13 - Eyguières Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-eyguieres/ 500 ans de faits divers en Provence Thu, 27 Feb 2025 21:53:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 13 - Eyguières Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-eyguieres/ 32 32 Agression au château de Richebois (Salon-de-Provence, 16 juin 1839) https://www.geneprovence.com/agression-au-chateau-de-richebois-salon-de-provence-16-juin-1839/ https://www.geneprovence.com/agression-au-chateau-de-richebois-salon-de-provence-16-juin-1839/#respond Sat, 22 Feb 2025 05:30:21 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24525 Dans la soirée du 16 juin 1839, une tentative d’assassinat eut lieu au château de Richebois, à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), sur la route d’Eyguières. Monsieur Germain, un cultivateur, reçut cinq blessures,…

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Dans la soirée du 16 juin 1839, une tentative d’assassinat eut lieu au château de Richebois, à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), sur la route d’Eyguières. Monsieur Germain, un cultivateur, reçut cinq blessures, dont deux graves, à la tête.
Le procureur du roi, le juge d’instruction et le lieutenant de gendarmerie de l’arrondissement d’Aix se rendirent sur les lieux et procédèrent à l’arrestation d’un nommé Mandine, fermier au château, et de deux de ses fils, même si l’on soupçonnait ses sept enfants.
Finalement, la blessure du cultivateur n’était pas si grave et son incapacité de travail s’avéra inférieure à vingt jours et l’affaire ne fut donc pas portée jusqu’à la Cour d’assises mais à un simple tribunal de police.
L’affaire fut jugée les 8 et 9 août suivants et les débats établirent que, dans la soirée du 16 juin, Germain et un compagnon du nom de Raynaud, ayant fait d’abondantes libations chez Monsieur Brémond, un fermier du coin, s’en revenaient et, à hauteur du château de Richebois, ils rencontrèrent deux des enfants Mandine qui ramassaient du bois.
Germain, connu pour son caractère violent et emporté, était ce soir-là dans un état complet d’ivresse. Il se mit à injurier les enfants Mandine, contre lesquels d’ailleurs il gardait de vieilles rancunes, et à jeter des pierres tant sur eux que sur la porte de leur habitation.
Marius, l’un d’eux, se voyant ainsi attaqué, saisit à son tour la première pierre qui tomba sous sa main et la lança de toutes ses forces vers Germain qui fut atteint au visage et qui tomba à la renverse sous l’effet du choc. Pendant un instant, on le crut même mort.
Pendant ce temps, Victor, l’autre fils Mandine, avait saisi Raynaud et le maintenait violemment comprimé entre ses bras.
Aux cris que l’on poussait de part et d’autre, le père Mandine accourut et les voisins, accourus à leur tour, témoignèrent qu’il était présent au moment de la lutte.
À l’audience, Germain, défendu par Maître Tardif, s’était porté partie civile.
L’accusation portée contre le père et quatre des enfants fut abandonnée par le ministère public pour ne se concentrer que sur le père, ainsi que ses deux fils, Victor et Marius, défendus par Maître Rigaud.
Les deux furent condamnés, Marius à six mois de prison et Victor à un mois seulement. Le père, lui, écopa de la même peine d’un mois. À la prison, on ajouta également les frais de la procédure et un paiement de 500 francs de dommages intérêts vis-à-vis de la partie civile.
Ce jugement peut sembler sévère au vu des provocations lancées par Germain et c’est ainsi d’ailleurs qu’il fut ressenti par les assistants.
Les condamnés firent donc appel du jugement.
  • Le Mémorial d’Aix, 10 août 1839, p. 3.

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Surdité et voie ferrée (Maussane-les-Alpilles, 28 septembre 1895) https://www.geneprovence.com/surdite-voie-ferree-maussane-alpilles-28-septembre-1895/ https://www.geneprovence.com/surdite-voie-ferree-maussane-alpilles-28-septembre-1895/#respond Wed, 18 May 2016 08:35:20 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=15921 Le journal Le Mémorial d’Aix évoquait en 1895 le problème de surdité en relation avec le chemin de fer en évoquant deux cas de sourds marchant trop près de la…

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train-gareLe journal Le Mémorial d’Aix évoquait en 1895 le problème de surdité en relation avec le chemin de fer en évoquant deux cas de sourds marchant trop près de la voie.

« Avez-vous remarqué que les sourds ont une prédisposition spéciale à suivre les voies ferrées ? Dernièrement un homme atteint de surdité était broyé par un train sur la route d’Eyguières à Meyrargues, près du domaine de Belleval ; hier c’est une femme sourde qui l’a échappé belle entre le Paradou et Maussane sur le chemin d’Arles à Salon.
M. Favier, mécanicien apercevant une femme sur la voie, siffla, fit jouer la contre-pression, rien n’y fit.
Cette femme, la pire de toutes les sourdes, allait être écrasée, lorsque M. Favier eut la présence d’esprit de se porter au devant de sa machine et renverse d’un coup de pied la femme sur le remblais.
Elle se releva un peu meurtrie il est vrai mais aucune blessure.
M. Favier a reçu une gratification et des éloges de la compagnie. Est-ce-assez ? »
  • Source : Le Mémorial d’Aix, 29 septembre 1895, p. 2
  • Photographie : Détail. DR.

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10 sites archéologiques des Alpilles à voir absolument https://www.geneprovence.com/archeologie-alpilles-a-voir/ https://www.geneprovence.com/archeologie-alpilles-a-voir/#respond Fri, 04 Jul 2014 00:21:45 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=13061 Les Alpilles, massif de hautes collines des Bouches-du-Rhône, s'étendent sur une superficie relativement faible (50 000 hectares), mais elles concentrent une extraordinaire richesse de sites archéologiques qui atteste de l'attrait qu'elles ont exercé sur les hommes depuis la Préhistoire. Nous vous invitons à en découvrir dix, en précisant que la liste n'est pas exhaustive. Voici 10 sites à connaître pour avoir une bonne idée du passé des Alpilles. Les voici classés du plus ancien des sites au plus récent.

