Maladie Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/maladie/ 500 ans de faits divers en Provence Fri, 02 Jan 2026 13:39:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Maladie Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/maladie/ 32 32 Le premier mort de la Peste (Salon-de-Provence, 13 septembre 1720) https://www.geneprovence.com/le-premier-mort-de-la-peste-salon-de-provence-13-septembre-1720/ https://www.geneprovence.com/le-premier-mort-de-la-peste-salon-de-provence-13-septembre-1720/#respond Fri, 02 Jan 2026 13:39:23 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27256 En 1720, la Provence affronte l’épidémie de peste bubonique, propagée depuis le port de Marseille par le navire Grand-Saint-Antoine. À Salon, les autorités appliquent rigoureusement les mesures sanitaires de l’époque…

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En 1720, la Provence affronte l’épidémie de peste bubonique, propagée depuis le port de Marseille par le navire Grand-Saint-Antoine. À Salon, les autorités appliquent rigoureusement les mesures sanitaires de l’époque : le billet de santé et la quarantaine. Guillaume Delerse, ancien artisan chapelier, incarne ces exclus confinés hors des murs, dans des abris précaires, pour protéger la communauté. Sa mort solitaire et son inhumation immédiate en terre profane, ordonnées par le juge Michel Tourre, témoignent de la suspension des rites funéraires chrétiens face au risque de contagion, transformant une gestion administrative en tragédie humaine.

L’acte qui suit semble fait état du premier décès officiel à Salon du fait de la Peste de Marseille :

« L’an que dessus [1720] et le treize, a été enseveli à la campagne Guillaume Delerse, jadis chapelier, âgé de quarante ans, lequel faisant quarantaine à cause qu’il venait de Marseille où la mal contagion règne depuis environ deux mois, serait décédé dans sa cabane et aurait été trouvé mort, et ensuite enseveli dans un champ, par ordre de Messire Michel Tourre, juge de cette ville de Salon. »
[Pignard chanoine et curé]

  • Registre paroissial de Salon, année 1720, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 202 E 275.

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Le fils imbécile du régent des écoles (Boulbon, 9 décembre 1723) https://www.geneprovence.com/le-fils-imbecile-du-regent-des-ecoles-boulbon-9-decembre-1723/ https://www.geneprovence.com/le-fils-imbecile-du-regent-des-ecoles-boulbon-9-decembre-1723/#respond Tue, 09 Dec 2025 13:45:24 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27075 Le village de Boulbon en 1723 se situe dans une Provence encore marquée par la peste récente de 1720-1722. L’acte témoigne de la place du régent des écoles, un notable…

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Le village de Boulbon en 1723 se situe dans une Provence encore marquée par la peste récente de 1720-1722. L’acte témoigne de la place du régent des écoles, un notable local souvent chargé de l’enseignement et des écritures publiques, qui voit ici son rôle social confronté à une épreuve intime. Le terme « imbécile » était un diagnostic médical courant à cette époque pour désigner une personne atteinte d’un handicap mental sévère, sans la connotation péjorative actuelle. Cet enregistrement dans les registres paroissiaux des Bouches-du-Rhône met en lumière la brutalité du quotidien et la brièveté de la vie.

« Le neuvième décembre 1723, a été enseveli Jacques Bressy, imbécile de sa naissance, âgé de dix ans, fils légitime et naturel à sieur Claude Bressy, régent des écoles, et à Jeanne Marie Brun, mariés.
En foi de quoi, »
[Perier vicaire]
  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.

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Le mort d’Aspres (Aspres-sur-Buëch, 7 mars 1660) https://www.geneprovence.com/le-mort-daspres-aspres-sur-buech-7-mars-1660/ https://www.geneprovence.com/le-mort-daspres-aspres-sur-buech-7-mars-1660/#respond Mon, 08 Dec 2025 12:32:18 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27039 C’est une micro-histoire provençale du XVIIe siècle, celle des Hautes-Alpes frontalières et rurales. En 1660, le Dauphiné vient d’être dévasté par les guerres de Religion et la misère est endémique.…

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C’est une micro-histoire provençale du XVIIe siècle, celle des Hautes-Alpes frontalières et rurales. En 1660, le Dauphiné vient d’être dévasté par les guerres de Religion et la misère est endémique. L’acte témoigne de la réalité d’une vie paysanne où la survie dépend du labeur, même dans la rigueur du mois de mars. La « pulmonie ou mal de côté » est une description commune de la pleurésie ou de la pneumonie, affections souvent mortelles. La dévotion de Guigues Ressegaire, qui reçoit les sacrements avec ferveur avant de « rendre l’esprit en parlant », souligne l’importance omniprésente de la foi et du curé, « Messire Esprit Guigues », dans l’accompagnement des derniers instants.

