Naufrage/Noyade Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/naufragenoyade/ 500 ans de faits divers en Provence Thu, 23 Apr 2026 22:04:45 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Naufrage/Noyade Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/naufragenoyade/ 32 32 La réalité des noyades en Provence sous l’Ancien Régime https://www.geneprovence.com/la-realite-des-noyades-en-provence-sous-lancien-regime/ https://www.geneprovence.com/la-realite-des-noyades-en-provence-sous-lancien-regime/#respond Thu, 23 Apr 2026 21:49:05 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28071 Pour le généalogiste qui parcourt les registres paroissiaux de Provence, l’image de l’eau est souvent liée à la vie : la fontaine du village, le puits creusé dans la cour…

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Pour le généalogiste qui parcourt les registres paroissiaux de Provence, l’image de l’eau est souvent liée à la vie : la fontaine du village, le puits creusé dans la cour du mas ou l’irrigation vitale des cultures sous un soleil de plomb. Pourtant, la réalité que nous livrent les actes de sépultures est bien plus sombre. Sous l’Ancien Régime, l’eau n’était pas un décor de carte postale, mais une menace constante et imprévisible.
On mourait de l’eau partout et en toute saison. Que ce soit dans la fureur de la Durance, le courant traître de l’Arc ou le débordement soudain d’un modeste ruisseau comme le Jabron, le risque de noyade était un compagnon de route quotidien. Dans une société où savoir nager était une rareté absolue et où les vêtements de laine ou de cuir, une fois gorgés d’eau, se transformaient en ancres de mort, le moindre faux pas devenait définitif.
Ces « morts casuelles », comme les nommaient parfois les curés, ne sont pas de simples faits divers. Elles racontent la dureté des déplacements, l’absence de ponts sécurisés et la vulnérabilité des communautés provençales face à une géographie qu’elles ne maîtrisaient jamais totalement. De l’accident de travail solitaire à la tragédie collective emportant des villages entiers, plongeons dans les archives d’une Provence où l’eau tuait sans prévenir.

Les travailleurs de l’eau : quand le métier tue

Sous l’Ancien Régime, la rivière n’est pas un espace de contemplation, mais une infrastructure économique majeure. Pour beaucoup de Provençaux, elle est un outil de travail ou une voie de communication indispensable pour transporter les richesses du pays. Mais cette proximité quotidienne avec le courant a un prix. Dans les registres, le décès par noyade est souvent le point final d’une journée de labeur qui a mal tourné.
Le transport de marchandises par voie de terre obligeait fréquemment à longer ou à franchir des zones humides où le moindre écart devenait fatal. C’est le cas tragique de ce muletier de Valensole, en mars 1698. En tentant de faire traverser son convoi, il se retrouve piégé par les eaux. Dans ces moments-là, l’instinct de survie se heurte souvent à la nécessité économique : tenter de sauver ses bêtes ou sa cargaison, c’est s’exposer à une chute irrémédiable. Le poids des équipements et la force du courant ne laissent aucune chance à l’homme tombé à l’eau.
Le danger n’était pas moindre pour ceux qui utilisaient la rivière comme porteur. À Serres, en avril 1675, un accident de radeau rappelle la dangerosité du flottage et du transport fluvial. Naviguer sur des embarcations de fortune, souvent de simples assemblages de troncs, demandait une connaissance parfaite des remous, mais ne protégeait jamais d’une rupture structurelle ou d’un obstacle immergé.
Enfin, il y a ceux pour qui la rivière était une barrière mortelle sur le chemin du commerce. Le colporteur noyé dans la Durance à Savines en 1729 illustre le sort de ces travailleurs itinérants. Obligés de parcourir de longues distances pour vendre leurs étoffes ou leurs merceries, ils devaient s’en remettre à la clémence des eaux pour passer d’une rive à l’autre. Pour ces hommes, chaque traversée était un pari sur la vie, une étape nécessaire où le profit espéré finissait parfois au fond du lit de galets.

