Superstitions Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/superstitions/ 500 ans de faits divers en Provence Tue, 08 Oct 2024 18:24:55 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Superstitions Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/superstitions/ 32 32 L’effondrement de la chapelle du château (Vauvenargues, 8 avril 1839) https://www.geneprovence.com/leffondrement-de-la-chapelle-du-chateau-vauvenargues-8-avril-1839/ https://www.geneprovence.com/leffondrement-de-la-chapelle-du-chateau-vauvenargues-8-avril-1839/#respond Mon, 14 Oct 2024 05:30:04 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22705 Un accident se produisit dans la nuit du 8 au 9 avril 1839 à Vauvenargues (Bouches-du-Rhône), près d’Aix-en-Provence. Un paysan et sa femme dormaient dans une chambre située au-dessus de…

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Un accident se produisit dans la nuit du 8 au 9 avril 1839 à Vauvenargues (Bouches-du-Rhône), près d’Aix-en-Provence.
Un paysan et sa femme dormaient dans une chambre située au-dessus de l’ancienne chapelle du château de la commune. Leur enfant, encore en bas âge, était couché dans un berceau à côté de leur lit.
Au milieu de la nuit, dans un fracas épouvantable, la voûte de cette chapelle s’effondra précisément à l’endroit où se trouvait le lit, de manière que les deux époux se retrouvèrent soudain au bas de la chapelle, au milieu des décombres, sans avoir, fort heureusement et par une espèce de miracle, reçu aucune contusion.
Mais quelle douleur en pensant à leur enfant qui avait été sûrement écrasé par l’éboulement !
Après avoir beaucoup crié, et le jour ayant paru, des voisins accoururent.
Ils enfoncèrent la porte de la chapelle, et l’on aperçut le berceau penché au bord de la brèche de la voûte. L’enfant y dormait paisiblement.
Un miracle en somme !
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 20 avril 1839, p. 2.

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Un miracle à Hyères (Hyères, 20 mars 1863) https://www.geneprovence.com/miracle-a-hyeres-hyeres-20-mars-1863/ https://www.geneprovence.com/miracle-a-hyeres-hyeres-20-mars-1863/#respond Mon, 17 Oct 2022 16:13:31 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=18378 M. André Lovisolo publiait en 2005, dans le Bulletin de Amis du Vieux Toulon et de sa région, une lettre jusqu’alors inédite. Ce courrier date de 1863 et relate un…