« L’an 1660 et le huitième jour du mois de mars, je soussigné, Messire Esprit Guigues, prêtre et curé de la paroisse d’Aspres, diocèse de Gap,
Certifie à tous qu’il appartiendra comme Guigues Ressegaire, fils de feu Claude, mari de Giraud, fille de feu Claude Duran,
Décédé hier sur les six à sept heures du soir, quatrième dimanche du carême, d’une pulmonie ou mal de côté qu’il contracta jeudi dernier en fossant en chemise sur les épaules en sa terre au-delà du Poul,
Il se confessa hier matin et reçu le saint viatique du corps de Notre-Seigneur, avec une grande dévotion,
Et le soir, l’étant allé voir pour l’exhorter, comme s’il n’eut point eu du mal, donnant des saints avertissements à ses enfants, il rendit l’esprit en parlant, pendant que j’étais retourné en l’église pour lui apporter le saint sacrement de l’extrême onction.
Nous lui avons accordé sépulture ce matin en la forme de la sainte Église romaine, au cimetière de Saint-Giraud, où reposent les cendres de ses prédécesseurs.
Il est mort au commencement de son année soixante-troisième. »
[Guigues, prêtre et curé d’Aspres]

Podcast

  • Registre paroissial d’Aspres-sur-Buëch, Archives départementales des Hautes-Alpes, 5 Mi 468.

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La mort d’un pauvre passant (Boulbon, 29 septembre 1723) https://www.geneprovence.com/la-mort-dun-pauvre-passant-boulbon-29-septembre-1723/ https://www.geneprovence.com/la-mort-dun-pauvre-passant-boulbon-29-septembre-1723/#respond Tue, 18 Nov 2025 14:40:09 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26766 Ce récit se déroule sous la Régence, caractérisée par une forte misère sociale et des déplacements de population pour la mendicité. L’année 1723 marque la fin de la Grande Peste…

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Ce récit se déroule sous la Régence, caractérisée par une forte misère sociale et des déplacements de population pour la mendicité. L’année 1723 marque la fin de la Grande Peste de Provence (1720-1722), ce qui rend les autorités extrêmement vigilantes face aux malades et aux étrangers, même si le texte suggère ici un simple passant. Le « sieur Gilles, premier consul » est la plus haute autorité municipale. Ce document témoigne de l’organisation de la charité paroissiale (l’hôpital, le linceul) mais aussi de l’anonymat et de la précarité des journaliers ou des mendiants itinérants, dont les maigres biens et l’origine (« cinq lieues de Grenoble ») sont soigneusement notés avant l’inhumation.
« Le 29 septembre 1723, il a été trouvé dans l’aire du sieur Gilles, premier consul, un pauvre malade qu’on a supposé être là depuis plus de deux jours,
Et, nous ayant averti, nous y avons sur-le-champ envoyé notre secondaire qui l’a trouvé aux abois, qu’il confessa cependant, et nous l’avons ensuite envoyé prendre et fait porter dans l’hôpital où il mourut une demi-heure après, n’ayant pu prendre aucun bouillon.
Notre secondaire a oublié son nom. Il était âgé d’environ 26 ans et il était natif de cinq lieues de Grenoble.
On lui a trouvé sur lui 7 sols 5 deniers.
Il a été enseveli au cimetière Notre-Dame la Valette avec tous les haillons qu’il avait sur son corps, après l’avoir fait envelopper dans un linceul bien blanc que la charité a acheté de la communauté.
En foi de quoi, »
[Perier vicaire]
  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.

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La mort d’un jeune épileptique (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 30 août 1695) https://www.geneprovence.com/la-mort-dun-jeune-epileptique-saint-maximin-la-sainte-baume-30-aout-1695/ https://www.geneprovence.com/la-mort-dun-jeune-epileptique-saint-maximin-la-sainte-baume-30-aout-1695/#respond Thu, 06 Nov 2025 11:51:17 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26686 « L’an et jour que dessus [30 août 1695] est décédé Balthezar Thelemi, fils de Jean et d’Honorade Taxil, originaires du terroir de Roquefeuil, habitant au terroir de cette ville depuis…

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« L’an et jour que dessus [30 août 1695] est décédé Balthezar Thelemi, fils de Jean et d’Honorade Taxil, originaires du
terroir de Roquefeuil, habitant au terroir de cette ville depuis environ un an, âgé de 15 ans, munis des sacrements de pénitence et de l’extrême onction,
N’ayant pas reçu le saint viatique, tant par les accidents épileptiques de son mal, que pour n’avoir pu être instruit, n’ayant jamais communié, et a été enseveli le 31 dudit mois.
Présents Joseph Gueirard et Pierre Icard. »
[Pierre Icard, Joseph Agnez curé]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2810R1.

