Religion Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/religion/ 500 ans de faits divers en Provence Thu, 08 Jan 2026 14:02:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Religion Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/religion/ 32 32 Un refus d’enterrement religieux (Arles, 25 janvier 1840) https://www.geneprovence.com/un-refus-denterrement-religieux-arles-25-janvier-1840/ https://www.geneprovence.com/un-refus-denterrement-religieux-arles-25-janvier-1840/#respond Thu, 08 Jan 2026 14:02:36 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27301 Ce récit n’est pas celui d’un assassinat ni d’une émeute politique, mais celui d’une mort simple et d’un refus lourd de conséquences, un jour où la charité fut niée et…

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Ce récit n’est pas celui d’un assassinat ni d’une émeute politique, mais celui d’une mort simple et d’un refus lourd de conséquences, un jour où la charité fut niée et où le peuple se prit de colère.

La chute du maçon

Le malheur frappa François-Xavier Clément, un maçon de 43 ans, né à Arles (Bouches-du-Rhône). Son métier, noble mais périlleux, fut sa perte. Alors qu’il travaillait sur un chantier de démolition, un accident survint : il fit une chute et se brisa le crâne. C’était une mort subite, brutale, sur le lieu même de son labeur.
La nouvelle de la tragédie, comme souvent, se répandit rapidement. Mais l’histoire ne s’arrêta pas à cet accident, d’autant plus triste que l’homme avait déjà perdu ses deux parents, mais aussi ses deux précédentes femmes. Non, cette histoire commença avec l’ultime devoir : celui de la sépulture.

Le refus de la bénédiction

Lorsque la famille et les proches sollicitèrent les services de l’Église, ils se heurtèrent à une fin de non-recevoir glaciale. Le curé de la paroisse prononça un refus catégorique d’accorder la sépulture ecclésiastique à François-Xavier Clément.
La raison de ce refus, aussi douloureuse que l’accident lui-même, plongeait le défunt dans l’infamie, le privant du repos en terre consacrée, peut-être en raison de ses idées, de sa conduite, ou de son appartenance à un courant jugé hostile à l’Église. C’était une condamnation morale posthume.

L’immense procession de la colère

Face à l’inflexibilité du prêtre, la famille et les amis de Xavier Clément ne cédèrent pas. Loin d’accepter l’anathème, ils décidèrent d’agir.
Ils prirent le corps du défunt et le portèrent eux-mêmes jusqu’au cimetière. Ce qui aurait dû être une simple marche funèbre devint un événement social retentissant, une véritable démonstration de force morale et populaire.
Ils ne marchaient pas seuls. Ils étaient suivis de près de trois mille personnes. Cette foule immense, portée par l’indignation et la solidarité, accompagnait le maçon déchu. Dans un acte de défiance solennelle et d’hommage vibrant, la foule traversa les rues, chantant les prières des morts, se faisant elle-même l’officiante de la cérémonie que l’Église avait refusée.
L’émotion était palpable. Et la conséquence de l’entêtement du curé fut claire : le peuple entier était fort irrité contre lui et tous blâmaient son intransigeance. Dans cette affaire, la piété populaire avait jugé l’institution, et la voix de trois mille âmes en colère résonnait plus fort que la sentence de l’autel.
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 15 février 1840, p. 4.
  • Registre d’état civil de la ville d’Arles, année 1840, 203 E 1170, acte no 41, Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

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Une inconnue près de la Tuilière (Lamanon, 12 décembre 1749) https://www.geneprovence.com/une-inconnue-pres-de-la-tuiliere-lamanon-12-decembre-1749/ https://www.geneprovence.com/une-inconnue-pres-de-la-tuiliere-lamanon-12-decembre-1749/#respond Tue, 16 Dec 2025 16:29:43 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27153 Cet acte de sépulture de 1749 s’inscrit dans un contexte provençal où l’itinérance est courante, que ce soit pour le travail saisonnier ou la mendicité. Le corps découvert près de…

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Cet acte de sépulture de 1749 s’inscrit dans un contexte provençal où l’itinérance est courante, que ce soit pour le travail saisonnier ou la mendicité. Le corps découvert près de « La Tuilière », un lieu-dit souvent lié à l’activité des tuiliers et donc à une route, suggère le décès d’une voyageuse loin de ses attaches. Le fait qu’elle porte un chapelet et un livre de piété, « Le Chemin du Ciel », la rattache à la foi catholique et à une dévotion personnelle, fréquents à l’époque. Son identification impossible illustre la fragilité des existences et la difficulté à tracer les individus sans résidence fixe dans la société d’Ancien Régime, même la procédure du viguier et du procureur juridictionnel n’ayant pu déterminer son identité.

