84 - Ansouis Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/84-ansouis/ 500 ans de faits divers en Provence Sun, 11 Oct 2026 15:59:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 84 - Ansouis Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/84-ansouis/ 32 32 Marc-Antoine d’Escalis (vers 1555-1621) : un premier président enseveli à Ansouis https://www.geneprovence.com/marc-antoine-descalis-vers-1555-1621-un-premier-president-enseveli-a-ansouis/ https://www.geneprovence.com/marc-antoine-descalis-vers-1555-1621-un-premier-president-enseveli-a-ansouis/#respond Sat, 10 Oct 2026 13:54:52 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=29275 Marc-Antoine d’Escalis, baron de Bras et seigneur d’Estoublon, est premier président du Parlement de Provence de 1616 à sa mort. Magistrat aixois à la carrière longue et discrète, il est…

L’article Marc-Antoine d’Escalis (vers 1555-1621) : un premier président enseveli à Ansouis est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>

Marc-Antoine d’Escalis, baron de Bras et seigneur d’Estoublon, est premier président du Parlement de Provence de 1616 à sa mort. Magistrat aixois à la carrière longue et discrète, il est mal connu, et la date de sa mort fait problème : les sources imprimées le font mourir en octobre 1620, alors qu’un acte des registres paroissiaux d’Ansouis, où il repose, donne l’année 1621.

Une famille de la robe provençale

Marc-Antoine d’Escalis est le fils aîné d’Artus d’Escalis et de Madeleine Doria, mariés le 21 juin 1552. Son père, seigneur de Bras-d’Asse, de Saint-Julien-d’Asse, d’Estoublon et de Bellegarde, est conseiller du roi et maître à la Chambre des comptes de Provence. Sa mère est la fille de Biaggio Doria, premier consul de Marseille. Sa date de naissance n’est pas documentée : on la place vers 1555.

Une carrière au Parlement d’Aix

En 1582, Marc-Antoine d’Escalis est pourvu d’une charge de conseiller au Parlement d’Aix, celle d’André d’Ardillon, assassiné peu avant le 13 février 1582. Il est reçu le 31 janvier 1584.
En octobre 1593, peu après la mort de François d’Estienne (2 octobre 1593), il est pourvu de sa charge de président à mortier. Mais cette charge, supprimée par l’ordonnance de Blois, n’est rétablie que par l’édit de septembre 1595 : il doit solliciter de nouvelles lettres le 16 décembre 1598. Il est reçu en février 1599 : le 25 février selon Clapiers-Collongue, le 27 selon Fleury Vindry, qui s’appuie sur les registres du Parlement.
Le 14 octobre 1616, il est reçu premier président, au départ de Guillaume du Vair, nommé garde des sceaux de France en mai de la même année. Jean-Louis de Monier est reçu à sa place comme président à mortier, et son successeur à la première présidence, Vincent-Anne de Forbin-Maynier, est reçu le 30 mars 1621. Un portrait gravé de lui, par Jacques Cundier (1724), figure dans le recueil des portraits des premiers présidents du Parlement de Provence.

Vie privée

Marc-Antoine d’Escalis épouse Hortense de Bourdon, dame de Saint-Pons, fille de Melchion, seigneur de Saint-Pons, et d’Anne de Gaye ; les généalogies placent le mariage en 1587. Elle meurt à Aix et est inhumée dans l’église des Cordeliers.

Ansouis

C’est à Ansouis que meurt et est enseveli Marc-Antoine d’Escalis. Les Escalis y sont installés depuis peu. La baronnie d’Ansouis, longtemps aux Sabran, passe en 1614, à la mort de Gaspard de Sabran, à son cousin Sextius d’Escalis, baron de Bras, qui ajoute à son titre celui de baron d’Ansouis. Le grand corps de logis sud du château est précisément construit à partir de 1614.
Quel lien unit Marc-Antoine à ce Sextius ? Les sources consultées ne le disent pas. Les généalogies font de Sextius (1604-1650) son fils, ce qui expliquerait que le premier président termine sa vie au château d’Ansouis. Cette filiation reste à confirmer par des actes.

