13 - Eguilles Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-eguilles/ 500 ans de faits divers en Provence Mon, 31 Mar 2025 13:19:24 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 13 - Eguilles Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-eguilles/ 32 32 Disparition d’un homme démesurément riche (Cadenet, 17 janvier 1841) https://www.geneprovence.com/disparition-dun-homme-demesurement-riche-cadenet-17-janvier-1841/ https://www.geneprovence.com/disparition-dun-homme-demesurement-riche-cadenet-17-janvier-1841/#respond Mon, 31 Mar 2025 05:30:31 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24884 C’est avec stupéfaction que, le dimanche 17 janvier 1841, le village de Cadenet (Vaucluse) apprit la mort de son ancien maire, Joseph Hippolyte Auguste Ollivier, par ailleurs conseiller municipal et…

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C’est avec stupéfaction que, le dimanche 17 janvier 1841, le village de Cadenet (Vaucluse) apprit la mort de son ancien maire, Joseph Hippolyte Auguste Ollivier, par ailleurs conseiller municipal et propriétaire.
Né le 5 juin 1784 à Éguilles (Bouches-du-Rhône), M. Ollivier, époux de Marie Julie Zoé Dubouquet, vivait depuis plusieurs années à Cadenet, au bout de la place du Marché. Non seulement la famille Ollivier était-elle considérée comme estimable dans le village mais M. Ollivier était l’un des plus riches propriétaires du département de Vaucluse et peut-être le plus riche de tout l’arrondissement d’Apt, puisque sa fortune s’élevait à plus d’un million de francs, somme qui équivaudrait aujourd’hui à plus de 500 millions d’euros.
Âgé de 56 ans, il avait attendu que sa famille parte à la messe pour accomplir un sinistre projet qu’il mûrissait depuis déjà quelque temps. Il avait pris en main son fusil qu’il avait fortement chargé et s’était tiré un coup à bout touchant dans le crâne. La mort avait été instantanée.
Difficile de poser des conjectures sur les raisons de ce drame et le village, d’ailleurs, le commenta abondamment. Il semblerait toutefois que, depuis un certain temps, M. Ollivier était en proie à ce que l’on appelait alors des aberrations, symptômes auquel on pourrait peut-être aujourd’hui poser le diagnostic d’un alzheimer.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 24 janvier 1841, p. 2.

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Alfred Anastay (né en 1854), maire de Salon-de-Provence https://www.geneprovence.com/alfred-anastay-ne-en-1854-maire-de-salon-de-provence/ https://www.geneprovence.com/alfred-anastay-ne-en-1854-maire-de-salon-de-provence/#respond Sun, 28 Oct 2012 12:50:54 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=2537 Alfred Anastay, né à Éguilles (Bouches-du-Rhône) en 1854, est connu pour avoir été maire de Salon-de-Provence de 1897 à 1899. Biographie Fils d'Henry Anastay et de Marie Seguin, le jeune Alfred Henry Anastay naît à Éguilles, dans une famille de propriétaires cultivateurs, le 2 mars 1854.

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Alfred Anastay, né à Éguilles (Bouches-du-Rhône) en 1854, est connu pour avoir été maire de Salon-de-Provence de 1897 à 1899.

Alfred Anastay, maire de Salon de 1897 à 1899. DR.

Biographie

Fils d’Henry Anastay et de Marie Seguin, le jeune Alfred Henry Anastay naît à Éguilles, dans une famille de propriétaires cultivateurs, le 2 mars 1854. À l’âge adulte, il s’installe à Salon-de-Provence, ville située à 25 km d’Éguilles, où il devient négociant en huiles et savons, dirigeant, avec son beau-père Jean-Baptiste Bartagnon, la société Bartagnon Jeune et Anastay.
Le 15 février 1897, son élection à la mairie de Salon, ville qui a porté à sa tête de nombreux industriel en huiles, lui permet de faire ses premiers pas en politique sous l’étiquette du Comité républicain radical. Sous sa municipalité, la place Morgan (alors dénommée place de la Liberté) devient un espace important du centre-ville et accueille la foire aux bestiaux. Il est aussi à l’origine de la construction de l’école de Bel-Air et, surtout, est l’initiateur du projet de construction de l’hôpital de Salon.
En mai 1898, encore maire, il se présente aux élections législatives face au député sortant radical-socialiste Camille Pelletan mais il est battu dès le premier tour. Pourtant, sur la ville de Salon même, il obtient 63,3 % des suffrages exprimés.
Il quitte son fauteuil de maire le 9 janvier 1899 pour se consacrer uniquement à sa profession de négociant.

