Meurtre/Assassinat Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/meurtreassassinat/ 500 ans de faits divers en Provence Tue, 24 Mar 2026 11:16:09 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Meurtre/Assassinat Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/meurtreassassinat/ 32 32 Mort pour 35 centimes (Aiguilles, 27 juin 1896) https://www.geneprovence.com/mort-pour-35-centimes-aiguilles-27-juin-1896/ https://www.geneprovence.com/mort-pour-35-centimes-aiguilles-27-juin-1896/#respond Tue, 24 Mar 2026 08:57:19 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27860 Le 26 juin 1896, le village d’Aiguilles (Hautes-Alpes) fut le théâtre d’un drame sanglant et absurde. Ce soir-là, dans le café de Paris, où se trouvaient deux jeunes ouvriers italiens,…

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Le 26 juin 1896, le village d’Aiguilles (Hautes-Alpes) fut le théâtre d’un drame sanglant et absurde. Ce soir-là, dans le café de Paris, où se trouvaient deux jeunes ouvriers italiens, Laurent Gaydon et Prosper Monnet, âgés de dix-neuf ans et originaires d’Endrogna, établis dans la commune comme travailleurs agricoles, une querelle éclata brusquement entre ces compatriotes pour une dérisoire différence de 35 centimes sur le solde de la consommation.
Très vite, la querelle prit des allures plus graves. Prosper Monnet porta un coup de pied à son compatriote. C’est alors que Laurent Gaydon porta son couteau sur le flanc gauche de son antagoniste. Persuadé d’avoir seulement blessé son ennemi de façon superficielle, le criminel quitta le lieu du crime et se coucha tranquillement. Hélas ! le coup de couteau porta gravement. Transporté dans la maison de Joseph Sillan, cultivateur de soixante-quatorze ans, du quartier du Canton, le malheureux Prosper y expira à 10 heures du soir malgré tous les soins dont il fut entouré.
L’adjoint au maire, le sieur Villand, fut aussitôt prévenu de la tragédie. Il sonna le tocsin, et c’est avec la croyance d’un incendie que les pompiers accoururent à la hâte. Puisque la brigade de gendarmerie était à plus de cinq kilomètres, ce furent ces pompiers qui firent office de force publique. Ceux-ci escortèrent le juge de paix d’Aiguilles, qui devait procéder à l’arrestation du meurtrier, cueilli en plein sommeil.
Un télégramme fut immédiatement expédié au parquet de Briançon. Dès le lendemain matin, le procureur de la République Roche, le juge d’instruction Bouniol, le greffier Griot, et le docteur Vagnat prirent le premier train et arrivèrent vers neuf heures pour commencer l’enquête. Lors de son interrogatoire, Laurent Gaydon pleura sans arrêt, puis sombra dans un ahurissement total en voyant la réalité de son acte. Il fut ensuite écroué à la maison d’arrêt de Briançon.
Ce même 28 juin, à 8 heures du matin, le maire Antoine Gorlier dressa officiellement l’acte de décès de Prosper Monnet, arrachant définitivement le jeune fils de Jacques Monnet et Suzanne Tiston à ses montagnes d’Italie.
  • Sources : La Durance, 5 juillet 1896, p. 3.
  • Registre d’état civil d’Aiguilles, Archives départementales des Hautes-Alpes, 2 E 4/12/1.
  • Anecdote signalée par Généqueyras.

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La fatalité du sergent Bitterlin (Toulon, 27 janvier 1830) https://www.geneprovence.com/la-fatalite-du-sergent-bitterlin-toulon-27-janvier-1830/ https://www.geneprovence.com/la-fatalite-du-sergent-bitterlin-toulon-27-janvier-1830/#respond Sun, 22 Mar 2026 14:47:38 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27842 Voici l’histoire d’un drame qui, en 1830, émut toute la population de la Provence. Joseph Bitterlin était né à Pont-à-Mousson en 1804. Après avoir reçu une instruction soignée, sa famille…

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Voici l’histoire d’un drame qui, en 1830, émut toute la population de la Provence.
Joseph Bitterlin était né à Pont-à-Mousson en 1804. Après avoir reçu une instruction soignée, sa famille le laissa libre de choisir une carrière. À dix-huit ans, il s’engagea volontairement dans le 3e régiment de ligne. On s’accordait généralement à croire que ce sont des chagrins d’amour qui l’avaient mené à cette résolution, bien que son caractère courageux et son cœur agité par la passion de la gloire lui fissent préférer l’état militaire.

