Sébastien Avy, auteur/autrice sur GénéProvence https://www.geneprovence.com/author/sebavy/ 500 ans de faits divers en Provence Fri, 05 Dec 2025 10:06:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Sébastien Avy, auteur/autrice sur GénéProvence https://www.geneprovence.com/author/sebavy/ 32 32 Écrasées dans l’éboulement de la baume (Saint-Chamas, 12 octobre 1768) https://www.geneprovence.com/ecrasees-dans-leboulement-de-la-baume-saint-chamas-12-octobre-1768/ https://www.geneprovence.com/ecrasees-dans-leboulement-de-la-baume-saint-chamas-12-octobre-1768/#respond Sat, 13 Feb 2016 11:34:11 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=15756 Au village de Saint-Chamas (13), les habitants ont creusé dans la colline de safre des grottes pour servir d’entrepôts aux marchandises transitant par ce petit port sur l’étang de Berre.…

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Au village de Saint-Chamas (13), les habitants ont creusé dans la colline de safre des grottes pour servir d’entrepôts aux marchandises transitant par ce petit port sur l’étang de Berre. En provençal, les grottes sont appelées « baumes ».
Malheureusement ces baumes sont fragiles et Saint-Chamas connait de nombreux écroulements. En 1768, un éboulement provoque la mort de trois jeunes filles. Ce sont les corps de deux petites filles qui sont retirées des gravats :
Vue des baumes de la colline du Baou à Saint-Chamas (13). Coll. privée Sébastien Avy.
Vue des baumes de la colline du Baou à Saint-Chamas (13). Coll. privée Sébastien Avy.

Mort de Catherine et Marie Auberte

« L’an mil sept cent soixante huit et le douze octobre ont été ensevelies dans le cimetière par ordonnance de Mr le Juge de cette ville, Catherine et Marie Anne Aubert, soeurs, fille de Pierre Aubert travailleur et d’Anne Faci. Catherine étant âgée d’environ neuf ans et Marie Anne âgée de cinq ans et trois mois ayant été écrasée par l’écroulement de la baume dite Baume Avoure. Présent Balthazar Gide fossoyeur illiteré et Toussaint Isnard qui a signé. »

Puis les travaux de déblaiement se poursuivent, et une semaine plus tard, un nouveau corps est sorti de la grotte :

Mort de Françoise Cavailhon

« L’an mil sept cent soixante huit et le vingtième octobre a été enseveli dans le cimetière par ordonnance de Mr le Juge le corps de Françoise Cavailhon, âgé de vingt ans et un mois, fille légitime de Jacques, ménager, et de Françoise Ferrier, ayant été trouvé écrasé par l’écroulement de la baume dite Baume Avoure. Présents Balthazar Gide fossoyeur illitéré et Toussaint Isnard qui a signé. »

  • Source : registres paroissiaux de Saint-Chamas, AD13, 202 E 258. Les textes ont été modernisé et ponctué pour une meilleure compréhension.

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L’année 1720 marque le paroxysme de la Grande Peste en Provence, transformant des communautés comme Rians en zones de tension extrêmes. L’épidémie a non seulement décimé la population mais a aussi désagrégé l’ordre social. Pour endiguer la contagion, un régime militaire sévère, imposé par la « troupe du roi », appliquait la justice expéditive. La peur viscérale de la maladie et la paranoïa collective ont fait du moindre soupçon, de la simple « fausse rumeur », une condamnation à mort. L’exécution d’Antoine Peyron et Honorat Pons dans la rue du marché, « faussement accusés », témoigne de la violence et de l’arbitraire qui régnaient face à ce fléau incontrôlable.

peste045Antoine Peyron époux de Catherine Rousse et Honorat Pons époux d’Anne Fouque sont morts et ensevelis le vingt sept du mois de nouvembre mil sept cent vingt dans le cimetière Sainte-Catherine. Présent Joseph Girard et Jean Pierre Brémond.

signés J. Girard, Brémond

en marge :
« Tempore pestis ob falsum motum civium, a copiis regis, uterque false accusatus, fuencte… fut in vico mercati. »

« En temps de peste, à cause d’une fausse rumeur des citoyens, et les deux, faussement accusés, ont été tués dans la rue du marché par la troupe du roi. »

  • Sources : Rians, Archives départementales du Var, 1 MiEC898, image 140.