L’entreprise Bartagnon-Anastay

L’entreprise Bartagnon-Anastay connut sans doute quelques belles années mais n’échappa pas à la faillite au début du 20e s. Le Mémorial d’Aix, décidément inévitable source d’informations judiciaires, nous apprend dans son numéro du 4 avril 1906 que tous les biens immobiliers de l’entreprise ont été vendus aux enchères, du fait de « la faillite de M. Alfred Henri Anastay et de M. Jean-Baptiste Pierre Bartagnon, négociants à Salon ». Ces biens consistaient en :
  • « un grand immeuble composé de diverses constructions élevées sur deux étages sur rez-de-chaussée, sis à Salon, en façade sur la place Eugène Pelletan, sur la place Thiers et sur le Boulevard Nostradamus »,
  • « une propriété sis à Salon, au quartier des Viougues, ancienne route de Pelissanne, de la contenance de 157 ares 98 centiares, comprenant une usine, des constructions, une exploitation, des terrains en prairie et jardins ». Il est précisé qu’une des constructions vendues est habitée par M. Bartagnon père.
Place Morgan au début du XXe siècle. DR.
Place Morgan au début du XXe siècle. DR.
L’immeuble vendu à la suite de cette faillite existe encore à Salon, à deux pas du centre-ville. En revanche, l’usine a disparu. L’insertion judiciaire dans le Mémorial d’Aix donne suffisamment de précisions pour arriver à la localiser. Il est dit notamment qu’elle se trouve sur l’ancienne route de Pélissanne, au sud de cette dernière, et est confrontée au couchant par l’école Viala-Lacoste. C’est aujourd’hui le 139 avenue Gaston Cabrier. L’école est toujours là, mais un immeuble d’habitation moderne s’élève désormais sur la parcelle voisine.
La Gazette du Palais est une publication juridique donnant le contenu de jugements faisant jurisprudence. Dans son numéro de 1907 (tome 1) figure les attendus d’un jugement concernant l’entreprise Bartagnon Jeune et Anastay1. Il s’agit d’un procès fait par le repreneur de l’entreprise à un voyageur de commerce, qui a quitté l’entreprise lors de sa reprise, et lui fait désormais concurrence.
Les attendus commencent par : « Attendu qu’en l’année 1889, les sieurs Bartagnon jeune et Anastay, négociants en huiles et savons à Salon, et faisant d’importantes affaires dans toute la France au moyen de voyageurs attachés à leur maison… » Un peu plus loin : « Attendu qu’au mois de janvier 1906, Bartagnon jeune et Anastay ont été déclarés en état de faillite par le Tribunal de Commerce d’Aix ; que le 12 mai 1906, en vertu d’une ordonnance de M. le Juge-Commissaire, leur fonds de commerce a été mis en vente avec tous ses accessoires actifs et passifs… » Plus loin encore, on apprend que l’entreprise a été vendue à un certain M.Bart. Mais que, en dépit des contrats signés, MM. Bartagnon et Anastay ont continué, après la vente de leur entreprise faillie, à faire travailler pour leur compte propre un ancien voyageur commercial : « Attendu qu’il [le voyageur de commerce] l’a fait dès le 1er juin 1906 pour le compte des sieurs Bartagnon et Anastay, ses anciens patrons, qui avaient cru pouvoir se rétablir et faire concurrence à Bart, acquéreur de leur maison de commerce. » Concurrence déloyale dont les attendus du jugement nous disent qu’elle a déjà été traitée par le Tribunal de Commerce d’Aix « en condamnant les délinquants [Bartagnon et Anastay] en 7.000 fr. de dommages-intérêts envers Bart ».
Les attendus continuent à la charge des deux associés faillis : « Attendu qu’il est important de fixer ici que le Tribunal, bien placé pour apprécier les faits incriminés, déclare dans les motifs de son jugement, qu’aussitôt après l’achat fait par Bart les faillis cherchèrent pas toutes les voies à ruiner l’ancienne maison au profit des dénominations nouvellement créées ; qu’ils s’attaquent à son personnel et à ses agents et représentants en France dont ils ont la liste. »
Il va sans dire que le voyageur indélicat fut condamné à une lourde amende.