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Les Alpilles, massif de hautes collines des Bouches-du-Rhône, s’étendent sur une superficie relativement faible (50 000 hectares), mais elles concentrent une extraordinaire richesse de sites archéologiques qui atteste de l’attrait qu’elles ont exercé sur les hommes depuis la Préhistoire. Nous vous invitons à en découvrir dix, en précisant que la liste n’est pas exhaustive. Voici 10 sites à connaître pour avoir une bonne idée du passé des Alpilles. Les voici classés du plus ancien des sites au plus récent.

1. Glanum (Saint-Rémy-de-Provence)

Alpilles
© Axel Brocke — originally posted to Flickr as Saint-Rémy-de-Provence – Glanum. CC BY-SA 2.0.
Glanum est peut-être le site le plus connu des Alpilles. Cité gauloise, puis romaine, elle disparaît au IIIe siècle avec les invasions barbares. Elle est redécouverte par les archéologues dans les années 1920.

2. Les Caisses de Jean-Jean (Mouriès)

© Jean Marie Desbois
© Jean Marie Desbois
Blotti à l’intérieur d’une chaîne rocheuse formant une acropole, le village de Jean-Jean (dont le nom historique reste inconnu) fut en son temps une cité gauloise. On y a trouvé, outre de nombreux îlots d’habitation, d’imposants remparts.

3. Ernaginum (Tarascon)

Alpilles Ernaginum
© David Bascunana. CC BY 3.0.
Ernaginum est, comme Glanum, une cité antique située à proximité de Saint-Étienne-du-Grès. Elle a été habitée d’abord par les Gaulois. Les Romains l’ont ensuite modernisée en la dotant d’un réseau de routes.

4. Tours de Castillon (Paradou)

Castillon Alpilles
© Jean Marie Desbois
Castillon est l’ancien village de Paradou. Il fut construit par les Gaulois plus au sud par rapport à l’actuel village, sur les hauteurs des rochers de la Pène. Il a été abandonné à la fin du Moyen Âge.

5. Aqueduc de Barbegal (Fontvieille)

© Maarjaara. CC BY 2.0.
© Maarjaara. CC BY 2.0.
L’aqueduc romain de Barbegal alimentait en eau la ville d’Arelate (Arles). Il alimentait aussi une meunerie locale dont on visite les vestiges en même temps.

6. Villa de Saint-Pierre-de-Vence (Eyguières)

© Jean Marie Desbois
© Jean Marie Desbois
La villa fut construite par un propriétaire romain sur un site habitée depuis l’Âge du fer. Cette riche demeure a été entretenue jusqu’au IXe siècle, date à laquelle elle est tombée en ruines.

7. Le roche des Trémaïé (Les Baux-de-Provence)

© Jean Marie Desbois
© Jean Marie Desbois
Cette étonnante pierre sculptée n’a pas été datée précisément mais elle pourrait remonter à la période gallo-romaine. On la relie à la tradition des Saintes-Maries venues sur une barque en Camargue. Pour les archéologues, en revanche, c’est le simple hommage d’un père à sa fille.

8. Château des Baux (Les Baux-de-Provence)

© EmDee. CC BY-SA 3.0.
© EmDee. CC BY-SA 3.0.
Symbole médiéval des Alpilles, le château des Baux est le site le plus visité des Alpilles. Il témoigne de la domination de la puissante famille des Baux sur la région. Il a été construit au XIe siècle et démantelé en 1632.

9. Castrum de Montpaon (Fontvieille)

© Jean Marie Desbois
© Jean Marie Desbois
Le village de Montpaon, situé au sommet d’une colline imprenable, dépendait de la maison des Baux. Des membres de la célèbre famille de Baux y ont vécu et y sont morts. Il a été peuplé surtout entre le XIIe et le XVe siècles.

10. Grottes de Calès (Lamanon)

© Blue Breeze Wiki. CC BY-SA 3.0.
© Blue Breeze Wiki. CC BY-SA 3.0.
Le site de Calès est inclus dans un cirque naturel constitué d’habitats troglodytiques. Occupé de la Préhistoire jusqu’à 1586, il a servi de refuge à toute une population lors des Guerres de religion.

Où trouver ces sites ?

Suivez la carte et bonne visite !

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Généalogie de la famille Jean de Sulauze https://www.geneprovence.com/genealogie-famille-jean-de-sulauze/ https://www.geneprovence.com/genealogie-famille-jean-de-sulauze/#respond Thu, 07 Nov 2013 00:00:11 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=7623 [caption id="attachment_9645" align="alignleft" width="218"] Blason de la famille Jean de Sulauze(© S. Avy)[/caption] Se­cond do­maine agri­cole de la Crau avec 1 200 hec­ta­res si­tué sur le ter­roir de la com­mune d'Is­tres (Bouches-du-Rhône), Su­lauze est éri­gé en sei­gneu­rie et com­mu­nau­té dis­tincte en 1725. Les ca­la­mi­tés des XVIIe et du dé­but du XVIIIe siè­cle pous­sent la communauté d'Istres à l'endettement.

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Blason de la famille Jean de Sulauze (dessin S. Avy)
Blason de la famille Jean de Sulauze
(© S. Avy)
Se­cond do­maine agri­cole de la Crau avec 1 200 hec­ta­res si­tué sur le ter­roir de la com­mune d’Is­tres (Bouches-du-Rhône), Su­lauze est éri­gé en sei­gneu­rie et com­mu­nau­té dis­tincte en 1725.
Les ca­la­mi­tés des XVIIe et du dé­but du XVIIIe siè­cle pous­sent la communauté d’Istres à l’endettement. Elle est obligée de transiger de nombreuses fois avec son seigneur, le duc de Villars, prince de Martigues, ou son représentant local le sieur Dugrou, trésorier général des États de Provence. En 1720, grâce à l’aide du duc de Villars, Dugrou achète une bastide et ténement dite de la Magdelaine, propriété qu’il ne cessera de vouloir agrandir. Elle sera à l’origine du domaine et seigneurie de Sulauze.
Premier des créanciers d’Istres, Dugrou pousse la communauté à lui aliéner des propriétés autour de sa bastide. Le 8 décembre 1724 par lettres patentes, le prince de Martigues érige le domaine de Sulauze non seulement en fief relevant de sa principauté, mais également en communauté distincte de celle d’Istres.
À sa mort, en 1743, on découvre que la succession du sieur Dugrou est criblée de dettes. Son fils est obligé de vendre aux enchères la plupart des biens de son père. En 1746, c’est un médecin du nom de Raymond qui acquiert le domaine pour 42 000 livres. Il s’empresse de le revendre à un bourgeois d’Eyguières (Bouches-du-Rhône, Joseph Jean, négociant en huile d’olives, le 16 décembre 1747.