L’ascension et la cible de la vexation

Bitterlin fut distingué par ses chefs, aimé et estimé de ses camarades. Il ne tarda pas à obtenir les galons de sous-officier. Ses sympathies, que lui méritait son caractère doux et hardi, s’augmentaient encore de sa beauté physique. Il était soigné à l’excès dans sa toilette, à laquelle il consacrait la majeure partie de la pension que lui faisait sa famille. Sa toilette était toujours de la plus irréprochable élégance, et les officiers de son régiment étaient fiers de leur beau sergent. Bitterlin avait la taille haute et bien prise, sa tête était belle et expressive, et ses cheveux très blonds donnaient à sa physionomie une apparence juvénile qui le rendait plus intéressant encore.
En janvier 1830, le 3e de ligne tenait garnison à Toulon et occupait la caserne Saint-Louis.
Le sergent avait le malheur d’être la cible de l’adjudant Bec. L’adjudant, dont l’esprit inquiet et minutieux cherchait toujours des motifs de vexations contre les sous-officiers, ne put supporter patiemment le régime de vexations auquel son supérieur voulait le soumettre. Cette résistance valut à Bitterlin un redoublement de sévérité, l’adjudant ne cessant de le réprimander et de le punir. Bec cherchait surtout à vexer le sergent contre le goût excessif que Bitterlin avait pour la toilette.

L’humiliation fatale

Ce système atteignit son paroxysme le 26 janvier 1830 au matin, lorsque Bitterlin voulut quitter la caserne. L’adjudant l’arrêta au passage.
« Sergent, lui dit-il, vous ne sortirez pas avec les épaulettes que vous portez…. »
L’adjudant déclara qu’elles n’étaient pas conformes à l’ordonnance.
Bitterlin rétorqua : « Mais vous passez bien quelques fantaisies aux autres. »
L’adjudant répliqua : « Je fais ce qu’il me plaît. »
Bitterlin répondit : « Et moi aussi », et, passant outre, il quitta brusquement l’adjudant.
Le soir, quand le sergent rentra à la caserne, il apprit qu’il avait été porté au livre des punitions pour quatre jours de salle de police.
Dans sa chambre, il ouvrit silencieusement sa malle. De grosses larmes roulaient dans ses yeux bleus. Il en tira un après l’autre tous les menus objets qu’elle contenait, et les distribua à ses amis qui entraient dans sa chambre, leur donnant à chacun un souvenir, sans prononcer une seule parole. Les sous-officiers furent effrayés.
Un de ses chers amis lui dit : « Eh quoi ! pour quatre jours de salle de police, tu veux te tuer ? »
Bitterlin répondit : « Je l’ai dit à l’adjudant, moi aussi je fais ce qu’il me plaît. »
Il s’échappa de ses amis pour cacher ses sanglots et s’enferma dans sa chambre particulière.
Bitterlin expliqua plus tard que son projet ne venait pas de peines d’argent, mais du chagrin causé par la vexation.

Le projet de vengeance et l’erreur funeste

Pendant un repos, Bitterlin prit son fusil, descendit le long du mur des fortifications et chargea son arme. Dans sa précipitation, il mit un tampon trop fort dans le canon, l’obligeant à s’aider d’une pierre et de sa baguette. Il conçut alors un projet funèbre : se venger, se débarrasser de l’adjudant Bec, et se tuer lui-même en se plantant son sabre dans le cœur.
Pendant les manœuvres, il attendait le moment où l’adjudant passerait devant le front des troupes.
Quelques minutes auparavant, un capitaine, ayant appris ce qui s’était passé la veille, en avait fait part au colonel. Le colonel Charles d’Autane, officier de la Légion d’honneur, chevalier de Saint-Louis et de la Couronne de fer, originaire d’Allons (Basses-Alpes), sachant toute l’amitié que Bitterlin avait pour lui, et s’inquiétant de ses dispositions suicidaires, voulait le consoler lui-même.
M. d’Autane se dirigea à pied vers le pont d’Italie et y arriva au moment où Bitterlin gravissait la berge. En voyant apparaître le pompon blanc (couleur distinctive de l’État-Major), Bitterlin eut un mouvement de joie soudaine, croyant que c’était l’adjudant, et apprêta son fusil.
Alors, il reconnut son colonel. Il perdit la tête, se voyant déjà arrêté, traîné devant un conseil de guerre qui le condamnerait aux bagnes, et il préféra la mort à la honte.
Sans plus de délibération et sans même épauler son arme, il la déchargea à six pas environ dans le ventre du bon colonel.
M. d’Autane tomba foudroyé sans proférer un seul cri, sans faire entendre un gémissement. Ainsi périt, le 27 janvier 1830, à trois heures et demie, un brave officier de quarante-deux ans, qui laissait derrière lui une jeune femme et deux enfants1.
La détonation éveilla l’attention de tous. Le tambour-major se jeta sur lui. Bitterlin, qui avait jeté son fusil, cherchait à s’enfoncer le sabre-briquet dans le cœur, mais les larges buffleteries l’en empêchèrent. Bitterlin s’approcha du cadavre et versa d’abondantes larmes, répétant : « Ce n’est pas à lui que j’en voulais, j’aurais dû suivre mon premier projet et ne tuer que moi… »