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Les maladies et les termes employés autrefois pour les désigner https://www.geneprovence.com/les-maladies-et-les-termes-employes-autrefois-pour-les-designer/ https://www.geneprovence.com/les-maladies-et-les-termes-employes-autrefois-pour-les-designer/#respond Mon, 20 Oct 2025 20:56:33 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26595 Dépouiller un acte de décès, une déclaration de maladie ou un testament dans vos recherches jusqu’au XVIIIe siècle (et même après) nous confronte souvent à un vocabulaire médical obscur. Ces…

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Dépouiller un acte de décès, une déclaration de maladie ou un testament dans vos recherches jusqu’au XVIIIe siècle (et même après) nous confronte souvent à un vocabulaire médical obscur. Ces termes ne désignent pas seulement des maux, ils sont les témoins de la médecine de l’époque, mêlant souvent superstition, observation clinique et théorie des humeurs.
Comprendre cette terminologie est essentiel pour décoder les vies de nos ancêtres provençaux. Voici un aperçu des principaux termes médicaux que vous croiserez, avec leur signification moderne.

Les affections courantes et générales

Terme ancien Signification et contexte au XVIIIe siècle Équivalent(s) moderne(s)
Catarrhe Inflammation des muqueuses (respiratoires ou digestives) provoquant une forte sécrétion (écoulement, mucosités). Souvent synonyme de rhume persistant ou de forte toux. Rhume sévère, bronchite, sinusite ou inflammation des voies aériennes supérieures.
Maladie de la Moisson Fièvres et dermatoses contractées pendant les travaux des champs en été, souvent dues à des morsures de petits acariens (rougets). Fièvres estivales, dermatite causée par des piqûres d’insectes ou d’acariens (comme la thrombidiose).
Phtisie Maladie d’épuisement caractérisée par la faiblesse et l’amaigrissement progressif. Le terme évoque le dépérissement du corps. Tuberculose pulmonaire (principalement).
Fièvre puerpérale Fièvre grave survenant après l’accouchement, souvent due à une infection. Infection post-partum (septicémie).
Hydropisie Gonflement généralisé du corps par accumulation de liquide, souvent abdominal ou dans les jambes. Œdème important, souvent causé par une insuffisance cardiaque ou rénale.
Cachexie État de maigreur extrême et de déchéance physique, synonyme de dépérissement. Dénutrition sévère, associée souvent à des cancers ou des maladies chroniques.
Apoplexie Perte soudaine et complète de conscience et de mouvement, souvent avec paralysie, considérée comme une rupture de l’équilibre des humeurs. Accident vasculaire cérébral (AVC).
Fièvre tierce / quarte Fièvres récurrentes se manifestant avec des cycles réguliers (tous les deux ou trois jours). Diverses formes de paludisme (malaria).

Les maux de cœur et l’angoisse

Terme ancien Signification et contexte Équivalent(s) moderne(s)
Oppression de poitrine Sensation de serrement ou de gêne respiratoire et thoracique. Le terme a été formalisé en 1768 par William Heberden. Angine de poitrine (Angor), ou douleur thoracique d’origine diverse.
Palpitation Tressaillement cardiaque ressenti par le patient. Arythmie ou simple sensation de tachycardie.
Mal caduc Terme utilisé pour désigner une maladie soudaine et souvent associée à la perte de connaissance et aux convulsions. Épilepsie (le terme vient de l’idée que le malade tombe).

Les affections digestives et accidents

Terme ancien Signification et contexte Équivalent(s) moderne(s)
Miserere (ou Passion iliaque) Terme souvent fatal désignant un arrêt des matières (vomissements de matières fécales) et des douleurs abdominales extrêmes. Occlusion intestinale ou iléus.
Descente de boyaux Protrusion (sortie) d’une partie de l’intestin à travers la paroi abdominale ou inguinale. Hernie (inguinale, ombilicale, etc.).
Flux de ventre Diarrhée sévère et persistante, très dangereuse pour les nourrissons. Gastro-entérite ou dysenterie (cause principale de la mortalité infantile).