Génération I (branche aînée)

 Étienne Jean, marié avec Jeanne Nouguier, dont

Génération II

 Henry-Joseph Jean, seigneur de Sulauze, bourgeois, négociant en huile, né vers 1688, décédé le 30 juin 1772 à Eyguières (13).

Possesseurs d’importants biens fonciers à Eyguières, il achète le domaine au sieur Raymond pour 42 000 livres. En 1750, il obtient de la duchesse de Villars, princesse de Martigues, le droit de prélation qui lui permet d’agrandir son domaine au dépend de ses concurrents éventuels.

Marié le 28 avril 1710 à Eyguières (13) avec Rose Chave, née vers 1689, décédée le 15 novembre 1747 à Eyguières (13), fille de Damien et de Isabeau Benoit, d’où :

1° Étienne, né le 8 mars 1711 à Eyguières (13), y décède le 19 mars 1714.

2° Joseph, qui suit.

3° Marie, née le 13 octobre 1715 à Eyguières (13), y décède le 12 janvier 1717.

4° Marie-Thérèse, née le 11 août 1717 à Eyguières (13), y décède le 17 septembre 1719.

5° Jean-Pierre, né le 5 octobre 1719 à Eyguières (13), y décède le 7 octobre 1743.

6° Marie-Thérèse, née le 2 mai 1722 à Eyguières (13), y décède le 13 juin 1724.

7° Henry-Étienne, qui suivra, seconde branche cadette.

8° Agnès, née et décédée le 23 novembre 1725 à Eyguières (13).

9° Marie-Agnès, née le 17 mars 1731 à Eyguières (13), mariée le 27 avril 1750 à Eyguières (13) avec Jacques-Laurent Giraud, né vers 1716 à Pélissanne (13), fils de Laurent et de Magdeleine Bernard.

Génération III

Joseph Jean de Sulauze, seigneur de Sulauze, bourgeois, marchand négociant, né le 22 mai 1713 à Eyguières (13), décédé le 16 février 1780 à Eyguières (13).

Emancipé par son père en 1750, il reçoit à cette occasion la seigneurie de Sulauze, promis lors de son contrat de mariage. Il se lance à son tour dans une campagne d’achat de terres bordant Sulauze. En parallèle, il met son domaine en valeur en plaçant des fermiers qui doivent le reconnaître comme seigneur et lui payer une redevance annuelle.

Marié le 18 avril 1735 à Eyguières (13) avec Marie-Anne-Ursule Payan, née le 30 mai 1715 à Eyguières (13), décédée le 9 octobre 1794 à Eyguières (13), fille d’André, bourgeois, et de Françoise Vaisse, d’où :

1° Henry-André-Joseph, né le 24 janvier 1737 à Eyguières (13), y décède le 13 août 1737.

2° Christine-André-Joseph, qui suit.

3° Jean-Pierre-Louis, capitaine au régiment de Bretagne, né le 16 février 1741 à Eyguières (13), décédé en 1802.

4° Henry-Étienne-Dominique, qui suivra, première branche cadette.

5° Marie-Agathe, née et décédée le 25 juillet 1744 à Eyguières (13).

6° Joseph-Léonard-Germain, né le 1er août 1749 à Eyguières (13), y décède le 6 mai 1753.

7° Jeanne-Thérèse, née et décédée le 25 octobre 1750 à Eyguières (13).

8° Jeanne, née et décédée le 11 janvier 1752 à Eyguières (13).

Génération IV

Christine-André-Joseph Jean de Sulauze, seigneur de Sulauze, avocat au Parlement de Provence, né le 15 juin 1739 à Eyguières (13), décédé le 8 prairial an XIII (28 mai 1805) à Saint-Chamas (13). Marié en 1ère noces le 25 octobre 1763 à Martigues, paroisse de Ferrières (13), avec Anne-Madeleine Pistoye, née le 11 avril 1739 à Martigues, paroisse de Ferrières (13), décédée le 15 février 1779 à Cavaillon (84), fille de Mathieu, docteur en médecine, et de Marie-Françoise Roussin ; et en 2ème noces le 8 fructidor an IV (25 août 1796) à Saint-Chamas (13) avec Agathe-Adélaïde Pellissier, née le 3 août 1750 à Saint-Chamas (13), y décédée le 29 janvier 1826, fille de Vincent et Marguerite Michel, veuve de Joseph Cler.

D’où du premier mariage uniquement :

1° Anne-Thérèse-Émilie, née le 14 octobre 1764 à Eyguières (13), y décède le 15 novembre 1791.

2° Marie-Julie-Victoire, née le 5 mars 1766 à Eyguières (13).

3° Ursule-Josèphe-Sophie, née le 14 novembre 1767 à Eyguières (13).

4° Henry-Joseph-Pascal, né le 15 avril 1770 à Eyguières (13), y décède le 12 mai 1772.

5° Anne-Josèphe-Christine, née le 26 septembre 1772 à Eyguières (13).

6° André-Joseph-Gustave, né le 7 juin 1775 à Eyguières (13).

Génération IV (Première branche cadette)

Henry-Estienne-Dominique Jean  de Sulauze, propriétaire, né le 5 août 1743 à Eyguières (13), décédé le 8 janvier 1813 à Eyguières (13). Marié le 3 juillet 1777 au Cap Français (Saint-Domingue [Haïti]) avec Marie-Jeanne Claveau, née à Nantes (44), décédée avant 1811, fille de Jean, marchand, et de Marie-Madeleine Lumineau, d’où au moins :

1° Benjamin, né le 13 janvier 1775 au Cap Français (Saint-Domingue [Haïti]).