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Alphonse Tavan (1833-1905), le paysan poète https://www.geneprovence.com/alphonse-tavan-1833-1905-paysan-poete/ https://www.geneprovence.com/alphonse-tavan-1833-1905-paysan-poete/#respond Tue, 01 Jul 2014 00:00:23 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=13026 Alphonse Tavan est un poète provençal, cofondateur du Félibrige dont il fut majoral. Il en est le plus mal connu. Il naît le 9 mars 1833 à Châteauneuf-de-Gadagne, non loin…

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Alphonse Tavan vers 1860. Photographie Henry & Barthélemy (Marseille).
Alphonse Tavan vers 1860.
Photographie Henry & Barthélemy (Marseille).
Alphonse Tavan est un poète provençal, cofondateur du Félibrige dont il fut majoral. Il en est le plus mal connu.
Il naît le 9 mars 1833 à Châteauneuf-de-Gadagne, non loin de Font-Ségugne. Issu d’une famille paysanne, paysan lui-même, il ne reçoit d’autre éducation que celle de l’école primaire. S’il n’a pas l’érudition des autres fondateurs, il compose des vers lorsque les travaux agricoles lui en laissent le temps. Ses poèmes, sortis du coeur, reflètent la naïveté d’un paysan du XIXe siècle, empreinte de ses joies et peines quotidiennes.

Paysan de Font-Ségugne

C’est son compatriote Paul Giera, de Gadagne lui-aussi, qui le remarque, il l’invite aux réunions des poètes provençaux de Font-Ségugne. C’est ainsi qu’il se retrouve avec Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théo­dore Aubanel, Jean Brunet, Paul Giera et Anselme Mathieu pour la création du Félibrige le 21 mai 1854.

Le temps des malheurs

Tirant le mauvais numéro, il doit faire le service militaire. Envoyé à Rome occupée par les armées françaises de Napoléon III pour protéger le pape, il y contracte la malaria. Réformé, il est renvoyé en France, mais la maladie l’empêche de travailler les champs comme avant. Il devient alors cheminot, en s’engageant dans la nouvelle compagnie PLM.
Signature d'Alphonse Tavan ("Anfons Tavan" en provençal).
Signature d’Alphonse Tavan
(« Anfons Tavan » en provençal).
En poste à la gare de Rognac, c’est dans ce village, qu’il fait la connaissance de son épouse, Apollonie Désirée Arnoux. Le mariage est célébré en 1865. L’année suivante naît un fils, prénommé Hippolyte Frédéric, le 9 août 1866, mais l’enfant meurt à l’âge de six jours. L’année suivante, il leur naît une fille prénommée Augustine Jeanne Mireille. Fin 1868, sa jeune épouse, âgée d’à peine 22 ans, disparaît. En 1872, sa fille meurt à son tour à l’âge de 5 ans. Alphonse Tavan restera marqué toute sa vie par la disparition de son épouse et de ses enfants. Il ne se remariera jamais.

Alphonse Tavan, dernier des primadié

Lors de la célébration du cinquantenaire du Félibrige, il y joue un rôle important avec Frédéric Mistral, seuls survivants des fondateurs. Il s’éteint le 12 mai 1905 dans sa commune natale de Gadagne.

Généalogie

Génération 1

1 – Pierre Alphonse Tavan, cultivateur, employé PLM, né le 9 mars 1833 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), y décédé le 12 mai 1905. Marié le 10 novembre 1865 à Rognac (13) avec Apollonie Désirée Arnoux, née le 29 février 1846 à Rognac (13), elle y décède le 26 septembre 1868, fille de Étienne, maçon, et de Geneviève Goirand. D’où :
– Hippolyte Frédéric Tavan, né le 9 août 1866 à Marseille (13), décédé le 14 août 1866 à Rognac (13).
– Augustine Jeanne Mireille Tavan, née le 24 septembre 1867 à Rognac (13), décédée le 23 novembre 1872 à Marseille (13).

Génération 2

2 – Jean François Tavan, cultivateur, né le 14 avril 1783 à Saint-Vincent-les-Forts (04), décédé le 19 mars 1855 à Châteauneuf-de-Gadagne (84).
Marié le 26 novembre 1823 à Châteauneuf-de-Gadagne (84) avec
3 – Marie Claire Roumieu, née vers 1799 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), décédée le 15 avril 1875 à Châteauneuf-de-Gadagne (84). Veuve de Antoine Jouve.

