84 - Mérindol Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/84-merindol/ 500 ans de faits divers en Provence Wed, 12 Jun 2013 09:17:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 84 - Mérindol Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/84-merindol/ 32 32 III. La ville comtale d’Aix-en-Provence https://www.geneprovence.com/iii-la-ville-comtale-daix-en-provence/ https://www.geneprovence.com/iii-la-ville-comtale-daix-en-provence/#respond Tue, 31 Jan 2006 14:40:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1406 Page 1 / Page 2 / Page 3 / Page 4 / Page 5 On trouve au bout de la place des Cardeurs, une autre place, dénommée place des Fontêtes, sur les murs de laquelle se lisent toujours de vieilles publicités centenaires.

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On trouve au bout de la place des Cardeurs, une autre place, dénommée place des Fontêtes, sur les murs de laquelle se lisent toujours de vieilles publicités centenaires.
On lit dans un registre une description bucolique du lieu en 1676 :

« Là est à présent le puits de ce nom, de petites sources ou fontaines qui y rejaillissoient naturellement et en grande abondance, dans lesquelles on descendoit par des degrés ; et depuis, le pavé ayant été élevé plus haut pour la commodité publique et l’ornement du quartier, on y a fait et laissé le puits qu’on y voit à présent presque à rèz de terre, qui a retenu le nom de ces sources et petites fontaines. »

Sur cette place vivait le célèbre Foulques Sobolis, procureur au siège d’Aix. Les historiens aixois le connaissent bien puisqu’il a laissé un journal de son temps à Aix, de 1562 à 1607 [1].

Louis II d'Anjou, comte de Provence. Bibl. nat. de Paris.
Louis II d’Anjou, comte de Provence. Bibl. nat. de Paris.

Le nom de la rue du Cancel provient du latin cancellatus (« limité, borné, barré ») et se disait lou Canceou en provençal (« l’impasse »). Il s’agissait en effet d’une impasse. C’est vers les années 1820 que la rue fut prolongée et cessa d’être un cul-de-sac, nom qu’elle a pourtant gardé jusqu’à aujourd’hui. C’est dans cette rue que se trouvent les Archives Municipales de la ville d’Aix.
Dans l’impasse se trouvait autrefois la maison de Jean Louvet, seigneur d’Eygalières, viguier de Marseille en 1413, président de la Chambre Rigoureuse l’année suivante. Après s’être attaché au comte de Provence, Louis II d’Anjou, il monta à Paris et devint ministre de Charles VII. Une des ses fidèles séduisit, dit-on, le roi, tandis que l’autre devint la femme du comte de Dunois, compagnon de Jeanne d’Arc. Mis en cause dans le meurtre de Jean-Sans-Peur, il fut finalement écarté du pouvoir par le roi lui-même et finit sa vie dans l’exécration publique. Certes, la vie de cet homme à Aix se résume à une année à peine (1414), mais elle méritait d’être signalée. Sa maison passa ensuite aux Chaussegros, seigneurs de Mimet.
La rue Mérindol portait autrefois le nom de rue Baussenque, ou rue des Baux, car le terrain sur lequel elle fut élevée était la possession de Guillen des Baux (fin du XIVe siècle).
Il s’agissait au XIXe siècle de la rue Saint-Sébastien, qui devait son nom à l’église Saint-Sébastien du couvent des Ursulines qui y était situé. Tous les 20 janvier avait lieu une procession dans les rues d’Aix et qui se terminait dans cette église. À la Révolution, les Ursulines furent expulsées et le club des anti-politiques républicains (Sans-Culottes), fondé en 1790, y tint alors ses réunions. Roux-Alphéran rappelle que  » c’est de là que pendant le règne de la Terreur, sortaient journellement les motions les plus délirantes, les plus affreuses dénonciations, les proscriptions de tout genre contre les ci-devant nobles, les prêtres, les aristocrates et, des uns aux autres, contre tout ce qui possédait quelque fortune « . Début 1795, le club fut fermé mais combien de victimes avait-il envoyées à la pendaison sur le Cours Mirabeau !
Dans la rue des Muletiers et dans la rue Nouestré-Seigné (« Notre-Seigneur ») furent logés en 1236 les ambassadeurs d’Henri III d’Angleterre, envoyés auprès du comte Raymond Béranger IV pour lui demander la main de sa fille puînée, Eléonore de Provence. Le mariage fut célébré à Aix en janvier de l’année suivante. Le quartier en garda pendant plus d’un siècle, et peut-être plus, le nom de  » faubourg des Anglais « . Plus récemment logeaient dans ces rues les voyageurs et les commerçants de Haute-Provence qui se rendaient à Marseille, d’où le nom de rue des Muletiers.
En haut du cours Sextius se trouve la rue de la Treille. La petite histoire dit que ce nom fut donné à la rue car un de ses habitants planta il y a fort longtemps une treille devant sa maison. Nous nous contenterons de cette explication.
La rue des Étuves (das Estubos) tire son nom des sources thermales. A l’époque de l’historien Roux-Alphéran (milieu du XIXe siècle), cette rue était constituée de vieilles maisons dont les caves abritaient des restes de bains antiques romains. On organisait dans ces maisons des bains publics, comme aux temps anciens, jusqu’à la construction d’un véritable établissement thermal en 1705.
Au nord de la rue des Etuves se trouvait l’église de l’Observance, bâtie en 1466 et détruite lors de la Révolution. Le principal intérêt de cette église vient du fait qu’elle abritait une multitude de tombeaux de vieilles familles aixoises. Faire une liste exhaustive des personnes qui y trouvèrent une sépulture serait impossible [2], nous nous contenterons donc de citer quelques-uns des grands noms de la ville qui y firent leur dernière demeure : Palamède de Forbin, chargé par Louis XI de l’union de la Provence au royaume de France (mort en 1508), Jean Maynier d’Oppède (le célèbre exécuteur de Vaudois à Mérindol, mort en 1558), François de Clapiers, seigneur de Vauvenargues et du Sambuc [3] (mort en 1588).