2° Claude, né le 25 avril 1777 au Cap Français (Saint-Domingue [Haïti]), décédé le 16 décembre 1804 à Ocracok (Caroline-du-Nord, USA). Marié le 28 juin 1804 à Philadelphie (Pennsylvanie, Etats-Unis d’Amérique) avec Suzanne-Rose Beauveau, née le 18 mai 1785, fille de Jean-Pierre-Hyacinthe et de Elizabeth Brown.

3° Thimothée, qui suit.

Génération V

Thimothée Jean  de Sulauze, propriétaire, percepteur des contributions directes, né le 2 mars 1792 à Cap-Français (Haïti), décédé le 28 octobre 1834 à Marseille (13). Marié le 15 mai 1811 à Marseille (13) avec Marie-Thérèse-Justine Jourdan, née le 29 juin 1791 à Marseille (13), décédée le 8 novembre 1858 à Marseille (13), fille de Joseph-Auguste, négociant, et de Marie-Françoise Nicolas, d’où :

1° Marie-Augustine-Justine, née le 8 novembre 1813 à Marseille (13), y décède le 7 avril 1892. Mariée le 23 juin 1842 à Marseille (13) avec Jacques-Philippe Faure, négociant, né le 18 février 1813 à La Voulte (07), décédé avant 1892, fils de Louis-Charles-René, négociant, et de Marguerite-Élisabeth Canaud.

2° Marie-Marthe-Justine-Eudoxie, née le 30 juillet 1817 à Marseille (13).

3° Désiré-Alfred, qui suit.

4° Noël-François-Jules, né le 29 janvier 1820 à Marseille (13), décédé le 26 février 1898 à Birmandréis (Algérie). Sans alliance.

Génération VI

Désiré-Alfred Jean  de Sulauze, magistrat, propriétaire, né le 23 août 1818 à Marseille (13), décédé le 21 février 1898 à Birmandréis (Algérie). Marié le 2 septembre 1854 à Mustapha (Algérie) avec Marie-Louise Chatel, née le 1er octobre 1826 à Paris (75), décédée le 30 septembre 1899 à El Biar (Algérie), fille de Pierre-Louis-Félicité, propriétaire, et de Marie-Catherine Duverger, d’où :

1° Casimir-Eugène, qui suit.

2° Louis-Justin-Édouard, né le 27 avril 1857 à Alger (Algérie), y décède le 27 mars 1861.

3° Julie-Louise-Marie-Gabrielle, née le 21 juin 1860 à Mustapha (Algérie). Mariée le 11 février 1879 à Alger (Algérie), avec Henri-Étienne, baron de Vialar, officier d’infanterie, né le 25 octobre 1848 à Toulouse (31), décédé le 17 octobre 1922 à El Biar (Algérie), fils de Antoine-Étienne-Augustin, baron de Vialar, et de Félicité Raffinel.

4° Jules-Casimir-Auguste, attaché de cabinet du Préfet, né le 3 août 1862 à Mustapha (Algérie), décédé en 1901. Marié le 4 mars 1889 à Alger (Algérie) avec Emma-Claire Roquemaire-Muraire, née le 27 février 1870 à Alger (Algérie), fille de Marius, représentant de commerce, et de Lucie Dupont, d’où :

– Georges-Alfred-Lucien, né le 23 janvier 1889 à Alger (Algérie), décédé en 1907.

Génération VII

Casimir-Eugène Jean  de Sulauze, administrateur adjoint, né le 13 juillet 1855 à El Biar (Algérie), décédé le 2 juillet 1905 à Alger (Algérie). Marié le 12 février 1884 à El Biar (Algérie) avec Jeanne-Henriette-Marie-Joséphine Pasquier de Franclieu, née le 30 mars 1859 à El Biar (Algérie), décédée le 7 août 1933 à Ménerville (Algérie), fille de Camille-Henri-Maurice, comte de Franclieu, et de Jeanne-Marie-Victorine Rouher de Juliac, d’où :

1° Louise-Marie-Joséphine-Désirée, née le 19 mars 1890 à El Biar (Algérie), décédée en 1971. Mariée le 8 octobre 1912 à El Biar (Algérie) avec Jean-Roger Billiard.

2° Gabrielle-Marie, née le 3 août 1891 à El Biar (Algérie). Mariée avec Fernand de Redon de Colombier.

3° Constance-Henriette-Marie-Louise, née le 24 février 1893 à El Biar (Algérie), y décède le 4 décembre 1902.

4° Camille-Alfred-Marie, né le 28 juillet 1894 à El Biar (Algérie). Marié le 27 janvier 1922 avec Marie-Anne Pousset, d’où 8 enfants.

5° Alfred-Henri-Marie, né le 27 janvier 1896 à El Biar (Algérie), décédé le 2 novembre 1975 à Nantes (44). Marié le 9 septembre 1918 à Alger (Algérie) avec Irène-Delphine Cohe, née le 6 mars 1893 à Santiago (Chili), décédée le 5 octobre 1958 à Ménerville (Algérie), d’où 5 enfants.

6° Marguerite-Marie, née le 21 octobre 1897 à El Biar (Algérie), décédée en 1922. Mariée le 22 juin 1921 à El Biar (Algérie) avec Édouard Guieysse.

 

Génération III (Seconde branche cadette)

Henry-Étienne Jean  de Sulauze, négociant, né le 31 mai 1723 à Eyguières (13), décédé le 9 décembre 1788 à Eyguières (13). Marié le 22 novembre 1756 à Eyguières (13) avec sa cousine Marie-Thérèse Chave, née le 18 juin 1733 à Eyguières (13), décédée le 10 floréal an XIII (30/04/1805) à Eyguières (13), fille de Jean-Antoine et de Thérèse Guidon, d’où :

1° Henry-Jules-César, qui suit.