Note

1Tribunal de commerce de la Seine, 27 février 1907.

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Baptême d’une cloche (Éguilles, 21 mars 1723) https://www.geneprovence.com/bapteme-dune-cloche-eguilles-21-mars-1723/ https://www.geneprovence.com/bapteme-dune-cloche-eguilles-21-mars-1723/#respond Wed, 28 Dec 2011 13:26:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=168 « L’an mil sept cent vingt trois et le vingt un du mois de mars a été baptizée une cloche pour la chapelle de l’Hermitage, à laquelle a été donné le nom de Julien, dont le parrain a été sieur Paul Ventre, premier consul, bourgeois de la ville d’Aix, et la marraine demoiselle Anne Cheilan, qui n’a su signer de ce

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« L’an mil sept cent vingt trois et le vingt un du mois de mars a été baptizée une cloche pour la chapelle de l’Hermitage, à laquelle a été donné le nom de Julien, dont le parrain a été sieur Paul Ventre, premier consul, bourgeois de la ville d’Aix, et la marraine demoiselle Anne Cheilan, qui n’a su signer de ce enquis. »

eguilles

 [SIMON, prieur curé]
  • Registre paroissial d’Éguilles

 

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Joseph Marius Diouloufet, un poète provençal méconnu https://www.geneprovence.com/joseph-marius-diouloufet-un-poete-provencal-meconnu/ https://www.geneprovence.com/joseph-marius-diouloufet-un-poete-provencal-meconnu/#respond Sat, 01 Sep 2007 15:40:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=964 Joseph Marius Diouloufet (Éguilles, 19 septembre 1771-Cucuron, 19 mai 1840) était un poète provençal. Biographie Séminariste de formation, il est contraint de fuir la Provence pour l'Italie lors de la Révolution de 1789. Sous l'Empire, il devient négociant à Aix-en-Provence(1) et ami de l'historien Ambroise Roux-Alphéran. Il vivait dans la même rue (2) que lui.

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diouloufet

Joseph Marius Diouloufet (Éguilles, 19 septembre 1771-Cucuron, 19 mai 1840) était un poète provençal.

Biographie

Séminariste de formation, il est contraint de fuir la Provence pour l’Italie lors de la Révolution de 1789. Sous l’Empire, il devient négociant à Aix-en-Provence(1) et ami de l’historien Ambroise Roux-Alphéran. Il vivait dans la même rue (2) que lui. Bibliothécaire d’Aix, il perd son poste à la Révolution de 1830. Il mourut d’une apoplexie foudroyante (3).

Œuvres et thèmes

Il est l’auteur de poésies provençales, de fables et de contes qui connaissent en leur temps un succès important. Son œuvre se caractérise par l’utilisation d’un provençal très pur. Sa mort survient alors qu’il préparait un dictionnaire franco-occitan qui ne paraîtra pas (4).

Bibliographie de Diouloufet

  • 1819 : Lei Manhans (« Les vers à soie » en provençal), poème en quatre chants (Leis Magnans, pouémo didactique, en quatre chants, eme de notos de la coumpousitien de M. Diouloufet), chez Augustin Pontier, in-8°, 109 pag. avec planches.
  • 1823 : Collabore à l’anthologie Lo Boquet provençau.
  • 1829 : Fablos, contes, epitros et autros pouesios prouvençalos (« Fables, poésies, épîtres et autres poèmes provençaux »), Gaudibert, in-8, Aix-en-Provence, tiré à 200 exemplaires (5).
  • 1841 : Le Don Quichotte philosophe ou Histoire de l’avocat Hablard, 2e ed., 4 tomes. Lyon, Pelagaud et Lesne, 388 pages (6).

