, né le 8 mars 1762 à Monteux (84), décédé le 3 novembre 1835 à Monteux (84).
marié le 15 avril 1785 à Monteux (84), avec
7 – Marie Magdeleine Henriette de Tardieu de la Lauze, noble, décédée avant 1835.

Génération IV

8 – Denis Aubanel, tailleur d’habits, né le 9 novembre 1690 à Aspres-sur-Buëch (05), décédé le 11 octobre 1758 à Aspres-sur-Buëch (05).
marié avec…
9 – Anne Faure, née vers vers 1698 à Le Pilhon (26), décédée le 3 novembre 1756 à Aspres-sur-Buëch (05).

10 – Jean Chrysostome Chaudon, bourgeois.
marié le 15 novembre 1735 à Valensole (04), avec
11 – Rose Sylvie Bouffier.

12 – Jean Joseph Dominique Seyssau, noble, propriétaire, né vers 1723 à Monteux (84), décédé le 8 mai 1814 à Monteux (84).
marié avec
13 – Suzanne Victoire Ruel, noble.

14 – Pierre de Tardieu de la Lauze, noble, avocat. Veuf de Madeleine Mézard.
marié le 1er septembre 1763 à Avignon, Saint-Etienne (84), avec
15 – Marie Magdeleine de Rogier, noble.

Génération V

16 – Antoine Aubanel, tailleur d’habits, né le 9 décembre 1663 à Aspres-sur-Buëch (05), décédé le 8 mai 1721 à Aspres-sur-Buëch (05).
marié le 9 février 1689 à Aspres-sur-Buëch (05), avec
17 – Madeleine Berne, née vers 1671, décédée le 22 janvier 1703 à Aspres-sur-Buëch (05).

20 – Louis Chaudon, bourgeois.
marié le 7 novembre 1695 à Valensole (04), avec
21 – Anne Amiel.

22 – Joseph Bouffier, bourgeois.
marié avec
23 – Louise Silvy.

30 – Joseph de Rogier, juriste, décédé avant 1763.
marié avec
31 – Blanche de David.

Génération VI

32 – Claude Aubanel, né vers 1623, décédé le 16 novembre 1693 à Aspres-sur-Buëch (05).
marié le 21 décembre 1656 à Aspres-sur-Buëch (05), avec
33 – Catherine Brun, née vers 1630, décédée le 18 août 1686 à Aspres-sur-Buëch (05).

34 – Isnard Berne.
marié avec
35 – Marie Mestailler, décédée avant 1689.

40 – Louis Chaudon, bourgeois.
marié le 9 février 1658 à Valensole (04), avec
41 – Magdeleine Bouffier, décédée avant 1695.

42 – Pierre Amiel, marchand.
marié le 16 décembre 1666 à Valensole (04), avec
43 – Anne Roux, veuve.

Génération VII

64 – Jean Aubanel.
marié avec
65 – non précisée

66 – Auban Berne.
marié avec
67 – non précisée

80 – Thomas Chaudon
marié avec
81 – Anne Laus

82 – Pierre Bouffier, notaire.
marié avec
83 – Esprite Reynard

84 – Jean Amiel.
marié avec
85 – Françoise Moutte

86 – non précisé
marié avec
87 – non précisée
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