2° Marie-Anne-Thérèse, née le 16 décembre 1758 à Eyguières (13), y décède le 23 décembre 1758.

3° Julie-Marie-Thérèse, née le 12 décembre 1761 à Eyguières (13), y décède le 11 mars 1763.

4° Étienne-Louis-Auguste, né le 19 novembre 1764 à Eyguières (13), y décède le 13 mai 1767.

 

Mariages croisés entre la famille Jean de Sulauze et la famille Chave.
Mariages croisés entre la famille Jean de Sulauze et la famille Chave.

Génération IV

Henry-Jules-César Jean  de Sulauze, négociant, né le 31 juillet 1757 à Eyguières (13). Marié le 3 septembre 1781 à Eyguières (13) avec sa cousine Jeanne-Marie Chave, née le 19 mai 1760 à Eyguières (13), fille de Jean-Damien, avocat, et de Marie-Magdeleine Clareton, d’où :

1° Marie-Thérèse-Clotilde, née le 13 avril 1783 à Eyguières (13), y décède le 10 septembre 1793.

2° Henry-Joseph-Damien, né le 18 mars 1786 à Eyguières (13).

3° André-Philippe-Henry, né le 29 novembre 1787 à Eyguières (13), y décède le 27 fructidor an IX (15 août 1801).

4° Henry-Marie-Frédéric, né le 14 mai 1791 à Eyguières (13), y décède le 4 vendémiaire an X (26 septembre 1801).

5° Henry-Victor-Flavius, né le 27 février 1793 à Eyguières (13).

6° Marie-Désirée, née le 9 frimaire an VI (29 novembre 1797) à Eyguières (13), y décède le 6 ventôse an VIII (25 février 1800).


Sources

  • Les dépouillements systématiques des B.M.S. et N.M.D. d’Eyguières réalisés par Reine Michel, Geneviève Padovani et Sébastien Avy. Chaque date a été vérifiée sur le site des AD13.
  • Les registres paroissiaux et d’état civil des communes d’Eyguières, de Saint-Chamas, de Martigues et de Marseille, originaux numérisés mis en ligne sur le site des Archives départementales des Bouches-du-Rhône.
  • État civil européen d’Algérie, mis en ligne sur le site des Archives Nationales d’Outremer (ANOM).

Bibliographie

  • Giroussens (Christian), La création du fief de Sulauze, bulletin n°16 des Amis du Vieil Istres, 1994.
  • Giroussens (Christian), Les pérégrinations des Jean de Sulauze, bulletin n°21 des Amis du Vieil Istres, 1999.

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La rue Rambaud, dite Saint-Étienne, d’Eyguières https://www.geneprovence.com/la-rue-rambaud-dite-saint-etienne-deyguieres/ https://www.geneprovence.com/la-rue-rambaud-dite-saint-etienne-deyguieres/#respond Thu, 10 May 2012 23:02:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=76 Voici une photographie postée écrite le 26 octobre 1906 au départ d'Eyguières (Bouches-du-Rhône) à destination de Marseille. Elle représente une vue de l'actuelle avenue Gabriel-Péri, alors dénommée rue Rambaud et, précédemment, rue Saint-Étienne. Photographie : coll. pers.

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Voici une photographie postée écrite le 26 octobre 1906 au départ d’Eyguières (Bouches-du-Rhône) à destination de Marseille. Elle représente une vue de l’actuelle avenue Gabriel-Péri, alors dénommée rue Rambaud et, précédemment, rue Saint-Étienne.

eyguieres

Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois

Photographies anciennes d’Eyguières

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Visites policières dans les Alpilles (février 1858) https://www.geneprovence.com/visites-policieres-dans-les-alpilles-fevrier-1858/ https://www.geneprovence.com/visites-policieres-dans-les-alpilles-fevrier-1858/#respond Fri, 10 Sep 2010 20:11:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=355 Lettre au commissaire de police d’Arles. [caption id="attachment_4725" align="alignright" width="282"] Un sergent de ville dans les années 1850.[/caption] Eyguières, le 28 février 1858, Monsieur le Commissaire central, J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint l’état des crimes et délits et événements qui sont parvenus dans le mois. Agréez, monsieur le Commissaire central, l’assurance de mon respect.

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Lettre au commissaire de police d’Arles.

Sergentdeville65
Un sergent de ville dans les années 1850.

Eyguières, le 28 février 1858,
Monsieur le Commissaire central,
J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint l’état des crimes et délits et événements qui sont parvenus dans le mois.
Agréez, monsieur le Commissaire central, l’assurance de mon respect.
Le commissaire de police du canton d’Eyguières,

[J. ANDREANI]

Vernègues

Visité le 8 février par Lambert.
Rien n’est parvenu dans ce village. Notre visite n’a eu rien à devoir constater. Nous avons chargé le garde champêtre de vigiler activement les personnes qui sont soumis à la surveillance dans sa commune, dans ses discours, et de leurs démarches.

Alleins

Visité le 15 février par Bicheiron.
Je me suis rendu dans cette commune, comme jour de foire, où il y avait beaucoup de marchands. La gendarmerie y assistait aussi ; où il a régné l’ordre le plus régulier ; point de plaintes ni de vols.

Mallemort

Visité le 11 février par Lesbros.
Une enquête de témoins a été faite au moment de notre visite par monsieur le Commissaire central, par des discours faits par le sieur Seraizin, ancien pharmacien, et après ordre a été donné à la gendarmerie pour le mettre à la disposition de monsieur le Procureur impérial.

Lamanon

Visité le 22 février par Bérenguier.
Cette commune, l’avons trouvée parfaitement en règle par plusieurs visites que nous avons faites, soit pour la bonne moralité des habitants, soit pour l’entretien des lieux publics.
Un événement est parvenu dans cette commune le jour du 25 par le nommé Luya, Jean François , scieur de long, âgé de trente ans, lequel a été trouvé pendu à un pin. D’après les recherches faites, résulte de s’être suicidé volontairement de lui-même.

Aureille

Visité le 17 février par Martin.
Aucune plainte n’est parvenue dans ce petit village. La tenue de la voie publique est généralement propre et d’abord ce pays est bien administré.