L’enfance et les malades « jeunes »

Terme ancien Signification et contexte Équivalent(s) moderne(s)
Claveau / Picote Maladie infantile aiguë très contagieuse provoquant des éruptions cutanées (pustules), souvent mortelle. Variole (ou petite vérole).
Dentition Désignait non seulement la poussée des dents, mais aussi les fièvres et convulsions qu’on lui attribuait à tort. Crises infantiles ou infections diverses associées à la poussée dentaire.

Blessures et séquelles

Terme ancien Signification et contexte Équivalent(s) moderne(s)
Paralysie Terme conservé, mais désignant toute perte de mouvement. Souvent considérée comme la séquelle d’une apoplexie. Paralysie (hémiplégie, paraplégie, etc.).
Chute Décès ou infirmité survenant à la suite d’un accident, souvent sans plus de détails. Traumatisme physique accidentel.

Un témoignage historique

Il est crucial de se souvenir que l’état-civil, les registres paroissiaux et les archives médicales de l’époque consignaient ce que l’on observait (les symptômes), et non ce que la médecine moderne comprend (les causes pathologiques). Un ancêtre mort de la phtisie est très probablement décédé de la tuberculose. Une hydropisie témoigne d’une grave défaillance d’organe.
Loin d’être de simples mots, ces termes sont de précieuses clés pour interpréter l’état de santé, la mortalité et les conditions de vie en Provence à travers les siècles. Ils nous rappellent l’extraordinaire fragilité de l’existence de nos aïeux face à des maux que la science a, depuis, majoritairement vaincus.

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Oppression de poitrine (Boulbon, 22 février 1722) https://www.geneprovence.com/oppression-de-poitrine-boulbon-22-fevrier-1722/ https://www.geneprovence.com/oppression-de-poitrine-boulbon-22-fevrier-1722/#respond Mon, 20 Oct 2025 20:19:42 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26585 « Le 22 février 1722, a été ensevelie au cimetière Saint-Marcellin Anne Bondon, âgée d’environ 60 ans, femme à Joseph Berlandier, morte d’une oppression de poitrine qu’elle avait depuis bien longtemps.…

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« Le 22 février 1722, a été ensevelie au cimetière Saint-Marcellin Anne Bondon, âgée d’environ 60 ans, femme à Joseph Berlandier, morte d’une oppression de poitrine qu’elle avait depuis bien longtemps.
Elle a reçu pendant sa maladie le très saint viatique.
Anima eius requiescat in pace1. »
[Perier vicaire]

1. « Que son âme repose en paix.

  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.

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Atteint de gangrène (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 16 janvier 1695) https://www.geneprovence.com/atteint-de-gangrene-saint-maximin-la-sainte-baume-16-janvier-1695/ https://www.geneprovence.com/atteint-de-gangrene-saint-maximin-la-sainte-baume-16-janvier-1695/#respond Sat, 13 Sep 2025 21:45:39 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26332 « L’an 1695 et le 16 janvier, est décédé Antoine Figuérollis, fils de Jean et de feue [espace vide], du lieu d’Auriol, habitant en cette ville, âgé de quarante-quatre ans, marié…

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« L’an 1695 et le 16 janvier, est décédé Antoine Figuérollis, fils de Jean et de feue [espace vide], du lieu d’Auriol, habitant en cette ville, âgé de quarante-quatre ans, marié avec Isabeau Bonnaud, muni de tous les sacrements de l’Église, et a été enseveli ledit jour, attendu la contagion causée de la gangrène dont la plaie qu’on lui a causée et dont il était atteint.
Présents MM. François Porte et Louis Joseph Virgilly. »
[f. J. Agnez, curé, f. Porte, Virgilly]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2810R1.

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Récit de la peste de Provence (Boulbon, 15 décembre 1720) https://www.geneprovence.com/recit-de-la-peste-de-provence-15-decembre-1720/ https://www.geneprovence.com/recit-de-la-peste-de-provence-15-decembre-1720/#respond Sat, 06 Sep 2025 15:54:29 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26277 Durant toute la seconde moitié de l’année 1720, le curé de Boulbon, Périer, fait le récit de la peste qui s’étend dans un premier temps à Marseille mais peu à…

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Reconstitution du village de Boulbon en 1720. © GénéProvence, 2025.

Durant toute la seconde moitié de l’année 1720, le curé de Boulbon, Périer, fait le récit de la peste qui s’étend dans un premier temps à Marseille mais peu à peu dans un grand nombre de villes et villages de Provence. On a sous sa plume le récit d’un homme inquiet pour le village, ce « misérable lieu », qu’il administre.