Roux-Alphéran signale aussi « ses aimables chansons si populaires dans toutes les provinces du midi en 1814 et 1815 », notamment les Alléluia sur le retour des Bourbons (7).

Notes

  1. René Merle – “L’écriture du provençal” – Auteurs cités dans l’inventaire bibliographique 1775-1840.
  2. La rue Longue-Saint-Jean, qui porte aujourd’hui le nom de rue Roux-Alphéran.
  3. Les Rues d’Aix, Roux-Alphéran, 1846-1848.
  4. http://www.ilab.org/db/detail.php?booknr=332650776&source=vialibri&lang=en
  5. Caractéristiques de l’ouvrage.
  6. Caractéristiques de l’ouvrage.
  7. Les Rues d’Aix, Roux-Alphéran, 1846-1848.

Texte de Jean Marie Desbois, publié sur Wikipédia.
(HistoriqueLicence GNU)

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Le voleur du Pont de Corneille (Aix-en-Provence, 5 décembre 1812) https://www.geneprovence.com/le-voleur-du-pont-de-corneille-aix-en-provence-5-decembre-1812/ https://www.geneprovence.com/le-voleur-du-pont-de-corneille-aix-en-provence-5-decembre-1812/#respond Thu, 11 Jan 2007 18:46:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1234 Sources : Archives communales d'Aix-en-Provence, I1-48. Les commissaires de police de la ville d'Aix à Monsieur le Maire.

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Les commissaires de police de la ville d’Aix à Monsieur le Maire.

Monsieur,
Nous avons l’honneur de vous prévenir que hier vers les deux heures après-midi, nous avons arrêté et traduit pardevant Monsieur le Procureur Général impérial le nommé Joseph Louis Chauvin, natif d’Eguilles, et prévenu de complicité dans le vol commis dans la nuit du 5 courant, mois de décembre, à Monsieur le Général Pascalis, sur la route qui conduit à la montagne, près le Pont de Corneille (1).

Nous sommes avec un profond respect,
Monsieur le Maire,
Vos très humbles et très obéissants serviteurs.

 

[Commissaire Raymond]

Aix le 28 décembre 1812

  • Sources : Archives communales d’Aix-en-Provence, I1-48.

1. Ce pont se situait à l’emplacement de l’actuel quartier aixois de Saint-Eutrope.

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Mort d’un forçat enchaîné (Éguilles, 19 janvier 1692) https://www.geneprovence.com/mort-dun-forcat-enchaine-eguilles-19-janvier-1692/ https://www.geneprovence.com/mort-dun-forcat-enchaine-eguilles-19-janvier-1692/#comments Sat, 23 Dec 2006 07:12:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1367 Registre des BMS d'Éguilles, année 1692, f°2 recto.Texte transmis par Agnès Charrel-Berthillier.« L’an mil six cent nonante deux et le dix neuf janvier, Jean Branchar dit Saint-Germain, âgé de vingt ans, natif de Limosin, forçat attaché à la chaîne de Paris, conduit par M.

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« L’an mil six cent nonante deux et le dix neuf janvier, Jean Branchar dit Saint-Germain, âgé de vingt ans, natif du Limousin, forçat attaché à la chaîne de Paris, conduit par M. de Saint-Pravil, capitaine de ladite chaîne, est mort et a été enseveli au cimetière de Saint-Julien de la parre (1) d’Aguilles, diocèse d’Aix, par moy soussigné. »

1. Abréviation de « paroisse ».

  • Registre paroissial d’Éguilles, année 1692, f°2 recto.
  • Texte transmis par Agnès Charrel-Berthillier.