Eyguières

Avons visité les bouchers et marchands des comestibles et avons reconnu tous en règle. Il n’y eut point de discours politique, ni point de plaintes. Aucune maladie contagieuse n’existe dans le canton. La fermeture des lieux publiques est régulièrement exécutée.

Eyguières, le 28 février 1858.
Le commissaire de police du canton d’Eyguières.

[J. ANDREANI]

 

  • Source : Archives communales d’Arles, J158
  • Photographie : Le cours principal d’Eyguières. DR.

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Les funérailles de Vernègues (13 juin 1909) https://www.geneprovence.com/les-funerailles-de-vernegues-13-juin-1909/ https://www.geneprovence.com/les-funerailles-de-vernegues-13-juin-1909/#respond Sun, 28 Jun 2009 00:01:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=594 [caption id="attachment_5683" align="alignleft" width="300"] Restes de Vernègues après le tremblement de terre.(Cliché Astier.

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Restes de Vernègues après le tremblement de terre. (Cliché Astier. DR.)
Restes de Vernègues après le tremblement de terre.
(Cliché Astier. DR.)

« En arrivant aux pieds de ce pauvre village, le visiteur dit tout d’abord : “Voilà ce qui fut le Vernègues !” Ce qui reste debout, en effet, comprend deux ou trois maisons (et combien endommagées !), puis la mairie qui, par une chance inexplicable, a pu résister à la violence de la secousse. Perché sur un immense rocher, le vieux château et le rocher s’effondrèrent sur les maisons pour démolir de fond en comble celles que le cataclysme avait laissées, non point intactes, mais dans un état beaucoup moins terrifiant. De l’église, il ne reste plus qu’un pan de mur que les soldats du génie ont dû abattre.
Vernègues n’a eu à enregistrer que deux morts, malgré la furie du cataclysme, mais c’est bien par miracle. Le fils du garde de la commune fut projeté hors de son lit dans un terrain situé en contrebas de 15 mètres et il put se relever sans la moindre blessure. D’autre part, neuf ouvriers italiens habitant dans une maison se trouvant sur le chemin de l’église furent ensevelis sous leur toit. Ils se dégagèrent d’eux-mêmes, bien que l’immeuble où ils habitaient se trouvât dans un endroit pitoyable, et aucun d’eux n’avait reçu la moindre blessure. Cela tient du miracle !

Le centre du village a reçu les blocs de l’immense rocher supportant le vieux château, causant des dégâts monstrueux. (Cliché Ruat. DR.)
Le centre du village a reçu les blocs de l’immense rocher supportant le vieux château, causant des dégâts monstrueux.
(Cliché Ruat. DR.)

Les deux victimes sont Mme veuve Bélon, mère du dévoué maire de Vernègues, et M. Louis Michel. Leurs obsèques furent célébrées le dimanche 13 juin, au milieu d’un grand nombre de personnes venues des environs. Le Conseil municipal d’Alleins, avec son drap mortuaire, et toute la population de cette commune avaient eu à coeur de se rendre au Vernègues. Dans le cortège, on remarquait, en outre, le juge de paix d’Eyguières et diverses autres notabilités.

Après l’absoute, M. l’abbé Agard prononça une très émouvante allocution. Au cimetière, deux autres discours furent dits par M. Terrin, maire d’Alleins, et par M. Tuaire, conseiller d’arrondissement, au nom du gouvernement.
On se plaît à reconnaître que M. Bélon, maire, et ses collaborateurs du Conseil municipal, firent tous preuve, au cours de ces tristes jours, d’un dévouement au-dessus de tout éloge. »

[anonyme]

 

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Jean Ailhaud (1674-1756) et sa poudre miracle https://www.geneprovence.com/jean-ailhaud-1674-1756-et-sa-poudre-miracle/ https://www.geneprovence.com/jean-ailhaud-1674-1756-et-sa-poudre-miracle/#comments Thu, 01 Nov 2007 19:00:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=934 Jean Ailhaud est né à Lourmarin (Vaucluse) en 1674. Ce médecin exerçait à Cadenet (Vaucluse). Il est le découvreur d'une poudre purgative qui porte son nom et qui atteignit une renommée sans précédent en Provence et dans la France entière. Auteur de plusieurs traités, il mourut riche et honoré en 1756.

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Jean Ailhaud est né à Lourmarin (Vaucluse) en 1674. Ce médecin exerçait à Cadenet (Vaucluse). Il est le découvreur d’une poudre purgative qui porte son nom et qui atteignit une renommée sans précédent en Provence et dans la France entière. Auteur de plusieurs traités, il mourut riche et honoré en 1756. Son fils, Jean-Gaspard Ailhaud de Castellet acheta une charge de secrétaire du roi et prit le titre de baron.
Le château du Grand-Pré, à Vitrolles-en-Luberon, appartenait à Jean d’Ailhaud.
© Thythy, 2008. Creative Commons

Une fameuse poudre

Comme beaucoup d’inventions rentables, la poudre dont Ailhaud revendiquait la paternité a été à son tour revendiquée par de nombreux autres médecins. Parmi eux, un médecin de La Rochelle, Dupuy de la Porcherie. Certains autres prétendent que le secret de la poudre lui aurait été transmis à Cadenet par une certaine demoiselle Maurice, qui le tenait de feu son père, chirurgien-major d’un régiment. Ailhaud se serait simplement contenté de l’améliorer.
Il aurait testé sa poudre sur des paysans de Cadenet et, après avoir gagné quelque argent dans son commerce, serait monté à Paris qui foisonne d’infirmes en tout genre. Un privilège exclusif lui est alors accordé, lui permettant un commerce illimité de sa poudre.
Pour la faire connaître, Ailhaud va utiliser un moyen particulièrement moderne dans le concept : la publicité. À grands coups de publication dans les journaux, la poudre va être connue dans tous les milieux et permettre à son auteur d’ouvrir des boutiques dans les principales villes de France et d’Allemagne.
Sa poudre va faire de lui l’un des hommes les plus riches de Provence, lui permettant l’acquisition de terres à Montjustin, à Vitrolles, au Castellet, à Entrechaux et d’un hôtel particulier à Aix.
Enfin, c’est semble-t-il à Aix que le médecin s’éteindra, le 30 août 1756, à l’âge avancé de 82 ans.
Il aura publié plus tôt Traité de l’origine des maladies et des effets de la poudre purgative (Paris, 1738, in-12, réimp. 1740, in-8, 1742, in-8), dans lequel il publie une série de lettres qui lui aurait été envoyées de toute la France en remerciement de l’efficacité de sa poudre. Nous allons y revenir.
Mais d’abord, cette poudre, qu’était-ce ?