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M. André Lovisolo publiait en 2005, dans le Bulletin de Amis du Vieux Toulon et de sa région, une lettre jusqu’alors inédite. Ce courrier date de 1863 et relate un véritable « miracle » qui aurait eu lieu le jour de la Saint-Joseph (20 mars) dans la ville d’Hyères (Var).
Voici le contenu de cette lettre :
Église Saint-Paul d'Hyères. DR.
Église Saint-Paul d’Hyères. DR.
Ma chère Commère,
Je viens aujourd’hui vous annoncer une heureuse nouvelle. Votre fille Adélaïde vient de ressusciter, elle est parfaitement bien guérie.
Par suite d’une cruelle maladie dont nous avons oublié de vous faire part, la pauvre fille avait perdu la vue, ses yeux étaient totalement fermés à la lumière, devenue sourde à ne pouvoir plus rien entendre et à ne plus pouvoir marcher. Telle était la position de notre pauvre fille.
Malgré ses souffrances et sa triste situation, la pauvre fille a fait neuvaine à Saint Joseph. Durant sa maladie, elle disait toujours qu’elle serait guérie et délivrée de toute infirmité, le jour solennel de la fête de Saint-Joseph.
Hier matin, à 8 heures, elle a été conduite à l’église en voiture. Elle a entendu la sainte Messe. Au moment de la Sainte Communion elle a été présentée à la Sainte Table comme un petit enfant. Lorsque le prêtre tenait en ses mains la Sainte hostie pour la distribuer aux saintes fidèles, elle a senti une main invisible lui poser les deux doigts sur ses paupières fermées et lui ouvrir les yeux. Cette main s’est faite sentir trois fois.
Au moment qu’elle recevait son Dieu, ses yeux ont été ouverts à la lumière, elle a crié: « Ma mère, je vois ! Oh ! miracle ! Dieu m’a rendu la vue par l’intercession du grand Saint en qui j’avais toute ma confiance ! »
Jugez chère Commère, quelle a été notre joie. L’église a été encombrée de monde, chacun courait pour venir voir et reconnaître le miracle fait et opéré dans l’église en faveur de notre pauvre fille Adélaïde. Hier a été une procession continuelle des visiteurs étrangers pour rendre visite à notre fille et des âmes pieuses, qui avaient prié pour sa guérison, ont rendu grâce à Dieu et à saint Joseph du miracle fait.
Un saint et digne missionnaire que nous avons à Hyères en ce moment, prêchant le Carême a tant prié pour elle et tant insisté auprès de saint Joseph que ce saint homme a prédit deux heures avant qu’il ne se passerait pas la journée sans qu’il ne se fît un grand miracle. Dieu et saint Joseph l’ont écouté en délivrant publiquement notre fille de la vue perdue, de la surdité et de la paralysie. Aujourd’hui elle voit, entend et marche mieux que jamais.
Nous rendons grâce à Dieu et à saint Joseph de la grâce qu’ils nous ont fait.
Nous désirons vivement vous voir. Ne soyez pas fâchée de ne vous l’avoir pas écrit plus tôt. Mais dans des moments si cruels, j’ai tout oublié, même mes deux derniers enfants qui sont loin de nous.
Votre fille vous embrasse de tout son cœur ainsi que nous tous en attendant de vous voir.
Nous vous saluons.
Votre commère, Fine Origon

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Les masques de l’ancienne Provence https://www.geneprovence.com/les-masques-de-lancienne-provence/ https://www.geneprovence.com/les-masques-de-lancienne-provence/#respond Wed, 16 Mar 2016 00:25:42 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=15812 Quel habitant de Provence n’a jamais entendu parler des masques, lei masquos, comme on les appelait en provençal. Plus personne n’y croit encore et pourtant la croyance en leur existence…

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sorciereQuel habitant de Provence n’a jamais entendu parler des masques, lei masquos, comme on les appelait en provençal. Plus personne n’y croit encore et pourtant la croyance en leur existence était tenace autrefois et même jusqu’au XXe siècle.
On croyait d’un côté à l’Évangile et de l’autre aux masquos, et personne n’y trouvait rien à redire.
Attention ! Il ne fallait pas dire du mal d’elles. Elles étaient fort puissantes et pouvaient se venger des humains, donner des maladies et même la mort.
Mais qu’est-ce qu’une masquo ?

Qu’ès acó la masquo ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la masquo n’est pas obligatoirement une femme. Ce peut être un homme. Les masquos se différencient toutefois des humains en ce qu’elles ont le pouvoir de jeter des sorts.
Attention ! Il ne fallait pas dire du mal d’elles. Elles étaient fort puissantes et pouvaient se venger des humains, donner des maladies et même la mort.
Si vous êtes emmasqué, c’en est fait de vous ! Les fièvres vous arrivent, avec les maladies malignes et les insomnies et que sais-je encore ! Et ne croyez pas que vous résoudrez votre problème en allant trouver l’officier de santé ou le médecin. Leur art est inopérant face à celui qui vous a emmasqué.

Que faire alors ?

