Train Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/train/ 500 ans de faits divers en Provence Sun, 12 Oct 2025 13:52:09 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Train Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/train/ 32 32 Un cocher, un chanteur et un franc cinquante (Nice, 19 mai 1895) https://www.geneprovence.com/un-cocher-un-chanteur-et-un-franc-cinquante-nice-19-mai-1895/ https://www.geneprovence.com/un-cocher-un-chanteur-et-un-franc-cinquante-nice-19-mai-1895/#respond Sun, 12 Oct 2025 13:52:09 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26532 Tout commença un dimanche soir. Deux hommes, Gabri Picard, un chanteur ambulant de 52 ans, et Pierre Peyrane, un marchand forain de 20 ans, se trouvaient à la gare de…

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Tout commença un dimanche soir. Deux hommes, Gabri Picard, un chanteur ambulant de 52 ans, et Pierre Peyrane, un marchand forain de 20 ans, se trouvaient à la gare de Nice, espérant prendre un train pour Cannes. Malheureusement, ils apprirent que leur train était déjà parti. Alors, ils résolurent de rentrer chez eux en voiture et marchandèrent avec plusieurs cochers.
Picard déclara finalement à l’un d’eux, Joseph Astraudo, qu’il préférait payer un franc cinquante à un autre cocher plutôt qu’un franc vingt-cinq à lui. Agacé, Astraudo se mit à bousculer son client. Picard riposta et asséna un coup de canne à Astraudo. Le cocher fut blessé au visage et saigna abondamment.
La situation dégénéra aussitôt. Astraudo attrapa une barre de fer dans sa voiture, une barre servant à l’ombrelle. Il en porta un coup violent à son adversaire, qui tomba, évanoui. Le compagnon de Picard le transporta rapidement à la pharmacie Normale. Là, il reçut des premiers soins d’urgence. Sa blessure semblait assez grave.
La police arrêta Astraudo peu de temps après. Il fut conduit au commissariat, de même que Picard. En état d’ébriété, Astraudo fut interrogé, puis déféré au Parquet. Picard, dont l’état était plus sérieux, dut rester à la disposition de la justice.
  • Source : La République du Var, 22 mai 1895, p. 4.

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Une enfant accidentée par un train (Peymeinade, 29 avril 1895) https://www.geneprovence.com/une-enfant-accidentee-par-un-train-peymeinade-29-avril-1895/ https://www.geneprovence.com/une-enfant-accidentee-par-un-train-peymeinade-29-avril-1895/#respond Wed, 06 Nov 2024 05:30:01 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=23089 Un drame émut la communauté de Peymeinade ce 29 avril 1895, au matin. Une petite fille de 27 mois, née de la famille Marchio et résidant dans le quartier de…

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Un drame émut la communauté de Peymeinade ce 29 avril 1895, au matin. Une petite fille de 27 mois, née de la famille Marchio et résidant dans le quartier de Sainte-Anne, trouva la mort de manière tragique sur la ligne du Sud-France.
Vers 9h30, le train reliant Grasse à Draguignan s’immobilisa brusquement devant le pont du torrent. Les voyageurs, paniqués, quittèrent leurs wagons, redoutant une catastrophe ferroviaire. Mais la réalité était bien plus terrible.
La petite Marchio, d’origine italienne, jouait inconsciemment sur les voies. Le train, arrivant à toute vitesse, l’avait percutée violemment, l’entraînant sur plusieurs mètres avant de la projeter violemment. Le corps de l’enfant était tellement mutilé qu’il était méconnaissable.
Ce drame suscita une vive émotion dans la région.
  • Source : La République du Var, 1er mai 1895, p. 2.

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Accident à la gare maritime (Arles, 20 mars 1880) https://www.geneprovence.com/accident-a-la-gare-maritime-arles-20-mars-1880/ https://www.geneprovence.com/accident-a-la-gare-maritime-arles-20-mars-1880/#respond Sun, 07 Jul 2024 18:19:05 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21351 Antoine Pons était emballeur et peseur des douanes et, en 1880, il avait 56 ans. Demeurant à Arles, 4, rue du Pont. Né à Tarascon (Bouches-du-Rhône), il était l’époux de…