Sa mort : deux dates en présence

La Chronologie de Clapiers-Collongue le dit « enseveli à Ansouis, le 14 octobre 1620 », et Fleury Vindry, puis les notices qui s’en inspirent, font mourir Marc-Antoine d’Escalis à Ansouis à cette date. Le registre paroissial d’Ansouis dit autre chose. L’acte, inscrit à la date du décès entre deux actes d’octobre 1621, porte :
« Le quatorsiesme jour du mois d’octobre mil six cents vint un, Monsieur Marc Antoine Descalis, premier president au parlement de Provence, est decedé et a esté ensepvely dans l’eglise parrochialle de ce lieu d’Ansois le vintquatre du moys de mars mil six cents vint deux. »
Selon cet acte, Marc-Antoine d’Escalis serait mort le 14 octobre 1621 et inhumé plus de cinq mois plus tard, le 24 mars 1622, dans l’église paroissiale. L’acte ne dit ni où il est mort, ni pourquoi l’inhumation a tardé. Clapiers, qui donne le 14 octobre comme date de la sépulture, ne distingue pas le décès de l’inhumation, ce qui suggère qu’il a eu sous les yeux le même acte, lu autrement. Mais un fait paraît jouer en sens inverse : Vincent-Anne de Forbin-Maynier est reçu premier président le 30 mars 1621, ce qui s’accorderait mieux avec une mort en octobre 1620. L’acte d’Ansouis, dont la lecture est assurée, donne pourtant 1621 : Escalis aurait donc quitté la première présidence avant sa mort. Les motifs de ce départ (démission, maladie, retrait à Ansouis) restent à trouver, sans doute dans les délibérations du Parlement.
L’église d’Ansouis abritait une « tombe des seigneurs d’Ansois », mentionnée dans un acte de 1645.

Postérité

D’après les généalogies, son fils Sextius (1604-1650), baron de Bras et d’Ansouis, épouse en 1626 Marguerite de Brancas, puis en 1629 Marguerite de Jarente. Henri d’Escalis de Sabran, né à Ansouis le 12 février 1630, fils de Sextius et de Madeleine de Jarente selon Clapiers, est reçu président à mortier au Parlement d’Aix le 28 novembre 1655 et meurt à Aix le 14 mai 1701 ; il serait le petit-fils de Marc-Antoine si Sextius est bien son fils. À la fin du XVIIe siècle, la baronnie d’Ansouis passe aux Villeneuve, par le mariage de Marie-Thérèse d’Escalis avec Jean-Hyacinthe de Villeneuve.

Sources et bibliographie pour approfondir

  • Registres paroissiaux d’Ansouis, acte de décès et de sépulture de Marc-Antoine d’Escalis (cote 1 E 2/3, page 2).
  • Fleury Vindry, Les parlementaires français au XVIe siècle, tome I, 2e fascicule (Parlement d’Aix), Paris, Honoré Champion, 1910.
  • Balthasar de Clapiers-Collongues, Chronologie des officiers des Cours souveraines de Provence, publiée, annotée et augmentée par le marquis de Boisgelin, Aix-en-Provence, Société d’Études Provençales.
  • Inventaire des archives de la commune d’Ansouis (FranceArchives), notice sur la seigneurie.
  • Marc-Antoine d’Escalis, Wikipédia ; généalogie sur Geneastar.
  • La Chenaye-Desbois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, tome 7, article « Escalis ».
Vue artistique représentant Marc-Antoine d’Escalis.

L’article Marc-Antoine d’Escalis (vers 1555-1621) : un premier président enseveli à Ansouis est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>
https://www.geneprovence.com/marc-antoine-descalis-vers-1555-1621-un-premier-president-enseveli-a-ansouis/feed/ 0
L’arrestation de deux voleurs (Vaugines, 7 mai 1905) https://www.geneprovence.com/larrestation-de-deux-voleurs-vaugines-7-mai-1905/ https://www.geneprovence.com/larrestation-de-deux-voleurs-vaugines-7-mai-1905/#respond Sat, 25 Dec 2021 22:20:01 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=18274 Au cours de l’hiver 1904-1905, de nombreux vols furent commis dans les campagnes de l’arrondissement d’Apt (Vaucluse), mais les efforts de la gendarmerie pour en retrouver les auteurs restèrent longtemps…

L’article L’arrestation de deux voleurs (Vaugines, 7 mai 1905) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>

Place de la mairie de Vaugines (Vaucluse)
Place de la mairie de Vaugines (Vaucluse)

Au cours de l’hiver 1904-1905, de nombreux vols furent commis dans les campagnes de l’arrondissement d’Apt (Vaucluse), mais les efforts de la gendarmerie pour en retrouver les auteurs restèrent longtemps vains.