Le jugement et le dernier acte

Bitterlin fut envoyé à Marseille où se trouvaient alors les Conseils de guerre. Il fut emprisonné au fort Saint-Jean, où il s’attira la sympathie des soldats vétérans. Le procès fut fixé au 22 février 1830 devant le deuxième Conseil de guerre, siégeant au Campement militaire, à la place Saint-Michel, et il fut condamné à mort.
Le jour de l’exécution, le 5 mars au matin, il était calme. Il fit ses adieux, ayant écrit une lettre à son fils à Strasbourg et à une jeune fille.
Le cortège le conduisit jusqu’à la place de la Tourette. Près du cimetière Saint-Laurent, Bitterlin demanda si c’était son lieu de repos. On lui dit que non. Il répliqua : « Là ou ailleurs, qu’importe ! »
Adossé contre le vieux mur, il consentit, après les instances de l’aumônier, à se faire bander les yeux. Le moment suprême approchait. Bitterlin demanda à commander le feu. D’une voix forte, il cria : « Apprêtez armes !… en joue !… feu!… »
Le courageux sergent tomba, frappé de huit balles. Il tomba la face tournée vers le ciel. Le corps du supplicié fut mis en terre au cimetière Saint-Charles.

L’épilogue tragique

L’histoire ne s’arrêta pas là. L’adjudant Bec était inconsolable des suites terribles des tracasseries qu’il avait exercées contre le sergent. Le marasme s’empara de son âme. Enfin, le 30 mars à six heures, il tira son sabre du fourreau, s’en appliqua la pointe sur le cœur et, prenant le lit pour point d’appui, se laissa tomber sur son arme.
Tel est le récit de cette tragique affaire, qui causa une tristesse générale dans toute la population de Marseille et de Toulon. Le destin tragique du sergent Bitterlin, du colonel d’Autane et de l’adjudant Bec s’est joué à Marseille en 1830. Cette sombre chronique, pleine de vexations, de désespoir et d’une erreur fatale, illustre comment un concours de circonstances peut faire basculer l’honneur dans la tragédie. Même après deux siècles, se souvenir de ces hommes et de leur double drame est essentiel pour comprendre la complexité de nos ancêtres. Nous perpétuons leur mémoire, non pour le crime, mais tout simplement par humanité.
Note
1. Encore jeune au moment de sa mort, Charles d’Autane, connu sous le nom de Comte d’Autane, était entré à 13 ans dans les chasseurs de l’armée de Condé. Nommé capitaine le 21 décembre 1811, il avait fait les campagnes de Dalmatie, du Tyrol, d’Allemagne et d’Espagne, et avait même été blessé à Murviedro le 4 novembre 1811 et avait reçu une balle dans la cuisse lors du combat de Loriol, le 2 avril 1815. Au moment de sa mort, il était colonel au 7e régiment d’infanterie de ligne où il avait été nommé le 28 août 1827 et avait commandé le 3e régiment de ligne dans les Alpes et à Toulon. (source : http://genobco.free.fr/provence/Autane.htm)
  • Source : Le Petit Marseillais, 25-27 juin 1868.

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Rixe mortelle aux limites de Noves (Saint-Andiol, 28 juin 1751) https://www.geneprovence.com/rixe-mortelle-aux-limites-de-noves-saint-andiol-28-juin-1751/ https://www.geneprovence.com/rixe-mortelle-aux-limites-de-noves-saint-andiol-28-juin-1751/#respond Wed, 04 Mar 2026 21:17:51 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27681 Cette rixe meurtrière entre les communautés de Cabannes et de Saint-Andiol s’inscrit dans les tensions de voisinage exacerbées par la défense des terroirs sous l’Ancien Régime. La mort de Jean…

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Cette rixe meurtrière entre les communautés de Cabannes et de Saint-Andiol s’inscrit dans les tensions de voisinage exacerbées par la défense des terroirs sous l’Ancien Régime. La mort de Jean Claude Auran, fermier d’une grande propriété seigneuriale, survient par traumatisme crânien lors d’un « attroupement », forme de violence collective rituelle en Provence. L’absence de sacrements souligne une mort subite, jugée tragique pour l’époque, tandis que le transfert du corps à la limite des paroisses par les Pénitents respecte une géographie funéraire familiale stricte. L’acte pointe aussi une marginalité religieuse, le défunt ne fréquentant guère sa paroisse de résidence.

