13 - Mallemort Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-mallemort/ 500 ans de faits divers en Provence Wed, 15 Oct 2025 15:01:05 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 13 - Mallemort Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-mallemort/ 32 32 Tué par le tonnerre (Lambesc, 22 mai 1704) https://www.geneprovence.com/tue-par-le-tonnerre-lambesc-22-mai-1704/ https://www.geneprovence.com/tue-par-le-tonnerre-lambesc-22-mai-1704/#respond Sun, 07 Jul 2024 21:42:41 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21359 « L’an mil sept cens quatre et le vingt-deux mai, a été enseveli au cimetière de cette paroisse, Jean, scieur a bois, tué le jour précédent par le tonnerre dans le…

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« L’an mil sept cens quatre et le vingt-deux mai, a été enseveli au cimetière de cette paroisse, Jean, scieur a bois, tué le jour précédent par le tonnerre dans le bois de Taillades, venant de Mallemort où il travaillait de son métier, âgé d’environ trente ans ayant trouvé sur lui des marques de catholicité, outre le témoignage de plusieurs personnes qui l’ont assuré, personne pourtant n’ayant su son surnom ni son lieu d’origine.
Présents Jean Fouque et Annibal Pousseau, ne sachant écrire de ce requis. »
[Blanc vicaire]
  • Registre paroissial de Lambesc, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 202 E 182.

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Les voleurs du bois des Taillades (Vernègues, 8 mars 1838) https://www.geneprovence.com/voleurs-bois-taillades-vernegues-8-mars-1838/ https://www.geneprovence.com/voleurs-bois-taillades-vernegues-8-mars-1838/#respond Sun, 15 Sep 2019 08:44:26 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=17184 Le bois des Taillades, à cheval sur les communes de Lambesc et de Vernègues (Bouches-du-Rhône) a de tout temps été de sinistre mémoire. Considéré comme un coupe-gorge, c’était un lieu…

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Attaque d'une diligence, Francisco de Goya, 19e siècle, DR.
Attaque d’une diligence, Francisco de Goya, 19e siècle, DR.
Le bois des Taillades, à cheval sur les communes de Lambesc et de Vernègues (Bouches-du-Rhône) a de tout temps été de sinistre mémoire. Considéré comme un coupe-gorge, c’était un lieu par lequel on se devait de passer pour faire la route entre Aix et Avignon et où les récits sont nombreux qui relatent cambriolages à mains armés et meurtres en tout genre.
Le 8 mars 1838, la diligence Lauzier, de Marseille à Nîmes, passait par là à une heure de l’après-midi et était en train de gravir la côte, une fois entrée sur le territoire de la commune de Vernègues, quand soudain trois hommes embusqués, dont deux étaient armés, lui crièrent de s’arrêter. En même temps, l’un d’eux fit feu, blessant grièvement un des chevaux de l’équipage et créant un début de panique parmi les passagers.
Les voyageurs furent ensuite systématiquement dépouillés de leurs biens personnels, leur dérobant argent, montres et effets les plus précieux. Une dame qui se trouvait dans le coupé fut notamment laissée sans la moindre pièce de monnaie sur elle, incapable de subvenir dès lors aux besoins de la route. Elle fut donc contrainte d’écrire à sa famille pour qu’on lui envoyât l’argent nécessaire à son voyage.
Leur crime commis, les voleurs abandonnèrent la diligence qui continua sa route, malgré le cheval blessé.
Arrivée à Pont-Royal (commune de Mallemort), elle rencontra la diligence de Lyon, conduite par M. Poulin. Informés de ce qui venait de se produire, les voyageurs lyonnais, qui allaient devoir passer par le bois des Taillades, décidèrent de faire halte et demander à des gendarmes de prendre la route avec eux dans la voiture. Précaution finalement inutile car, passant par là une heure après, ils ne furent pas inquiétés1.
De nos jours, c’est une voie moderne qui passe par ce secteur mais, au XIXe siècle, la route était bien plus difficile à emprunter, passant par des secteurs depuis non utilisés et abandonnés à la végétation, comme la route passant à l’est de Cazan à proximité du château des Taillades.

