Naissance Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/faits-divers/naissance/ 500 ans de faits divers en Provence Mon, 25 May 2026 08:53:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Naissance Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/faits-divers/naissance/ 32 32 Un baptême sous tension (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 30 août 1698) https://www.geneprovence.com/bapteme-sous-tension-saint-maximin-la-sainte-baume-30-aout-1698/ https://www.geneprovence.com/bapteme-sous-tension-saint-maximin-la-sainte-baume-30-aout-1698/#respond Mon, 25 May 2026 08:53:41 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28349 Ce refus initial de baptême à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume en 1698 illustre les strictes frontières des circonscriptions paroissiales sous l’Ancien Régime. Le terroir de Roquefeuille, bien que dépourvu de fonds baptismaux, relevait…

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Ce refus initial de baptême à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume en 1698 illustre les strictes frontières des circonscriptions paroissiales sous l’Ancien Régime. Le terroir de Roquefeuille, bien que dépourvu de fonds baptismaux, relevait d’une autre juridiction ecclésiastique, obligeant normalement les fidèles à s’y rendre pour les sacrements. La résistance du père, invoquant un droit d’usage, cède ici devant l’urgence médicale. Face au « danger de mort » signalé par la sage-femme, le curé applique le principe du baptême de nécessité, une obligation théologique absolue pour sauver l’âme du nouveau-né avant toute considération administrative ou de rivalité territoriale.

« L’an et jour que dessus [31 août 1698] a été baptisée Madelène, fille d’Antoine Barthélemy et de Marguerite Taxi, née le jour d’hier sur le midi, à la bastide dite des Puits terroir de Roquefeuille1,
Laquelle avions refusé de baptiser, n’étant point de notre paroisse, quoique le père de la fille, et autres, nous ayant assuré qu’ils avaient la liberté de faire baptiser leur enfant où bon leur semble, en ayant la possession, et n’ayant point dans leur terroir des fonds baptismaux,
Pourtant la sage-femme étant revenue nous a protesté qu’il y avait danger de mort à cette petite à cause de quelques accidents qui lui étaient survenus, ce que nous lui avons fait déclarer,
Aux présences du révérend père Pierre Rogier, notre […], frère Étienne Roux, Jacques Maurel, maître tailleur d’habits, et Jean Baptiste Marguerit, de la ville d’Aix, lesquels, comme témoins, ont signé avec nous.
Le parrain de la baptisée a été Joseph Barthélemy, la marraine Rose Reveste, lesquels ont dit ne savoir écrire, aussi bien que le père de la fille. »
[f. É Roux, f. J. Lande, curé, f. P. Rogier, J. Maurel, J. B. Marguery]

Note

1. Actuellement sur la commune de Pourrières (Var).

  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2810R1.

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Réception d’une sage-femme (Paradou, 10 février 1745) https://www.geneprovence.com/reception-dune-sage-femme-paradou-10-fevrier-1745/ https://www.geneprovence.com/reception-dune-sage-femme-paradou-10-fevrier-1745/#respond Tue, 12 May 2026 09:56:14 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28220 La réception de Catherine Quenin en 1745 témoigne du contrôle rigoureux exercé par l’Église et la médecine sur les naissances en Provence. À cette époque, la sage-femme occupe une fonction…

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La réception de Catherine Quenin en 1745 témoigne du contrôle rigoureux exercé par l’Église et la médecine sur les naissances en Provence. À cette époque, la sage-femme occupe une fonction charnière, validée par un docteur de Montpellier pour sa compétence technique et par le curé pour sa moralité. Sa capacité à administrer le baptême d’urgence est cruciale afin d’éviter que l’enfant ne meure sans sacrement, ce qui le condamnerait aux limbes. L’interdiction de faire dormir le nourrisson dans le lit parental vise spécifiquement à prévenir les cas fréquents d’étouffement accidentel durant le sommeil.