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Antoine Pons était emballeur et peseur des douanes et, en 1880, il avait 56 ans. Demeurant à Arles, 4, rue du Pont. Né à Tarascon (Bouches-du-Rhône), il était l’époux de Marguerite Armand, 53 ans.
Ce 20 mars, il était de service de nuit à la gare maritime et fut victime d’un accident.
Ayant voulu traverser la voie, il fut tamponné en pleine poitrine par un wagon attelé d’un cheval et qui, à la suite d’un mouvement de recul résultant d’une impulsion acquise à un moment d’arrêt, le renvoya contre une voiture faisant partie d’une tranche de wagons qui stationnaient derrière lui.
Le pauvre homme était dans un état critique et on s’empressa de le transporter à son domicile. Malheureusement, il ne tarda pas à succomber à ses blessures alors que son épouse était à son chevet.
  • Source : L’Homme de bronze, no 23, 21 mars 1880, p. 2.
  • Registre d’état civil de la ville d’Arles, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, année 1880, 203 E 1230.

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Couché sur le talus du chemin de fer (Fréjus, 13 avril 1895) https://www.geneprovence.com/couche-talus-chemin-de-fer-frejus-13-avril-1895/ https://www.geneprovence.com/couche-talus-chemin-de-fer-frejus-13-avril-1895/#respond Thu, 04 Apr 2024 10:06:03 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=20140 Louis Villanova était un pauvre journalier de 65 ans, né à Saint-Martin-Lantosque, l’ancien nom de Saint-Martin-Vésubie, dans les Alpes-Maritimes. Il y a quelques années déjà, il était venu dans le…

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Louis Villanova était un pauvre journalier de 65 ans, né à Saint-Martin-Lantosque, l’ancien nom de Saint-Martin-Vésubie, dans les Alpes-Maritimes. Il y a quelques années déjà, il était venu dans le Var vivre à Fréjus.
Le samedi 13 avril 1895, les personnes qui se dirigeaient vers Puget-sur-Argens en partant de Fréjus croisèrent un homme couché sur le talus du chemin de fer. C’était Louis Villanova.
À voir la façon dont il se tenait, d’aucuns pensèrent qu’il était ivre. Mais il n’en était rien.
Depuis quelques jours, l’homme souffrait d’une très forte fièvre et il n’avait rien mangé depuis des jours. Marchant vers Puget, la fièvre l’avait littéralement terrassé et obligé de rester dans la position où on l’avait trouvé.
On le transporta à l’hospice de Fréjus où il fut admis en urgence, mais malgré les soins qui lui furent administrés, il ne tarda pas à rendre son dernier soupir.
  • Source : La République du Var, 17 avril 1895, p. 4.
  • État civil de Fréjus, AD83, 7 E 65_55.

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Accident sur la voie ferrée (Volx, 2 novembre 1883) https://www.geneprovence.com/accident-voie-ferree-volx-2-novembre-1883/ https://www.geneprovence.com/accident-voie-ferree-volx-2-novembre-1883/#respond Fri, 23 Feb 2024 22:09:02 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=19659 Le 2 novembre 1883, vers 18 heures, survint à la gare de Volx un accident qui aurait pu avoir des conséquences terribles. Félix Banno, un marchand de chevaux domicilié au…

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Le 2 novembre 1883, vers 18 heures, survint à la gare de Volx un accident qui aurait pu avoir des conséquences terribles.
Félix Banno, un marchand de chevaux domicilié au Revest-des-Brousses (Basses-Alpes), venait de débarquer dix-huit poulains d’un wagon. Soucieux de rentrer chez lui après la fatigue de la journée, il voulut faire traverser les bêtes par le passage à niveau.
Mais la voie métallique effraya les poulains qui commencèrent à s’agiter et à courir en direction de La Brillanne en suivant la voie.
À ce moment survint le train qui descendait vers Marseille et bêtes et machine se télescopèrent. Trois chevaux furent tués et un fut blessé.
Le conducteur de la locomotive et le mécanicien, eux, ne se rendirent compte de rien.
Félix Banno rentra finalement chez lui avec quinze poulains, dont un blessé.
  • Source : Le Petit Alpin, 1re année, no 11, édition du 10 novembre 1883, page 3.