La composition de la poudre

La Bibliothèque physico-économique (annuaire 1782, p. 264) recommande ainsi la préparation de la poudre d’Ailhaud :
« Prenez une quantité donnée de suie de cheminée, de celle qui est cristallisée et luisante ; réduisez-la en poudre ; passez-la au tamis de crin ; torréfiez-là avec une poêle de fer, en la remuant jusqu’à ce qu’elle ait perdu la plus grande partie de son odeur fuligineuse et de son amertume : retirez-la du feu, laissez-la refroidir ; réduisez-la encore en poudre ; passez au tamis de crin. Alors sur 64 parties de cette poudre, ajoutez-en 8 de résine de scamonnée. Mêlez le tout ensemble exactement et mettez-le dans la même poêle sur un feu léger, capable de fondre la résine sans la brûler, et de mêler intimement les deux parties ensemble ; vous observerez de remuer toujours. Quand le tout est intimement mêlé, réduisez-le en poudre subtile, et ajoutez 4 parties de poudre de gérofle récemment préparée ; passez le tout à travers un tamis de soie, et divisez en paquets ou prises d’un gros. »
Voila la recette d’une poudre qui ressemblait à tout, sauf à de la médecine. On comprend dès lors les raisons pour lesquelles la médecine a toujours pris Ailhaud pour un charlatan. C’est en tout cas un redoutable homme d’affaires.

Témoignages

Jean Ailhaud a reçu des témoignages positifs de toute l’Europe. Nous publions ici les cas des Provençaux satisfaits de sa poudre. Ces cas sont publiés dans le livre dont il est l’auteur : Traité de l’origine des maladies et de l’usage de la poudre purgative (1748). Il précise dès la première page que
[quote]« l’auteur de ce livre le donne gratis au public, de même que ses conseils, qu’il offre à toutes les personnes qui seront dans le cas d’en avoir besoin, pourvu qu’elles aient la précaution d’affranchir le port des lettres. Le prix de la poudre est de douze livres dix sols le paquet de dix prises, à raison de vingt-cinq sols la prise. »[/quote]

La Roque-d’Anthéron, 30 août 1724, Bernard, chirurgien.

Ce chirurgien signale six cas dans son village :
[quote]Jean Rey, travailleur, 30 ans. « Quelques jours après que je lui eus emporté toutes les chairs jusqu’au périoste, qui s’étaient sphacélées à cause de la gangrène qui survint à l’érésipèle qui occupait cette partie, et en suite des dépôts et des décharges sur les aines, sur la cuisse et sur la jambe, où vous vîtes neuf abcès et deux sur le métatarse de l’autre pied, dans le cours d’une fièvre continue avec délire, pour ne s’être pas bien ménagé et avoir fait divers excès en figues, poires et muscats, dont il s’était farci […]. [Avec la poudre], je suis parvenu à la guérison de la gangrène, à la consolidation et à la cicatrisation de tous ses abcès et à son parfait rétablissement, n’ayant jamais été plus gaillard. »[/quote] [quote]Marie Barrette, 45 ans. « […] d’un tempérament cacochyme, prise depuis plus de deux mois, d’un oedème et d’une douleur à une jambe, où il paraissait une rougeur étendue avec divers placards, [elle] fut atteinte dans cet état des envies de vomir et de douleurs dans le bas ventre, avec une fièvre continue et des redoublements. Je la purgeai avec la poudre purgative et le sel vomitif ; la douleur, l’enflure, la rougeur, les placards et la fièvre furent dissipés et du depuis, elle jouit d’une parfaite santé. »[/quote] [quote]Marc Barret, travailleur d’osier. « [Il] fut pris de si grandes douleurs à ses pieds, à ses jambes et à ses cuisses ; de convulsions si terribles, qui le réduisirent à l’extrémité. M. le curé le confessa et tout le monde le croyait mort. [Après administration de la poudre], il fut dégagé six ou sept heures après et, le lendemain, en état de travailler tout comme auparavant. »[/quote]

[quote]Jean-Baptiste Armand, ménager, 35 ans. « De tempérament sanguin, bilieux et mélancolique, [il eut] une fièvre de 24 heures et, sur la fin de cette fièvre, il se fit une enflure et un dépôt sur la jambe qui la rendait quatre fois plus grosse que l’autre. […] Je le saignai sur le champ, et le lendemain et, le troisième jour, je le purgeai avec la poudre purgative. Il en reçut un effet si prompt et si merveilleux qu’il fut en état d’agir le lendemain, tout comme auparavant et du depuis, il a toujours joui d’une parfaite santé. »[/quote] [quote]Jean Franc, originaire d’Aix, marié en ce lieu. « [Il] envoya son fils aîné pour voir sa grand-mère. Trois ou quatre jours après son arrivée, il lui prit une fièvre continue avec vomissement. Dans cet état, je le saignai, je le purgeai le jour d’après avec la poudre purgative. Le troisième jour, il fut tout couvert de petite vérole qui ne lui fit garder le lit que deux jours. »[/quote] [quote]Magdeleine Bonnet, femme de Daniel Garcin, 45 ans. « Prise d’une érysipèle au visage, qui lui occupait tout le cou. Après deux saignées et l’avoir purgée avec la poudre purgative, [elle] fut délivrée et l’érysipèle disparut. Deux jours après, s’étant peignée au soleil de sa chambre, l’enflure, l’érysipèle et la fièvre la reprirent et firent des progrès si considérables en deux jours, qu’elle resta sans remède. je fus obligé de la re-saigner une seule fois et de lui réitérer le lendemain la poudre purgative, qui la dégagea du matin au soir , et du depuis, elle a toujours joui d’une parfaite santé. »[/quote]