« Cette année 1720, il y a eu une récolte abondante. Toutes les terres, les unes et les autres, ont rendu d’un dixième dans le temps de la foire de Beaucaire.
On a soupçonné Marseille de peste et avec juste raison puisqu’elle y est si maligne qu’on assure que depuis le commencement de ce mois d’août, jusqu’à aujourd’hui vingt-huitième août, il y est mort plus de quatorze à quinze mille âmes et il continue à ce qu’il nous en revient à y en mourir toujours sans nombre.
Toutes les villes et villages de la province se gardent et il n’y a plus de commerce ni avec le Languedoc ni avec Avignon, et si Dieu n’y met sa main par sa divine miséricorde, nous sommes tous perdus.
Aubagne, Lançon, sont atteints de ce mal-là, Aix est soupçonné et on assure qu’il est au faubourg.
Le 3 octobre, le parlement, après avoir prêté serment, s’est retiré à Saint-Remy, s’étant eux-mêmes condamnés à faire quarantaine.
La peste est aux quatre coins d’Aix. Le 30 septembre, il y mourut dans une nuit vingt-cinq personnes.
On assure qu’il est mort à Marseille ou à ses bastides plus de cinquante mille âmes.
Nous nous gardons ici le mieux que nous pouvons, jour et nuit.
Aujourd’hui 23 octobre 1720, nous avons renouvelé le vœu de sainte Élisabeth et nous sommes allés en procession à Notre-Dame chanter la grand-messe. Les consuls y ont été pieds nus, la corde au col et la torche à la main, ce qui se continuera in aeternam.
Saint-Remy est soupçonné de contagion. Dieu veuille qu’il n’y ait rien.
J’ai grand peur que la peste n’y soit bientôt déclarée, comme aux autres endroits.
Du onze novembre, on mande qu’il est mort à Marseille ou à ses bastides plus de soixante mille âmes. Il y a eu de terribles désordres dans cette ville, causés par les forçats de galère qu’on avait tirés pour servir les malades et pour servir de corbeaux.
Il y est mort une grande quantité des prêtres et de religieux. Monseigneur l’Archevêque s’y est exposé autant que les prêtres les plus zélés et Dieu l’a conservé jusqu’à aujourd’hui. Le pape a envoyé trois mille saumées1 de blé pour soutenir le pauvre peuple et la contagion fait aujourd’hui à Aix autant de ravages à proportion qu’il en a fait à Marseille, où elle commence fort à calmer.
On soupçonne toujours Saint-Remy et il y a apparence que cette ville aura le même sort que toutes les autres villes et villages, qui ont été soupçonnées où elle est aujourd’hui aux quatre coins. Dieu veuille la préserver.
On dit que Lançon, il n’y est resté presque personne.
Le Martigues et Salon sont confinés.
Le 5 décembre, M. l’Intendant s’est retiré à Barbentane, méchante marque pour Saint-Remy. Madame l’Intendante s’est accouchée en chemin et a fait l’enfant dans son carrosse.
Certainement la contagion doit y être quoi qu’on le cache, mais dans moins de quatre à cinq jours, il sera confiné quoi qu’on en dise.
Le 15, troisième dimanche, à 4 heures du soir, l’ordre de M. de Jossaud, commandant dans cette viguerie, est arrivé, de confiner Saint-Remy.
Dieu veuille nous garder par sa divine miséricorde, car nous sommes en grand danger dans ce misérable lieu où il n’y a pas grand ordre.
Tarascon est en grand danger et nous aussi.
Le 14 décembre, la peste a commencé à Tarascon, par Simiot, poissonnier, qui l’a portée du Martigues. Il est mort avec un bubon. Dieu ait pitié de Tarascon et de nous aussi. On a confiné la traverse d’Arles au faubourg Saint-Jean. »

Note

1. Une saumée représente la charge d’une bête de somme.

  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.

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Mort d’une femme paralytique (Alleins, 27 février 1681) https://www.geneprovence.com/mort-dune-femme-paralytique-alleins-27-fevrier-1681/ https://www.geneprovence.com/mort-dune-femme-paralytique-alleins-27-fevrier-1681/#respond Sun, 31 Aug 2025 11:42:36 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26239 « Anne Bertrane, femme de Pierre Villevieille, âgée d’environ cinquante ans, après avoir demeuré huit ans dans le lit paralytique, est morte et a été ensevelie au cimetière Saint-Pierre, le 27…

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« Anne Bertrane, femme de Pierre Villevieille, âgée d’environ cinquante ans, après avoir demeuré huit ans dans le lit paralytique, est morte et a été ensevelie au cimetière Saint-Pierre, le 27 février 1681. »
[Castilhon, vicaire]
  • Registre paroissial d’Alleins, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 2.

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