« L’an mil sept cent quarante-cinq et le dixième jour du mois de février.
Vu le certificat de Me Manson, docteur en médecine de la faculté de Montpellier du susdit jour, par lequel il constate que Catherine Quenin, veuve de Jacques Arnaud, native et habitante de cette paroisse, âgée d’environ cinquante ans, peut sans aucun risque exercer le ministère de sage-femme, l’ayant trouvée capable tant par sa théorie que par sa grande expérience depuis plus de trente ans.
Nous, soussigné, bachelier en théologie, curé perpétuel de la paroisse de Saint-Martin-de-Castillon, terroir des Baux, diocèse d’Arles, bien assuré de la religion, vie irréprochable et bonnes mœurs de ladite Catherine Quenin, après l’avoir examinée sur la manière de bien administrer le baptême, dont nous l’avons trouvée parfaitement instruite, et lui avoir fait prêter le serment requis, lui avons permis et permettons d’exercer le ministère de sage-femme dans toute l’étendue de cette paroisse, lui recommandant très expressément de ne baptiser les enfants que dans une pressante nécessité, et toujours, s’il se peut, en présence de deux personnes ; d’avertir les parents de faire recevoir le sacrement de baptême à leurs enfants dans les trois jours après leur naissance pour le plus tard ; de ne point les mettre dans leur lit avant qu’ils aient un an accompli, et de s’acquitter elle-même de sa charge avec toute la fidélité, la diligence et la prudence possibles, ce qu’elle nous a juré et promis.
Moyennant quoi, nous lui avons signé et expédié les présentes après les avoir couchées sur les registres de cette paroisse, à Saint-Martin, l’an et jour que dessus. »
[Laugier, curé]
  • Sources : Registre paroissial de Saint-Martin-de-Castillon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 217.

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Le double deuil de Balthezar Alaud (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 2 septembre 1697) https://www.geneprovence.com/le-double-deuil-de-balthezar-alaud-saint-maximin-la-sainte-baume-2-septembre-1697/ https://www.geneprovence.com/le-double-deuil-de-balthezar-alaud-saint-maximin-la-sainte-baume-2-septembre-1697/#respond Sat, 04 Apr 2026 07:20:26 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27927 Cet acte de 1697 consigne une pratique chirurgicale codifiée par l’Église : la césarienne post-mortem. Face au décès d’Anne Mouche, le curé ordonne l’ouverture du corps pour extraire l’enfant afin…

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Cet acte de 1697 consigne une pratique chirurgicale codifiée par l’Église : la césarienne post-mortem. Face au décès d’Anne Mouche, le curé ordonne l’ouverture du corps pour extraire l’enfant afin de lui administrer le baptême, condition sine qua non pour le salut de son âme selon le dogme catholique de l’époque. Cette intervention, réalisée dans l’urgence par un chirurgien ou un barbier local, témoigne de la primauté du spirituel sur l’intégrité physique. La mortalité maternelle et néonatale demeure alors une réalité biologique majeure en Provence, dictée par l’absence d’asepsie et la maîtrise limitée des complications obstétricales.

« L’an que dessus [1697] et le deuxième septembre, est décédée Anne Mouche, femme de Balthezar Alaud, âgée d’environ trente-quatre ans, munie de tous les sacrements de l’Église.
Elle était enceinte et on l’a ouverte pour en tirer son fruit qui a été baptisé et est mort ensuite,
Et ont été ensevelis ledit jour,
Présents Antoine André et Laurent Guion. »
[L. Guion, Joseph Agnez, curé, A. André]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2810R1.

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Une urgence vitale (Les Saintes-Maries-de-la-Mer, 22 septembre 1658) https://www.geneprovence.com/une-urgence-vitale-les-saintes-maries-de-la-mer-22-septembre-1658/ https://www.geneprovence.com/une-urgence-vitale-les-saintes-maries-de-la-mer-22-septembre-1658/#respond Tue, 24 Mar 2026 20:35:25 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27883 Dans les registres paroissiaux, la mortalité infantile est hélas omniprésente sous l’Ancien Régime. Mais le registre des Saintes-Maries-de-la-Mer de l’automne 1658 nous livre un document rarissime et un épilogue inespéré…