« L’an 1751 et le vingt-huitième jour du mois de juin est mort sans recevoir aucun sacrement de l’Église, sieur Jean Claude Auran, fermier de la terre de M. le Marquis de Saint-Andiol.
Depuis le temps qu’il habitait dans cette paroisse, il ne les avait jamais fréquentés.
Il fut assommé à coups de pierres sur les cinq heures du soir par des gens de Cabanes qui vinrent en attroupement insulter tous les habitants de Saint-Andiol.
Et les parents nous ayant prié de le laisser inhumer dans la paroisse de Noves où ils s’enterrent, nous le portâmes avec la confrérie des Pénitents jusqu’aux parties de Noves.
Et après avoir fait les absoutes ordinaires, son cadavre fut remis à monsieur le curé de ladite paroisse pour y être inhumé.
Dieu lui ait fait miséricorde. »
[Montanier, prieur]
  • Registre paroissial de Saint-Andiol, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 298.

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Une exécution spectaculaire de suicidés (Bollène, 14 juillet 1783) https://www.geneprovence.com/une-execution-spectaculaire-de-suicides-bollene-14-juillet-1783/ https://www.geneprovence.com/une-execution-spectaculaire-de-suicides-bollene-14-juillet-1783/#respond Mon, 05 Jan 2026 17:10:08 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27283 Quelques années avant la Révolution, le Comtat Venaissin, territoire pontifical, applique une justice criminelle où le suicide est perçu comme un double crime : un attentat contre Dieu et une…

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Quelques années avant la Révolution, le Comtat Venaissin, territoire pontifical, applique une justice criminelle où le suicide est perçu comme un double crime : un attentat contre Dieu et une désobéissance au souverain. La législation en vigueur autorise le procès des cadavres pour éviter que la mort n’éteigne l’action publique. En 1720, la condamnation de Mégioule et de Gabrielle Sicard révèle la rigueur de la procédure de « mémoire » visant à flétrir les restes des assassins de Jacques Philip. Ce supplice posthume, marqué par la traîne sur la claie et l’exposition des têtes, prive les défunts de sépulture chrétienne.
« Un jugement condamne les cadavres du nommé Mégioule et de Gabrielle Sicard, épouse de Pierre Ville, habitants de Bollène, à être successivement traînés sur la claie, pendus par les pieds, jetés à la voirie sous les fourches patibulaires – leurs têtes coupées –, et exposées en ladite ville de Bollène, pour crime de suicide.
L’exécution de ce jugement a lieu le lendemain.
Il paraît que ces deux criminels s’étaient donné la mort afin de se soustraire au supplice qui devait les atteindre comme assassins d’un nommé Jacques Philip dit Coulomb. »
  • Source : “Fais particuliers arrivés dans la ville d’Avignon depuis l’année 795 jusqu’à l’année 1720”, Registre manuscrit, Archives municipales d’Avignon, 1Z8.

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Henri Blanc assassiné la nuit (Simiane-la-Rotonde, 27 mars 1745) https://www.geneprovence.com/henri-blanc-assassine-la-nuit-simiane-la-rotonde-27-mars-1745/ https://www.geneprovence.com/henri-blanc-assassine-la-nuit-simiane-la-rotonde-27-mars-1745/#respond Mon, 24 Nov 2025 19:51:28 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26807 En 1745, le terme de « travailleur » désigne en Haute-Provence un ouvrier agricole dépourvu de terre, louant ses bras à la journée. Sa découverte au cœur de la nuit déclenche une…

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En 1745, le terme de « travailleur » désigne en Haute-Provence un ouvrier agricole dépourvu de terre, louant ses bras à la journée. Sa découverte au cœur de la nuit déclenche une procédure judiciaire rigoureuse : le vicaire ne procède à l’inhumation qu’après la levée de corps par le lieutenant de juge et le rapport d’un chirurgien local. Cette intervention de la justice seigneuriale de Simiane-la-Rotonde est impérative pour écarter toute suspicion de complicité cléricale. L’acte témoigne d’une violence rurale nocturne, souvent liée à des querelles de voisinage ou des règlements de comptes lors de la transhumance printanière.