Aix-en-Provence, 26 avril 1727

[quote]Magdeleine Gaze, femme de Honoré Arnaud, maître cordonnier, 32 ans. « [Deux mois environ] après une fausse couche, précédée et suivie d’une hémorragie utérine qui l’avait réduite aux derniers abois et ôté tout espoir de vie, elle eut recours à M. Ailhaud qui la trouva d’une faiblesse extrême, avec une face cadavéreuse, une fièvre continue avec des redoublements, un grand feu à la poitrine, un mal de tête qui ne la quittait point et une douleur continuelle au gosier. […] Ledit sieur Ailhaud lui fit prendre une prise de sa poudre le 20 février dernier et la lui réitéra le 22. Le mal de tête et le feu de la poitrine qui, dès la première prise, furent fort diminués, cessèrent entièrement, de même que la douleur du gosier. La fièvre subsistant, ses règles lui prirent le 23, lesquelles ayant cessé, il la repurgea le 6 mars suivant. La fièvre la quitta ce jour-là et, avec une quatrième prise de ladite poudre, sans autre secours qu’un bon régime de vire, elle est parvenue à une parfaite santé. »[/quote]

Eyguières, 27 avril 1727

[quote]Joseph Autheman, 20 ans, fils de Rosé Autheman. « [Il] fut atteint d’une phtisie […] des plus désespérées en l’année 1724. Tous [l]es secours [employés] ne purent arrêter [une] diarrhée ni lui être d’aucun soulagement. Il devint si maigre et si défait qu’il n’avait que la peau collée sur les os. Son ventre devint tendu et ses jambes enflées, sa face cadavéreuse et enfin les cheveux lui tombèrent. [Après 6 ou 7 prises] dans l’espace de quarante jours, le malade fut hors d’affaire et en état d’aller à la messe, de jouir d’une parfaite santé et de partir une année après pour se rendre à Aix chez le sieur Bertrand, maître apothicaire, pour y apprendre la pharmacie, ou après avoir passé deux années, il est entré à l’hôpital de la Miséricorde de la même ville où il se trouve actuellement garçon apothicaire. »[/quote]

Sources

  • Dictionnaire historique et bibliographique, par L.G. Peignot, 1822, p. 40.
  • Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du département de Vaucluse, Casimir François Henri Barjavel, 1841, p. 22, 23.

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Les suspects de 1851 à Eyguières https://www.geneprovence.com/les-suspects-de-1851-a-eyguieres/ https://www.geneprovence.com/les-suspects-de-1851-a-eyguieres/#comments Thu, 01 Nov 2007 10:00:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=944 Liste des suspects vivant à Eyguières jugés par le Tribunal d'exception de début 1852 : ALIBERT Théodore Valentin, 39 ans, né et domicilié à Eyguières, agriculteur, mis sous surveillance. CHASTELLAS Joseph Vérédème, 36 ans, né et domicilié à Eyguières, chauffournier, mis sous surveillance.

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Liste des suspects vivant à Eyguières jugés par le Tribunal d’exception de début 1852 :
  • ALIBERT Théodore Valentin, 39 ans, né et domicilié à Eyguières, agriculteur, mis sous surveillance.
  • CHASTELLAS Joseph Vérédème, 36 ans, né et domicilié à Eyguières, chauffournier, mis sous surveillance.
  • GILLES Alphonse André, 35 ans, né et domicilié à Eyguières, ex-peseur public, mis sous surveillance
  • GILLOUX André dit Andréus, 38 ans, né et domicilié à Eyguières,courtier, interné.
  • SIFFROI Pierre, 55 ans, né à Saint-Remy (13), domicilié à Eyguières, cafetier, interné.

Sources

  • AD13, 1M 1096. État des condamnés (arrondissement d’Arles)
  • AD13, 1M 1102. Condamnés politiques de décembre 1851 (lettres A à C)
  • AD13, 1M 1103. Condamnés politiques de décembre 1851 (lettres D à L)
  • AD13, 1M 1104. Condamnés politiques de décembre 1851 (lettres M à V)

Voir aussi : Bulletin des amis du Vieil Arles, n°107-108, juin et sept. 2000. Photographie : Vue générale d’Eyguières. DR.

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Tué d’un coup de ton­nerre (Ey­guiè­res, Ro­que­mar­tine, 11 juil­let 1785) https://www.geneprovence.com/tue-dun-coup-de-tonnerre-eyguieres-roquemartine-11-juillet-1785/ https://www.geneprovence.com/tue-dun-coup-de-tonnerre-eyguieres-roquemartine-11-juillet-1785/#respond Sat, 01 Sep 2007 11:57:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=967 "L'an ci dessus [1785] et le onze juillet est décédé Claude Junian tué par un coup de tonnerre agé d'environ trente six ans1 natif de St Saturnin de Provence et a été enseveli le quatorze [juillet] mile sept cent quatre vingt cinq accompagné de Joseph Manon literé." * fils a feu Joseph et a fu Magd[elaine] Chabas Manon, Bonet vicaire Registre

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« L’an ci dessus [1785] et le onze juillet est décédé Claude Junian tué par un coup de tonnerre agé d’environ trente six ans1 natif de St Saturnin de Provence et a été enseveli le quatorze [juillet] mile sept cent quatre vingt cinq accompagné de Joseph Manon literé. »

* fils a feu Joseph et a fu Magd[elaine] Chabas

Manon, Bonet vicaire
  • Registre de décès de Roquemartine, 202 E 96
  • Texte transmis par Sébastien Avy
  • Illustration : L’Orage, estampe, inventé et dessiné par Petrus Groenia (1767-1844), gravé à Paris par Abraham Jacobsz Hulk (dates ?), 1792, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, réserve QB-370 (20)-FT 4

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