13 - Rognac Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-rognac/ 500 ans de faits divers en Provence Sun, 28 Jul 2024 18:30:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 13 - Rognac Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-rognac/ 32 32 Agression violente dans le train (Miramas, 30 avril 1880) https://www.geneprovence.com/agression-violente-dans-le-train-miramas-30-avril-1880/ https://www.geneprovence.com/agression-violente-dans-le-train-miramas-30-avril-1880/#respond Sun, 28 Jul 2024 18:30:15 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21647 Le 30 avril 1880, Joseph Poulangeon, entrepreneur de travaux du chemin de fer, bien connu à Arles, demeurant dans la Creuse, à Secondat, sa ville natale, et âgé de 52…

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Le 30 avril 1880, Joseph Poulangeon, entrepreneur de travaux du chemin de fer, bien connu à Arles, demeurant dans la Creuse, à Secondat, sa ville natale, et âgé de 52 ans, venait de monter en train à la gare Saint-Charles, à Marseille, dans un compartiment de première classe du train express 12, lorsqu’un individu assez mal vêtu s’installa à ses côtés. Et peu après, le train se mit en marche.

Le crime

Après avoir dépassé la station de Rognac, M. Poulangeon, sans s’occuper de son compagnon de route, se coucha sur la banquette et essaya de dormir. À peine venait-il de céder au sommeil qu’il fut brusquement réveillé par une douleur aiguë dans le bas-ventre, causée semble-t-il par un coup de stylet qu’on lui avait donné.
Doté d’une taille élevée et possédant un poignet robuste, il bondit, arracha l’arme de sa blessure et se rua sur son agresseur. Une lutte terrible, corps à corps, s’engagea entre la victime et son assassin.
Ce dernier, s’apercevant qu’il n’était pas de taille pour résister, sortit précipitamment un revolver de la poche de son pardessus et fit feu sur M. Poulangeon qui eut la présence d’esprit de détourner l’arme de sa poitrine. Aussi la balle se logea-t-elle dans sa cuisse et M. Poulangeon riposta par un coup de stylet qui entama la lèvre inférieure de son adversaire.
Puis, réunissant toutes ses forces dans un effort suprême, il terrassa son adversaire et, comprimant la main qui tenait le revolver, le mit dans l’impossibilité de s’en servir.
Enfin, à 11 heures, on entrait en gare de Miramas. M. Isnard, sous-chef, ayant entendu les appels désespérés poussés dans un wagon du convoi qui venait de s’arrêter, fit signe à des hommes d’équipe et ouvrit la portière du compartiment où se trouvait M. Poulangeon dans la position décrite ci-dessus.

L’arrestation

Aussitôt, MM. Mistral et Trouy s’empressèrent de porter secours à la victime, de désarmer et de garder un œil sur son agresseur.
Après avoir questionné M. Poulangeon, le chef de gare se hâta de le faire conduire à l’hôtel Jauffret et de prévenir par dépêche la gendarmerie et le docteur Sanguin, médecin de la Compagnie à Saint-Chamas.
Arrivé sur les lieux à minuit, M. Sanguin donna les premiers soins à M. Poulangeon, dont la blessure du bas-ventre, profonde de 15 centimètres et large de 5 centimètres, était très grave. Les intestins perforés sortaient en effet de la plaie béante qu’on recousit.
L’extraction de la balle logée dans la cuisse était remise à plus tard et l’état de la victime laissait craindre le pire.
En attendant l’arrivée du parquet d’Aix, le juge de paix de Salon, assisté de M. Garot, lieutenant de gendarmerie à la même résidence, procéda au premier interrogatoire de l’assassin.
Celui-ci déclara se nommer Clovis Montel, dit qu’il avait 30 ans, qu’il était rentier et né à Bruxelles.
On fit la description du bonhomme : taille moyenne, cheveux et moustaches châtains, figure grêlée de quelque marque de petite vérole. Il portait un pardessus et un pantalon marron. Sa chemise, d’une fraîcheur des plus douteuses, était marquée de ses initiales. En un mot, l’homme ne payait pas de mine.
Sur lui, on trouva une somme de 14 francs et un ticket de première classe pour un trajet Marseille-Rognac.
On imagina donc qu’il avait eu l’intention de dévaliser, durant le trajet entre Marseille et Rognac, le pauvre M. Poulangeon, qui portait sur lui 244 francs et quinze actions de Paris-Lyon-Méditerranée de 350 francs chacune. Mais que, comme sa victime ne s’étant pas endormi aussi tôt que prévu, il avait remis le coup au moment qui lui paraîtrait propice.
Le lendemain de l’agression, MM. Grassi, procureur de la République à Aix, et Fabry, juge d’instruction, se rendirent à Miramas le lendemain après-midi.