Le piège des franchissements : l’absence de ponts

Traverser une rivière en Provence sous l’Ancien Régime relevait souvent de la gageure. Les ponts en pierre, coûteux à bâtir et fragiles face aux crues, étaient rares. Pour passer d’une rive à l’autre, les Provençaux n’avaient que deux options : le gué, si le niveau de l’eau le permettait, ou le bac, une plateforme mouvante dirigée par un passeur. Ces points de passage, bien que cartographiés et officiels, se transformaient régulièrement en théâtres de drames humains.
La Durance, fleuve « capricieux » par excellence, était particulièrement redoutée. À Cabannes en mai 1696, ou à Orgon en mai 1699, des mentions de « noyades casuelles » rappellent que même le recours au bac n’était pas une garantie de sécurité. Un déséquilibre, une surcharge ou une rupture de la corde de traîne sous la pression d’un courant trop fort, et l’embarcation pouvait chavirer, précipitant passagers et animaux dans une eau tourbillonnante. À cette époque, la Durance n’était pas encore domptée par les barrages ; elle changeait de lit après chaque orage, rendant les anciens passages impraticables et mortels.
L’absence d’ouvrages d’art solides poussait également à l’imprudence. Pour éviter de payer le droit de passage au seigneur local ou pour ne pas rallonger leur route de plusieurs lieues, certains voyageurs tentaient de traverser à pied ou à cheval dans des zones qu’ils jugeaient — à tort — peu profondes.
Même les cours d’eau en apparence plus modestes ne pardonnaient pas. Un homme pouvait se croire en sécurité en traversant un ruisseau, mais la force invisible de l’eau sur des galets glissants suffisait à le faucher. Ces accidents de franchissement soulignent une vérité géographique brutale : en Provence, la rivière était une frontière physique que l’on ne franchissait jamais avec certitude, faisant de chaque voyage une épreuve de force contre les éléments.

L’imprudence et la nuit : les noyades domestiques

Si les grands fleuves terrorisaient les populations, la mort se nichait aussi dans le décor le plus familier. On ne se noyait pas seulement lors de grandes expéditions, mais souvent à quelques pas de son domicile, dans ces eaux domestiques qui bordaient les chemins et les jardins. Dans un monde privé d’éclairage public, où la seule lumière nocturne dépendait de la lune ou d’une lanterne vacillante, la topographie des villages devenait un piège mortel une fois le soleil couché.
L’obscurité est le premier facteur de ces drames de proximité. À Aubagne, en décembre 1724, une femme est retrouvée noyée de nuit dans la rivière ; un scénario qui se répète aux Milles, près d’Aix-en-Provence, en mai 1728. Dans ces cas, l’imprudence se mêle à la fatalité : un faux pas sur un sentier escarpé, un vertige au bord d’un canal d’irrigation ou une berge rendue glissante par la rosée suffisaient à transformer une simple marche en chute sans retour.
Le danger n’était pas proportionnel au débit de l’eau. Les actes de Graveson (1708) ou de L’Argentière-la-Bessée (1691) témoignent de noyades dans de simples ruisseaux. Pour un homme fatigué par sa journée de labeur, un enfant échappant à la surveillance ou une personne âgée, quelques dizaines de centimètres d’eau suffisent. Une fois tombé face contre terre ou assommé par la chute, l’asphyxie est immédiate.
Ces archives révèlent également la solitude de la mort. Le corps « trouvé » dans le Buëch à Montéglin en 1768 illustre ces découvertes macabres au petit matin, où le curé ne peut que constater le décès sans pouvoir en raconter les circonstances. Qu’il s’agisse d’un malaise, d’une chute accidentelle ou d’une imprudence, ces noyades domestiques rappellent que sous l’Ancien Régime, la nature sauvage commençait dès le seuil de la maison. L’eau du quotidien, celle que l’on venait puiser ou celle qui servait au blanchissage, restait une menace sourde dont on ne se méfiait jamais assez.