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1. Le texte fut édité par le libraire Makaire en 1894 sous le titre  » Histoire en forme de journal de ce qui s’est passé en Provence depuis l’an 1562 jusqu’à l’an 1607 « , 304 pages. Il est consultable à la bibliothèque Méjanes, à Aix, cote In 8 00519.
2. L’historien Roux-Alphéran évoque les noms de famille suivants : les Aquillenqui, les Aimar, barons de Châteaurenard, les Albertas seigneurs de Gémenos, marquis de Bouc, etc., les Albi, seigneurs de Bresc, les Albinot et les Alpheran ; les Anglès ou Anglesy, les Arbaud, seigneurs de Jouques, de Gardanne, etc., et les Audiffredi; les Baldoni, les Ballon, seigneurs de Saint-Julien, les Barcillon, seigneurs de Mauvans, les Barthélemi, seigneurs de Sainte-Croix , et les Beaufort; les Beauregard, les Becarris, les Benault-Lubières, marquis de Roquemartine, les Bezieux, les Billon, les Bougerel et les Broglia; les Cadenet, seigneurs de Charleval , etc. , les Caissan et les Cipières ; les Clapiers, seigneurs de Vauvenargues, etc. , les Colla, les Constans, les Dubourg et les Estienne, seigneurs du Bourguet ; les Feraporte , les Forbin ( Janson , la Barben d’Oppède, Sainte-Croix et Soliès), les Foresta, seigneurs de Rougiers, marquis de la Roquette, etc.; les Gaillard-d’Agoult et de Longjumeau , les Garçonnet et les Garidel ; les Gueidan seigneurs de Valabre, marquis de Gueidan, etc., les Guerre, les Hélie et les d’Hupaïs; les Jujardi, les Issaurat et les Julianis; les Malespine, les Manosque, les Mazargues, les Mimata, les Mine et les Montaud ; les Ollioules, les Paule, les Pellicot, seigneurs de Saint-Paul, et les Rascas, seigneurs de Châteauredon et du Canet ; les Redortier, les Rians, les Roboli et les Roquebrune ; les Simon, les Trest, les Tributiis, seigneurs de Sainte-Marguerite, les Vinaud et les Vivaut.
3. À ne pas confondre avec le Sambuc en Camargue. Le village ici évoqué n’existe plus. Il se trouvait près de Vauvenargues (à l’est d’Aix-en-Provence).

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La place Saint-Honoré n’existait pas avant 1713. C’était alors une rue étroite dans le prolongement de la rue des Grands-Carmes (rue Fabrot) jusqu’à l’actuelle rue des Bagniers (à quelques mètres près). Elle doit son nom à Pierre Honoré, assesseur d’Aix et avocat, dont le projet d’élargir cette rue étroite fut approuvé par le Conseil de ville et donna naissance à cette petite place. Donner alors le nom d’un laïc à une rue ou à une place était jugé inconvenant. Le problème de conscience fut évité et la place fut officiellement dénommée place Saint-Honoré.