Les tristes suites

Malheureusement, Joseph Poulangeon ne survécut pas. Après deux jours d’agonie à l’hôtel Jauffret, situé à Miramas-Gare, il s’éteignit à 21 heures environ le 2 mai.
Montel était évidemment enfermé à la prison d’Aix quand on l’avertit de la mort de M. Poulangeon. Malgré la surveillance la plus étroite dont il était l’objet, il se suicida en se pendant à la fenêtre de sa cellule, au moyen des bandes de toile qui servaient au pansement de ses blessures.
  • Source : L’Homme de bronze, no 25, 2 mai 1880, p. 3, no 26, 9 mai 1880, p. 2.
  • État civil de Miramas, année 1880, 202 E 953.
  • État civil d’Aix-en-Provence, année 1880, 202 E 848.

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Alphonse Tavan (1833-1905), le paysan poète https://www.geneprovence.com/alphonse-tavan-1833-1905-paysan-poete/ https://www.geneprovence.com/alphonse-tavan-1833-1905-paysan-poete/#respond Tue, 01 Jul 2014 00:00:23 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=13026 Alphonse Tavan est un poète provençal, cofondateur du Félibrige dont il fut majoral. Il en est le plus mal connu. Il naît le 9 mars 1833 à Châteauneuf-de-Gadagne, non loin…

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Alphonse Tavan vers 1860. Photographie Henry & Barthélemy (Marseille).
Alphonse Tavan vers 1860.
Photographie Henry & Barthélemy (Marseille).
Alphonse Tavan est un poète provençal, cofondateur du Félibrige dont il fut majoral. Il en est le plus mal connu.
Il naît le 9 mars 1833 à Châteauneuf-de-Gadagne, non loin de Font-Ségugne. Issu d’une famille paysanne, paysan lui-même, il ne reçoit d’autre éducation que celle de l’école primaire. S’il n’a pas l’érudition des autres fondateurs, il compose des vers lorsque les travaux agricoles lui en laissent le temps. Ses poèmes, sortis du coeur, reflètent la naïveté d’un paysan du XIXe siècle, empreinte de ses joies et peines quotidiennes.

Paysan de Font-Ségugne

C’est son compatriote Paul Giera, de Gadagne lui-aussi, qui le remarque, il l’invite aux réunions des poètes provençaux de Font-Ségugne. C’est ainsi qu’il se retrouve avec Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théo­dore Aubanel, Jean Brunet, Paul Giera et Anselme Mathieu pour la création du Félibrige le 21 mai 1854.

Le temps des malheurs

Tirant le mauvais numéro, il doit faire le service militaire. Envoyé à Rome occupée par les armées françaises de Napoléon III pour protéger le pape, il y contracte la malaria. Réformé, il est renvoyé en France, mais la maladie l’empêche de travailler les champs comme avant. Il devient alors cheminot, en s’engageant dans la nouvelle compagnie PLM.
Signature d'Alphonse Tavan ("Anfons Tavan" en provençal).
Signature d’Alphonse Tavan
(« Anfons Tavan » en provençal).
En poste à la gare de Rognac, c’est dans ce village, qu’il fait la connaissance de son épouse, Apollonie Désirée Arnoux. Le mariage est célébré en 1865. L’année suivante naît un fils, prénommé Hippolyte Frédéric, le 9 août 1866, mais l’enfant meurt à l’âge de six jours. L’année suivante, il leur naît une fille prénommée Augustine Jeanne Mireille. Fin 1868, sa jeune épouse, âgée d’à peine 22 ans, disparaît. En 1872, sa fille meurt à son tour à l’âge de 5 ans. Alphonse Tavan restera marqué toute sa vie par la disparition de son épouse et de ses enfants. Il ne se remariera jamais.

Alphonse Tavan, dernier des primadié

Lors de la célébration du cinquantenaire du Félibrige, il y joue un rôle important avec Frédéric Mistral, seuls survivants des fondateurs. Il s’éteint le 12 mai 1905 dans sa commune natale de Gadagne.

Généalogie

Génération 1

1 – Pierre Alphonse Tavan, cultivateur, employé PLM, né le 9 mars 1833 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), y décédé le 12 mai 1905. Marié le 10 novembre 1865 à Rognac (13) avec Apollonie Désirée Arnoux, née le 29 février 1846 à Rognac (13), elle y décède le 26 septembre 1868, fille de Étienne, maçon, et de Geneviève Goirand. D’où :
– Hippolyte Frédéric Tavan, né le 9 août 1866 à Marseille (13), décédé le 14 août 1866 à Rognac (13).
– Augustine Jeanne Mireille Tavan, née le 24 septembre 1867 à Rognac (13), décédée le 23 novembre 1872 à Marseille (13).