« L’an que dessus [1749] et le douze décembre, à la réquisition du procureur juridictionnel et par ordonnance de M. le viguier, en date de ce jourd’hui,
J’ai enterré dans le cimetière de l’église Saint-Denis, paroisse de Lamanon, un cadavre d’une femme qui fut trouvée le jour d’hier morte près la Tuilière1,
Laquelle n’a été reconnue de personne et dont on ignore le nom,
Dans les poches de laquelle on a trouvé un chapelet et des heures intitulées Le Chemin du Ciel2,
En présence du susdit procureur juridictionnel soussigné, et de Marc Registel, illettré, témoins requis ; en foi de quoi, j’ai signé. »
[de Louezet, p. j., Guigues, curé]
Notes
1. Une tuilière est, comme son nom l’indique, une fabrique de tuiles (appelée aussi “tuilerie”). Ces bâtiments étaient souvent construits à l’extérieur des villages. Cette tuilerie n’existe bien sûr plus aujourd’hui mais il existe toujours un quartier nommé La Tuilière.
2. Il pourrait s’agir d’une édition du livre Le Chemin du Ciel, de Jean Bona, publié originellement en 1658.
Sources
  • Registre paroissial de Lamanon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 255.

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Le mort d’Aspres (Aspres-sur-Buëch, 7 mars 1660) https://www.geneprovence.com/le-mort-daspres-aspres-sur-buech-7-mars-1660/ https://www.geneprovence.com/le-mort-daspres-aspres-sur-buech-7-mars-1660/#respond Mon, 08 Dec 2025 12:32:18 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27039 C’est une micro-histoire provençale du XVIIe siècle, celle des Hautes-Alpes frontalières et rurales. En 1660, le Dauphiné vient d’être dévasté par les guerres de Religion et la misère est endémique.…

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C’est une micro-histoire provençale du XVIIe siècle, celle des Hautes-Alpes frontalières et rurales. En 1660, le Dauphiné vient d’être dévasté par les guerres de Religion et la misère est endémique. L’acte témoigne de la réalité d’une vie paysanne où la survie dépend du labeur, même dans la rigueur du mois de mars. La « pulmonie ou mal de côté » est une description commune de la pleurésie ou de la pneumonie, affections souvent mortelles. La dévotion de Guigues Ressegaire, qui reçoit les sacrements avec ferveur avant de « rendre l’esprit en parlant », souligne l’importance omniprésente de la foi et du curé, « Messire Esprit Guigues », dans l’accompagnement des derniers instants.

« L’an 1660 et le huitième jour du mois de mars, je soussigné, Messire Esprit Guigues, prêtre et curé de la paroisse d’Aspres, diocèse de Gap,
Certifie à tous qu’il appartiendra comme Guigues Ressegaire, fils de feu Claude, mari de Giraud, fille de feu Claude Duran,
Décédé hier sur les six à sept heures du soir, quatrième dimanche du carême, d’une pulmonie ou mal de côté qu’il contracta jeudi dernier en fossant en chemise sur les épaules en sa terre au-delà du Poul,
Il se confessa hier matin et reçu le saint viatique du corps de Notre-Seigneur, avec une grande dévotion,
Et le soir, l’étant allé voir pour l’exhorter, comme s’il n’eut point eu du mal, donnant des saints avertissements à ses enfants, il rendit l’esprit en parlant, pendant que j’étais retourné en l’église pour lui apporter le saint sacrement de l’extrême onction.
Nous lui avons accordé sépulture ce matin en la forme de la sainte Église romaine, au cimetière de Saint-Giraud, où reposent les cendres de ses prédécesseurs.
Il est mort au commencement de son année soixante-troisième. »
[Guigues, prêtre et curé d’Aspres]

Podcast

  • Registre paroissial d’Aspres-sur-Buëch, Archives départementales des Hautes-Alpes, 5 Mi 468.