Génération 3

4 – Joseph Tavan, cultivateur, né le 7 janvier 1738 à Saint-Vincent-les-Forts (04), décédé avant 1823.
Marié le 6 février 1781 à Méolans-Revel (04) avec
5 – Marie Lèbre, née vers 1761 à Méolans-Revel (04), décédée avant 1823.

6 – Jean-Baptiste Roumieu, négociant, aubergiste, né vers 1763 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), décédé le 29 mars 1829 à Châteauneuf-de-Gadagne (84).
Marié le 8 mai 1799 à Avignon (84), avec
7 – Claire Françoise Imbert, née vers 1772 à Lagnes (84), décédée le 13 décembre 1847 à Châteauneuf-de-Gadagne (84).

Génération 4

8 – Jean Tavan, né le 14 avril 1697 à Saint-Vincent-les-Forts (04), y décède le 24 mai 1756.
Marié le 22 juin 1734 à Saint-Vincent-les-Forts (04) avec
9 – Catherine Bernard, née le 3 novembre 1707 à Saint-Vincent-les-Forts (04), y décède le 24 avril 1742.

10 – François Lèbre, décédé le 20 janvier 1791 à Méolans-Revel (04).
Marié avec
11 – Marthe Blanc, née vers 1729, décédée le 20 octobre 1779 à Méolans-revel (04).

12 – Antoine Roumieu, né à Le Revest
Marié le 24 juillet 1758 à Châteauneuf-de-Gadagne (84), avec
13 – Marthe Granier, décédée avant 1799.

14 – Claude Imbert, cultivateur, décédé avant 1799.
Marié avec
15 – Claire Sicard

Génération 5

16 – Jean Tavan, décédé avant 1731.
Marié avec
17 – Magdeleine Michel

18 – Paul Bernard, né vers 1665, décédé le 15 avril 1730 à Saint-Vincent-les-Forts (04).
Marié le 24 avril 1692 à Saint-Vincent-les-Forts (04) avec
19 – Marie Laurent, née vers 1658, décédée le 15 novembre 1708 à Saint-Vincent-les-Forts (04).

20 – Jacques Lèbre
Marié avec
21 – ?

24 – Gilles Roumieu
Marié avec
25 – Catherine Vial

26 – Jean-Baptiste Granier
Marié avec
27 – Marie Maurel

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Les maires de Carpentras (Vaucluse) https://www.geneprovence.com/liste-des-maires-de-carpentras-vaucluse/ https://www.geneprovence.com/liste-des-maires-de-carpentras-vaucluse/#respond Fri, 06 Jun 2014 00:57:40 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=12533 Carpentras est une sous-pré­fec­ture du département de Vaucluse. Le présent article propose une liste des maires qui ont dirigé la commune de la fin du XVIIIe siècle à nos jours.…

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Carpentras est une sous-pré­fec­ture du département de Vaucluse. Le présent article propose une liste des maires qui ont dirigé la commune de la fin du XVIIIe siècle à nos jours.

XIXe siècle

  • Cyprien Poujade. DR.
    Cyprien Poujade. DR.
    1800-1803 : Jean-Étienne-Antoine-Xavier de Cabanis
  • 1804 :  Denis-Xavier Waton
  • 1813-1816 : Félicien Thomas de Belisy
  • 1816-1821 : Charles des Isnards
  • 1821-1826 : François de Sales
  • 1826-1829 : Stanislas-Gabriel-Augustin de Joannis-Nicou
  • 1829-1831 : Victor-Joseph-Ladislas Faudon
  • 1831 : Gaspard-Adolphe Tramier de la Boissière
  • 1831 : Morier-Lotellier
  • 1831-1833 : Vincent-Hyacinthe Eydoux
  • 1833-1834 : Casimir-François-Henri Barjavel
  • 1834-1842 : Joseph-Pierre-Marie Athénosy
  • 1842-1848 : François-Xavier Collet de la Madeleine
  • 1848 : Silvestre-Jacques David-Guillabert
  • 1848-1850 : Gaspard-Adolphe Tramier de la Boissière
  • 1850-1851 : Charles Lambertin
  • 1851-1853 : Adrien-Celse Barret
  • 1853-1863 : Théophile de Jocas
  • 1863-1865 : Adolphe Masson
  • 1865-1870 : Eugène Fortunet
  • 1870-1871 : Cyprien Poujade
  • 1871-1873 : Silvestre-Jacques David-Guillabert
  • Eugène Guérin. DR.
    Eugène Guérin. DR.
    1873-1874 : Jean-Baptiste Gauthier
  • 1874-1876 : Paul Ravoux
  • 1876-1877 : Cyprien Poujade
  • 1877 : Paul Ravoux
  • 1878-1881 : Cyprien Poujade
  • 1881-1886 : Eugène Guérin
  • 1886-1891 : Alfred Michel
  • 1891-1892 : Didier Jouvent
  • 1893-1896 : Théophile Rayne
  • 1896-1900 : Alfred Caillet