Génération 2

2 – Jean François Tavan, cultivateur, né le 14 avril 1783 à Saint-Vincent-les-Forts (04), décédé le 19 mars 1855 à Châteauneuf-de-Gadagne (84).
Marié le 26 novembre 1823 à Châteauneuf-de-Gadagne (84) avec
3 – Marie Claire Roumieu, née vers 1799 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), décédée le 15 avril 1875 à Châteauneuf-de-Gadagne (84). Veuve de Antoine Jouve.

Génération 3

4 – Joseph Tavan, cultivateur, né le 7 janvier 1738 à Saint-Vincent-les-Forts (04), décédé avant 1823.
Marié le 6 février 1781 à Méolans-Revel (04) avec
5 – Marie Lèbre, née vers 1761 à Méolans-Revel (04), décédée avant 1823.

6 – Jean-Baptiste Roumieu, négociant, aubergiste, né vers 1763 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), décédé le 29 mars 1829 à Châteauneuf-de-Gadagne (84).
Marié le 8 mai 1799 à Avignon (84), avec
7 – Claire Françoise Imbert, née vers 1772 à Lagnes (84), décédée le 13 décembre 1847 à Châteauneuf-de-Gadagne (84).

Génération 4

8 – Jean Tavan, né le 14 avril 1697 à Saint-Vincent-les-Forts (04), y décède le 24 mai 1756.
Marié le 22 juin 1734 à Saint-Vincent-les-Forts (04) avec
9 – Catherine Bernard, née le 3 novembre 1707 à Saint-Vincent-les-Forts (04), y décède le 24 avril 1742.

10 – François Lèbre, décédé le 20 janvier 1791 à Méolans-Revel (04).
Marié avec
11 – Marthe Blanc, née vers 1729, décédée le 20 octobre 1779 à Méolans-revel (04).

12 – Antoine Roumieu, né à Le Revest
Marié le 24 juillet 1758 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), avec
13 – Marthe Granier, décédée avant 1799.

14 – Claude Imbert, cultivateur, décédé avant 1799.
Marié avec
15 – Claire Sicard

Génération 5

16 – Jean Tavan, décédé avant 1731.
Marié avec
17 – Magdeleine Michel

18 – Paul Bernard, né vers 1665, décédé le 15 avril 1730 à Saint-Vincent-les-Forts (04).
Marié le 24 avril 1692 à Saint-Vincent-les-Forts (04) avec
19 – Marie Laurent, née vers 1658, décédée le 15 novembre 1708 à Saint-Vincent-les-Forts (04).

20 – Jacques Lèbre
Marié avec
21 – ?

24 – Gilles Roumieu
Marié avec
25 – Catherine Vial

26 – Jean-Baptiste Granier
Marié avec
27 – Marie Maurel

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Né dans le train (Aix-en-Provence, 10 février 1874) https://www.geneprovence.com/ne-dans-le-train-aix-en-provence-10-fevrier-1874/ https://www.geneprovence.com/ne-dans-le-train-aix-en-provence-10-fevrier-1874/#respond Wed, 25 Aug 2010 00:01:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=363 « L'an mil huit cent, etc. par devant nous, Hivert Pierre-Antoine, commissaire de police de la ville d'Aix, etc. Agissant en vertu des ordres de M.

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« L’an mil huit cent, etc.
Pardevant nous, Hivert Pierre-Antoine, commissaire de police de la ville d’Aix, etc.
Agissant en vertu des ordres de M. le procureur de la République, se sont présentés :
Mme Vaillant, née Alibert Marie, rentière, demeurant rue de la Mule-Noire, n° 10, à Aix, laquelle nous a déclaré ce qui suit :
gare-aix« Le 10 février courant, à cinq heures du soir, je revenais de Marseille à Aix, et je me trouvais avec M. Tempier, maire de Tholonet, lorsque, un instant avant de prendre le train à Marseille, une femme qui nous a dit être de Palette, s’est approchée de moi et m’a fait connaître qu’elle était enceinte, mais qu’une sage-femme qu’elle venait de voir lui avait dit qu’elle n’avait rien à craindre et que ses souffrances ne pouvaient être que le résultat d’un refroidissement. Elle me fit aussi connaître qu’elle croyait être enceinte de cinq ou six mois ; qu’ayant eu très froid pour aller à Marseille en 3e classe, elle supposait que son malaise pouvait provenir de là et qu’elle se disposait à monter en 1re classe avec nous pour avoir moins froid, ce qu’elle fit.
Pendant le trajet de Marseille à Rognac, ses fatigues augmentèrent ; elles devinrent plus vives après notre départ de Rognac puis, après une crise, elle s’écria qu’elle avait fait un enfant. Je m’empressai d’enlever de dessous elle l’enfant que j’enveloppai dans un mouchoir, avec l’aide de Mlle Sibour qui se trouvait aussi dans notre compartiment. Puis, à l’arrivée à Aix, la mère fut délivrée par M. le docteur Rimbaud qui avait été appelé à cet effet et ensuite transportée à l’hospice.
L’enfant n’a pas paru à terme, il avait la tête grosse comme une orange et il bougeait encore lorsque je l’ai retiré de dessous la mère, mais il a vécu tout au plus dix minutes. Il était du sexe masculin. »
Mlle Sibour Fanny, rentière, rue Matheron, n° 2, à Aix, confirme la déclaration de Mme Vaillant.
Fait à Aix, etc. »
    DR.