Suite de l’affaire

Il fallut attendre le mois de juin suivant pour qu’une partie de la troupe soit arrêtée par la gendarmerie, au pont de la Chèvre, près du bois des Taillades.
Mais, sans être découragés par l’incarcération de plusieurs de leurs complices, les voleurs renouvelèrent leurs attentats le 2 mars 1839, aux Biens-Neufs, près de Salon-de-Provence. Le voiturier Fabre et la malle de Toulouse furent arrêtés, mais évidemment cette tentative était dirigée contre la diligence de Toulouse, qui portait soixante mille francs en numéraire, et qui n’échappa aux brigands que par une accélération toute fortuite dans sa marche.
Les indices recueillis par la justice et quelques reconnaissances timides de la part de certains témoins qui n’osaient dire alors que la moitié de la vérité suffirent pour signaler les vrais coupables, et ce résultat fut dû en grande partie au zèle et au courage du gendarme Rieux, de la brigade de Salon. Aux débats lors du procès à la cour d’assises d’Aix en décembre 1839, les témoins devinrent plus explicites, mais quelques-uns se rétractèrent. Aussi après une discussion fort animée, malgré les dénégations opiniâtres des accusés, leurs récriminations violentes, leurs protestations énergiques, à la fin de la cinquième journée, le jury déclara coupables six des accusés. Le septième, Reyne, dont le nom n’avait même pas été prononcé dans les débats, fut acquitté. La Cour condamna les nommés Dor, Venture, Laval, Granon et Galabon, aux travaux forcés à perpétuité, et un certain Bédouin à cinq ans de la même peine. Mais avant le prononcé de l’arrêt, Dor, bien qu’il eût été emmenoté d’avance, ainsi que ses compagnons, se livra à des actes d’une telle violence qu’on dut le faire garrotter entièrement et transporter par huit gendarmes dans son cachot.

Note

1. La diligence Poulin fut bien heureuse de ne pas être arrêtée. On apprit peu après que, après le départ de la diligence Lauzier, une autre diligence, reliant Aix à Avignon, avait aussi été détroussée, mais cette fois sans qu’il fût nécessaire de tirer un coup de feu.


Voir aussi les articles Une attaque de bandits sur la route (La Fare-les-Oliviers, 13 décembre 1839) et Histoire du domaine des Taillades (Lambesc).

  • Le Mémorial d’Aix, samedi 21 décembre 1839, p. 2.

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L’assassinat du gardien du pont de la Durance (Mallemort, 15 mai 1871) https://www.geneprovence.com/lassassinat-du-gardien-du-pont-de-la-durance-mallemort-15-mai-1871/ https://www.geneprovence.com/lassassinat-du-gardien-du-pont-de-la-durance-mallemort-15-mai-1871/#respond Mon, 16 Mar 2015 19:59:57 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=14865 Le 15 mai 1871, vers quatre heures du matin, quelques habitants de Mallemort se rendaient au marché de Cavaillon. En arrivant au pont de la Durance, ils appelèrent plusieurs fois…

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Le 15 mai 1871, vers quatre heures du matin, quelques habitants de Mallemort se rendaient au marché de Cavaillon. En arrivant au pont de la Durance, ils appelèrent plusieurs fois le gardien qui ne leur répondit point. Surpris de ce silence, ils cherchaient à s’en expliquer la cause, lorsque leurs regards furent attirés par l’aspect d’une mare de sang. Deux d’entre eux allèrent aussitôt chercher le maire qui se transporta sur les lieux, où il fut bientôt rejoint par le juge de paix d’Eyguières et par le juge d’instruction et le substitut de Tarascon.
Ces magistrats procédèrent immédiatement à l’examen de la localité ; ils consignèrent le résultat de leurs constatations dans les rapports dont nous allons donner l’analyse.
De chaque côté du pont suspendu qui traverse la Durance se trouve un petit bâtiment : l’un à gauche est affecté au bureau de la recette et au logement du gardien ; l’autre à droite sert à entreposer les outils des charpentiers chargés de l’entretien du pont, lequel se ferme au moyen d’une porte à claire voie et à deux battants.
Le pont de la Durance à Mallemort. Notez la cabane à l'extrême gauche de l'image. DR.
Le pont de la Durance à Mallemort. Notez la cabane à l’extrême gauche de l’image. DR.
Le montant de droite du battant gauche portait des traces de sang. Au pied du même battant et en deçà de la porte, on remarquait une mare de sang noir et coagulé, autour de laquelle se trouvaient des fragments de crâne et de cervelle.
Une ligne rougeâtre se détachait de cette mare et se prolongeait sur le pont, sans solution de continuité. Cette ligne, qui indiquait le passage d’un corps sanglant porté et non traîné, s’arrêtait à la distance de 42 mètres environ, vers le milieu de la première arche ; là, de larges taches de sang, maculant la boiserie du pont, démontraient que le corps avait été d’abord déposé sur le trottoir, puis appuyé sur la balustrade, enfin précipité dans la rivière, à l’endroit où le courant atteint sa plus grande rapidité.
Tout était bouleversé dans le logement du sieur Martin. Le pupitre qui contenait les écritures et la recette du pont avait été visité et fouillé. Les assassins n’avaient pas trouvé une somme de 230 frncs contenue dans un sac en toile. Mais une autre somme d’argent, que les données de l’instruction permettent d’évaluer à 150 francs au moins, avait été soustraite. Un pistolet à deux coups, appartenant à M. Arnaud, fermier du pont, un fusil de chasse appartenant au sieur Aubert, charpentier, une carabine appartenant à Martin, avaient également disparu. Les draps de lit portaient encore les marques des mains ensanglantées qui avaient fouillé la couche de la victime. Une pendule, suspendue au-dessus du manteau de la cheminée, avait été dérangée et les aiguilles, arrêtées sur 9 h 46, marquaient le moment où le crime avait été consommé.
Le même jour (15 mai), dans l’après-midi, on découvrait le cadavre de Martin, échoué sur les graviers de la Durance, au territoire de la commune de Sénas.
Le cadavre de Martin présentait onze blessures, dont quatre au moins étaient de nature, prises chacune isolément, à entraîner un prompt trépas.
L’acte d’accusation donne ensuite le rapport du médecin chargé de faire l’autopsie ainsi que divers détails tendant à préciser l’heure à laquelle le crime a été commis et la responsabilité qui incombe à chaque accusé.
Les auteurs présumés de ce crime sont Fontana et Galetto ; la femme Arèse est complice par recel.

