Mine Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/mine/ 500 ans de faits divers en Provence Wed, 07 Oct 2026 21:22:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Mine Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/mine/ 32 32 Un terrible éboulement au canal (Gap, 2 février 1866) https://www.geneprovence.com/un-terrible-eboulement-au-canal-gap-2-fevrier-1866/ https://www.geneprovence.com/un-terrible-eboulement-au-canal-gap-2-fevrier-1866/#respond Wed, 07 Oct 2026 21:16:31 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=29242 Dans la nuit du 2 au 3 février 1866, un grave accident se produisit à la galerie du puits numéro 4. Ce chantier s’inscrivait dans les travaux de construction du…

L’article Un terrible éboulement au canal (Gap, 2 février 1866) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>

Dans la nuit du 2 au 3 février 1866, un grave accident se produisit à la galerie du puits numéro 4. Ce chantier s’inscrivait dans les travaux de construction du canal de Gap.
Peu avant le drame, des mineurs venaient de prolonger la galerie de trois mètres. Ils cédèrent ensuite leur place à deux ouvriers maçons d’origine italienne. Ces derniers devaient revêtir la voûte en maçonnerie. Pendant leur travail, un bloc de rocher d’un mètre cube environ se détacha soudainement du plafond. La masse s’effondra et écrasa l’un des maçons. Le malheureux mourut sur le coup sans dire un mot.

La mobilisation des secours et l’enquête

Le second ouvrier survécut à l’éboulement. Il s’en tira avec une blessure au visage et un mal de reins, provoqué par les efforts nécessaires pour se dégager. Les secours entendirent ses cris et accoururent sur-le-champ. Ils descendirent une benne dans le puits afin de remonter le blessé ainsi que le corps de son infortuné compagnon.
La nouvelle du sinistre alerta immédiatement les autorités. Le procureur impérial, l’ingénieur en chef et le commissaire de police de la ville se rendirent sur les lieux. Ils ouvrirent une enquête pour déterminer les causes de la tragédie. Selon les premières informations, les entrepreneurs du canal et leurs sous-traitants n’avaient commis aucune imprévoyance.
Nous soupçonnons que l’accident n’a pas eu lieu sur la commune de Gap précisément, mais sur une commune voisine, car le registres d’état civil de Gap ne rapporte aucune mort d’ouvrier à cette date.
  • Source : L’Annonciateur, 10 février 1866, p. 1.

L’article Un terrible éboulement au canal (Gap, 2 février 1866) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>
https://www.geneprovence.com/un-terrible-eboulement-au-canal-gap-2-fevrier-1866/feed/ 0
Le drame de la mine des Raynauds (Trets, 15 avril 1840) https://www.geneprovence.com/le-drame-de-la-mine-des-raynauds-trets-15-avril-1840/ https://www.geneprovence.com/le-drame-de-la-mine-des-raynauds-trets-15-avril-1840/#respond Sat, 18 Jul 2026 20:04:54 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28846 Le mercredi 15 avril 1840, vers 9 heures du matin, une catastrophe subite frappa les mineurs du puits des Raynauds, une concession minière située sur le territoire de Trets (Bouches-du-Rhône).…

L’article Le drame de la mine des Raynauds (Trets, 15 avril 1840) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>

Le mercredi 15 avril 1840, vers 9 heures du matin, une catastrophe subite frappa les mineurs du puits des Raynauds, une concession minière située sur le territoire de Trets (Bouches-du-Rhône). Les ouvriers venaient à peine de commencer leur journée de labeur lorsque l’impensable se produisit au fond des galeries.

Une rupture de roche et l’invasion du gaz mortel

Alors que trois mineurs s’activaient dans une taille — une chambre souterraine d’où l’on extrayait le charbon —, la paroi rocheuse céda brusquement sous la pression invisible des eaux accumulées derrière elle. Personne ne soupçonnait la présence de cette nappe résiduelle, qui stagnait là depuis plus de trente ans, emprisonnée dans d’anciens travaux abandonnés.
L’eau libérée n’arriva pas seule. Elle contenait une quantité massive et concentrée de gaz hydrogène sulfureux. La poche de gaz toxique envahit instantanément l’atmosphère de la taille inondée. Sur les trois ouvriers surpris par l’émanation, deux furent subitement asphyxiés par la vapeur hydrogénique, tandis que le troisième trouva le courage et la force de fuir in extremis vers la surface.

L’identité des deux mineurs emportés

Avertis immédiatement de la tragédie, le maire de Trets et le juge de paix se transportèrent sans délai sur les lieux pour constater le sinistre. Au fond, les secours ne purent que ramener les corps sans vie de deux enfants du pays, dont les décès furent déclarés officiellement par l’adjoint au maire, Toussaint Bruno Bouillon.
La première victime, Jean Baptiste Frégier, était un homme d’expérience âgé de cinquante-huit ans. Originaire de la commune voisine de Fuveau, il laissait derrière lui son épouse, Marie Virginie Prevost. La seconde victime représentait la terrible réalité du travail des enfants dans les mines du XIXe siècle : Jean Baptiste François Aimé Michel, un jeune ouvrier mineur qui n’avait que quatorze ans. Il périt non loin de la maison de ses parents, Jean Baptiste François Michel et Marie Anne Savournin.
Deux autres mineurs de Trets, Jean Baptiste Mouche et Jean Baptiste Cheilan, se présentèrent l’après-midi même à la mairie pour déclarer la perte de leurs compagnons de misère, signant ainsi l’une des pages les plus sombres de l’histoire ouvrière locale.
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 18 avril 1840, page 3.
  • Archives départementales des Bouches-du-Rhône, état civil de Trets, décès de 1840, actes n° 33 et 34, cote 202 E 596.

L’article Le drame de la mine des Raynauds (Trets, 15 avril 1840) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>
https://www.geneprovence.com/le-drame-de-la-mine-des-raynauds-trets-15-avril-1840/feed/ 0