Enfin, la chance tourna le 7 mai 1905, lorsqu’un voisin dénonça deux hommes, Gabriel Vignon et Pierre Bouscarle, en raison de leur allure suspecte, qui rôdaient autour d’une maison isolée dans la commune de Vaugines, près de Cucuron.
Les gendarmes arrivèrent sur les lieux indiqués et, ouvrant la porte d’entrée de la maison, trouvant une table sur laquelle se trouvait un poulet cuit et, un peu plus loin dans la pièce, une dame-jeanne sui contenait 12 à 15 litres de vin, quelques kilos de saucisses, deux saucissons, du jambon et plusieurs kilos de pommes de terre.
Les deux suspects étaient aussi dans la pièce et, quand on les interrogea, ils prétendirent avoir eux-mêmes acheté ces provisions à Pertuis.
Mais leurs déclarations ne tinrent pas longtemps et, au bout de quelques minutes, ils avouaient qu’elles étaient en fait le résultat de cambriolages.
L’enquête établit que, avant de pénétrer dans cette maison de Vaugines, ils avaient au préalable visité la maison de campagne de M. Grégoire, à Ansouis, où, après avoir fracturé plusieurs portes, ils avaient dérobé du jambon, des saucisses et des saucissons. Un peu plus tard, dans la nuit, ils s’étaient introduits chez M. Borgal, où ils avaient pris quatre poules et divers objets mobiliers.
Les deux suspects avouèrent. Ils furent donc arrêtés et transférés à la prison d’Apt. Le jour du transfert, un agent de police se rendit compte que Vignon était vêtu d’une veste qui avait été volée quelques mois plus tôt à un certain Giraud en même temps que d’autres objets, le tout pour un montant de 50 francs.
La même nuit, Vignon s’était introduit au préalable dans la maison d’un M. Guérin à qui il avait dérobé entre autres le louchet qu’il avait utilisé pour fracturer la porte d’habitation de Giraud.
Pour aggraver leur cas, les accusés se présentaient à la justice sans domicile fixe.
*
Le 26 juillet 1905, ils comparaissaient devant la cour d’assises de Carpentras (Vaucluse). La justice condamna Bouscarle à 6 mois de prison et Vignon à 8 mois de prison assortis d’une peine de relégation.

L’article L’arrestation de deux voleurs (Vaugines, 7 mai 1905) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>
https://www.geneprovence.com/larrestation-de-deux-voleurs-vaugines-7-mai-1905/feed/ 0
Restauration de reliques (Ansouis, 19 mai 1721) https://www.geneprovence.com/restauration-de-reliques-ansouis-19-mai-1721/ https://www.geneprovence.com/restauration-de-reliques-ansouis-19-mai-1721/#respond Wed, 26 Jun 2013 21:34:41 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=8153 "L’an mille sept cent vingt et un et le dix et neuf may selon l’ordre et permission de Mr l’abbé de Villeneuve, vicaire général de monseigneur l’archevêque du jour et an de sa datte et par la permission de monsieur Moret, vicaire de Pertuis et grand vicaire, dans le présent temps de contagion, nous vicaire de la paroisse d’Ansouis à

L’article Restauration de reliques (Ansouis, 19 mai 1721) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>

buste-reliquaire« L’an mille sept cent vingt et un et le dix et neuf may selon l’ordre et permission de Mr l’abbé de Villeneuve, vicaire général de monseigneur l’archevêque du jour et an de sa datte et par la permission de monsieur Moret, vicaire de Pertuis et grand vicaire, dans le présent temps de contagion, nous vicaire de la paroisse d’Ansouis à la présence de monsieur Toussaint Roche, Thomas Jugi et Pierre Michel, consuls et autres apparans, avons extrait les reliques des bustes tous rompus et gâtés de saint Angélus et sainte Vénérande et les avons mis dans une petites boîtes avec la plus grande décence qu’il nous a été possible pour les remettre dans lesdits bustes quand ils auront été raccommodés selon les formes nécessaires et l’ordre qui nous en sera donné par monseigneur l’archevêque ou monsieur de Villeneuve, son grand vicaire à Ansouis, ce dix-neuf may mille sept cent vingt et un. »

[Signatures]

  • Registre paroissial d’Ansouis
  • Anecdote signalée par Frédéric de Solliers
  • Photographie : Exemplaire de buste reliquaire ; celui de saint Césaire, à Maurs (15). DR.