La suite de la virée sanglante de la bande : Les tueurs de la Bastidonne (Pertuis, 19 août 1871)

  • Source : Le National, dimanche 7 juillet 1872, p. 3.

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Le suicide de Vibert (Mallemort, 18 septembre 1798) https://www.geneprovence.com/le-suicide-de-vibert-mallemort-18-septembre-1798/ https://www.geneprovence.com/le-suicide-de-vibert-mallemort-18-septembre-1798/#respond Sat, 10 Jan 2015 18:37:19 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=14512 « Aujourd’hui, second jour complémentaire an six républicain [18 septembre 1798], au requis du citoyen Blanchard, maréchal des Logis au 8e régiment de hussards, commandant le détachement au Pont-National (nom révolutionnaire…

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V. Huen, Hussard français du 8e régiment, s. d. DR.
V. Huen, Hussard français du
8e régiment, s. d. DR.

« Aujourd’hui, second jour complémentaire an six républicain [18 septembre 1798], au requis du citoyen Blanchard, maréchal des Logis au 8e régiment de hussards, commandant le détachement au Pont-National (nom révolutionnaire de Pont-Royal, NdÉ), en [l’]absence du citoyen Venture, juge de paix du canton de Mallemort, moi Michel Bourgues, agent municipal, et le citoyen Jacques Ricard, assesseur de la commune de Mallemort, nous aurions ordonné au citoyen Jean Pascal, officier de santé de Vexin, avec nous pour faire son rapport, sur le délit que le citoyen Blanchard vient de nous communiquer, que le citoyen Vibert, hussard au 88 régiment, compagnie 5e dudit régiment, s’était tué d’un coup de pistolet dans une vigne près la caserne, située à la distance d’environ 300 pas.

De même suite, accompagné comme dessus, nous nous serions mis en marche et, étant arrivé dans ladite vigne, où il y a un grand carré de terre appartenant au citoyen Joseph Peyrand, cultivateur, nous aurions trouvé led[it] Vibert mort, couché et étendu sur son dos, la tête partagée en deux, ayant à côté de lui son pistolet et trois cartouches et de suite nous aurions requis le citoyen Pascal de nous faire son rapport sur ledit cadavre et de suite nous nous serions retirés dans l’auberge du citoyen Ode portant pour enseigne La Croix Blanche pour prendre tous les moyens pour reconnaître l’exécuteur du délit.