Les colères de la nature : les débordements subits

En Provence, le climat méditerranéen impose un rythme brutal aux cours d’eau. Des mois de sécheresse peuvent être balayés en quelques heures par des épisodes orageux d’une violence inouïe. Ce que les contemporains appelaient les « débordements » transformaient de paisibles ruisseaux de galets en torrents de boue et de débris, ne laissant aucun temps de réaction aux populations installées sur leurs rives.
Le drame survenu à Châteauneuf-Miravail en septembre 1772 illustre parfaitement cette traîtrise. Le Jabron, petite rivière de Haute-Provence souvent réduite à un mince filet d’eau, sort subitement de son lit. Ces crues éclair, typiques du relief accidenté de la région, surprenaient les habitants en plein travail ou dans leur sommeil. La force du courant était telle qu’elle n’emportait pas seulement les individus, mais aussi les ponts de bois, les moulins et le bétail, ruinant des familles en un instant.
Mais le paroxysme de cette fureur naturelle se trouve dans les registres de Belgentier, le 8 septembre 1651. Ce jour-là, la rivière locale, le Gapeau, connaît une crue apocalyptique. Le bilan est effroyable : 44 noyés en une seule journée. L’eau ne s’est pas contentée de déborder ; elle a envahi le village, arrachant les gens à leurs foyers. Dans un acte de sépulture collectif, le curé consigne une tragédie qui décime des lignées entières. On imagine l’état de choc de cette communauté provençale face à une telle hécatombe, où le décor familier du village s’est transformé en un piège mortel dont personne ne pouvait s’échapper.
Ces catastrophes rappellent que la maîtrise de l’eau était, sous l’Ancien Régime, une illusion. Face aux colères du ciel, les digues de terre et les modestes aménagements ne pesaient rien. Ces événements marquaient durablement la mémoire collective et la démographie locale, rappelant à chaque génération que la rivière, nourricière et utile, pouvait à tout moment reprendre ses droits avec une cruauté absolue.

Les registres paroissiaux de Provence, à travers ces mentions de « noyades casuelles », nous forcent à poser un regard dégrisé sur le quotidien de nos ancêtres. Loin des paysages apaisés que nous connaissons aujourd’hui, l’eau représentait un risque statistique majeur, une loterie macabre où le travail, le voyage ou une simple marche nocturne pouvaient se transformer en tragédie.
La mort par l’eau n’était pas seulement un drame individuel ou familial ; elle était le révélateur des limites techniques et sociales de l’époque. L’absence de ponts solides, la nécessité de travailler par tous les temps et le manque total d’apprentissage de la nage faisaient de chaque rivière un obstacle redoutable. Le cas de Belgentier ou celui de Jean Plance à Oraison montrent également l’importance cruciale de la découverte des corps : pour ces communautés profondément croyantes, retrouver le noyé n’était pas seulement une affaire de deuil, mais une nécessité spirituelle pour assurer une sépulture chrétienne en terre consacrée.
Pour le généalogiste, ces actes sont des instantanés précieux. Ils redonnent de la chair à ces noms alignés dans nos arbres, rappelant que nos aïeux vivaient dans un corps à corps permanent avec une nature indomptable. Aujourd’hui, alors que les barrages et les ponts de béton ont largement assagi la Durance et ses affluents, ces archives restent les témoins muets d’une Provence où la vie tenait parfois à la stabilité d’un gué ou à la clémence d’un orage.

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Un jeune garçon emporté au faubourg des Templiers (Arles, 22 août 1881) https://www.geneprovence.com/un-jeune-garcon-emporte-au-faubourg-des-templiers-arles-22-aout-1881/ https://www.geneprovence.com/un-jeune-garcon-emporte-au-faubourg-des-templiers-arles-22-aout-1881/#respond Mon, 23 Mar 2026 13:06:03 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27851 C’est un fait d’une grande tristesse qui, un jour de baignade, déchira le cœur du faubourg des Templiers à Arles. Ce drame rappela brutalement la puissance sans merci du Rhône,…

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C’est un fait d’une grande tristesse qui, un jour de baignade, déchira le cœur du faubourg des Templiers à Arles. Ce drame rappela brutalement la puissance sans merci du Rhône, un fleuve qui donne et reprend, souvent sans prévenir.