« Aujourd’hui a été enseveli dans le cimetière de cette paroisse Henri Blanc, travailleur, qu’on a trouvé malheureusement assassiné le jour d’hier sur une heure du matin et sur ce ont précédé les formalités de justice, exprès lesquelles la sépulture dudit Henri Blanc a été faite, en présence des soussignés, avec nous, à Simiane ce 28 mars 1745. »
[J.-B. Montjallard, M. Dupré, vicaire, Planta, de Ferres]
  • Registre paroissial de Simiane-la-Rotonde, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1 Mi 5/0577.

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Poignardé pour avoir défendu une femme (Marseille, 14 juin 1868) https://www.geneprovence.com/poignarde-pour-avoir-defendu-une-femme-marseille-14-juin-1868/ https://www.geneprovence.com/poignarde-pour-avoir-defendu-une-femme-marseille-14-juin-1868/#respond Tue, 18 Nov 2025 18:50:29 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26773 Une rixe mortelle ensanglanta la Place Neuve, à Marseille, suscitant l’effroi parmi les habitants. Cet incident tragique se déroula le dimanche 14 juin 1868, aux alentours de 18 heures. Il…

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Une rixe mortelle ensanglanta la Place Neuve, à Marseille, suscitant l’effroi parmi les habitants. Cet incident tragique se déroula le dimanche 14 juin 1868, aux alentours de 18 heures. Il impliqua deux marins grecs, tous deux employés sur un navire au port.
De fait, la querelle concernait une jeune femme. Celle-ci travaillait dans l’une des buvettes qui animaient le quartier. L’un des marins, emporté par la rage, tenta de frapper la demoiselle. Alors, son camarade, dénommé Pierre Ephestion, 36 ans, s’interposa avec courage. Il voulait protéger la jeune femme des coups. Toutefois, cet acte de bravoure lui fut fatal. L’agresseur lui asséna plusieurs coups de couteau dans la poitrine. L’homme tomba sur le trottoir.
L’assassin s’enfuit aussitôt. Il courut le long du port, en direction de la Canebière. Puis, il sauta dans un canot, cherchant désespérément à gagner le large.
Cependant, une foule en colère le prit en chasse. Face à la pression, l’homme abandonna son embarcation et se jeta à la mer. Il fut rapidement maîtrisé et appréhendé par les poursuivants.
Finalement, les autorités transportèrent le corps de la victime à l’hospice Saint-Pierre où il rendit l’âme à l’aube le lendemain. Le capitaine du navire vint personnellement réclamer la dépouille. De plus, il prit en charge l’intégralité des frais d’inhumation du marin grec.
  • Source : Le Petit Marseillais, 17 juin 1868, p. 2.
  • Registre d’état civil de la ville de Marseille, juin 1868, 201 E4775, no 194.

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Coups et meurtrissures (Oraison, 21 avril 1692) https://www.geneprovence.com/coups-et-meurtrissures-oraison-21-avril-1692/ https://www.geneprovence.com/coups-et-meurtrissures-oraison-21-avril-1692/#respond Tue, 11 Nov 2025 12:12:02 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26719 Cet extrait du registre paroissial d’Oraison, daté de 1692, s’inscrit dans un contexte de forte instabilité sociale et économique sous le règne de Louis XIV. La mention « coups et meurtrissures »…

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Cet extrait du registre paroissial d’Oraison, daté de 1692, s’inscrit dans un contexte de forte instabilité sociale et économique sous le règne de Louis XIV. La mention « coups et meurtrissures » révèle une violence quotidienne banalisée, qui, en l’absence de médecine légale sophistiquée, était la seule cause officielle retenue. Le fait que l’on vérifie qu’Honoré Brunier ait « satisfait au devoir pascal » (communion obligatoire à Pâques) indique l’importance primordiale de la conformité religieuse pour l’obtention d’une sépulture honorable dans le chœur, même pour un défunt victime de violences.
« L’an que dessus [1692] et le vingt-unième du mois d’avril est décédé Honoré Brunier, âgé d’environ quarante ans,
Et d’autant que sa mort nous a été inconnue, nous avons été obligés de nous informer de ses mœurs et conditions de sa mort,
Et ayant appris qu’elle procédait des coups et meurtrissures qu’il avait eues sur son corps,
Et qu’il avait satisfait au devoir pascal, nous l’avons enseveli dans le chœur du Saint-Rosaire de cette paroisse… »
  • Registre paroissial d’Oraison, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1MI5/0205.