Enquête

« Nous aurions questionné ses camarades pour nous donner des éclaircissements sur la mort de leur camarade et nous avons commencé par interroger le citoyen Dupont, chef hussard du détachement, qui nous a dit que le 30 fructidor dernier [16 septembre], il menaça de se tirer un coup de pistolet et de se détruire et […] ses camarades le dissuadèrent de faire ça.
De plus, il y a quelque temps qu’il avait essayé aussi de se noyer et qu’il avait été retiré de l’eau par le citoyen Joseph Chabran, fils de Joseph. Nous aurions demandé au citoyen Dupont si ce hussard était fou. Il nous a répondu que non, mais qu’il était un grand ivrogne.
De suite, nous aurions interrogé le citoyen Joseph Blanchard, maréchal des Logis et commandant led[it] détachement, s’il a quelques renseignements à nous donner sur le délit, lequel nous a répondu que plusieurs fois il avait été obligé de lui faire des remontrances sur son ivrognerie et qu’il avait été obligé de le punir, et même qu’il avait écrit à son capitaine pour qu’on lui change ce hussard parce qu’il n’était pas en mesure de faire son service et qu’il attendait tous les jours son changement.
Ancienne auberge du Roulage, à Pont-Royal (anciennement Pont-National). Est-ce l'ancienne auberge de La Croix blanche ?
Ancienne auberge du Roulage, à Pont-Royal (anciennement Pont-National). Est-ce l’ancienne auberge de La Croix blanche ?
Nous aurions interrogé le citoyen Joseph Chabran, cultivateur de notre commune, qui nous a répondu que hier, sur environ les neuf heures du soir, sortant de l’auberge dite La Croix Blanche, que le nommé Vibert, hussard, lui toucha la main et au nommé André Philip et lui dit :
« Demain, vous entendrez parler de moi. »
À cette raison, ils lui demandèrent s’il partait, il leur répondit que non, mais qu’ils entendraient parler de lui.
Nous aurions interrogé le nommé André Philip, cultivateur de notre commune qui nous a répondu que le nommé Vibert lui avait dit, en lui touchant la main, que demain ils entendraient parler de lui et, sur son dire, ils lui demandèrent s’il partait, il lui répondit que non, mais qu’ils entendraient parler de lui.

Rapport du médecin

« Nous aurions requis le citoyen Jean Pascal, officier de santé, de nous faire son rapport. Il nous a dit que la blessure annonçait et donnait tout à connaître que c’est lui-même qui s’est donné la mort, qu’il s’est présenté le pistolet à la gorge et qu’il y a à présumer qu’il se l’est tiré dans cette situation, attendu que la tête est partagée en deux. Tel est son rapport qu’il a signé.

Pistolet français de l'an IX. Musée historique de Vevey. © Rama, CC-BY-SA, 2.0..
Pistolet français de l’an IX. Musée historique de Vevey. © Rama, CC-BY-SA, 2.0..

Nous, Michel Bourgues, agent municipal, et Jacques Ricard, assesseur, après l’interrogatoire ci-dessus et ayant vu le rapport du citoyen Pascal, officier de santé, nous aurions ordonné que ledit Vibert sera porté dans notre commune et enterré de suite.
Fait au Pont-National, dans l’auberge dite La Croix Blanche, l’an et jour que dessus. »

  • Source : Registre d’état civil de Mallemort

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[Provençal] Vihado de Nouvè / Veillée de Noël https://www.geneprovence.com/provencal-vihado-de-nouve-veillee-de-noel/ https://www.geneprovence.com/provencal-vihado-de-nouve-veillee-de-noel/#respond Wed, 24 Dec 2014 13:54:56 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=14479 Écoutez la lecture en cliquant sur la flèche orange ci-dessous : Souveni d’enfanço escri pèr un escoulan dóu cous de prouvençau, Jouèu Lemaitre, en coulabouracioun emé Martino Bautista. Coume se…

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Écoutez la lecture en cliquant sur la flèche orange ci-dessous :

Souveni d’enfanço escri pèr un escoulan dóu cous de prouvençau, Jouèu Lemaitre, en coulabouracioun emé Martino Bautista. Coume se passavo Nouvè encò de soun fraire, un pastre de Crau.

VAQUI LA VIHADO de Nouvè dins un pais de Crau, au cor de Prouvènço, dóu coustat de Malamort, en ribo de Durènço, au pèd dóu Luberoun.
Matièu, lou pastre, sa journado acabado dins lou grand vènt, s’acampo vers lou mas à jour fali. Vèn à la tèsto de soun avé que li bèsti gavado e sadoulo de fresquiero trapejon sus lou sóu en bousco de repaus e d’uno bono sousto dins la jasso caudo que lis agnèu nouvèu-na dins si pato tuerton d’à geinoui la pousso de sa maire en remenant la co.
Pièi, uno fes dins soun oustaloun, lou nas dins si terraio alestis de bon cafè. Vai sous lou gisclet : l’endré privilegia avans la longo niue que lou menara vers Nouvè. Pièi las de la journado, s’endrom à l’espèro de la vihado familialo e de la messo de miejo-niue que se debanara tout aro. Lou fiéu rouginas d’aquelo sero dins la chaminèio de la cambro sourno, lou chin Pataud à si pèd que drom em’éu despièi un’ouro : quàuqui gèmo venon au mitan de si sounge. Es lou moumen que d’idèio l’agarrisson : si cinquanto annado de pasturo, dins la plueio, lou vènt, la nèu o bèn au souleias ; li tèms de repaus à l’oumbro d’un roure o dins li clapas, em’un brisoun de froumage e de pan cala sus lou pouce ; lou nouvelun de la vido emé la neissènço dis agneloun : lou travai de cade jour. Tout acò e bèn mai encaro.
Tout aro, Matièu se revihara e éu que parlo gaire, anara canta à l’unissoun dóu capelan e de l’assemblado touto, soun floucas (lou menoun) contro sa cambo, l’agneloun nouvèu-na dins li bras de soun pichot fraire Jouèu, à la lusour di candeleto esbrihaudanto. De tèms en tèms dounara de mangiho au floucas pèr lou bèn teni dóu tèms dóu pastrage.
Pièi s’entournara à l’oustau emé si gènt fin de manja soun revihet : lou gros soupa ‘mé la fougasso à l’óli, lou vin caud e quàuquis àutri lipetarié… alor anara s’ajassa : tout aro sara un’autro journado.