Sachez d’abord que dans le monde des masquos, il y a deux types de gens : les emmasquaïrés et les démasquaïrés. Vous êtes emmasqué ? Allez voir le démasquaïré. Il conjure les mauvais sorts. Alors vous courez chez lui :
« Monsieur ou madame, voici dans quel cas je me trouve. J’ai un fils, âgé de deux mois, qui ne veut plus téter, ou qui a des fièvres, ou qui pleure tout le jour, etc. »
Ou alors, vous lui dites :
« Ma jument refuse de manger, ma femme a des insomnies la nuit à la même heure, ma sœur a attrapé un rhumatisme dont les médecins ne peuvent la débarrasser, mon frère est menacé de devenir fou, moi-même je n’ai pas le cerveau très solide, etc., etc. »
Alors forcément, le démasquaïré prend un air grave et se gratte la tête. Mais parfois, il vous dira :
« Vous poudi pas démasqua. Aquéou qué vous a emmasqua a maï dé poudé qué iou. Sérò un’ aoutré, vous démasquariou… D’aquéou, pouadi pas… A troou dé poudé. (Je ne peux pas vous démasquer. Celui qui vous a emmasqué a plus de pouvoir que moi. Ce serait un autre, je vous démasquerais… De lui, je peux pas… Il a trop de pouvoir.) »
Par contre, s’il pense être à la hauteur, il vous dira :
« Faites exactement ce que je vous dis. Allez à la boucherie, achetez un léou (du mou). Prenez ce mou, mettez-le dans une marmite, avec des aiguilles et à minuit faites bouillir le tout. Les piqûres des aiguilles dans le mou sont autant de piqûres dans le cœur de l’emmasquaïré. Tant d’aguillos, tant dé pougniduros. »
Vous imaginez ces coups d’aiguilles dans le cœur d’un emmasquaïré ? Il faut être solide pour être un emmasquaïré.
L’autre continue :
« Quand il y aura quelque temps que ce mélange sera en train de bouillir, on frappera à votre porte… N’ouvrez pas. C’est l’emmasquaïré qui viendra vous supplier de cesser votre douloureux châtiment : “Mi fés plus souffri…” Mais vous, avivez votre feu, redoublez de soin, faites bouillir plus que jamais… Point de pitié… »
Jusqu’à ce que l’emmasquaïré consente à vous débarrasser du sort qu’il vous a jeté, ce qu’il fera neuf fois sur dix. Vous pensez bien ! Avec des coups d’aiguilles dans le cœur ! Pas le choix !

Et donc le soir…

Vous faites chez vous l’opération recommandée. Et à minuit et demi, on tape à la porte. Pan ! Pan ! C’est l’emmasquaïré… Vous l’imaginez à votre porte, cette vieille qui branle sa tête ridée et son menton pointu ? Imaginez si vous lui ouvriez la porte !… Malheureux, ne lui ouvrez pas la porte, jamais… Et continuez à faire bouillir…
Des fois, vous entendrez le démasquaïré vous envoyez à minuit dans le champ pour cueillir des herbes. Comme vous savez bien le faire maintenant, vous les ferez bouillir avec les aiguilles. En plus, il vous donne des signes cabalistiques à tracer sur le sol à moins que, ne pouvant vous aider, il ne vous envoie à un autre démasquaïré. Quelle histoire !

Comment ne pas être emmasqué ?

Désolé, je n’en sais rien. Remarquez, si ça peut vous consoler, tout le monde est exposé aux masquos, même le président de la République.
La seule bonne idée est donc de trouver un bon démasquaïré. Pas d’autres solutions.
Il y en a forcément dans votre village, des emmasquaïrés aussi, remarquez, des redoutables, des qu’on connaît, des qu’on craint…
L’autre jour, il y a un garçon qui se moquait des emmasquaïrés. Il en a rencontré un et lui a dit en rigolant :
« Emmasqua-mi én paou ! (Emmasquez-moi un peu) »
Pauvre enfant imprudent, je ne voudrais pas être à sa place. S’il savait à quoi il s’expose. Dites-lui bien :
« Du mou et des épingles… Fais bouillir… Et surtout… surtout, n’ouvre pas… »
  • Le texte de la masquo est inspiré d’un article publié dans le journal Le Courrier du Var en 1882.

couv-crime-de-la-robine2-thumbConnaissez-vous l’histoire de François Buès, de la Robine-sur-Galabre (Haute-Provence) ?
Il vécut quelques années avant la Révolution. On disait qu’il était sorcier et qu’il avait la faculté de « nouer des aiguillettes », c’est-à-dire de rendre les hommes stériles. Son histoire, réelle et basée sur les témoignages recueillies dans les Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence par Pierre Bianco, ont permis l’écriture du livre Le Crime de la Robine, publié chez GénéProvence en 2016.
Pour vous le procurer, cliquez sur l’image ci-contre.