La destination fatale

Le jeune homme au destin brisé se nommait Louis Metton. Il n’avait pas encore dix ans, à cet âge où l’insouciance se mêle à la témérité. Louis habitait le faubourg des Templiers à Arles, avec sa mère, Honorine Metton, 29 ans, et son beau-père, Pierre Rey, conducteur de trains.
Comme tant d’enfants en été, il était parti avec ses amis pour trouver un peu de fraîcheur au bord du fleuve. Leur lieu de rendez-vous habituel était l’oseraie du mas Moulin, dans le quartier des Ségonnaux, à Barcarin. C’est là que, dans un moment d’inattention fatale, le garçon s’avança imprudemment dans l’eau.

L’impuissance et le cri

Le drame survint sans crier gare : Louis Metton fut entraîné par le courant. Le Rhône, sous son apparente tranquillité, avait dévoilé sa force terrible.
Ses camarades, témoins de la scène, entendirent aussitôt ses cris déchirants, appelant à l’aide. Mais la panique et leur jeune âge ne leur permirent pas d’agir. Ils furent malheureusement dans l’incapacité de lui porter secours face à la violence de l’eau.
  • Sources : L’Homme de bronze, 21 août 1881, p. 4.
  • Registre d’état civil de la ville d’Arles, no 456, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 1411.

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Un homme dans la citerne (Draguignan, 27 mai 1895) https://www.geneprovence.com/un-homme-dans-la-citerne-draguignan-27-mai-1895/ https://www.geneprovence.com/un-homme-dans-la-citerne-draguignan-27-mai-1895/#respond Mon, 16 Feb 2026 11:08:47 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27532 La routine des jours peut parfois être brisée par une image d’horreur, révélant une tragédie intime. C’est ce qui se produisit à Draguignan en cette fin de mai 1895, dans…

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La routine des jours peut parfois être brisée par une image d’horreur, révélant une tragédie intime. C’est ce qui se produisit à Draguignan en cette fin de mai 1895, dans la quiétude apparente de la campagne provençale.
Le 27 mai 1895, vers onze heures du matin, une jeune femme se rendit, comme à son habitude, puiser de l’eau à la citerne de la campagne Massel, située au quartier du Dragon. Mais à la surface de l’eau, elle ne trouva pas que le reflet du ciel : elle fut saisie d’effroi en apercevant une tête d’homme qui émergeait. Toute effrayée, elle courut alerter son mari qui s’empressa d’informer la police.

L’identification macabre

L’affaire fut prise au sérieux. À une heure de l’après-midi, M. le docteur Doze, accompagné de M. Delate, commissaire de police, et de M. Arbaud, brigadier de police, se transporta sur les lieux pour procéder aux constatations.
Retiré de l’eau, le cadavre fut rapidement identifié. Il s’agissait de M. Jean-Pierre Ardisson, un propriétaire de 74 ans, bien connu et très estimé dans Draguignan, où il résidait place Portaiguères. Son absence avait déjà été remarquée : il avait disparu de son domicile depuis le mercredi précédent, le 22 mai, et les recherches actives menées par sa famille n’avaient pu le retrouver. C’était donc fait.

Le poids du chagrin

Les constatations médico-légales apportèrent une terrible clarté au drame : la mort remontait à environ quatre jours et était le résultat d’un suicide.
La raison de cette funeste détermination fut bientôt comprise. M. Ardisson, bien qu’estimé de tous, était en proie à une profonde détresse. Depuis la mort de son épouse, Marie Simon, survenue un mois auparavant, il donnait des signes d’aliénation mentale qui inquiétaient fort sa famille. C’était sans doute le chagrin immense ressenti de cette perte qui l’avait poussé à ce geste désespéré.
C’est ainsi que, par une matinée ensoleillée, fut révélée la fin solitaire et tragique d’un homme qui n’avait pu supporter la perte de celle qu’il aimait.

Informations généalogiques

Jean-Pierre Ardisson était fils de Charles Ardisson et de Thérèse Bernard. Il était né à Draguignan.
  • Source : La République du Var, 28 mai 1895, p. 2.
  • Registre d’état civil de Draguignan, année 1895, acte no 187, Archives départementales du Var, 7 E 53_118.