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Agression au pont de la Férigoule (Avignon, 4 mars 1890) https://www.geneprovence.com/agression-pont-de-ferigoule-avignon-4-mars-1890/ https://www.geneprovence.com/agression-pont-de-ferigoule-avignon-4-mars-1890/#respond Sat, 23 Oct 2021 07:25:22 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=18249 Une tentative de meurtre se produisit le 4 mars 1890, vers 19 heures, à Avignon, sur le chemin de Saint-Roch, aujourd’hui boulevard Saint-Roch, qui longe la partie sud des remparts…

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Avignon, chemin de Saint-Roch, années 1890. DR.
Avignon, chemin de Saint-Roch, années 1890. DR.
Une tentative de meurtre se produisit le 4 mars 1890, vers 19 heures, à Avignon, sur le chemin de Saint-Roch, aujourd’hui boulevard Saint-Roch, qui longe la partie sud des remparts de la ville.
Là, on trouva un homme évanoui dans le fossé de la route. En l’interrogeant, il déclara se nommer Philippe Roche et disait avoir 28 ans. Il présentait à la cuisse une large blessure et il perdait beaucoup de sang. On le transporta donc à son domicile après lui avoir administré les soins nécessaires et la police l’interrogea.
À la question « Que faisiez-vous hier soir sur le chemin de Saint-Roch ? », il répondit qu’il se rendait chez M. Delorme, le boucher du quartier. Sur son chemin, alors qu’il passait sur le pont de la Férigoule, il croisa la route de deux individus qui, sans sommation, se jetèrent aussitôt sur lui en criant : « Cette fois-ci, nous le tenons ! ».
Effrayé et cherchant à leur échapper, il tenta de franchir la barrière qui sert de clôture à la voie du chemin de fer, mais saisi par un de ses agresseurs, il resta coincé sur la barrière, empalé par un des montants qui pénétra profondément dans sa cuisse droite. Hurlant de douleur, ses cris stupéfièrent ses agresseurs qui prirent aussitôt la fuite. Roche s’extirpa tant bien que mal de la barre qui lui avait considérablement ouvert la cuisse et il prit avec grand peine le chemin de son domicile. Mais en chemin, ses forces l’ayant trahi, il s’évanouit et tomba dans le fossé.
Malheureusement, ne pouvant donner que des renseignements vagues sur ses agresseurs, l’enquête s’arrêta là. Il faudra attendre encore bien longtemps avant de voir installer des caméras de surveillance sur le boulevard Saint-Roch.
  • Le Petit Var, 5 mars 1890.

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Suicide sur la voie ferrée (Ventabren, 16 mars 1868) https://www.geneprovence.com/suicide-voie-ferree-ventabren-16-mars-1868/ https://www.geneprovence.com/suicide-voie-ferree-ventabren-16-mars-1868/#respond Wed, 09 Oct 2019 00:43:09 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=17239 Dans la matinée du 16 mars 1868, on trouva sur la voie du chemin de fer d’Aix le cadavre d’un individu près de la station de trains de Roquefavour (commune…

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Dans la matinée du 16 mars 1868, on trouva sur la voie du chemin de fer d’Aix le cadavre d’un individu près de la station de trains de Roquefavour (commune de Ventabren).
Il apparut que, si l’identité du malheureux paraissait difficile à établir, il s’agissait probablement d’un ouvrier de la fabrique d’Escourtin de M. Roche, à Marseille. L’homme s’était laissé tomber d’une tranchée de 20 mètres de hauteur et sa mort avait dû être instantanée.
Lorsqu’on le releva, il avait les deux pieds écrasés, ce qui s’expliqua par le passage de la locomotive no 5, venant de Marseille, qui avait semble-t-il traîné le cadavre sur une distance de 85 mètres.

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  • Source : Le Petit Marseillais, 25 mars 1868.

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Le drame de Mas-Thibert (Arles, 7 avril 1914) https://www.geneprovence.com/drame-de-mas-thibert-arles-7-avril-1914/ https://www.geneprovence.com/drame-de-mas-thibert-arles-7-avril-1914/#respond Tue, 21 May 2019 00:39:18 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=16887 Ce 7 avril 1914, un train entre en gare de Mas-Thibert, commune d’Arles, située près de Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône). Un cycliste, Louis Loret, 35 ans, semble attendre sur le quai. Quand…

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La gare de Mas-Thibert vers 1914. DR.
La gare de Mas-Thibert vers 1914. DR.
Ce 7 avril 1914, un train entre en gare de Mas-Thibert, commune d’Arles, située près de Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône). Un cycliste, Louis Loret, 35 ans, semble attendre sur le quai. Quand une femme en descend, il la rejoint et tous les deux sortent du bâtiment pour se retrouver en quelques pas sur les bords du Rhône, dans une oseraie où ils prennent un repas frugal.
Mais soudain, cette scène bucolique et amoureuse bascule. Les gens passant à proximité entendent deux coups de feu et voient soudain l’homme s’échapper des roseaux, blessé au cou de deux balles. Grièvement atteint, il est transporté à Saint-Martin-de-Crau pour y recevoir les premiers soins.
La femme, elle, est introuvable. Son signalement est diffusé entre les polices locales et, le soir, à 6 heures, elle est interpellée en gare d’Arles, revenant de Saint-Martin. Elle se nomme Castellin, a 37 ans et est domiciliée à Roubaix. Interrogée par les policiers, elle préfère garder le silence et est écrouée sur ordre du procureur de la République.
  • Source : Le Petit Parisien, 8 avril 1914.