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L’assassinat de la sorcière (Valensole, 23 mars 1839) https://www.geneprovence.com/lassassinat-de-la-sorciere-valensole-23-mars-1839/ https://www.geneprovence.com/lassassinat-de-la-sorciere-valensole-23-mars-1839/#respond Wed, 27 Jun 2012 20:39:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=51 Alors que le département des Basses-Alpes bruissait encore de l’assassinat d’un maréchal-ferrant à Fontienne en mars 1839, on apprit qu’un autre crime avait été commis non loin de là, à Valensole, quelques jours plus tard. Dans ce village perché sur sa colline, Élisabeth Guichard était bien connue de tous.

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sorciere-valensole-1839

Alors que le département des Basses-Alpes bruissait encore de l’assassinat d’un maréchal-ferrant à Fontienne en mars 1839, on apprit qu’un autre crime avait été commis non loin de là, à Valensole, quelques jours plus tard.
Dans ce village perché sur sa colline, Élisabeth Guichard était bien connue de tous. Cette veuve de soixante-treize ans, originaire de Saint-Jurs, dans le canton de Moustiers-Sainte-Marie, s’était installée à Valensole quand elle avait épousé son homme, Joseph Dolléon, cinquante ans plus tôt. Si elle était bien connue des Valensolais, c’est surtout qu’elle suscitait chez eux des avis très contrastés : gué­risseuse pour les uns, sorcière pour les autres, ni l’un ni l’autre pour les esprits plus cartésiens. Ajoutez à cela son allure de petite vieille recroquevillée sur elle-même en raison du poids des ans et des douleurs articulaires, la dame était une sorte de célébrité locale.
Son état lui valait forcément de vives inimitiés. Ainsi, lors­que les bêtes d’un paysan mouraient, on en imputait la responsabilité à la sorcière. Quand un enfant naissait dif­forme, on la montrait aussi du doigt. Du coup, on évitait de croiser son chemin ou de lui adresser des regards soup­çon­neux pour ne pas encourir une quelconque vengeance de la vieille femme.
Le 23 mars 1839, on la retrouva assassinée dans un petit bois vallonné à mi-chemin entre Valensole et Riez. Élisabeth Guichard avait reçu au visage les coups d’une curette de charrue qui l’avait tuée en quelques minutes. Par chance, un témoin avait assisté au crime : un meunier de Valensole qui se trouvait dans le même bois et qui alla dénoncer le coupable, un nommé Joseph Garret, fermier du domaine du docteur Chaudon, à Valensole.
Présenté au juge de paix, Garret reconnut im­mé­dia­te­ment son crime ou du moins n’eut-on pas trop de difficulté à le faire avouer. L’homme, toutefois, sous-entendait que la disparition de la sorcière rendait bien service à la communauté tant Élisabeth Guichard était haïe. Lorsqu’on lui demanda la raison qui l’avait poussé à ce geste fatal, sa réponse fut toute trouvée : « Dans le pays, la veuve Dolléon passe pour jeter des maléfices sur les bestiaux. Moi-même j’en ai beaucoup perdu en peu de temps. J’ai tué la sorcière pour détruire ses charmes. »
La vindicte populaire avait eu raison de l’esprit dérangé du fermier qui s’était imaginé chargé d’une mission qui mènerait à l’exécution d’une justice expéditive sur une pauvre vieille. Élisabeth Guichard fut inhumée au cimetière de Valensole.

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