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L’homme au caleçon de bain (Arles, 8 août 1881) https://www.geneprovence.com/lhomme-au-calecon-de-bain-arles-8-aout-1881/ https://www.geneprovence.com/lhomme-au-calecon-de-bain-arles-8-aout-1881/#respond Wed, 21 Jan 2026 18:13:54 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27392 Voici l’un de ces faits divers qui vous font dresser les cheveux sur la tête, rapporté d’Arles en plein été 1881. C’est l’histoire d’un homme que le Rhône a rendu,…

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Voici l’un de ces faits divers qui vous font dresser les cheveux sur la tête, rapporté d’Arles en plein été 1881. C’est l’histoire d’un homme que le Rhône a rendu, et dont la présence a brisé la quiétude estivale.
Le 8 août 1881, Adrien Bernard, pilote installé à Arles, fit une déclaration sidérante au bureau de police. À bord de son bateau mouche n° 1, il venait de repêcher le corps d’un homme inconnu.
La dépouille flottait sur la rive droite du Rhône, près du Fort-de-Pâques, en Camargue. L’équipage du bateau mouche s’était chargé de le transporter jusqu’à Arles.
Le mystère s’épaissit après les constatations légales. Le commissaire de police et le docteur Fanton se rendirent sur place pour examiner le malheureux.
L’homme était âgé d’environ 45 ans. Fait troublant, il était complètement nu, à l’exception d’un caleçon de bain à raies transversales rouges et blanches. Il mesurait 1,65 mètre et portait des « moustaches un peu grisonnantes ». Hormis ces renseignements et sa dentition jugée complète, rien ne permettait de l’identifier.
Selon l’expertise du docteur, la mort remontait à huit ou dix jours, ce qui situerait le début de ce drame entre la fin juillet et le début d’août 1881.
Un procès-verbal fut dressé, mais l’identité de ce nageur ou de cette victime, ainsi que les circonstances exactes de sa fin, restèrent une énigme jetée par le Rhône.
  • Sources : L’Homme de bronze, 14 août 1881, p. 3.
  • Registre d’état civil de la ville d’Arles, no 428, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 1411.

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Un cadavre dans le fossé d’arrosage (Lamanon, 16 juillet 1749) https://www.geneprovence.com/un-cadavre-dans-le-fosse-darrosage-lamanon-16-juillet-1749/ https://www.geneprovence.com/un-cadavre-dans-le-fosse-darrosage-lamanon-16-juillet-1749/#respond Thu, 04 Dec 2025 20:26:22 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26909 Ce bref acte paroissial du 17 juillet 1749 nous plonge dans le quotidien de la petite Provence rurale du milieu du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV. L’événement,…

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Ce bref acte paroissial du 17 juillet 1749 nous plonge dans le quotidien de la petite Provence rurale du milieu du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV. L’événement, la découverte d’un cadavre non identifié dans un canal d’arrosage à Lamanon, est typique d’une époque où l’itinérance et la précarité sont courantes. L’acte souligne l’autorité ecclésiastique et judiciaire (le curé, le procureur juridictionnel, le viguier) dans la gestion des morts inconnues. La mention du chapelet est la seule maigre indication sur l’identité de l’homme, possiblement un pèlerin ou un mendiant de passage, dont la mort restera anonyme, rapidement consignée dans les registres.

« L’an que dessus [1749] et le 17 juillet, à la réquisition du procureur juridictionnel et par ordonnance de Monsieur le viguier, en date de ce jourd’hui,
J’ai enterré dans le cimetière de l’église Saint-Denis, paroisse de Lamanon1, un cadavre d’un homme qui fut trouvé le jour d’hier, noyé dans le fossé d’arrosage de la grande Lamanon,
Qui n’a été reconnu par personne et dont on ignore le nom, dans les poches duquel on a trouvé un chapelet,
En présence du susdit procureur juridictionnel, soussigné, et de Joseph Siméon, illettré, témoins requis, en foi de quoi j’ai signé. »
[De Louezet, Guigues, curé]


1. Écrit “la manon”.