XXe siècle

Édouard Daladier. DR.
Édouard Daladier. DR.
  • 1911-1914 : Édouard Daladier
  • 1914-1932 : Henri Dreyfus
  • 1935-1940 : Henri Dreyfus
  • 1940-1942 : Albéric Fournier
  • 1942-1944 : Louis Armand
  • 1944-1945 : Toussaint Gandié
  • 1945-1947 : Henri Dreyfus
  • 1947-1953 : Charles Guilhermet
  • 1953-1965 : Gabriel Jacotet
  • 1965-1987 : Maurice Charretier
  • 1987-2008 : Jean-Claude Andrieu

XXIe siècle

  • 2008-… : Francis Adolphe

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Joseph Roumanille (1818-1891), l’autre fondateur du Félibrige https://www.geneprovence.com/joseph-roumanille-1818-1891-lautre-fondateur/ https://www.geneprovence.com/joseph-roumanille-1818-1891-lautre-fondateur/#respond Sun, 01 Jun 2014 00:00:20 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=12661 [caption id="attachment_12676" align="alignleft" width="300"] Joseph Roumanille. DR.[/caption]

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Joseph Roumanille. DR.
Joseph Roumanille. DR.

Joseph Roumanille est avec Frédéric Mistral, le principal des primadié fondateurs du mou­ve­ment du Félibrige. Ce sera encore plus le cas lors­qu’il ouvre sa librairie, vé­ri­ta­ble foyer de la renaissance pro­ven­çale.

Le précurseur

Il est né le 8 août 1818 à Saint-Rémy-de-Provence, ville où il vécut toute sa vie. Il est envoyé au collège de Tarascon (1834), sa famille le destinant à devenir prêtre. Élève doué, c’est au collège qu’il se prend de passion pour la langue provençale. Refusant d’entrer dans les ordres, il devient clerc de notaire entre 1836 et 1839. Il commence à écrire des vers dans L’Écho du Rhône. En 1839, il devient maître répétiteur au collège de Nyons (Drôme) où il côtoie les milieux provençaux. Avec Hyacinthe Dupuy, Camille Raybaud et Barthélémy Chalvet, Joseph Roumanille constitue un groupe de poètes, que Mistral qualifiera de « berceau du Félibrige ». C’est à Nyons qu’il fait publier son premier ouvrage, Louis Gros et Louis Noé : ou un drame dans les carrières de Saint-Rémy.

Roumanille rencontre Mistral

En 1845, il quitte Nyons pour le collège Dupuy à Avignon. C’est à la même époque, que Mistral intègre la pension, et qu’il s’y fera surprendre par Roumanille à écrire des vers en provençal. C’est le début d’une grande amitié entre eux deux, et cela malgré la différence d’âge qui les séparent, ainsi que le lien élève/professeur qu’ils doivent maintenir au début.
Quittant le pensionnat Dupuy en 1847, il intègre l’imprimerie Séguin. Il en profite pour publier son premier recueil de poésies entièrement écrit en provençal : li Margarideto (Les Pâquerettes) ; suivi en 1851 par Li Capelan (Les Prêtres) ; Li sounjarello (Les songeuses) et Li prouvençalo (les Provençales, recueil de poèmes de divers poètes) tous deux en 1852. Malgré l’ambition de Roumanille de s’adresser à ces contemporains uniquement en lengo nostro, il se désole en même temps de l’agonie de la culture provençale.