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Quand l’obsession mène au crime (Arles, 24 juin 1881) https://www.geneprovence.com/quand-lobsession-mene-au-crime-arles-24-juin-1881/ https://www.geneprovence.com/quand-lobsession-mene-au-crime-arles-24-juin-1881/#respond Thu, 23 Oct 2025 07:22:43 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26642 Voir aussi : Le drame de la rue Nicolaï (Arles, 1er avril 1881) Baptistin Roumanille, âgé de 41 ans, boulanger demeurant à Arles, avait vécu maritalement, pendant plusieurs années avec…

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Voir aussi : Le drame de la rue Nicolaï (Arles, 1er avril 1881)

Baptistin Roumanille, âgé de 41 ans, boulanger demeurant à Arles, avait vécu maritalement, pendant plusieurs années avec Joséphine Tellier, âgée de 26 ans. Il en avait eu deux enfants, morts en bas âge. Pour être plus libre dans ses relations avec cette fille, il avait abandonné sa femme légitime, Marie Coye, et ses trois enfants mineurs (François, Eugène et Xavier), son domicile à Maussane et jusqu’à sa profession de boulanger et tous deux étaient partis vivre à Arles.
Ce fol amour pour Joséphine Tellier avait fait le malheur de l’un et de l’autre. Joséphine Tellier était légère, peut-être inconstante ; Roumanille jaloux, emporté, vindicatif. Les querelles étaient fréquentes dans ce ménage illégitime. Joséphine, trouvant que la vie commune devenait insupportable, s’était décidée, trois mois et demi avant le crime, à quitter son amant et à rompre avec lui toutes ses relations. Roumanille, plus éperdument amoureux depuis cette séparation, ne cessait de poursuivre de ses obsessions son ancienne concubine par la déterminer à retourner avec lui : supplications, voies de fait, menaces de mort, tout fut fait par lui mais en vain ; la fille Tellier persistait énergiquement dans son refus.
Il résolut de se venger. Il acheta chez un armurier de Trinquetaille un revolver et des cartouches, et il ne fit pas mystère, dans l’entourage de Joséphine Tellier, que la vie lui devenant à charge, il était bien résolu d’en finir sans retard, mais qu’il ne laisserait pas lui survivre et passer dans les bras d’un autre celle avec laquelle il avait si longtemps vécu.
Il hésitait cependant, il espérait toujours une réconciliation, et ce n’est que le 1er avril 1881, c’est-à-dire quinze ou vingt jours après l’achat du revolver qu’il mit ou tenta de mettre à exécution son sinistre projet.
Ce jour-là, il s’approcha aux pas de Joséphine. Il voulut tenter un dernier effort et avoir une explication suprême. Il vint, jusqu’à trois reprises, le matin, l’après-midi et le soir, chez la Mlle Lallemont, rue Nicolaï, où il savait que Joséphine Tellier devait se trouver.
Elle y travaillait, en effet, avec sa sœur, la dame Eulalie Teissier.
Voyant Roumanille, elle voulut sortir en traînant sa sœur. Roumanille les suivit dans l’escalier, les dérangea et, se retournant vers son ancienne maîtresse, lui tira à bout portant deux coups de revolver qui l’atteignirent à la poitrine et au sein gauche.
La victime s’affaissa en s’écriant : « Je suis morte ! »
Croyant l’avoir tuée, Roumanille voulut se tuer à son tour. Il dirigea vers lui son revolver, mais il se blessa seulement et courut, tout sanglant se jeter dans le Rhône.
Un marinier, témoin de cet acte de désespoir, parvint à le retirer de l’eau presque inanimé.
« Tuez-moi ! » lui dit Roumanille, qui s’évanouit.
Les blessures de la victime, comme celles de l’accusé, n’eurent pas de conséquences graves et étaient quasiment guéries au moment du procès à la Cour d’assises d’Aix-en-Provence, lors de l’audience du 24 juin 1881.
Roumanille fut condamné à cinq ans de réclusion et le jury, par la voix de son président, pria le président des assises d’appeler sur le condamné la bienveillance du chef de l’État.
  • Sources : L’Homme de bronze, 26 juin 1881, p. 2.

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L’arrestation de l’assassin de M. Samson (Toulon, 25 septembre 1869) https://www.geneprovence.com/larrestation-de-lassassin-de-m-samson-toulon-25-septembre-1869/ https://www.geneprovence.com/larrestation-de-lassassin-de-m-samson-toulon-25-septembre-1869/#respond Thu, 02 Oct 2025 20:34:18 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26482 Marius Samson, négociant de 45 ans, fut assassiné dans sa maison, 10, rue du Parti, à Toulon, le 23 septembre 1869. L’assassin avait pris la poudre d’escampette et il fallut…