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Un cadavre dans le fossé d’arrosage (Lamanon, 16 juillet 1749) https://www.geneprovence.com/un-cadavre-dans-le-fosse-darrosage-lamanon-16-juillet-1749/ https://www.geneprovence.com/un-cadavre-dans-le-fosse-darrosage-lamanon-16-juillet-1749/#respond Thu, 04 Dec 2025 20:26:22 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26909 Ce bref acte paroissial du 17 juillet 1749 nous plonge dans le quotidien de la petite Provence rurale du milieu du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV. L’événement,…

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Ce bref acte paroissial du 17 juillet 1749 nous plonge dans le quotidien de la petite Provence rurale du milieu du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV. L’événement, la découverte d’un cadavre non identifié dans un canal d’arrosage à Lamanon, est typique d’une époque où l’itinérance et la précarité sont courantes. L’acte souligne l’autorité ecclésiastique et judiciaire (le curé, le procureur juridictionnel, le viguier) dans la gestion des morts inconnues. La mention du chapelet est la seule maigre indication sur l’identité de l’homme, possiblement un pèlerin ou un mendiant de passage, dont la mort restera anonyme, rapidement consignée dans les registres.

« L’an que dessus [1749] et le 17 juillet, à la réquisition du procureur juridictionnel et par ordonnance de Monsieur le viguier, en date de ce jourd’hui,
J’ai enterré dans le cimetière de l’église Saint-Denis, paroisse de Lamanon1, un cadavre d’un homme qui fut trouvé le jour d’hier, noyé dans le fossé d’arrosage de la grande Lamanon,
Qui n’a été reconnu par personne et dont on ignore le nom, dans les poches duquel on a trouvé un chapelet,
En présence du susdit procureur juridictionnel, soussigné, et de Joseph Siméon, illettré, témoins requis, en foi de quoi j’ai signé. »
[De Louezet, Guigues, curé]


1. Écrit “la manon”.

  • Registre paroissial de Lamanon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 255.

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Bénédiction de l’église des religieuses de Sainte-Catherine de Sienne (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 14 avril 1696) https://www.geneprovence.com/benediction-de-leglise-des-religieuses-de-sainte-catherine-de-sienne-saint-maximin-la-sainte-baume-14-avril-1696/ https://www.geneprovence.com/benediction-de-leglise-des-religieuses-de-sainte-catherine-de-sienne-saint-maximin-la-sainte-baume-14-avril-1696/#respond Thu, 27 Nov 2025 14:39:55 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26841 Cet acte, daté de 1696, se déroule sous le règne absolutiste de Louis XIV, une période où la religion catholique est omniprésente et fortement soutenue par l’État. Il atteste de…

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Cet acte, daté de 1696, se déroule sous le règne absolutiste de Louis XIV, une période où la religion catholique est omniprésente et fortement soutenue par l’État. Il atteste de la bénédiction d’une nouvelle église pour les religieuses dominicaines de Sainte-Catherine de Sienne à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. La cérémonie, autorisée par l’archevêque d’Aix, Daniel de Cosnac, implique le curé, des officiers du culte, et les pères dominicains (appelés « religieux »), soulignant la hiérarchie ecclésiastique et la forte influence des ordres monastiques sur la vie locale. L’événement est public, réunissant des « personnes, de l’un et de l’autre sexe », illustrant l’intégration de ces institutions dans le tissu social de la ville.

« L’an que dessus [1696] et le quatorzième avril, nous soussigné, curé de l’église paroissiale Sainte-Marie-Magdeleine de cette ville de Saint-Maximin,
Par commission spéciale de Monseigneur Daniel de Cosnac, archevêque d’Aix, avons béni solennellement l’église des religieuses de Sainte-Catherine, ordre de Saint-Dominique de cette dite ville,
Assisté des diacre et sous-diacre et autres officiers dans une semblable cérémonie, et des révérends pères Jean Aynesy, confesseur et directeur dudit monastère, Dominique Manier, Honoré Guidy, Jean Baceyre, Antoine Domier et autres religieux,
En présence de plusieurs autres personnes, de l’un et de l’autre sexe, et avons ensuite chanté la grand-messe et nous avons aussi béni solennellement avec la même permission de Monseigneur l’Archevêque la salle du parloir dudit monastère pour y célébrer la sainte messe et autres offices, pendant qu’on baptisait ladite église.
En foi de quoi, nous avons signé l’an et jour que dessus. »
[F. Joseph Agnez, curé]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2810R1.