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Dans les registres paroissiaux, la mortalité infantile est hélas omniprésente sous l’Ancien Régime. Mais le registre des Saintes-Maries-de-la-Mer de l’automne 1658 nous livre un document rarissime et un épilogue inespéré : un sauvetage documenté !
Tout commence par une anomalie : un certificat médical rédigé en latin, inséré au milieu des actes de baptême. Le 22 septembre, l’apothicaire local, le sieur Berger, y atteste que le nouveau-né de Pierre Granier, juge royal de la ville, souffre d’un grave « flux d’humeurs et de coliques intestinales ». Le nourrisson risque la mort et ne peut être transporté à l’église.
Face à cette urgence vitale, la famille obtient une autorisation exceptionnelle du vicaire général d’Arles. Le curé se rend précipitamment au domicile du juge pour procéder à un ondoiement (un baptême d’urgence) afin de sauver l’âme du petit Jean Louis.
On s’attend alors à retrouver le nom de l’enfant dans le registre des sépultures… Mais le miracle a lieu ! Un nouvel acte daté du 6 octobre 1658 consigne le triomphe de la vie. L’enfant a survécu. Déclaré hors de danger, il est présenté à l’église où le prêtre « supplée les cérémonies » (comme l’onction du Saint-Chrême), en présence de son noble parrain venu d’Arles. Une archive poignante !

1. Le certificat médical de l’apothicaire (22 septembre 1658)

Texte original en latin :
Ego Infrascriptus pharmacopola santimarianus fidem facio & attestor puerum domini petri de Granier regii judicis ejusdem urbis santimariane ab aliquot diebus natum laborare magno humorum defluxu & intestinorum torminibus ac eodem defluxu manantibus / idcirco ad Ecclesiam afferri sine magno vitæ discrimine Non posse ut sacramento Baptismi muniatur. In quorum fidem presentes feci In dicta urbe die vigesima secunda mensis septembris anno millesimo sexcentesimo quinquagesimo octavo.

Berger
Traduction en français :
Moi, apothicaire soussigné des Saintes-Maries, fais foi et atteste que l’enfant du sieur Pierre de Granier, juge royal de cette même ville des Saintes-Maries, né depuis quelques jours, souffre d’un grand flux d’humeurs et de coliques intestinales, et de ce même flux qui s’écoule ; c’est pourquoi il ne peut être apporté à l’église sans un grand péril pour sa vie, afin d’y être muni du sacrement du baptême. En foi de quoi j’ai fait les présentes en ladite ville, le vingt-deuxième jour du mois de septembre de l’année mil six cent cinquante-huit.

Berger

2. L’enregistrement de l’ondoiement à domicile

Texte original en latin :
Visis suprascripta testificatione, nec non facultate antea per Epistolam subscriptam die 12a pntis mensis Septembris concessa a Domino Vicario et Officiali gnali Illmi Dni Dni Arelaten. Archiepi, aquam baptismalem præfato puero (nato die 6a huius dicti mensis) Dni Petri Granier Regis Judicis, et Dllæ Blanchæ Moustier< conjugum dedi ipsorum domi. Cui puero impositum est nomen Joannes Ludovicus. Illius patrini fuere dnus Antonius Granier illius nomine Nobili Joannis Ludovici de Pallier Sen. Civitatis Arelaten., et Dlla Maria Granier conix Joannis Ponsquier burgen. dictæ huius villæ.

Desuignes vic.
Traduction en français :
Au vu de l’attestation écrite ci-dessus, ainsi que de l’autorisation accordée par lettre le 12 du présent mois de septembre par le Vicaire Général de l’Illustrissime Archevêque d’Arles, j’ai donné l’eau baptismale à domicile au susdit enfant (né le 6 de ce mois) des époux Sieur Pierre Granier, Juge Royal, et Demoiselle Blanche Moustier. Il a reçu le nom de Jean Louis. Les parrains furent le sieur Antoine Granier (agissant au nom du Noble Jean Louis de Pallier de la cité d’Arles) et Demoiselle Marie Granier, épouse de Jean Ponsquier, bourgeois de cette ville.

Desuignes vic.