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Mort d’un forçat enchaîné (Eguilles, 24 août 1694) https://www.geneprovence.com/mort-dun-forcat-enchaine-eguilles-24-aout-1694/ https://www.geneprovence.com/mort-dun-forcat-enchaine-eguilles-24-aout-1694/#comments Sat, 23 Dec 2006 06:48:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1370 « L’an mille six cent nonante quatre et le vingt quatre du mois d'aoust, Jacques du Forest, natif de Lille en Flandre, forçat attaché à la chaîne, passant dans la paroisse d'Aguilles, diocèze d'Aix, est mort, a esté enseveli au cimetière de Saint-Julien dudit Aguilles, témoins maîtres Benoît Longis et Gaspard Aubert, bourgeois dudit lieu, soussignés avec moy ce 24

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« L’an mille six cent nonante quatre et le vingt quatre du mois d’aoust, Jacques du Forest, natif de Lille en Flandre, forçat attaché à la chaîne, passant dans la paroisse d’Aguilles, diocèze d’Aix, est mort, a esté enseveli au cimetière de Saint-Julien dudit Aguilles, témoins maîtres Benoît Longis et Gaspard Aubert, bourgeois dudit lieu, soussignés avec moy ce 24 aoust 1694. »

[signatures]

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Un Anglais tué par accident (Éguilles, 28 octobre 1714) https://www.geneprovence.com/un-anglais-tue-par-accident-eguilles-28-octobre-1714/ https://www.geneprovence.com/un-anglais-tue-par-accident-eguilles-28-octobre-1714/#respond Fri, 22 Dec 2006 19:49:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1379 L’an mil sept cent quatorze et le vingt huict du mois d'octobre, s[ieu]r Jean Heixly, âgé d'environ vingt-cinq ans, de la ville de Londres, royaume d'Angleterre, étant mort par accident et mégarde impreveu d'un coup de pistolet en sortant d'une chaise roulante, qu'il tenait en main, a été enseveli dans le cimetière de cette paroisse, ayant requis un prêtre, comme

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L’an mil sept cent quatorze et le vingt huict du mois d’octobre, s[ieu]r Jean Heixly, âgé d’environ vingt-cinq ans, de la ville de Londres, royaume d’Angleterre, étant mort par accident et mégarde impreveu d’un coup de pistolet en sortant d’une chaise roulante, qu’il tenait en main, a été enseveli dans le cimetière de cette paroisse, ayant requis un prêtre, comme il nous a apparu par la déposition des témoins qui ont été assignés et en présance de MM. Jean Baptiste Barlatier, Louys Martin, prêtres au service de cette paroisse, s[ieu]r Jean Baptiste Giraud, bourgeois, et de moi.
[SIMON curé]

DR.

  • Registre des BMS d’Éguilles, année 1714, f°2 recto.
  • Texte transmis par Agnès Charrel-Berthillier.

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IV. La ville comtale d’Aix-en-Provence https://www.geneprovence.com/iv-la-ville-comtale-daix-en-provence/ https://www.geneprovence.com/iv-la-ville-comtale-daix-en-provence/#respond Tue, 31 Jan 2006 14:31:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1407 Page 1 / Page 2 / Page 3 / Page 4 / Page 5 La rue Espariat est particulièrement connue à Aix, étant très populeuse et riche en boutiques de tout genre.

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La rue Espariat est particulièrement connue à Aix, étant très populeuse et riche en boutiques de tout genre. Ancienne entrée de la ville d’Aix, cette rue comprenait jusqu’en 1811 deux parties : la partie basse, nommée jusqu’au XIXe siècle rue du Saint-Esprit, et la partie haute, s’étendant de l’actuelle rue Nazareth à la place Saint-Honoré, portant au Moyen Age le nom de rue des Salins. Au temps des première et deuxième Maisons d’Anjou (période des Comtes), des greniers à sel y avaient été érigés. A partir du XVIIe siècle, des gantiers s’y installant, la rue fut dénommée rue des Gantiers (actuelle rue Marius-Reinaud). Nous y reviendrons plus loin.