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« Hodie mihi cras tibi », l’avertissement du curé (Brantes, 1665) https://www.geneprovence.com/hodie-mihi-cras-tibi-lavertissement-du-cure-brantes-1665/ https://www.geneprovence.com/hodie-mihi-cras-tibi-lavertissement-du-cure-brantes-1665/#respond Wed, 15 Oct 2025 11:46:33 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26557 En feuilletant les registres de sépultures de la paroisse de Brantes (Vaucluse) pour la période 1665-1704, le généalogiste ne trouve pas qu’une simple liste de défunts. Il découvre une page…

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En feuilletant les registres de sépultures de la paroisse de Brantes (Vaucluse) pour la période 1665-1704, le généalogiste ne trouve pas qu’une simple liste de défunts. Il découvre une page d’ouverture frappante, ornée d’une gravure macabre et d’une sentence latine, qui nous plonge immédiatement dans l’atmosphère spirituelle et culturelle de la Provence de l’Ancien Régime. Ce document, rédigé par un curé soucieux du salut de ses ouailles, est un puissant memento mori gravé sur les pages du temps.

Hodie mihi cras tibi : l’écho de l’éternité

La formule latine, calligraphiée avec soin, est limpide : « Hodie mihi cras tibi » se traduit par « Aujourd’hui pour moi, demain pour toi ». Cette maxime, dont l’origine remonte à l’Antiquité mais qui fut popularisée par le christianisme médiéval, est l’un des piliers de la doctrine du memento mori (« Souviens-toi que tu mourras »).
Placée en exergue du registre des morts, elle n’est pas qu’une décoration. Elle sert d’avertissement solennel à quiconque ouvre ce livre, qu’il soit le prêtre officiant, le sacristain, ou l’humble paroissien qui viendrait s’y référer. Le curé de Brantes rappelle ainsi que la mort, déjà passée pour ceux dont les noms sont inscrits, est la seule certitude qui attende encore les vivants. C’est un appel urgent à la piété et à la pénitence, car le temps de la mort est imprévisible.

L’iconographie de la vanité : tête de mort et larmes provençales

Le dessin qui surmonte la sentence renforce son message de manière saisissante. Il représente une tête de mort surmontant deux os croisés (le tibia et le fémur, souvent). C’est l’image classique de la vanité, qui symbolise l’état final du corps et la déchéance des gloires terrestres.
Ce qui attire l’œil, ce sont les gouttes stylisées qui entourent le crâne. Si la tentation est d’y voir du sang, elles sont le plus souvent interprétées dans l’iconographie chrétienne comme des larmes. Ces larmes de deuil traduisent la douleur de la communauté de Brantes face à la perte de ses membres. Plus profondément, elles symbolisent les larmes de pénitence que l’on doit verser de son vivant pour s’assurer du salut de son âme au moment de la mort. Dans une Provence souvent éprouvée par les épidémies et les disettes de cette période, la mort n’était pas un concept abstrait, mais une réalité quotidienne, nécessitant une préparation constante et un repentir sincère.
Ce document n’est donc pas qu’une donnée généalogique ; c’est une véritable leçon de théologie locale, gravée par la main du curé pour enseigner la brièveté de la vie et la nécessité de la vertu. Il nous rappelle que pour nos ancêtres provençaux, la vie se lisait toujours à l’ombre de la mort.

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Disparu depuis plusieurs jours (Saint-Martin-de-Crau, 1er juin 1747) https://www.geneprovence.com/disparu-depuis-plusieurs-jours-saint-martin-de-crau-1er-juin-1747/ https://www.geneprovence.com/disparu-depuis-plusieurs-jours-saint-martin-de-crau-1er-juin-1747/#respond Sat, 27 Sep 2025 21:41:16 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26450 Ce bref acte paroissial de 1747 nous plonge au cœur de la France rurale de l’Ancien Régime, une époque où la vie des « travailleurs » et « grangiers »…