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Marius Samson, négociant de 45 ans, fut assassiné dans sa maison, 10, rue du Parti, à Toulon, le 23 septembre 1869. L’assassin avait pris la poudre d’escampette et il fallut attendre le surlendemain, 25 septembre, pour que la police arrête le coupable. Celui-ci, du nom de Consauve, arriva de Marseille (Bouches-du-Rhône) un samedi matin, par le train express de dix heures. Une voiture l’attendait sur le quai de la gare. Une foule immense s’était amassée. Tout le monde voulait voir l’accusé.
Consauve semblait terriblement pâle et décomposé. Des gens qui l’avaient vu la veille hésitaient à le reconnaître. Pourtant, il est descendu du wagon avec vivacité, entre deux gendarmes. Il regarda la foule, peu impressionné et jeta autour de lui un regard plein d’assurance. Puis, il monta dans une voiture rapidement sous bonne escorte.
Le véhicule se mit en route. Il était escorté par quatre gendarmes à cheval. Le cortège passa par l’avenue de la Banque où les chevaux prirent le galop. Ensuite, ils longèrent le boulevard. Enfin, ils arrivèrent au palais de justice où Consauve subit son premier interrogatoire.
Un médecin légiste l’examina, constatant qu’il avait subi des blessures en perpétrant son crime.

L’arrestation de Consauve

Pendant deux jours, il s’était rendu au café des Mille-Colonnes. Ce café était situé rue Beauveau. Il lisait les journaux de Toulon et semblait y prêter une attention particulière. L’établissement était très long. Cela lui permettait de s’isoler des autres clients. En outre, de nombreux spectateurs du théâtre voisin allaient dans ce café.
Ses allures étranges intriguèrent toutefois la police. Un agent spécial fut chargé de le surveiller. Le soir du crime, le mercredi, Consauve sortit du café et l’agent l’appréhenda. Consauve résista vivement. Puis, il fut conduit au poste de police le plus proche. Les enquêteurs fouillèrent sa malle, où ils trouvèrent une paire de chaussettes complètement ensanglantées.
L’enquête permit de découvrir d’autres faits. Après avoir tué sa victime, Consauve l’avait dépouillée. Il avait volé une somme d’environ mille francs. On sait que M. Samson gardait ses recettes du jour chez lui. La somme figurait sur ses livres de caisse. Cependant, elle n’avait pas été retrouvée. Par conséquent, l’assassin l’avait sûrement volée. Cela lui avait permis de fuir plus facilement.
Depuis l’arrestation, les parents de Consauve s’étaient retirés à la campagne. Ils ne voulaient pas assister aux scènes douloureuses de la justice. Par ailleurs, Consauve était réputé violent et vindicatif. Pour un rien, il se mettait en colère. Il avait même menacé son père à plusieurs reprises. Quelques années plus tôt, il avait été condamné et le tribunal correctionnel de Toulon l’avait fait emprisonner. Il avait blessé et frappé un honorable négociant de la ville. Peu après, ce négociant s’était suicidé par pendaison. La veuve fut entendue par le procureur et donna des explications sur le passé de Consauve.

L’enquête

Il apparut des premiers éléments de l’enquête que Consauve s’était présenté à Marseille, sous un faux nom, à l’hôtel de Vichy, cours Belsunce, où il avait élu domicile dès le lendemain du crime et qu’il prenait ses dispositions pour s’expatrier sur un navire de commerce étranger, au moment où il fut arrêté.
Le samedi 25 septembre, il subit un long interrogatoire à Toulon. On le confronta alors avec le cadavre de M. Samson, qui était resté exposé à l’amphithéâtre du cimetière, dans un état de décomposition avancé. L’effet recherché n’eut pas lieu. L’accusé ne parut ressentir aucune émotion et se borna à dire qu’il ne reconnaissait pas le visage de M. Samson mais qu’il reconnaissait parfaitement les souliers jaunes dont il était chaussé.
Avant d’être conduit on cimetière, Consauve fut transporté sur les lieux du crime, dans la chambre à coucher pour y être soumis à certaines constatations. On nota que cela l’irrita particulièrement, bien qu’il ne se départît pas un instant de son système de défense.
Aussi, lorsqu’on appliqua ses pieds sur les traces de pas du meurtrier dans le sang, on s’aperçut que ceux-ci collaient parfaitement à ceux du coupable. On se rendit même compte que l’empreinte d’une légère difformité d’un doigt du pied droit de l’assassin se retrouvait aussi chez Consauve.
Bien entendu, il rejeta le fait sur le compte de la fatalité et se renferma dans ses dénégations habituelles.
À plusieurs reprises il s’emporta. D’abord, lorsqu’il entendit l’un des parents de M. Samson l’appeler « assassin », il s’emporta avec fougue et faillit perdre tout sang-froid. Il fit même mine un moment de se jeter sur celui qui l’a ainsi appelé et les gendarmes durent le retenir pour l’empêcher de se livrer à des voies de fait.
Il se fâcha également à l’encontre des agents de la force publique sous prétexte que ceux-ci le serraient de trop près et que l’un d’eux lui avait fait mal au bras. Ces incidents ayant produit, sans doute, un effet violent sur son système nerveux, Consauve rentra dans sa prison dans un état d’exaltation indicible.
D’après les constatations des médecins, parmi les blessures dont il portait la trace sur différentes parties du corps, l’une d’elles avait visiblement été produite par une morsure qui avait déchiré une partie de son bras.