"Vue de l'entrée du Cours" (détail), par Nicolas Chapuy (1790-1858). Musée Paul Arbaud, Aix. On distingue nettement la porte des Augustins sur la gauche de l'image.
« Vue de l’entrée du Cours » (détail), par Nicolas Chapuy (1790-1858). Musée Paul Arbaud, Aix. On distingue nettement la porte des Augustins sur la gauche de l’image.

Le bas de la rue Espariat était ornée, depuis 1605, d’une porte monumentale, la porte des Augustins, que les Aixois appelaient lou pourtaou rioou (« la porte royale »). Elle se trouvait à l’intersection avec la rue Paul Doumer. C’est par cette entrée que les visiteurs royaux pénétraient en ville (le roi René, son neveu Charles III d’Anjou, les rois de France François Ier, Charles IX, Louis XII, Louis XIV). Le dernier à l’avoir passée fut le duc d’Orléans, Philippe-Égalité, le 20 avril 1776.
La rue Espariat plonge sur la place des Augustins au milieu de laquelle trône une fontaine, construite en 1620 et reconstruite en 1820. A l’occasion de cette reconstruction, on la surmonta d’une colonne en granit, prélevée d’un ancien monument romain de la ville.
Les quelques dizaines de mètres qui séparent cette place et l’intersection d’avec la rue Nazareth, en remontant la rue Espariat, étaient dénommés tantôt rue des Auberges (ou des Hôtelleries), en raison du grand nombre d’auberges qui bordaient la voie (auberge du Lion, auberge du Sarrasin), tantôt rue des Augustins, en raison de la présence d’un couvent dédié à l’ordre des Augustins, situé sur la partie droite en montant.

Le couvent des Augustins remonte aux alentours de 1292. Son seul vestige est le clocher XVe qui orne la rue Espariat de nos jours. Une cage en fer forgé le surmonta à partir de 1677.
Au temps de la Ligue, le couvent hébergea Gaspard de Pontevès, comte de Carcès, grand sénéchal et lieutenant général.

La rue Espariat au début du XXe siècle. Le clocher des Augustins (XVe). DR.
La rue Espariat au début du XXe siècle. Le clocher des Augustins (XVe). DR.