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Ce bref acte paroissial de 1747 nous plonge au cœur de la France rurale de l’Ancien Régime, une époque où la vie des « travailleurs » et « grangiers » comme Joseph Chabert, représentant la paysannerie labourant les terres (ici, en Crau), était rudimentaire et précaire. L’inhumation « sur place » et la mention d’un corps « pourri et corrompu » témoignent de l’isolement et de la rapidité de la mort soudaine en milieu agricole, loin de toute assistance immédiate. L’absence de « blessure ni coup » et l’intervention du curé, seul administrateur de cet enterrement hors cimetière, confirment la fatalité d’une fin naturelle, mais anonyme et solitaire, dans la campagne provençale.
« L’an 1747 et le premier juin a été enseveli Joseph Chabert, travailleur et grangier, habitant de Regardevenir, en cette paroisse, âgé d’environ 60 ans, au terroir dit Tarusse,
Après en avoir béni le sépulcre pour l’impossibilité d’être transporté au cimetière,
Ayant été trouvé audit lieu pourri et corrompu, jetant des puanteurs insupportables, et visité par nous soussignés qui n’avons reconnu aucune blessure ni coup,
Mort soudainement selon toute apparence, manquant de son habitation depuis plusieurs jours,
En foi de quoi nous nous sommes signés. »
[Cornille, Nicolas, Chave curé]
  • Registre paroissial de Saint-Martin-la-Palud, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 151.

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Un hérétique face à l’Inquisition (Draguignan, 16 mai 1558) https://www.geneprovence.com/un-heretique-face-a-linquisition-draguignan-16-mai-1558/ https://www.geneprovence.com/un-heretique-face-a-linquisition-draguignan-16-mai-1558/#respond Mon, 11 Aug 2025 15:58:08 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26108 Au cœur de la Provence du XVIe siècle, où les vallées vaudoises résonnaient des échos d’une foi divergente, se déroula un drame singulier. Voici l’histoire de Romeyer, un humble corailleur, qui,…

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Au cœur de la Provence du XVIe siècle, où les vallées vaudoises résonnaient des échos d’une foi divergente, se déroula un drame singulier. Voici l’histoire de Romeyer, un humble corailleur, qui, par un concours de circonstances funestes, devint le jouet d’une justice implacable et le symbole du martyre protestant. Son arrestation à Draguignan, en avril 1558, marqua le début d’une tragédie personnelle qui révéla les tensions religieuses et l’intolérance d’une époque.

Des Vaudois, la foi et la liberté

Il faut d’abord se souvenir du contexte. Les Vaudois du Dauphiné et de la Provence, depuis longtemps, payaient le prix fort pour leur foi. Ils demeuraient fidèles à leur Église, un bastion de l’Évangile et de la liberté. La vallée de La Grave, par exemple, avait jadis abrité une importante population de Vaudois, à tel point que l’on en venait parfois à appeler cette région les vallées vaudoises.
Romeyer, lui, était originaire de Villar-d’Arêne, un village isolé de cette vallée. Il avait pris soin d’emmener sa famille à Genève, un lieu sûr pour leur instruction religieuse. Mais les affaires le rappelaient en France. Habile artisan, il travaillait le corail. Il se rendit alors à Marseille pour acheter des marchandises. Sur le chemin, il cherchait à vendre celles qu’il transportait avec lui.

L’engrenage fatal d’une rencontre

En passant par Draguignan, Romeyer fit la rencontre qui scella son destin. Il présenta ses coraux à Lanteaume, un orfèvre local. Lanteaume trouva les pièces magnifiques et voulut les acquérir. Mais les deux hommes ne parvinrent pas à s’entendre sur le prix. Ils se séparèrent donc sans conclure de marché.
Cependant, Lanteaume, animé par une jalousie certaine, ne voulut pas laisser filer cette opportunité. Il eut une idée funeste. Il conseilla à Romeyer de montrer ses richesses à un seigneur de la ville, un homme réputé opulent. Cet homme n’était autre que le baron de Lauris, gendre de Maynier d’Oppède (1495-1558). Le nom de Lauris, il faut le préciser, est resté gravé en lettres de sang dans l’histoire des Vaudois.
La convoitise de Lauris s’éveilla à la vue de ces belles pièces. Lanteaume, alors, alla l’avertir : Romeyer était luthérien. Cette accusation suffit. La confiscation des biens suivait inévitablement une sentence de mort. Les deux complices, Lanteaume et Lauris, s’entendirent à demi-mot. Ils anticipaient déjà leur part de cette spoliation.