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Surdité et voie ferrée (Maussane-les-Alpilles, 28 septembre 1895) https://www.geneprovence.com/surdite-voie-ferree-maussane-alpilles-28-septembre-1895/ https://www.geneprovence.com/surdite-voie-ferree-maussane-alpilles-28-septembre-1895/#respond Wed, 18 May 2016 08:35:20 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=15921 Le journal Le Mémorial d’Aix évoquait en 1895 le problème de surdité en relation avec le chemin de fer en évoquant deux cas de sourds marchant trop près de la…

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train-gareLe journal Le Mémorial d’Aix évoquait en 1895 le problème de surdité en relation avec le chemin de fer en évoquant deux cas de sourds marchant trop près de la voie.

« Avez-vous remarqué que les sourds ont une prédisposition spéciale à suivre les voies ferrées ? Dernièrement un homme atteint de surdité était broyé par un train sur la route d’Eyguières à Meyrargues, près du domaine de Belleval ; hier c’est une femme sourde qui l’a échappé belle entre le Paradou et Maussane sur le chemin d’Arles à Salon.
M. Favier, mécanicien apercevant une femme sur la voie, siffla, fit jouer la contre-pression, rien n’y fit.
Cette femme, la pire de toutes les sourdes, allait être écrasée, lorsque M. Favier eut la présence d’esprit de se porter au devant de sa machine et renverse d’un coup de pied la femme sur le remblais.
Elle se releva un peu meurtrie il est vrai mais aucune blessure.
M. Favier a reçu une gratification et des éloges de la compagnie. Est-ce-assez ? »
  • Source : Le Mémorial d’Aix, 29 septembre 1895, p. 2
  • Photographie : Détail. DR.

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[Provençal] Miramas… dès minuto d’arrèst ! Miramas… dix minutes d’arrêt ! https://www.geneprovence.com/provencal-miramas-10-minuto-darrest-miramas-10-minutes-darret/ https://www.geneprovence.com/provencal-miramas-10-minuto-darrest-miramas-10-minutes-darret/#respond Mon, 22 Feb 2016 20:22:35 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=15766 Écoutez la lecture de cet enregistrement en cliquant sur la flèche orange ci-dessous : A MIRAMAS, VILO DE TRIN, de segur, i’a d’istòri de trin. Dudule, que restavo à Miramas,…

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Écoutez la lecture de cet enregistrement en cliquant sur la flèche orange ci-dessous :

A MIRAMAS, VILO DE TRIN, de segur, i’a d’istòri de trin.
Dudule, que restavo à Miramas, èro emplega dóu camin de ferre ; èro countourroulaire de trepadou à Miramas tambèn. Pichot, courtet de cambo, cargant sus lou davans, uno pelesoun bèn istalado qu’escoundié souto uno casqueto de countourroulaire que quitavo jamai, lou nas e la caro roujas e enfin uno tras que pichoto moustacho – quàuqui pèu en carrat souto lou nas –, èro un emplega moudèle qu’aurié pas fa tort d’un liard à si vesin, pas mai qu’à la coumpagnié que l’emplegavo. Un sòu èro un sòu, quand lou dévié, e quand ié devien, foucho ! l’óublidavo pas.
Es ansin que dins lou tèms, l’ounnibus Marsiho-Avignoun fasié lis ouratòri pèr ié prendre li viajaire. Mai, bord que i’avié un mai, noun se ié poudian davala qu’à parti de Seloun-de-Crau.
Adounc quand lou trin intravo en garo, Dudule s’aprouchavo, siblavo – triiit – avans que d’anouncia d’uno voues trounadisso i vouiajaire esperant sus lou trepadou de la garo :
— Miramas… dès minuto d’arrèst !