On trouve en remontant la rue sur la partie gauche l’église du Saint-Esprit, célèbre pour avoir vu célébrer le mariage entre Mirabeau et Émilie de Covet-Marignane, le 23 juin 1772. Le lieu abritait à l’origine un hôpital pour enfants trouvés. On observera à l’intérieur un tableau du célèbre peintre aixois Jean Daret, intitulé La Pentecôte.
Nous voici à présent dans la partie haute de la rue, sur l’élégante place d’Albertas. Celle-ci tire son nom de son inventeur, Jean Baptiste d’Albertas, fils d’Henry-Reynaud d’Albertas, seigneur de Bouc et de Dauphin, qui la traça en 1745-1746, après que son père y eût érigé un superbe hôtel (1). Jean Baptiste d’Albertas connut une fin tragique, assassiné par un déséquilibré, Anicet Martel, le 14 juillet 1790, en pleine fête de la Fédération.
Sur l’emplacement de cet hôtel, avant sa construction, un dénommé Jean Agar, originaire de Cavaillon, conseiller au Parlement d’Aix, habitait une maison à la fin du XVIe siècle. Cet homme, ardent ligueur, commanda plusieurs fois les troupes levées par sa compagnie contre le service d’Henri III et d’Henri IV, notamment en 1589 au siège de Grasse après la mort du baron de Vins. « S’étant brouillé à cette époque avec la fameuse comtesse de Sault, nous dit l’historien Roux-Alphéran, il fit cacher dans le palais, de concert avec trois de ses collègues, pendant la nuit du 14 au 15 mars 1590, trois cents hommes de troupe, espérant forcer le Parlement à se déclarer contre la comtesse et faire prévaloir le comte de Carcès sur le duc. Mais les consuls et le conseiller Honoré Sommat du Castellar, chef de la faction opposée, s’étant montrés ayant à leur suite deux pièces de canon et environ neuf cents hommes qui criaient dans les rues: Vive la Messe et son Altesse! ceux qui gardaient le palais prirent la fuite; Agar et ses collègues les conseillers Pierre Puget, seigneur de Tourtour, Melchior Desideri et Arnoux de Bannis, seigneur de Châteauneuf, coururent se cacher derrière une vieille tapisserie où ils furent bientôt découverts. »
Ils furent aussitôt jetés en prison puis transférés le 7 mai 1590 au château de Meyreuil, d’où le duc de Savoie les fit sortir au mois de novembre 1591. Agar mourut le 4 septembre 1595 et fut enseveli dans l’église des Augustins, accompagné de toute la cour, des consuls et des plus notables habitants de la ville. Entre temps, la ville d’Aix avait reconnu Henri IV… Par la suite, le bâtiment passa à une famille de Marseille, les Paule, qui la vendirent après quelques années aux Albertas.
Au numéro 6 de la rue Espariat, le Muséum d’Histoire naturelle d’Aix s’abrite dans l’hôtel d’Éguilles. Au XIXe siècle, de nombreux vermicelliers aixois y travaillaient, donnant le bâtiment un bien triste état. Heureusement, les lieux furent restaurés et ont aujourd’hui retrouvé leur lustre d’antan. Cet hôtel fut bâti vers 1675 d’après les dessins de l’architecte Pierre Puget, par la veuve de Vincent de Boyer, seigneur d’Éguilles, Mme Magdelaine de Forbin d’Oppède. L’hôtel fut achevé par son fils, Jean Baptiste de Boyer d’Éguilles (1645-1709), conseiller au Parlement, amateur éclairé d’art. Il accrocha aux murs de son hôtel des tableaux de Raphaël, Michel-Ange, Andrea del Sarto, le Caravage, le Titien, Rubens, etc.
Alexandre Jean Baptiste de Boyer d’Éguilles, né dans cet hôtel le 29 mars 1708, grand magistrat, membre d’une société jésuite, fut l’objet des poursuites que le Parlement d’Aix mena contre l’ordre jésuite par un arrêté en date du 28 janvier 1763. Accusé de prévarication, de Boyer d’Éguilles fut condamné le 17 mai de la même année au bannissement à perpétuité du royaume. Ses compagnons, l’abbé de Barrigue-Montvalon, les conseillers de Coriolis, Laugier de Beaurecueil, Deydier-Curiol de Mirabeau, d’Arbaud de Jouques père, de Barrigue-Montvalon père, et de Barrigue-Montvalon fils, subirent diverses condamnations à leur tour et tous furent interdits d’exercer encore leur charge. Quelques années plus tard, le roi adoucit la peine et permit à Alexandre de Boyer d’Éguilles de retourner sur ses terres d’Éguilles pour le restant de ses jours.

 

Une anecdote citée par Roux-Alphéran concernant Alexandre de Boyer d’Éguilles après son retour à Éguilles :

On raconte qu’il [Alexandre de Boyer d’Éguilles] s’y faisait raser par un barbier qui était en même temps le chirurgien du lieu. Un jour ayant été assez fortement indisposé, il fit appeler le docteur Pontier, habile médecin et chirurgien d’Aix, en qui il avait confiance, ce qui humilia singulièrement le barbier. Celui-ci lui en fit ses plaintes, prétendant qu’il en aurait su autant que le docteur, et citant pour exemple l’opération de la pierre qu’il avait pratiquée depuis peu sur un habitant d’Éguilles.
— Tu as raison d’en tirer vanité, dit le président; n’est-il pas vrai que le malade mourut dans tes bras, sous l’opération ?
— Belle question, répondit le barbier. Le malade mourut dans mes bras, je l’avoue ; mais n’est-il pas vrai aussi que je finis par lui extraire la pierre ? (Noun aguéri la peiro !).
Le malheureux avait terminé l’opération sur le cadavre du patient !

Notes

1. En 1775, l’hôtel d’Albertas devint la propriété du fils de Jean Baptiste, Jean Baptiste Suzanne d’Albertas, qui devint, après la Révolution, préfet des Bouches-du-Rhône. Il mourut en 1829.

 

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