Un procès inique et la résistance d’un avocat

Romeyer fut donc arrêté. L’ordre venait de Lauris lui-même. Le viguier de Draguignan procéda à l’arrestation en avril 1558. Plusieurs interrogatoires suivirent. Romeyer, avec une simplicité déconcertante, confessa sa foi. Le tribunal de Draguignan se réunit ensuite pour le juger.
Un moine observantin, qui avait prêché le carême dans la ville, se montra particulièrement virulent. Il s’écria : « Je vous chanter une messe au Saint-Esprit, pour qu’il suggérât aux juges de condamner au feu ce maudit luthérien. » Mais sa messe n’eut pas l’effet escompté. Un jeune avocat, courageusement, se leva à la barre du tribunal. Il fit remarquer que Romeyer n’avait commis aucun délit. Il n’avait ni prêché ni dogmatisé en France. Il était étranger. Il voyageait en Provence uniquement pour son commerce. Par conséquent, la juridiction du tribunal ne pouvait ni le juger ni le condamner.
Tout le barreau approuva cette argumentation. Les voix des juges furent partagées. La moitié vota pour l’acquittement, l’autre moitié pour la condamnation. Ce fut une impasse. Les méthodes employées pour briser cette égalité des votes furent singulières. L’un des juges, Barbesi, se retira dans la prison de Romeyer. Il prétexta de la fermeté dont le prisonnier avait fait preuve lors de ses interrogatoires. Il voulait le voir, disait-il.

Un interrogatoire cruel

Ce Barbesi, selon un chroniqueur contemporain du nom de Crespin, était un homme étrange. Il était ignare, obèse, difforme, nez plat et large, regard hideux. Il jurait souvent. Il était lourd, naturellement gourmand et paillard. Dès son arrivée, il interpella l’infortuné prisonnier : « D’où es-tu ? Qui es-tu ? ! En qui crois-tu ? »
Romeyer, avec calme, répondit : « Je suis Dauphinois, j’habite Genève. Je fais le commerce du corail. Je crois en Dieu et en Christ mon Sauveur. »
Barbesi continua, sarcastique : « Croient-ils en Dieu, ceux de Genève ? Le prient-ils ? Le servent-ils ? »
« Mieux que vous ! » répondit vivement Romeyer.
Cette réponse, semble-t-il poussa Barbesi à voter en faveur de la condamnation. Mais l’égale répartition des voix empêcha le prononcé du jugement.

La fureur de la foule et la pression cléricale

Le moine observantin, qui avait fait de cette affaire une croisade personnelle, ne supportait pas cette incertitude. Il voyait déjà le crédit de ses prières et l’efficacité de ses messes compromises. Il fit alors sonner les cloches à toute volée. Il ameuta la populace. Il cria que les bons catholiques ne pouvaient tolérer qu’un luthérien infâme échappe à la justice. Il porta son armée de moines devant l’official et les consuls de la ville. Il leur rappela leur devoir de protecteurs de la foi.
Ensemble, soutenus par une populace en colère, ils se ruèrent aux portes des magistrats. Ils hurlaient qu’ils ne voulaient pas que l’hérétique soit libéré. Ils se plaindraient au Parlement, au roi, au pape, à toutes les puissances du monde et des enfers. Ils exigeaient qu’il fût puni. Ce moine, insidieusement, semait les graines d’événements tragiques.