Fondation du Félibrige

Il participe à la création du Félibrige, le 21 mai 1854 au château de Font-Ségugne avec ses compagnons primadié : Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, Jean Brunet, Anselme Mathieu, Paul Giera et Alphonse Tavan. L’année suivante, Il ouvre sa librairie et maison d’édition, qu’il destine à devenir le foyer de la renaissance provençale. Il publie l’Armana prouvençau, organe de diffusion du Félibrige, mais surtout Miréio, la grande œuvre de Mistral.
Il poursuit ses créations, et en 1857 il publie La Campano mountado, suivit en 1859 des Li flour de Sauvi (Les fleurs de Sauge). Il joue un rôle de premier plan dans les milieux littéraires et éditoriaux de Provence. Il est l’auteur de nombreux contes qui alimentent les rubriques de l’Armana, par exemple le fameux curé de Cucugnan, repris et rendu célèbre par Alphonse Daudet.
En 1884, il publie encore un recueil de ses poèmes Li conte prouvençau e li cascarelato. Joseph Roumanille disparaît le 24 mai 1891. Éclipsé par Frédéric Mistral, on ne peut nier la part fondamentale de son action dans le mouvement du Félibrige.

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Les maires de Cornillon-Confoux (Bouches-du-Rhône) https://www.geneprovence.com/les-maires-de-cornillon-confoux-bouches-du-rhone/ https://www.geneprovence.com/les-maires-de-cornillon-confoux-bouches-du-rhone/#respond Wed, 07 May 2014 00:00:28 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=11435 Cornillon-Confoux est un village perché situé à proximité de l'étang de Berre, dans les Bouches-du-Rhône. Le présent article propose une liste des maires qui ont dirigé la commune depuis la Révolution française.

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Cornillon-Confoux est un village perché situé à proximité de l’étang de Berre, dans les Bouches-du-Rhône. Le présent article propose une liste des maires qui ont dirigé la commune depuis la Révolution française.

XIXe siècle

  • 1803-1821 : Jean-Joseph Leydet, confirmé en 1816, meurt en fonction
  • 1821-1829 : Charles Leydet, démissionne
  • 1829-1830 : Jean-Joseph Bonfilhon, révoqué
  • 1830-1835 : Jean Jeans
  • 1835-1854 : Jean-Joseph Leydet 
  • 1854-1857 : Antoine Chevaly 
  • 1857-1860 : Saint-Étienne 
  • 1860-1868 : Jean-Joseph Leydet 
  • 1868-1870 : Antoine Roux 
  • 1870 : Florian Callamand, assure l’intérim
  • 1870-1871 : Antoine Roux 
  • 1871-1872 : Saint-Étienne 
  • 1872-1874 : Victor Astier, démissionne
  • 1874-1876 : Saint-Étienne 
  • 1876-1881 : Marius Callamand 
  • 1881-1884 : Victor Astier 
  • 1884-1896 : Saint-Étienne 
  • 1896 : Joseph Jugy 
  • 1896-1908 : Philomin Gros

cornillon-confoux-vue

XXe siècle

  • 1908-1910 : Pierre Boyer 
  • 1910-1912 : Jean-Baptiste Roux 
  • 1912 : Félix Isnard 
  • 1912-1919 : Jean-Baptiste Roux 
  • 1919-1923 : Émile Saint-Étienne 
  • 1923-1945 : Célestin Gros 
  • 1945-1964 : Arnould de Jessé, meurt en fonction
  • 1964-1965 : Charles Liotard 
  • 1965-1977 : Bruno Carsignol 
  • 1977-1983 : Claude Pellat 
  • 1983-1988 : Jean-Pierre Van Acker, démissionne
  • 1988-2001 : Jacques d’Haillecourt 

XXIe siècle

  • 2001-… : Daniel Gagnon

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Anselme Mathieu (1828-1895), le poète contesté https://www.geneprovence.com/anselme-mathieu-1828-1895-le-poete-conteste/ https://www.geneprovence.com/anselme-mathieu-1828-1895-le-poete-conteste/#respond Thu, 01 May 2014 00:00:36 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=11883 Anselme Mathieu, un des sept primadié du Félibrige, est celui qui a eu le moins d'influence sur la renaissance provençale. Il ne signe que quelques poèmes publiés dans l'Arma­na, sous le pseudonyme de Felibre di Poutoun. Il est né le 21 avril 1828 à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) du mariage de Étienne-Hilarion, cultivateur, et de Claire Astier. Il a une sœur jumelle, Marie-Caroline, qui meurt à l'âge de 19 jours, le 10 mai 1828. C'est élève au collège du pensionnat Dupuy (actuellement rue Louis-Pasteur à Avignon) qu'il fait la connaissance de Frédéric Mistral. Les deux garçons ont pour professeur Joseph Roumanille.