Jouèu Lemaitre

nouve-carte

*

Souvenir d’enfance écrit par un élève du cours de provençal, Joël Lemaitre. Comme se passait Noël, chez son frère, un berger de la Crau. En collaboration avec Martine Bautista.

VOICI LA VEILLÉE de Noël dans un pays de Crau, au cœur de la Provence, du côté de Mallemort au bord de la Durance, au pied du Luberon.
Matthieu, le berger, sa journée faite, dans le grand vent, s’amène vers le mas à la tombée de la nuit. Il vient à la tête de son troupeau dont les bêtes gavées et repues par les premiers froids trépignent sur le sol à la recherche de repos et d’un bon abri dans la bergerie chaude où les agneaux nouveaux-nés dans les pattes pousssent à genoux la mamelle de leur mère en remuant la queue.
Puis, une fois dans son petit logis, le nez dans la vaisselle de terre, il prépare du bon café. Il va sous la douche : l’endroit privilégié avant la longue nuit qui le mènera vers Noël. Puis, las de la journée, il s’endort en attendant la veillée familiale et la messe de Minuit que se déroulera tout à l’heure. Le feu rougeâtre de cette soirée dans la cheminée de la chambre obscure, le chien Pataud à ses pieds qui dort avec lui depuis une heure : quelques gemmes viennent au milieu de ses rêves. Des idées l’assaillent alors : ses 50 années de pâtures dans la pluie, le vent, la neige ou bien au gros soleil ; les temps de repos à l’ombre d’un chêne ou dans les clapas, avec un peu de fromage et de pain mangés sur le pouce ; le renouveau de la vie avec la naissance des agneaux ; le travail de chaque jour. Tout cela et bien plus encore.
Tout à l’heure Matthieu se réveillera et lui qui parle guère, ira chanter à l’unisson avec le curé et l’assemblée réunis, son floucas (bouc avec des houppelandes de laine, le meneur) contre sa jambe, l’agneau nouveau-né dans les bras de son petit frère Joël, à la lumière des cierges étincelants. De temps en temps, il donnera des friandises au floucas pour qu’il se tienne tranquille du temps du pastrage.
Puis il retournera à la maison avec les siens afin de manger son réveillon : le gros souper avec la fougasse à l’huile, le vin cuit et d’autres friandises… alors, il ira s’allonger et dormir : tout à l’heure sera une autre journée.

Joël Lemaitre

*

L’original par Joël Lemaître.

LOU CHIN PATAUD

VAQUI LA VEIADO de Nouvè dins un pais de la Crau, du coustat de « Nazaret ».
Alaris, lou pastre, sa journado facho, dins lou grand vènt, s’acampo vers lou mas à la toumbado de la nieu. Vèn à la tèsto de soun avé, mounte li bèsti, répudi e sadoulo de fresquiero, trapejon sus lou sóu en questo de répaus e d’uno bono sousto dins la jasso caudo.
Alaris, dins soun pichot lougié, lou nas dins si terraio, alesto un bouen cafè.
Pièi vèn sous lou gisclet. L’endré previlegia en aquéu jour sant.
Alaris, la de la journado, drom à l’espèro de la veiado familialo, e de la messo de la miejo-nieu, tout aro.
Agarisson à soun idèio, si cinuanto annado de pasturo, dins la pluio, dis lou vènt, dins la nèu.
Li tèms de reaus, à l’oumbro d’un clapas, emé un brigoun de fromage, de pan, cala susto lou pouce.
Lou nouvelun de la vido emé la neissènço dis agneloun. Lou travai de chasque jour. Tout acòe bèn mai encaro.
Lou fiéu, d’aquelo sero dins la chaminèio, rouginas, dins la cambro soumbro. Soun chin à si pèd que droum em’éu despièi uno ouro ; quàuqui gème, au mitan de si sounge.
Alari que vai èstre reviha tout aro, cantara à l’unissoun dóu capelan e de touto l’assemblado di crestian, soun floucas à coustat de sa cambo.
Alaris que vai manja soun revihet emé si gèns ; em’acò s’entournara se coucha.
Deman sara uno autro journado.