La "fontaine Cézanne", rue des Bagniers © Jean Marie Desbois, 2006
La « fontaine Cézanne », rue des Bagniers. © Jean Marie Desbois, 2006

Au nord de la place commence la rue des Bagniers, dont une indication provençale indique qu’il s’agissait de la rue des Bagniers Rediers, autrement des derniers bagniers. Pourquoi cette dénomination ? Une rue voisine non identifiée que Roux-Alphéran nomme la rue des Chaudronniers portait autrefois le nom de rue des Bagniers, du fait des bains romains qu’elle abritait. Lorsqu’elle a pris le nom de rue des Chaudronniers, le terme « rue des Bagniers » s’est alors appliqué à la rue des Derniers-Bagniers.
Au bout de la rue, en 1685, une fontaine d’eau fut érigée, provenant des anciens bains dont nous parlions. Il s’agit de l’actuelle fontaine moussue qui fait le plaisir des touristes en balade sur le cours Mirabeau, puisque c’est là qu’elle a été déplacée. A sa place a été installée une fontaine d’eau froide qui est appelée de nos jours d’un nom non officiel, la « fontaine Cézanne » puisque un médaillon représentant le visage du peintre aixois en orne le sommet.
La maison qui fait l’angle avec la rue Marius-Reinaud était particulièrement renommée au haut Moyen Âge puisqu’on raconte qu’en 428 le célèbre évêque d’Arles, saint Honorat, y ressuscita le fils d’un de ses amis, du nom d’Alphant. Une statue du saint fut érigée sur la maison d’angle et renouvelée d’âge en âge. Elle ne résista malheureusement pas à l’époque de la Terreur et fut abattue en 1793.
Cette maison appartint pendant plus de deux siècles à la famille d’Olivari. Cette famille issue de la noblesse aixoise donna à sa ville trois conseillers au Parlement, dont l’un d’eux, Jean-Pierre d’Olivari (1544-1633) était l’ami du grand Peiresc1. Dans la rue des Bagniers vivait un orfèvre dont le fils, Charles Pavillon2, né le 26 mars 1729, fut peintre et directeur de l’Académie royale de peinture d’Édimbourg jusqu’à sa mort, le 14 juin 1772. Son fils, Pierre Pavillon, devint un sculpteur renommé.
Ce quartier possède de nombreuses rues dont le nom évoquait une multitude de professions, preuve que les corporations d’artisans avaient jadis tendance à se regrouper dans la même rue : carriero deis Capeliès (rue des Chapeliers, qui existe toujours3), de la Soounarié (de la Boucherie), de la Sabatarié (de la Savaterie, c’est-à-dire des Cordonniers, sur laquelle nous reviendrons plus loin), de la Triparié (de la Triperie), de la Frucharié (de la Fruiterie4), de la Tricharié (de la Tricherie5), etc.

Hubert Garde, baron de Vins, fils de Gaspard Garde, vit sans doute le jour au château de Vins. Il devint cornette du duc d’Anjou, le futur roi de France Henri III. En 1574, lors du siège de la Rochelle, alors qu’un mousquetaire tenait en joue le duc, Garde, n’étant que son courage, s’interposa et reçut le coup de feu, auquel il survécut.
Ses nombreux actes de courage lui valurent une popularité immense en Provence, et particulièrement à Aix, où il était vénéré quasi-religieusement. Hubert de Vins participa activement à la Ligue, contre Henri III, qui ne l’avait pas distingué pour son acte de bravoure lors du siège de la Rochelle. Lors du siège de la ville de Grasse, le 20 novembre 1589, Garde reçut un coup d’arquebuse qui le tua7. La ville d’Aix fut consternée en apprenant la nouvelle. Le fougueux chanoine Matal, partisan de la Ligue, prononça son oraison funèbre dans la cathédrale Saint-Sauveur, en profitant pour invectiver Henri de Bourbon, le fils d’Henri III, récemment décédé, appelé à régner. La province fit élever à Saint-Sauveur un mausolée en son honneur. L’édifice fut détruit après la Révolution (1793).

Revenons au bas de la rue des Bagniers, dans la rue Marius-Reinaud. Cette rue était, jusqu’au XIXe siècle, la rue des Gantiers. Ce nom lui vient de ce que plusieurs membres de cette corporation y étaient établis au XVIIe siècle. Pendant longtemps, avant cette époque, elle était appelée la rue des Salins, parce qu’on y trouvait les greniers à sel des comtes de Provence de la première et la seconde maison d’Anjou. Cette rue tend, en direction de l’est, jusqu’à la place où se trouve l’actuel palais de Justice, bâti sur l’emplacement de l’ancien palais comtal. Dans cette partie de la rue vécurent les trois comtes de Tende, gouverneurs et sénéchaux de Provence de 1515 à 1572 : René, frère naturel de la duchesse d’Angoulême, mort à la bataille de Pavie, Claude, son fils, et Honoré, son petit-fils. Cet Honoré eut le courage de refuser l’organisation du massacre de la Saint-Barthélemy en Provence. Il mourut empoisonné.
La rue des Salins a de tout temps été habitée par la noblesse aixoise. On y retrouve plusieurs gouverneurs de Provence, tels qu’H