3. Le supplément des cérémonies à l’église (6 octobre 1658)

Texte original en latin :
Testor Ego idem Vicarius me die sexta mensis Octobris ejusdem anni 1658 supradicto puero Joanni Ludovico Granier sacras Baptismi supplesse Ceremonias, quarum susceptioni interfuere ipsius puerum gessere præfati nobilis Joannes Ludovicus de Pallier et Dlla Maria Granier illius patrini.

Desuignes vic.
Traduction en français :
Moi-même Vicaire, atteste avoir suppléé les cérémonies sacrées du Baptême le sixième jour du mois d’octobre de la même année 1658 pour le susdit enfant Jean Louis Granier, à la réception desquelles ont assisté et porté l’enfant les parrains précités, le noble Jean Louis de Pallier et Demoiselle Marie Granier.

Desuignes vic.
  • Source : registre paroissial des Saintes-Maries-de-la-Mer, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, cote 203 E 277 bis.

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Mort de la mère et de l’enfant (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 8 mars 1694) https://www.geneprovence.com/mort-de-la-mere-et-de-lenfant-saint-maximin-la-sainte-baume-8-mars-1694/ https://www.geneprovence.com/mort-de-la-mere-et-de-lenfant-saint-maximin-la-sainte-baume-8-mars-1694/#respond Sat, 28 Jun 2025 20:00:11 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25775 « L’an que dessus [1694] le huitième du mois de mars, est décédée Madeleine Reboute, femme de Balthazard Broucard, âgée d’environ quarante ans, munie de tous les sacrements de l’Église, Laquelle…

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« L’an que dessus [1694] le huitième du mois de mars, est décédée Madeleine Reboute, femme de Balthazard Broucard, âgée d’environ quarante ans, munie de tous les sacrements de l’Église,
Laquelle étant morte enceinte à son dernier mois.
On a fait l’ouverture à son côté d’où on a tiré un enfant qui, ayant donné quelque mouvement de vie, la sage-femme lui a donné l’eau dans la maison,
Et il a été enseveli avec sa mère le même jour.
Présents Pierre Icard et André Blanc. »
[F. Thomas Jausseran, secondaire, André Blanc]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2810R1.

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Mystère autour de la naissance de Jacques (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 8 juin 1689) https://www.geneprovence.com/mystere-autour-de-la-naissance-de-jacques-saint-maximin-la-sainte-baume-8-juin-1689/ https://www.geneprovence.com/mystere-autour-de-la-naissance-de-jacques-saint-maximin-la-sainte-baume-8-juin-1689/#respond Tue, 18 Mar 2025 05:30:03 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24765 « Nous sur Joseph de Félix, curé en la paroisse de cette ville de Saint Maximin, Disons en faveur de la vérité pour savoir ainsi qu’il appartiendra, et au nommé Jacques,…