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anselme-mathieu

Anselme Mathieu, un des sept primadié du Félibrige, est celui qui a eu le moins d’influence sur la renaissance provençale. Il ne signe que quelques poèmes publiés dans l’Arma­na, sous le pseudonyme de Felibre di Poutoun.
Il est né le 21 avril 1828 à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) du mariage de Étienne-Hilarion, cultivateur, et de Claire Astier. Il a une sœur jumelle, Marie-Caroline, qui meurt à l’âge de 19 jours, le 10 mai 1828. C’est élève au collège du pensionnat Dupuy (actuellement rue Louis-Pasteur à Avignon) qu’il fait la connaissance de Frédéric Mistral. Les deux garçons ont pour professeur Joseph Roumanille. Depuis cette époque, tous deux développent une solide amitié.
Propriétaire terrien, comme son père, il vit à Châteauneuf-du-Pape et gère ses propriétés. Le 26 juin 1861, à l’âge de 33 ans, il épouse une jeune fille de 18 ans, Thérèse-Hélène Establet, dont il n’a pas d’enfant.
Anselme Mathieu publie en 1862 son seul recueil de poèmes, La Farandoulo. Mistral en fait la préface. Les mauvaises langues iront dire que Frédéric Mistral aurait écrit la totalité de l’ouvrage, laissant à Mathieu la paternité de l’œuvre dans le but de grossir les rangs des membres actifs du Félibrige.
Mais ceci n’est que pure spéculation de la part des détracteurs du Félibrige. Les spécialistes de la renaissance provençale s’accorde à dire qu’Anselme Mathieu a bien écrit de sa main son recueil. Mistral en ayant fait, à la rigueur, la correction.
Mathieu disparaît le 8 février 1895 dans sa commune natale, à l’âge de 67 ans.

Lire La Farandoulo sur Google Livres, en provençal avec sa traduction française

Généalogie

Génération 1

1 Anselme-Hilarion Mathieu, propriétaire, né le 11 avril 1828 à Châteauneuf-du-Pape (84), y décédé le 8 février 1895.
Marié le 26 juin 1861 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec Thérèse-Hélène Establet, née le 1er janvier 1843 à Châteauneuf-du-Pape, fille de Alexis, agriculteur, et de Marie-Anne Reboul.

Génération 2

2 Étienne-Hilarion Mathieu, cultivateur, né le 4 décembre 1791 à Entraigues (84), décédé le 8 octobre 1856 à Châteauneuf-du-Pape (84).
marié le 1er décembre 1813 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec
3 Claire Astier, née le 12 brumaire an VI à Châteauneuf-du-Pape (84), y décédée le 21 février 1864.

Génération 3

4 Jean-Joseph Barthélémy Mathieu, né le 2 juillet 1756 à Châteauneuf-du-Pape (84), décédé le 8 mai 1811 à Entraigues (84).
marié le 29 juillet 1783 à Entraigues (84), avec
5 Marie Moulin, née le 24 septembre 1761 à Entraigues (84), décédée après 1811.

6 Jean Charles Louis Astier, notaire, né le 13 août 1743 à Avignon (84), paroisse Notre-Dame-la-Principale, décédé le 31 janvier 1827 à Châteauneuf-du-Pape (84). veuf de Anne-Marguerite Coquibus.
marié le 29 octobre 1793 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec
7 Élisabeth Avril, née le 5 juin 1753 à Châteauneuf-du-Pape (84), y décédée le 5 octobre 1833. Veuve de Joseph-Claude Discour.

Génération 4

8 Jean-Joseph Mathieu, né à Jonquières (84).
marié le 28 novembre 1747 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec
9 Thérèse Perche, née le 22 octobre 1729 à Châteauneuf-du-Pape (84).

10 Antoine Moulin, décédé le 17 août 1783 à Entraigues (84).
marié avec
11 Catherine Mille

12 Jean Joseph Ignace Astier, avocat, né vers 1695, décédé le 27 septembre 1763 à Avignon (84).
marié le 4 janvier 1721 à Avignon (84), paroisse Saint-Geniès, avec
13 Thérèse Boisselin, décédée avant 1793.
Note : mariage non filiatif.