La femme en question est l’épouse du sieur Toulouzan.

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Don de l’abbé de Thomassin à l’hôpital de la miséricorde d’Aix (1708) https://www.geneprovence.com/don-de-labbe-de-thomassin-a-lhopital-de-la-misericorde-daix-1708/ https://www.geneprovence.com/don-de-labbe-de-thomassin-a-lhopital-de-la-misericorde-daix-1708/#respond Mon, 08 Jan 2007 20:09:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1240 Ce document nous fait pénétrer dans l'histoire locale de la ville d'Aix et dans celle de la célèbre famille de Thomassin. L'hôpital de la Miséricorde a été fondé en 1590 dans l'actuelle rue Vauvenargues, en pleine ville comtale.

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doc06

Ce document nous fait pénétrer dans l’histoire locale de la ville d’Aix et dans celle de la célèbre famille de Thomassin. L’hôpital de la Miséricorde a été fondé en 1590 dans l’actuelle rue Vauvenargues, en pleine ville comtale. Il était destiné aux familles de condition élevés réduites à l’indigence.
[page 1]
Je soubsigné déclare que au don et aumone que je viens de faire a l’hopital de la miséricorde de cette ville d’Aix de la somme de deux mil livres, sous la réserve de la pension annuelle de cent livres ma vie durant et de la personne après moy que je nommerais aussy pour la vie durant, j’ay voulu et entendu et telles a esté ma volonté que ce fut pour ma chère nièce soeur Radégonde de Thomassin de Rougnac religieuse au second monastère de la Visitation de cette ville, qu’elle en jouit et qu’elle se faira payer au dit hopital de la miséricorde par la seule exhibition de ma présente déclaration qui fait voir ma destination et mon application en conformité de la délibération prise aujourd’huy, qui est au registre des délibérations du dit hopital sous la datte du treizieme du mois de may mil sept cent huict, au moyen de quoy elle en sera exactement payée toutes les années sa vie durant

[page 2]

tant seulement espérant de son bon coeur et de l’amitié qu’elle a pour moy qu’elle priera le bon Dieu pour le repos de mon âme. Fait à Aix le quatorzieme du mois de may mil sept cent huict.

doc06c

L’ABBÉ DE THOMASSIN

 

Le texte qui précède a été rédigé le 14 mai 1708 par l’abbé de Thomassin comme attestation d’un don de 2.000 livres à l’hôpital de la Miséricorde. Ce don est effectué sous la condition du versement d’une rente annuelle de 100 livres pour l’abbé et pour sa nièce, Radégonde de Thomassin. L’expression « de Rognac » peut laisser perplexe car il ne semble pas que la famille Thomassin était liée seigneurialement à la ville de Rognac. On peut alors peut-être lire le texte sous la forme « Radégonde de Thomassin, de Ro[u]gnac ».
À Aix, la famille de Thomassin s’est éteinte en 1781 (le dernier Thomassin était viguier à Aix). Elle y était présente depuis le milieu du XVIIe siècle, précisément dans l’actuelle rue des Eyguésiers et au 12 de l’actuelle rue Piere-et-Marie-Curie. Cette famille de seigneurs de la Garde et marquis de Saint-Paul possède quelques noms renommés, tel celui du grand oratorien Pierre de Thomassin (fondateur de bonnes oeuvres à Aix vers 1680). L’abbé de Thomassin qui écrivit la lettre ci-dessus pourrait (sans en être tout à fait certain) être lié au célèbre évêque de Sisteron, doyen des évêques de France, qui mourut accidentellement en 1718, soit dix ans après la présente, en tombant d’une terrasse du château de Lurs (Basses-Alpes). Cet évêque aurait reçu une épitaphe humoristique dont voici le contenu :

CI-GÎT MONSIEUR DE THOMASSIN / QUI DE LA MORT SE VOYANT PROCHE / SE PRÉCIPITA D’UNE ROCHE / POUR ÉPARGNER LE MÉDECIN.


Quelques exemples d’écriture :

doc06a = « ville d’Aix »
doc06b = « soeur Radégonde »
  • Sources : Archives personnelles de l’auteur.

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