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« Nous sur Joseph de Félix, curé en la paroisse de cette ville de Saint Maximin,
Disons en faveur de la vérité pour savoir ainsi qu’il appartiendra, et au nommé Jacques, baptisé comme un enfant, exposé le huitième de juin dernier de la présente année,
Savoir que ce Jacques nous fut présenté par la nommée Magdeleine Augière, femme de Jean Courtès, travailleur, comme un enfant qu’elle avait trouvé casuellement hors la ville.
Et après, sur la notice qui nous fut donnée par un bruit commun, que ledit enfant n’avait pas été trouvé fortuitement, mais qu’il était du fruit de la demoiselle Cécile Danville, de la ville de Monaco, résidant pour lors au lieu d’Ollières,
Et, pour accélérer la vérité, dès le lendemain, nous aurions présenté un comparant à Monsieur le juge de cette ville, portant entre autres choses que, ayant appris par une déclaration publique que, nonobstant les interrogats réitérés que nous aurions fait tant à ladite Augière, qu’aux assistants, pour savoir l’origine dudit enfant, on ne nous avait pourtant pas dit la vérité et qu’on nous avait trompé sur le fait de ce baptême.
Nous le requérions d’accéder à la maison de ladite Augière pour apprendre de sa bouche la conduite qu’elle avait véritablement tenue concernant ledit enfant,
Sauf d’informer sur le tort et la tromperie faite à l’Église et, après notre requis, ledit sieur juge serait accédé à la maison de ladite Augière et pris son exposition sur le fait.
En suite de quoi ledit sieur juge aurait ordonné qu’il serait informé sur notre comparant et que, cependant, ledit Jacques, baptisé, serait mis entre les mains de Jeanne Courtès, femme de Gaspard Aubert, en qualité de séquestre de justice,
Ce qui étant venu à la notice de ladite demoiselle Danville, elle nous aurait fait deux jours après une sommation et signifié un extrait d’acte de mariage fait par le curé de la paroisse de Saint-Martin, de la ville de Marseille, le 31 janvier dernier, entre elle et Monsieur Joseph d’Antoine, fils à feu Monsieur François d’Antoine, vivant conseiller au Parlement, et de dames Anne d’Agoult, lesquels ont ensuite demeuré ensemble en cette ville,
Et sur le nom de Monsieur le procureur du roi et en leur nom propre, ont fait des procédures devant ledit sieur juge pour faire déclarer ledit Jacques légitime et leur appartenir,
Et faire insérer dans ce registre des baptêmes que ledit Jacques était leur fils légitime et naturel,
Auxquelles informations on peut avoir recours pour découvrir la vérité du fait.
Mais comme de toutes ces procédures, il n’y a pas eu encore aucune sentence et que les parties n’ont point fait devant nous aucune exposition, nous avons voulu notifier ce que dessus.
Pour servir à qui il appartiendra, en foi de quoi avons signé le 30 décembre 1689. »
[F. de Félix curé]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2809R1.

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Né à Tarascon, baptisé à Boulbon (Tarascon, 24 mars 1684) https://www.geneprovence.com/ne-a-tarascon-baptise-a-boulbon-tarascon-24-mars-1684/ https://www.geneprovence.com/ne-a-tarascon-baptise-a-boulbon-tarascon-24-mars-1684/#respond Wed, 12 Mar 2025 05:30:24 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24704 « Le 25 du mois de mars de l’année 1684 s’est présenté (sic) Jean Martin et Claude Monge, mariés de Tarascon, lesquels nous ont remontré que, dans leur métairie Qui est…

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« Le 25 du mois de mars de l’année 1684 s’est présenté (sic) Jean Martin et Claude Monge, mariés de Tarascon, lesquels nous ont remontré que, dans leur métairie
Qui est dans le terroir dudit Tarascon,
Se serait réfugiée ces jours passés une femme dont ils ne savent ni le nom, ni [la] qualité, ni [l’]origine, qui se serait accouchée la nuit précédente d’un garçon qu’ils nous ont requis de baptiser,
Attendu l’inondation des eaux par la campagne, qui ne leur a pas permis de le porter audit Tarascon.
À quoi adhérant, attendu la nécessité, ne sachant ni le nom du père, di de la mère, avons procédé à la cérémonie du baptême qui lui a été conféré par messire Clément, curé de ce lieu.
Le parrain a été ledit Jean Martin et la marraine ladite Monge, sa femme, en foi de quoi avons signé avec ledit messire Clément, curé, le sieur Mauche, consul de ce lieu, et ledit Jean Martin, à Bourbon lesdits an et jour. »
[J. Martin, Mauche consul, Clément curé, Lande vicaire]
  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, cote 203 E 221.

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Le parrain et la marraine récusés (Boulbon, 6 juillet 1687) https://www.geneprovence.com/le-parrain-et-la-marraine-recuses-boulbon-6-juillet-1687/ https://www.geneprovence.com/le-parrain-et-la-marraine-recuses-boulbon-6-juillet-1687/#respond Tue, 11 Feb 2025 05:30:12 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24414 « L’an 1687 et le sixième jour du mois de juillet, a été baptisée Marie Anne Tissote, fille légitime et naturelle à Jean et à Françoise Amielh, mariés de ce lieu,…