14 Jérome Avril, cultivateur , né vers 1723, décédé le 26 octobre 1790 à Châteauneuf-du-Pape (84).
marié le 28 avril 1750 à Châteauneuf-du-Pape (84), avec
15 Claire Establet

Génération 5

16 Guillaume Mathieu
marié avec
17 Marguerite Laffanours

18 Mathieu Perche
marié avec
19 Thérèse Establet

28 André Avril, né vers 1683, décédé le 22 juillet 1763 à Châteauneuf-du-Pape (84).
marié avec
29 Claude Bonnel

30 Barthélémy Establet, décédé le 16 janvier 1753 à Châteauneuf-du-Pape (84).
marié avec
31 Paule Lucresse Bègue
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Paul Giéra (1816-1861), le notaire poète https://www.geneprovence.com/paul-giera-1816-1861-le-notaire-poete/ https://www.geneprovence.com/paul-giera-1816-1861-le-notaire-poete/#respond Sun, 13 Apr 2014 14:07:38 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=11535 [caption id="attachment_11546" align="alignright" width="241"] Paul Giéra. DR.[/caption] Paul Giéra naît le 22 janvier 1816 à Avignon dans une fa­mille de faïencier d’origine ita­lienne. Après de solides étu­des, il devient clerc de notaire, et finit par acheter une étude notariale, située au 41 de la rue de la Terre, en 1846. Sa position établie, Giéra se consacre aux œuvres de charité de sa ville d’Avignon. C’est au cours d’une réunion de bienfaisance qu’il fait la rencontre de Joseph Roumanille et de Théodore Aubanel. Giéra rejoint alors le petit groupe des poètes provençaux.

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Paul Giéra. DR.
Paul Giéra. DR.
Paul Giéra naît le 22 janvier 1816 à Avignon dans une fa­mille de faïencier d’origine ita­lienne. Après de solides étu­des, il devient clerc de notaire, et finit par acheter une étude notariale, située au 41 de la rue de la Terre, en 1846.
Sa position établie, Giéra se consacre aux œuvres de charité de sa ville d’Avignon. C’est au cours d’une réunion de bienfaisance qu’il fait la rencontre de Joseph Roumanille et de Théodore Aubanel. Giéra rejoint alors le petit groupe des poètes provençaux. Il les accueille dans son château de Font-Ségugne, à Châteauneuf-de-Gadagne, pour la réunion qui aboutit à la création du Félibrige le 21 mai 1854.
Sa charge de notaire lui laisse du temps pour écrire des poésies empreintes d’originalité et de fantaisies. Il les signe toutes sous le pseudonyme de Glaup ou de lou Felibre ajougui, ne se préoccupant pas de passer à la postérité. En 1865, après la mort de son ami, Joseph Roumanille les regroupe sous le titre Li Galejado et les publie dans un recueil, Un liame de rasin.
Il meurt le 26 avril 1861, à l’âge de 45 ans, dans sa demeure familiale d’Avignon, située au 15 de la rue Banasterie.