Faits divers d’Ansouis

L’article Restauration de reliques (Ansouis, 19 mai 1721) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>
https://www.geneprovence.com/restauration-de-reliques-ansouis-19-mai-1721/feed/ 0
Les communes moins touchées par la tremblement de terre (2e partie) https://www.geneprovence.com/les-communes-moins-touchees-par-la-tremblement-de-terre-2e-partie/ https://www.geneprovence.com/les-communes-moins-touchees-par-la-tremblement-de-terre-2e-partie/#respond Fri, 19 Jun 2009 09:53:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=599 Après la secousse, des bruits commencèrent à poindre dans toute la Provence. On disait que 30 000 personnes avaient péri à Nice, qu’Aix avait été ravagée et que la Côte d’Azur avait été engloutie. Localement, les secousses ressenties furent toutefois impressionnantes : Marseille (Bouches-du-Rhône) : « La première secousse fut légère.

L’article Les communes moins touchées par la tremblement de terre (2e partie) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>

Après la secousse, des bruits commencèrent à poindre dans toute la Provence. On disait que 30 000 personnes avaient péri à Nice, qu’Aix avait été ravagée et que la Côte d’Azur avait été engloutie.
Localement, les secousses ressenties furent toutefois impressionnantes :

Marseille (Bouches-du-Rhône) :
« La première secousse fut légère. D’autre suivirent, plus fortes, plus violentes, provoquant en certains immeubles la chute des frontons de meubles et même de petites cloisons. Le public s’effraya. […] L’instinct de conservation fit sortir de chez eux grand nombre de gens. Une sorte de panique se produisit. Les enfants surtout criaient, pleuraient, voulaient quitter les maisons et chercher un abri. »

Montpellier (Hérault) :
« Aucun accident n’est signalé, sauf une femme qui aurait été projetée de son lit sur le sol de sa chambre. »

Avignon (Vaucluse) :
« De nombreuses familles ont veillé toute la nuit de crainte d’être surprises dans leur lit par une nouvelle trépidation […] « À Saint-Ruf, un jardinier, qui arrosait ses plantes et se trouvait sur une passerelle, a été si surpris par la trépidation, qu’il est tombé dans une fosse sans se faire du mal. Au bar des Glaces, des bouteilles mal assujetties sur les étagères se sont cassées.

Cadenet (Vaucluse) :
« La secousse a duré de 3 à 5 secondes. […] Dans les cafés, les chaises ont été renversées ; les pendules se sont arrêtées à 9 h 15 ; des plafonds et des cheminées se sont écroulés, mais sans causer d’incident. »

Ansouis (Vaucluse) :
« Les lits roulaient, les sonnettes des maisons résonnaient, la lumière électrique s’est éteinte. »

Carpentras (Vaucluse) :
« Les portes ont été agitées et le gaz s’est éteint dans les cafés. »

Orange (Vaucluse) :
« Les secousses ont été violentes ; bon nombre d’habitants sont descendus dans la rue à demi-vêtus ; des réservistes effectuant une période d’instruction au 15e escadron, pris de frayeur, quittèrent la caserne et se dispersèrent dans la cour. »

Toulon (Var) :
« Exactement à 9 h 17, un léger tremblement de terre a été ressenti […]. Les habitants descendent dans les rues, se forment en groupes et se font part de leurs impressions. On ne signale jusqu’ici aucun accident de personnes.
« Dans la rue Neuve, des habitants qui étaient encore à table au moment du tremblement, déclarèrent que les assiettes ont remué et que des lampes se sont éteintes. D’autres personnes disent que dans de grandes cages les oiseaux se sont mis à voler ; on raconte aussi que des chiens ont aboyé au moment de la commotion.
« À l’hôpital maritime, presque tous les malades ont quitté leur lit et il a fallu la prière instante du docteur Abeille de la Colle pour leur faire réintégrer les salles.
« Dans les casernes du 111e de ligne et de l’infanterie coloniale, tous les soldats abandonnèrent la chambrée. L’intervention des officiers a rassuré les hommes.

 

L’article Les communes moins touchées par la tremblement de terre (2e partie) est apparu en premier sur GénéProvence.

]]>
https://www.geneprovence.com/les-communes-moins-touchees-par-la-tremblement-de-terre-2e-partie/feed/ 0