Impact de la présence de l’assassin en ville

L’intérêt de curiosité qu’excitait cette affaire dans la ville de Toulon était si grand que, pendant toute la journée du samedi 25, la foule ne cessa de stationner aux différents points où l’on supposait que l’accusé serait conduit.
L’encombrement était même si grand, aux abords du palais de justice et près de la Porte-Neuve où le crime avait été commis, que le fiacre dans lequel l’accusé était monté avait peine à se frayer un passage à travers le flot des curieux.
Le lundi suivant, 27 septembre 1869, Consauve subit un nouvel interrogatoire au cours duquel il persista à nier toute participation au crime dont on l’accusait.
Pour autant, Consauve ne semblait pas réaliser ce qu’il encourait. Une semaine plus tard, on le voyait dans sa cellule, mangeant de fort bon appétit. Tous les jours il sortait et se promenait dans la cour de la prison en compagnie d’enfants arrêtés pour vagabondage et auxquels il adressait de temps à autre un cours de morale.

Le procès

Le mercredi 20 octobre, Consauve fut extrait de sa cellule toulonnaise et conduit à Draguignan pour comparaître devant la cour d’assises dont la session s’ouvrait le 26.
Avant son départ, il demanda à voir son père et eut avec lui un assez long entretien dans lequel il lui demanda de la patience, en ajoutant que son innocence ne manquerait pas d’être reconnue par le jury.

Il sera condamné le 3 novembre aux travaux forcés à perpétuité.

  • Source : Le Progrès du Var, 1er octobre 1869, p. 2 ; 3 octobre 1869, p. 2, 3.

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Toulon fut le théâtre d’un drame sanglant le 23 septembre 1869. Un assassinat eut lieu au domicile de Marius Étienne Eustache Samson, 10, rue du Parti, dans des circonstances particulièrement mystérieuses. M. Samson était un honorable négociant en vins, âgé de 45 ans, né à Toulon, fils de Jean-Pierre Samson, un musicien de la Marine, et d’Adélaïde Marie Gimelli. Il était en outre l’époux de Claire Justine Cavalier.
M. Samson avait coutume de passer les jeudis soir d’été à la campagne avec sa famille. Retenu par ses affaires, il ne put s’y rendre cette semaine-là. Il demeura donc seul dans sa résidence principale.
Le vendredi matin, ses amis s’étonnèrent de son absence habituelle au café du Commerce, où il prenait son chocolat chaud. Personne ne soupçonna d’abord la tragédie. Cependant, Mme Samson, revenant de la campagne, découvrit la porte de sa maison fermée de l’intérieur. Inquiète, elle fit appeler un serrurier. L’artisan parvint à ouvrir la porte à l’aide d’un crochet et Mme Samson pénétra alors chez elle.
L’horreur l’attendait dans la chambre de son mari. Le corps de M. Samson gisait sur le sol, sans gilet ni paletot, baignant dans une mare de sang. La scène révélait une lutte d’une violence inouïe, M. Samson était connu pour être doté d’une force peu ordinaire. Les meubles étaient renversés, la chaîne de la montre brisée, les objets éparpillés sur le carreau. Tout indiquait que M. Samson avait résisté de toutes ses forces. Il portait des blessures terribles au cou, à la nuque et au crâne. Ces coups furent fatals.
Selon les premières constatations, le mobile du crime ne semblait pas être le vol. En effet, des billets de banque furent retrouvés à des endroits bien visibles. En revanche, un grand portrait peint sur toile de M. Samson et plusieurs photographies furent lacérés à coups de couteau. Les enquêteurs privilégièrent donc la piste d’une vengeance personnelle. Les causes exactes de ce déchaînement de violence demeuraient inconnues pour l’heure, laissant le quartier dans l’effroi.

Pour lire la suite de l’affaire, cliquez ici : L’arrestation de l’assassin de M. Samson (Toulon, 25 septembre 1869)

  • Source : Le Progrès du Var, 24 septembre 1869, p. 2.
  • État civil de la ville de Toulon, année 1869, no 1528, Archives départementales du Var, 7E 146_295.

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