  • Registre paroissial de Lamanon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 255.

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Le gendarme Tromel face aux eaux du Calavon (Apt, 25 avril 1841) https://www.geneprovence.com/le-gendarme-tromel-face-aux-eaux-du-calavon-apt-25-avril-1841/ https://www.geneprovence.com/le-gendarme-tromel-face-aux-eaux-du-calavon-apt-25-avril-1841/#respond Tue, 25 Nov 2025 10:35:24 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26814 Au milieu des chroniques de désordre et de misère, il est des actes qui honorent la nature humaine et la bravoure des hommes en uniforme. L’histoire que voici est celle…

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Au milieu des chroniques de désordre et de misère, il est des actes qui honorent la nature humaine et la bravoure des hommes en uniforme. L’histoire que voici est celle d’un de ces moments où le devoir se confond avec un héroïsme pur, au péril de la vie.
Le théâtre de ce drame fut le Calavon, une rivière qui coule entre Basses-Alpes et Vaucluse et dont les eaux, gonflées et grossies par les pluies, roulaient avec la force d’un torrent. C’est là que, par un dimanche matin, la désespérance faillit triompher.
Victime de son état, la veuve Coutillard, une pauvre femme de cinquante-trois ans, minée par la maladie et plongée dans la misère depuis longtemps, avait pris une funeste résolution : celle de mettre fin à ses jours. Pour ce faire, elle s’était précipitée dans les eaux tumultueuses.
Son corps était déjà entraîné par le courant, luttant vainement contre la force des éléments, lorsqu’un homme fut témoin de la scène : le sieur Tromel, un gendarme de la brigade d’Apt.
N’écoutant que l’impératif de son courage, Tromel n’hésita pas. Il se jeta dans les eaux glacées du Calavon, tout habillé. S’ensuivit une lutte acharnée contre le tourbillon : le gendarme parvint, non sans effort et au risque de se noyer, à saisir la malheureuse femme et à la retirer des griffes de la rivière, la sauvant ainsi d’une mort certaine.
L’acte de dévouement ne s’arrêta pas là. Il transporta lui-même la pauvre veuve, épuisée et choquée, jusqu’à une auberge voisine. De là, elle fut conduite à l’hospice où elle put enfin recevoir tous les soins réclamés par sa position.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 2 mai 1841, p. 2.

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Le muletier noyé (Valensole, 2 mars 1698) https://www.geneprovence.com/le-muletier-noye-valensole-2-mars-1698/ https://www.geneprovence.com/le-muletier-noye-valensole-2-mars-1698/#respond Thu, 23 Oct 2025 07:52:05 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26652 L’année 1698 s’inscrit en Provence dans le contexte du règne de Louis XIV, où les infrastructures de transport restent rudimentaires. Le muletier jouait un rôle économique vital, assurant les échanges…

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L’année 1698 s’inscrit en Provence dans le contexte du règne de Louis XIV, où les infrastructures de transport restent rudimentaires. Le muletier jouait un rôle économique vital, assurant les échanges entre la Haute-Provence rurale, grenier à blé, et les ports littoraux. Ce métier de « saumadier » était cependant exposé aux dangers permanents des crues et des chemins escarpés. L’acte présenté, tiré des registres locaux de Valensole, illustre l’impérieuse nécessité de la tenue d’état civil, même face à la mort accidentelle, et révèle la précarité des liaisons dans une région où le Verdon et ses affluents déterminaient le rythme et les risques du commerce.

« L’an 1698 et le 2 de mars, Honoré Gros, muletier, fils de Pierre Gros et d’Anne[sic], natif du lieu de Figanières, diocèse de Fréjus, a été enterré avec les cérémonies ordinaires de l’Église, dans le cimetière de cette paroisse,
Ayant été malheureusement suffoqué par les eaux le jour précédent, en passant la rivière d’Asse, selon le rapport fidèle qui nous en a été fait par Jean Pélicier, aussi muletier dudit lieu,
Lequel nous a de plus assuré que ledit Honoré Gros était bon catholique.
Présents M. Joseph Blanc, sacristain, et M. Pierre Dolluon, bourgeois, lesquels ont signé avec nous, vicaire de cette paroisse, qui avons fait l’office de son enterrement. »
[Signatures]
  • Source : Registre paroissial de Valensole, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1MI5/0133.