Un aller-retour à Aix

Le représentant du roi, soucieux de respecter les formes judiciaires, s’opposa à cette violence. Mais la foule répondait en chœur : « Qu’on le tue ! qu’on le tue ! Au feu ! au feu ! Qu’il soit brûlé ! » Le clergé s’unissait à ces cris. Le magistrat, impuissant face au tumulte, décida de se rendre à Aix pour en référer au parlement, qui jouait alors le rôle équivalent d’une cour d’appel. La population se dispersa, mais le moine veilla à ce que les conseils de la ville sanctionnent cette décision.
Quatre personnes furent désignées pour accompagner le procureur du roi et présenter la condamnation de Romeyer. Le premier consul, Cavalier, le juge Barbesi, l’avocat-général et un greffier firent partie de la délégation. Mais un des présidents de la Cour d’Aix, nommé Ambrois, les réprimanda. Il leur dit : « Vous n’avez certes pas besoin de tant de cérémonies pour faire brûler un hérétique. »
La députation visait à activer le jugement de mort. Arrivée à Aix, elle exposa l’affaire à la Cour, qui n’avait pas l’instruction complète mais qui interdit au tribunal de Draguignan de juger.
La sentence tomba finalement. Romeyer fut condamné à subir la question, puis la roue, et enfin à être brûlé vif. Son martyr devait être perpétuel. Le moine envoyé pour lui offrir une abjuration revint de sa prison en déclarant qu’il l’avait trouvé pertinax, c’est-à-dire persévérant et qu’il était donc damné.
Aussitôt, les curés firent annoncer dans toutes les paroisses environnantes que le 16 du mois de mai aurait lieu le supplice. À Draguignan, on fit publier à son de trompe que tout catholique devait apporter du bois pour le bûcher. Le lieutenant du roi, qui avait tenté de le sauver, quitta la ville pour ne pas être témoin de cette exécution inique. Mais son substitut, accompagné de juges et de consuls, se rendit à la prison du condamné où il appliqua la question.

Le supplice de Romeyer

Devant lui, on étala les instruments de torture : tenailles, cordes, coins, barreaux de fer. « Dénonce tes complices et abjure tes erreurs, sans t’exposer à ces tourments », lui dit-on. Romeyer répondit avec force : « Je n’ai point de complices. Je n’ai rien à abjurer, car je ne professe que la loi du Christ. » Il ajouta : « Vous l’appellerez maintenant perverse et erronnée, mais au jour du jugement, Dieu le proclamera juste et sainte contre ses transgresseurs. »
Ses bourreaux lui dirent alors : « Implore donc la Vierge. »
Romeyer, épuisé, s’écria : « Nous n’avons qu’un seul médiateur… Ô Jésus ! ô mon Dieu !… grâce !… » Puis, il s’évanouit. La torture recommença, plus atroce, au point qu’on le laissa pour mort. De crainte qu’il n’expirât avant d’être brûlé, les moines et les prêtres le détachèrent de la roue. Ses os des bras et des jambes étaient brisés. La pointe de ses os sortaient de ses chairs. On lui laissa une collation pour le ramener à la vie.
Il fut ensuite transporté sur le lieu du supplice. On l’attacha avec une chaîne de fer au poteau du bûcher. Un moine lui dit encore : « Invoque la Vierge et les saints ! » Le martyr de Villar-d’Arêne fit un signe négatif de la tête. Alors, les bourreaux mirent le feu au bûcher. La flamme s’éleva rapidement, le brasier s’éteignit soudainement. Romeyer demeura suspendu au poteau, au-dessus du foyer dévorant. Ses membres inférieurs rôtissaient. Ses entrailles exhalaient des odeurs de mort. Son corps était déjà à moitié brûlé. On voyait ses lèvres s’agiter sans qu’il en sortît aucun son.
Romeyer mort, Lauris et Lanteaume purent se partager ses biens.
  • D’après Alexis Muston, « Martyre d’un Vaudois à Draguignan (1558) » in La Liberté de penser, revue philosophique et littéraire, tome VII, no 38, janvier 1851, Paris, pp. 199-203.

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Quand l’abbé démasque un drôle de pilleur de troncs ! (Hyères, 19 mai 1895) https://www.geneprovence.com/quand-labbe-demasque-un-drole-de-pilleur-de-troncs-hyeres-19-mai-1895/ https://www.geneprovence.com/quand-labbe-demasque-un-drole-de-pilleur-de-troncs-hyeres-19-mai-1895/#respond Wed, 23 Jul 2025 13:35:16 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25978 Ce matin-là, l’ambiance était calme à l’église Saint-Louis, à Hyères (Var). L’Abbé Paul, vicaire des lieux, confessait ses fidèles. Pourtant, son attention fut vite captée par un individu au comportement…