enri d’Angoulême, grand prieur de France, mort à son domicile en 1586, le cardinal de Vendôme, qui y mourut aussi en 1669. Mme de Sévigné, lors de son séjour à Aix lors de l’hiver 1672-1673, séjourna chez sa fille, l’épouse du comte de Grignan, qui avait sa demeure dans cette rue précisément.
Tout à côté, se trouve une maison qui a appartenu à la famille Garde, seigneurs de Saint-Marc6, puis barons de Vins. C’est Sisteron Garde, notaire et premier syndic d’Aix, ancêtre de cette famille, qui en avait fait l’acquisition avant 1350. Elle est restée la propriété de la famille jusqu’en 1513. Le dernier Garde né dans cette maison fut Gaspard Garde, conseiller au Parlement en 1543 et président à mortier en 1559. Il fut l’époux de la sœur de Jean de Pontevès, grand sénéchal de Provence. Par mariage, Delphine Garde, donna la terre de Saint-Marc à la famille de Puget. La maison familiale rue des Salins passa aussi à cette famille. Antoine Puget, né dans ce bâtiment en 1530, fut officier du génie et passait pour un des meilleurs de son temps. Il mourut à Saint-Maximin à l’âge admirable de quatre-vingt-quinze ans (1625). Ses Mémoires se trouvent à la Bibliothèque nationale et relatent les événements que connut la Provence entre 1561 et 1598.

La rue Boueno Carriero de nos jours. © Jean Marie Desbois, 2006.
La rue Boueno Carriero de nos jours. © Jean Marie Desbois, 2006.

La rue Bouèno Carrièro était plus longue qu’aujourd’hui. Lorsqu’on construisit le palais de Justice, après la Révolution, il fallut faire de la place et l’on décida d’abattre une bonne partie de cette voie. C’était autrefois la rue du Four du Temple, parce que les Templiers y avaient construit un four. Mais peu à peu, la rue devint un lieu de débauche en raison d’un établissement qui y fut établi au XVe siècle et les individus qui le fréquentaient en vinrent à nommer l’endroit Bouèno Carrièro, la « bonne rue », par esprit de plaisanterie. Le nom a survécu au temps et est toujours celui de la rue. On appelait aussi la rue Carrièro deis Peitraoux (« rue des Poitrines »), car les prostituées s’y montraient publiquement la poitrine nue, chose interdite dans les autres endroits de la ville. On rencontre aussi, pour désigner la rue, le nom de rue du Bordel et rue de la Lupanarié (« Lupanarium »).
Il n’empêche que, malgré l’environnement peu recommandable, d’honorables familles y vivaient. Bernard de Badet, conseiller au parlement, y vivait en 1545. Il fut l’un des commissaires députés pour l’exécution de l’arrêt contre les Vaudois de Cabrières et de Mérindol. En 1337, Boniface de Fara, professeur de droit, y avait sa demeure.

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Notes

1. On trouve dans la correspondance de Peiresc des lettres signées Jean-Pierre d’Olivari.
2. Charles Pavillon était le petit-fils de Balthazar Pavillon, orfèvre et graveur, mort à Aix en août 1729.
3. Dans cette rue s’installèrent les religieux grands-trinitaires en 1727. Mais ils y demeurèrent peu de temps, les maigres aumônes ne pouvant assurer la durabilité de l’établissement.
4. La rue de la Frucharié était une partie de l’actuelle place Richelme où, déjà, se tenait un marché de fruits.
5. Il faut voir dans ce nom un jeu de mots utilisé par analogie avec le nom précédent de Frucharié. Il désignait la seconde partie de la place Richelme, où l’on vendait le poisson, bien connue alors pour les vendeurs qui trompaient le client sur le poids.
6. Le nom « Garde » se retrouve dans l’appellation moderne de Saint-Marc-Jaumegarde. Jaumegarde est la forme provençale de Jacques Garde, petit-fils de Sisteron Garde, qui était le seigneur de Saint-Marc. Voir l’article « Pourquoi Saint-Marc s’appelle Jaumegarde ».
7. Vous pourrez lire le récit de la mort d’Hubert Garde de Vins, rapportée par un témoin oculaire, en cliquant ici.

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