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Accident de radeau (Serres, 29 avril 1675) https://www.geneprovence.com/accident-de-radeau-serres-29-avril-1675/ https://www.geneprovence.com/accident-de-radeau-serres-29-avril-1675/#respond Sun, 12 Oct 2025 13:33:34 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26538 « Le 29e jour du mois d’avril est décédé Jacques Vial, natif de Baumugne, mandement de Saint-Julien, habitant à Lus[-la-Croix-Haute], diocèse de Die, en la communion de notre sainte mère Église…

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« Le 29e jour du mois d’avril est décédé Jacques Vial, natif de Baumugne, mandement de Saint-Julien, habitant à Lus[-la-Croix-Haute], diocèse de Die, en la communion de notre sainte mère Église catholique, apostolique, romain, âgé d’environ 24 ans,
Ayant fini sa vie dans la rivière du Buëch, conduisant des radeaux, par accident,
Étant néanmoins confessé et communié en sa paroisse au temps de la Pâques.
Et le 5e jour du mois de mai de la même année que dessus, a été inhumé dans le cimetière de Saint-Sébastien.
Le tout que dessus certifient et témoignent Claude Girard, Claude Mathieu, Antoine Chavillon, Jean Gontard, Antoine Marchant, Gabriel Bois, signés avec moi Jean, Jean Merquot, Claude Chavillon, Jean Borel, Pierre Tatin, Jacques Rougier, qui n’ont su signer.
Tous lesquels ont assisté à l’enterrement dudit Vial et les signés ont signé aussi en signe de la vérité que dessus. »
[J. Bonnet, curé, C. Girard, C. Mathieu, A. Chavillon, G. Bois, A. Marchant, J. Gontard]
  • Registre paroissial de Serres, Archives départementales des Hautes-Alpes, 5 Mi 421.
  • Texte signalé par Pierre Faure.

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Noyée de nuit dans la rivière (Aubagne, 11 décembre 1724) https://www.geneprovence.com/noyee-de-nuit-dans-la-riviere-aubagne-11-decembre-1724/ https://www.geneprovence.com/noyee-de-nuit-dans-la-riviere-aubagne-11-decembre-1724/#respond Tue, 07 Oct 2025 04:52:45 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26522 « Du même jour [11 décembre 1724], a été ensevelie Magdelene Juliene, femme de Joseph Senez, noyée la nuit précédente à la rivière, âgée d’environ 50 ans, Attesté par sieurs Joseph…

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« Du même jour [11 décembre 1724], a été ensevelie Magdelene Juliene, femme de Joseph Senez, noyée la nuit précédente à la rivière, âgée d’environ 50 ans,
Attesté par sieurs Joseph Gattoux et Jean Joseph Michel. »
[A. Gattoux, Michel, Blanc prêtre]
  • Registre paroissial d’Aubagne, année 1724, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 201 E 1574.

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Une noyade dans le ruisseau (Graveson, 25 août 1708) https://www.geneprovence.com/une-noyade-dans-le-ruisseau-graveson-25-aout-1708/ https://www.geneprovence.com/une-noyade-dans-le-ruisseau-graveson-25-aout-1708/#respond Sun, 05 Oct 2025 16:10:30 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26513 « L’an 1708 et le 25 août, est décédée, s’étant noyée dans le ruisseau sous le moulin Magdeleine Chauvet, âgée d’environ trente-cinq ans, femme quand elle vivait de Jean Pelet, tisseur…

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« L’an 1708 et le 25 août, est décédée, s’étant noyée dans le ruisseau sous le moulin Magdeleine Chauvet, âgée d’environ trente-cinq ans, femme quand elle vivait de Jean Pelet, tisseur de toile,
Et a été ensevelie dans le cimetière de la présente paroisse,
En foi de ce. »
[J. Guignard, curé]
  • Registre paroissial de Graveson, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 446.

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