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Ce matin-là, l’ambiance était calme à l’église Saint-Louis, à Hyères (Var). L’Abbé Paul, vicaire des lieux, confessait ses fidèles. Pourtant, son attention fut vite captée par un individu au comportement étrange.
En effet, cet homme rôdait autour des troncs de l’église. Il s’arrêtait brièvement devant l’un, puis passait rapidement au suivant. Intrigué par son manège, l’Abbé Paul sortit du confessionnal. Il alerta aussitôt le sacristain.
Ensemble, ils se dirigèrent discrètement vers l’homme. Le sacristain l’invita ensuite à le suivre dans la sacristie. L’individu refusa d’abord, mais il finit par céder. On décida alors d’appeler le commissaire de police.
À son arrivée, les forces de l’ordre fouillèrent le suspect. Quelle ne fut pas leur surprise ! Dans les poches de sa grande redingote, ils découvrirent un assortiment inattendu. Il y avait des baleines de corsets et surtout, un paquet de poix. L’homme utilisait cette poix pour enduire les baleines, puis les plongeait dans les troncs. Ainsi, il pouvait récupérer la monnaie et les pièces. Il s’agissait donc d’un voleur à la tire, pris la main dans le sac !

Le profil mystérieux du coupable

La fouille des vêtements révéla d’autres trouvailles étonnantes. Le voleur possédait une collection de passeports. Ces documents étaient de nationalités diverses. D’ailleurs, la plupart portaient un visa, ou du moins semblaient visés, par le consul de Russie à Gênes. De plus, les enquêteurs mirent la main sur des cartes de visite. Celles-ci appartenaient à de hauts dignitaires russes. Des timbres humides retrouvés sur lui étaient la preuve d’un stratagème ingénieux. Grâce à eux, il parvenait à donner un cachet d’authenticité à des pièces qu’il fabriquait lui-même. Cela lui avait sans doute permis de berner de nombreuses victimes.
Interrogé sur l’origine de ces objets, le voleur raconta une histoire singulière. Selon lui, un voyageur les lui avait remis. Il décrivit même vaguement cet inconnu. Ce dernier les lui aurait confiés sur la route entre Saint-Raphaël et Hyères. Bien entendu, ce voyageur ne fut jamais retrouvé.
Puis, on lui demanda de rédiger sa déposition. L’homme affirma ne pas savoir écrire le français, uniquement l’allemand. Il déclara s’appeler Muller Selz. Il était né, selon ses dires, à Châteaulin, en Meurthe-et-Moselle. Après cet interrogatoire, on le conduisit à la prison d’Hyères avant d’être transféré à Toulon pour la suite de l’affaire.
  • Source : La République du Var, 20 mai 1895, p. 2.

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Le curé chassé du village (Saint-Michel-l’Observatoire, 28 mars 1841) https://www.geneprovence.com/le-cure-chasse-du-village-saint-michel-lobservatoire-28-mars-1841/ https://www.geneprovence.com/le-cure-chasse-du-village-saint-michel-lobservatoire-28-mars-1841/#respond Wed, 09 Jul 2025 05:30:29 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25896 Un dimanche de mars 1841 à Saint-Michel, aujourd’hui nommé Saint-Michel-l’Observatoire, près de Forcalquier (Basses-Alpes), la sérénité habituelle fut brisée par un violent tumulte. L’objet de cette fureur populaire ? Le curé du…

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Un dimanche de mars 1841 à Saint-Michel, aujourd’hui nommé Saint-Michel-l’Observatoire, près de Forcalquier (Basses-Alpes), la sérénité habituelle fut brisée par un violent tumulte. L’objet de cette fureur populaire ? Le curé du village.
En effet, des habitants l’avaient chassé, l’accusant de « mauvais procédés ». Cependant, ils ne purent justifier ces allégations devant les autorités.
Cette population, manifestement exaltée, résista aux gendarmes. D’abord en petit nombre, les forces de l’ordre durent faire face à des jets de pierres. Néanmoins, lorsque les renforts arrivèrent le lendemain, l’agitation cessa. Une quinzaine de personnes furent incarcérées à Forcalquier. Par ailleurs, on estimait à une quarantaine le nombre d’individus compromis dans cette affaire.
Enfin, les grands-vicaires du diocèse de Digne jugèrent nécessaire de fermer l’église. Elle resta interdite pendant plusieurs jours pour permettre le retour au calme et l’arrivée d’un nouveau prêtre.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 4 avril 1841, p. 2.

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