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Deux galériens abattus (Mallemort, 19 octobre 1737) https://www.geneprovence.com/deux-galeriens-abattus-mallemort-19octobre1737/ https://www.geneprovence.com/deux-galeriens-abattus-mallemort-19octobre1737/#respond Thu, 01 Nov 2012 19:43:38 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=2574 « Le vingt-un octobre de l’année ci-dessus, j’ai enseveli dans le cimetière de cette paroisse deux galériens qui, s’étant échappé des galères, furent tués le dix-neuf dud[it] mois sur le grand chemin conduisant à Orgon, par les cavaliers de la maréchaussée qui, les voulant arrêter, furent obligés de faire feu sur eux, les forçats ayant tiré les premiers des coups

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« Le vingt-un octobre de l’année ci-dessus, j’ai enseveli dans le cimetière de cette paroisse deux galériens qui, s’étant échappé des galères, furent tués le dix-neuf dud[it] mois sur le grand chemin conduisant à Orgon, par les cavaliers de la maréchaussée qui, les voulant arrêter, furent obligés de faire feu sur eux, les forçats ayant tiré les premiers des coups de pistolets ;

Paysage de Mallemort en direction d’Orgon. DR.
Paysage de Mallemort en direction d’Orgon. DR.

« Paraissant lesd[its] galériens être âgés d’environ quarante ans. Je n’ai pu savoir leur pays, n’ayant pu parler ni recevoir aucun sacrement. »

[ISNARD vicaire]
« Nota : L’un nommé Latour Moussi de Pajo, sur la galère appelée La Reale et l’autre nommé Julien Gelin, aussi galérien sur lad[ite] galère. »
[ISNARD vicaire]
Mme Carbonnel-Boyer me communique l’information que, en 1737, un de ses ancêtres, Jean Baptiste Chave, était cavalier de la maréchaussée à Mallemort. Il peut s’agir d’un des hommes impliqués dans ce fait divers dramatique.
  • Registre paroissial de Mallemort
  • Texte signalé par Eva Carbonnel-Boyer

 

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Visites policières dans les Alpilles (février 1858) https://www.geneprovence.com/visites-policieres-dans-les-alpilles-fevrier-1858/ https://www.geneprovence.com/visites-policieres-dans-les-alpilles-fevrier-1858/#respond Fri, 10 Sep 2010 20:11:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=355 Lettre au commissaire de police d’Arles. [caption id="attachment_4725" align="alignright" width="282"] Un sergent de ville dans les années 1850.[/caption] Eyguières, le 28 février 1858, Monsieur le Commissaire central, J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint l’état des crimes et délits et événements qui sont parvenus dans le mois. Agréez, monsieur le Commissaire central, l’assurance de mon respect.

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Lettre au commissaire de police d’Arles.

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Un sergent de ville dans les années 1850.

Eyguières, le 28 février 1858,
Monsieur le Commissaire central,
J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint l’état des crimes et délits et événements qui sont parvenus dans le mois.
Agréez, monsieur le Commissaire central, l’assurance de mon respect.
Le commissaire de police du canton d’Eyguières,

[J. ANDREANI]

Vernègues

Visité le 8 février par Lambert.
Rien n’est parvenu dans ce village. Notre visite n’a eu rien à devoir constater. Nous avons chargé le garde champêtre de vigiler activement les personnes qui sont soumis à la surveillance dans sa commune, dans ses discours, et de leurs démarches.

Alleins

Visité le 15 février par Bicheiron.
Je me suis rendu dans cette commune, comme jour de foire, où il y avait beaucoup de marchands. La gendarmerie y assistait aussi ; où il a régné l’ordre le plus régulier ; point de plaintes ni de vols.

Mallemort

Visité le 11 février par Lesbros.
Une enquête de témoins a été faite au moment de notre visite par monsieur le Commissaire central, par des discours faits par le sieur Seraizin, ancien pharmacien, et après ordre a été donné à la gendarmerie pour le mettre à la disposition de monsieur le Procureur impérial.