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« L’an 1687 et le sixième jour du mois de juillet, a été baptisée Marie Anne Tissote, fille légitime et naturelle à Jean et à Françoise Amielh, mariés de ce lieu, née ledit jour,
Pour parrain et marraine se seraient présentés Jean Martin et Marie Anne d’Ollivier qui, pour leur bas âge, auraient été trouvés incapables de cette qualité,
Et auraient suppléé à leur défaut Maître Charles Martin, notaire royal, et Madame Magdeleine de Cabrières, femme à noble sieur Claude d’Ollivier, seigneur de La Motte,
En foi de ce, je me suis soussigné à Bourbon, avec lesdits sieurs d’Ollivier, Martin, Henri Bondon, prêtre, et sieur Antoine Julien, procureur juridictionnel, et ladite dame de Cabrières. »
[M. de Cabrières, Martin, Olivier, Bondon, Jullien, Lande vicaire]
  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, cote 203 E 221.

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Mère à quinze ans (Marseille, 17 mai 1868) https://www.geneprovence.com/mere-a-quinze-ans-marseille-17-mai-1868/ https://www.geneprovence.com/mere-a-quinze-ans-marseille-17-mai-1868/#respond Mon, 20 Jan 2025 05:30:42 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24185 Le 17 mai 1868, tôt le matin, un événement des plus surprenants et presque choquants se déroula rue Caisserie, à Marseille. Née à Rousset dans les Hautes-Alpes, Virginie Brun, âgée…

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Le 17 mai 1868, tôt le matin, un événement des plus surprenants et presque choquants se déroula rue Caisserie, à Marseille. Née à Rousset dans les Hautes-Alpes, Virginie Brun, âgée de quinze ans, effectuait une course matinale dans le cadre de ses tâches quotidiennes lorsqu’elle fut prise de violentes douleurs. Elle était enceinte !
Soudain, en plein milieu de la rue, elle donna naissance à un enfant. C’était un garçon qu’elle nomma quelques heures plus tard Virginius Honoré Brun.
Les quinze ans de cette jeune mère provoquèrent une vive émotion et suscitèrent une grande surprise. Les passants et les riverains furent stupéfaits par la précocité de la mère et par cette scène inattendue en plein cœur de Marseille. L’agitation matinale céda place à la stupeur. Les voisins se rassemblèrent autour de la jeune accouchée, intrigués par cet événement inhabituel. Ils manifestèrent immédiatement leur sollicitude. Face à cette situation, ils décidèrent sans attendre de conduire Virginie et son nouveau-né à l’Hôtel-Dieu, où l’hôpital pourrait offrir un abri et les soins nécessaires à la jeune mère et à son bébé.
  • Source : Le Petit Marseillais, 21 mai 1868, p. 2.

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Réfugiée à cause des grandes pluies (Boulbon, 1er décembre 1689) https://www.geneprovence.com/refugiee-a-cause-des-grandes-pluies-boulbon-1er-decembre-1689/ https://www.geneprovence.com/refugiee-a-cause-des-grandes-pluies-boulbon-1er-decembre-1689/#respond Sat, 14 Dec 2024 05:30:14 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=23717 « L’an 1689 et le second du mois de décembre, Jean Consolin, hôte et rentier du mas de Granel, dans le terroir de ce lieu, s’est présenté à nous et nous…

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« L’an 1689 et le second du mois de décembre, Jean Consolin, hôte et rentier du mas de Granel, dans le terroir de ce lieu, s’est présenté à nous et nous a requis de baptiser une fille, dont s’était accouchée hier une fille nommée Marguerite, qui s’était là réfugiée depuis les grandes pluies du mois d’octobre dernier, dont il ne sait pas le surnom ni la qualité ni l’origine.
À quoi adhérants avons procédé à la cérémonie et l’avons baptisée et a été appelée Magdeleine.
Le parrain a été ledit Jean Consolin et la marraine Magdeleine Blanc.
En foi de ce, avons signé les présentes, à Bourbon les an et jour susdits, n’ayant point trouvé d’autres témoins, attendu le jour ouvrable. »
[Lande vicaire]
  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, cote 203 E 221.

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