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E tout se debanavo coum’acò quouro lou jour venguè que Dudule avisè un contro-venènt davalant dóu trin. Escoutant que soun sèn civi e proufessiounau, l’apoustroufè d’un biais autouritàri qu’anè emé sa cargo :
— Ho ! hé ! Sabès pas qu’es enebi de davala à Miramas sus aquesto ligno ! Fau espera Seloun.
— Mai… Mai…
— I’a ges de mai que tengon. Vous vòu apprendre la lèi, iéu. Vous vòu douna un papié.
— Mai… sabes que rèste à Miramas.
— Es pas uno resoun. La lèi es la lèi. Lou cop que vèn, vous n’en rapelaras.
— Mai… Mai…
— Res es censa ignoura la lèi, faguè d’uno bello asseguranço.
E sèns mai d’argument, Dudule dreissè un verbau à soun degut à la viajarello mal-avisado qu’avié lou fege de trepassa lou reglamen. La femo alor sachè pu que dire, èro aplantado aqui carculant se ié falié crida, ploura, remounta dins lou trin o dire de merci. Fin finalo Dudule reprenguè soun siblet – triiit – e anounciè :
— Fermaduro di porto !
Lou trin partiguè. La femo s’enanè elo tambèn. Èro peginado, pleno de vergougno, de ràbi, de charpin… un pau de tout acò bord que… èro sa femo !

L’istòri es pas ligado au tèms passat car quouro la countère à-n-un ami, i’a quàuqui tèms d’acò, apoundeguè d’aigo au moulin, me disènt, à son tour, que soun bèu-fraire, agènt de pouliço municipalo, verbalisè d’aploumb, éu tambèn, la veituro mau-garado… de sa femo !

Martino Bautista

*

À MIRAMAS, VILLE DE TRAINS, c’est sûr, il y a des histoires de trains.
Dudule, qui habitait à Miramas, était employé au chemin de fer ; il était aussi contrôleur de quai à Miramas. Petit, court de jambe, bedonnant, une calvitie bien installée qu’il cachait sous une casquette de contrôleur qu’il ne quittait jamais, le nez et la face rougeauds et enfin une très petite moustache – quelques poils en carré sous le nez –, c’était un employé modèle qui n’aurait pas fait de tort à ses voisins, pas plus qu’à la compagnie qui l’employait. Un sou était un sou, quand on le devait, et quand on lui devait, pardi ! il ne l’oubliait pas.
C’est ainsi qu’à l’époque, l’omnibus Marseille-Avignon s’arrêtait dans toutes les gares pour y prendre les voyageurs. Mais, car il y avait un mais, on ne pouvait en descendre qu’à partir de la gare de Salon-de-Provence.
Donc quand le train entrait en gare, Dudule s’approchait, sifflait – triiit – avant d’annoncer d’une voix tonitruante aux voyageurs attendant sur le quai de la gare :
— Miramas… 10 minutes d’arrêt !

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Et tout se passait comme cela quand le jour vint où Dudule remarqua un contrevenant descendant du train. N’écoutant que son sens civique et professionnel, il l’apostropha d’un ton autoritaire convenant à sa charge :
— Ho ! hé ! Vous ne savez pas qu’il est interdit de descendre à Miramas sur cette ligne ! Il faut attendre Salon.
— Mais… Mais…
— Il n’y a pas de mais qui tiennent. Je vais vous apprendre la loi, moi. Je vais vous dresser un papier.
— Mais… tu sais que j’habite à Miramas.
— Ce n’est pas une raison. La loi, c’est la loi. La prochaine fois, vous vous en rappellerez.
— Mais… Mais…
— Nul n’est censé ignorer la loi, fit-il d’un air plein d’assurance.
Et sans plus d’argument, Dudule dressa un procès verbal à la voyageuse malavisée qui avait eu l’audace de transgresser le règlement. La femme, alors, ne sut que dire, elle restait là sans bouger, ne sachant s’il lui fallait crier, pleurer, remonter dans le train ou dire merci. Finalement Dudule reprit son sifflet – triiit – et annonça :
— Fermeture des portes !
Le train partit. La femme s’en alla elle aussi. Elle était dépitée, pleine de honte, de rage et de chagrin, un peu de tout cela car… c’était sa femme !

L’histoire n’est pas liée à l’époque car lorsque je la racontais à un ami, il y a quelques temps de cela, il ajouta de l’eau au moulin en me contant, à son tour, que son beau-frère, agent de police municipale, verbalisa, sans hésiter, lui aussi, la voiture mal garée… de sa femme !

Martine Bautista
  • Photographie : Arch. personnelles de l’auteur.

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