Lamanon

Visité le 22 février par Bérenguier.
Cette commune, l’avons trouvée parfaitement en règle par plusieurs visites que nous avons faites, soit pour la bonne moralité des habitants, soit pour l’entretien des lieux publics.
Un événement est parvenu dans cette commune le jour du 25 par le nommé Luya, Jean François , scieur de long, âgé de trente ans, lequel a été trouvé pendu à un pin. D’après les recherches faites, résulte de s’être suicidé volontairement de lui-même.

Aureille

Visité le 17 février par Martin.
Aucune plainte n’est parvenue dans ce petit village. La tenue de la voie publique est généralement propre et d’abord ce pays est bien administré.

Eyguières

Avons visité les bouchers et marchands des comestibles et avons reconnu tous en règle. Il n’y eut point de discours politique, ni point de plaintes. Aucune maladie contagieuse n’existe dans le canton. La fermeture des lieux publiques est régulièrement exécutée.

Eyguières, le 28 février 1858.
Le commissaire de police du canton d’Eyguières.

[J. ANDREANI]

 

  • Source : Archives communales d’Arles, J158
  • Photographie : Le cours principal d’Eyguières. DR.

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La mort d’une femme enceinte (Aix-en-Provence, 18 mai 1827) https://www.geneprovence.com/la-mort-dune-femme-enceinte-aix-en-provence-18-mai-1827/ https://www.geneprovence.com/la-mort-dune-femme-enceinte-aix-en-provence-18-mai-1827/#respond Mon, 25 Nov 2002 08:34:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1475 "Extrait des registres du bureau de la police, [caption id="attachment_6887" align="alignright" width="346"] Rue de l'Opéra, à Aix-en-Provence.

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« Extrait des registres du bureau de la police,

rue-opera-aix
Rue de l’Opéra, à Aix-en-Provence. DR.
L’an mil huit cent vingt sept et le dix-huitième jour du mois de mai, nous Hippolyte Leydet, commissaire de police de la ville d’Aix, arrondissement du nord, disons qu’aujourd’hui à dix heures du matin, ayant été prévenu que la domestique du sieur Roux Martin venait de mourir soudainement, de suite nous nous y sommes rendus.
Ledit sieur Roux et son épouse nous ayant conduit dans un appartement au troisième étage, par lequel on y parvient par un escallier dérobé partant du deuxième étage, nous vîmes dans cette chambre (dans laquelle on a fait des dispositions pour élever des vers à soie) une table sur laquelle était une femme qui nous a paru morte. Nous avons remarqué qu’elle était couchée sur son dos, la face tournée vers le ciel. Elle était vêtue, sauf la tête qui, dépassant la longueur de la table, était un peu penchante.
Ayant remarqué que de son cou il dégoulinait du sang dans un pot de terre placé sur le parquet dans lequel il y en avait beaucoup. Nous en avons demandé la cause. La dame Roux (1) nous a déclaré que c’était l’effet d’une saignée qui venait de lui être faitte par Mr le chirurgien Burer à la veine jugulaire, mais que tous les secours de l’art avaient été inutiles pour la rappeler à la vie.
Ayant demandé des renseignements plus détaillés sur cette circonstance, la dame Roux nous a dit que, sur les huit heures et demie à neuf heures, n’ayant encore point vu sa domestique, elle était montée dans l’appartement où l’on doit élever des vers à soie, que, ne l’ayant point vue, elle allait s’en retourner lorsque, ayant vu le cabinet qui se trouve dans cette chambre entrouvert et qu’ayant regardé dedans, elle avait vu sa domestique étendue sur le carreau, que de suitte étant descendue, elle avait fait part à la famille de cet événement, que de suitte on avait été appeler Mr Burer pour lui donner des secours, que de suitte le docteur s’étant rendu à leurs invitations, il avait ordonné qu’elle fût placée sur une table et que de suitte elle avait été saignée, mais infructueusement, attendu que déjà elle était morte.
La dame Roux nous a encore dit que dans la maison de Mr l’avocat général Demagnan (2), qui est contiguë à la sienne, on avait, sur les quatre heures du matin, entendu beaucoup de bruit, et qu’on avait présumé qu’il venait de l’appartement du troisième étage de la maison Roux. Cette circonstance nous a fait penser que la domestique du sieur Roux avait, avant de mourir, éprouvé de fortes convulsions.
La dame Roux nous a représenté alors un pot de terre dit coquemard, dans lequel il y avait beaucoup de tabac à fumer qui était tout trempé. Elle a ajouté qu’elle avait lieu de croire que sa domestique avait pris de cette décoction un lavement et peut-être même qu’elle en avait bu. Elle nous a fait représenter alors un pot de chambre et nous avons eu lieu de croire que le contenu était l’effet du lavement, composé de ladite décoction. Ayant encore demandé à la dame Roux Martin si elle n’avait point connaissance que sa domestique fut enceinte, elle nous a répondu qu’elle savait depuis peu que sa domestique avait dit confidentiellement à celle de son fils aîné qu’elle l’était. Elle a ajouté qu’elle savait qu’elle avait un amant et qu’elle paraissait inquiète de ce qu’elle ne l’épousait point.
anmartinNous avons encore trouvé dans ladite chambre une bouteille noire remplie aux deux tiers d’eau de vie. La dame Roux nous a dit que cette bouteille lui appartenait et que la domestique la lui avait prise probablement pour l’usage de ses dents dont souvent elle se plaignait.
Le fils Roux, fils cadet (3), élève en chirurgie, nous a déclaré que depuis environ un mois cette fille avait été saignée pendant deux fois et que lui-même il l’avait saignée une [fois].
Après ce, nous étant rendu chez Mr Burer et lui ayant demandé son avis sur cet événement, il nous a répondu qu’il était persuadé que la domestique du sieur Roux avait pris un lavement composé de la décoction du tabac mais que cette circonstance ne pouvant lui donner la mort, nécessairement il y avait une autre cause mais pour la connaître, il était indispensable de procéder à l’ouverture. D’après les explications, nous avons requis le sieur Burer d’y procéder dans le délai prescrit par la loi. Sur ces demandes et d’après le consentement du sieur Roux Martin, nous avons fait transporter le cadavre à l’hôpital.
Cette fille se nommait Martin, de la commune de Mallemort, âgée de trente cinq ans.
Et de tout ce que dessus, avons dressé le présent procès-verbal qui sera immédiatement transmis à Mr le procureur du roi et l’avons signé.
Fait à Aix au bureau de police jour, an et mois que dessus.
Signé Leydet »

« Je soussigné commissaire de police certifie que le présent extrait est conforme à la minute.
Aix le 21 mai 1827
Leydet ».


Extrait du recensement de la ville d’Aix en 1826 F1 art.6, f°233.
Liste des occupants du numéro 23, rue de l’Opéra:
ROUX Jean Joseph Alexandre, 57 ans, ancien avoué, marié,
CHAULIEU Henriette, 46 ans, son épouse,
ROUX Victorine, 23 ans, sa fille,
ROUX Élisa, 21 ans, sa fille,
BRUN Marie, 26 ans, domestique.
ROUX Henri, 29 ans, avoué en la cour, marié,
DEJAUSSEAU Clarisse, 23 ans, son épouse,
ROUX Gabrielle, 2 ans, sa fille,
ROUX Joseph Alexandre, 1 an, son fils,
MOURANCHON Marie, 19 ans, domestique (4).


Liste des occupants du numéro 25, rue de l’Opéra :
DEMAGNAN François Joseph, 46, conseiller, marié,
BÉRAUD Marcelle Thérèse Sophie, 45 ans, son épouse,
DEMAGNAN Pierre Paul, 10 ans, son fils,
DEMAGNAN Joseph Émilien Charles, 5 ans, son fils,
DEMAGNAN Gabrielle Paul. Hon. Désirée, 12 ans, sa fille,
BONIFACE Marie, 27 ans, domestique.

Acte de décès de Claire Martin :

« L’an mil huit cent vingt sept et le dix-huitième jour du mois de mai, à midi: acte de décès de Claire Martin; âgée de trente ans, décédée ce jourd’hui à six heures du matin dans son domicile rue de l’Opéra n° native de Mallemort, Bouches du Rhône; fille de feu……………… et de feue…………….. sur la déclaration à nous faite par le sieur Jean Baptiste Isoard, garde de police, âgé de soixante onze ans et par Jean Antoine Désiré Daumas, aussi garde de police, âgé de quarante neuf ans; l’un et l’autre domiciliés en cette ville d’Aix et y demeurant; non parents ni alliés de la décédée, qui ont signé le présent acte, après que lecture leur en a été faite. Constaté par nous offcieir public de l’Etat civil de cette ville d’Aix.
Isoard, Daumas, l’adjoint délégué« 


(1) Henriette Chaulieu, 46 ans. Voir l’extrait du recensement de 1826 ci-dessus.
(2) François Joseph Demagnan, 46 ans. Voir l’extrait du recensement de 1826 ci-dessus.
(3) Henri Roux, 29 ans. Voir l’extrait du recensement de 1826 ci-dessus.
(4) Marie Mouranchon a probablement succédé à Claire Martin.

  • Sources : Archives communales d’Aix-en-Provence, I1-50, lettre manuscrite.
  • Photographies : DR.

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