Un poème de Paul Giéra


Paru dans l'Armana de 1855. Traduction française de Martine Bautista.
TrefoulimenTrésaillement
O lengo richo, armouniouso,
De ti felibre glouriouso,
Me sènte pres dóu tremoulun,
Quand l'Envejo despoutentado,
Emé sa chourmo enverinado,
T'agarris de soun revoulun.
O langue riche, harmonieuse,
De tes felibres glorieuse,
Je me sens pris de frissons,
Quand l’Envie rendue impuissante,
Avec sa cohorte malveillante
Te harcèle de son tourbillon.
Mai que pòu sa ràbi 'mpoutènto
Contro ta grandour reneissènto?
Quand de furour mostro li dènt,
Jiten nòsti flour à brassado,
E vers tu mounto pèr oundado
La tubèio de noste encèn.
Mais que peut sa rage impuissante
Contre ta grandeur renaissante ?
Quand de fureur elle montre les dents,
Jetons nos fleurs par brassée,
Et vers toi monte par ondée
La fumée de notre encens.
Que soun verin raje e trafigue !
Que de si crid l'èr restountigue !
Sies rèino, e rèino de renoum !
E ta glòri toujou creissènto
N'en sara que mai trelusènto !
Veiras l'Envejo à ti geinoun.
Que son venin coule et transperce !
Que de ses cris l’air retentisse !
Tu es reine, et reine de renom !
Et ta gloire toujour croissante
N’en sera que plus reluisante !
Tu verras l’Envie à tes genoux !
Te cresien morto, e soumihaves !
Mai quand t'an vist qu'esbrihaudaves,
E que toun front, carga de rai,
S'espandissié dessus la terro,
Emé tu se soun mes en guerro:
Ti lausié d'or ie fan esfrai !
Ils te croyaient morte, et tu sommeillais !
Mais quand ils t’ont vue que tu éblouissais,
Et que ton front, vêtu de lueurs,
S’étendait dessus la terre,
Avec toi, ils se sont mis en guerre ;
Tes lauriers d’or leur font peurs !
A tis enfant drueve li porto :
Tout es galoi, tout es pèr orto,
Quand èi questioun de te venja !
Pèr castiga sis insoulènço,
Uno noblo e fièro jouvènço
A toun entour vèn s'arrenja.
A tes enfants ouvre les portes :
Tout est joyeux, tout est en agitation,
Quand il est question de te venger !
Pour punir ses insolences,
Une noble et fière jeunesse
Autour de toi vient se ranger.
D'Aubanèu l'espaso brandusso;
Vese l'Ajougui que s'escusso,
E Mistrau, au bras vigourous,
Tout en aigo, tresano e ourlo,
E fai virouia la machourlo
Qu'engranara lis envejous !
D’Aubanel l’épée s’agite ;
Je vois l’enjoué qui se retrousse,
Et Mistral, au bras vigoureux,
Tout en sueur, tressaille et hurle,
Et fait tournoyer le gourdin
Qui attaquera les envieux !
Mai pièi, Roumaniho moun mèstre,
Es lou dounaire d'escaufèstre !
Quand part lis aclapo de mau;
Soun iu se cargo de belugo ;
Souto sa voues lis amalugo:
Es un tron parti sènso uiau !
Et puis, Roumanille mon maitre,
Est le donneur de suées !
Quand part les fossoyeurs de mal ;
Son œil se charge d’étincelles ;
Sous sa voix les mortifie :
C’est un coup de tonnerre sans éclair !
Noun, jamai res me fara 'ncrèire
Que lou parla de nòsti rèire
N'es pas poulidet, noun fai gau :
A quau me dirié lou countràri,
Subran pourgiriéu lis ensàrri,
La basto, uno brido, un mourrau !
Non, jamais personne ne me fera croire
Que le parlé de nos ancêtres
N’est pas beau, ne fait pas plaisir :
Et qui me dirait le contraire,
Aussitôt je mettrais les cabas,
Le bât, une bride, une muselière !
Glaup
Glaup

Généalogie

Génération 1

1 Antoine Paul Louis Ange François Giéra, notaire, né le 22 janvier 1816 à Avignon (84), y décédé le 26 avril 1861. Marié avec Pauline Louise Marie Céalis.

Génération 2

2 Jean-Baptiste Joseph Giéra, dit Gerre, marchand faïencier, né le 24 juin 1781 à Avignon (84)
marié le 8 février 1809 à Avignon (84) avec
3 Marie Magdeleine Marguerite Crillon, née le 31 janvier 1784 à Avignon (84)

Génération 3

4 Jacques Giéra, dit Gerre, né à Celli (dpt de Montenotte, Ligurie, Italie), décédé avant 1809.
marié avec
5 Marie Augustine Peschetta, dite Pechet, née à Celli (dpt de Montenotte, Ligurie, Italie), décédée après 1809.

6 Pierre Ange Crillon, tourneur, né vers 1744 à Avignon (84), décédé le 30 octobre 1803 à Avignon (84)
marié le 12 août 1772 à Avignon (84), paroisse Saint-Symphorien, avec
7 Marguerite Monique Lafrance, née le 4 mai 1753 à Avignon (84), y décédée le 20 novembre 1813.

Génération 4

12 Louis Crillon
marié le 23 septembre 1737 à Avignon (84), paroisse Saint-Symphorien, avec
13 Marie Alexandre Philipon

14 Antoine Ignace Lafrance, né le 11 novembre 1711 à Avignon (84), décédé le 25 janvier 1797 à Avignon (84).
marié le 17 février 1737 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale, avec
15 Catherine Mésangeau.

Génération 5

24 Joseph Grillon, meunier
marié le 20 novembre 1712 à Tarascon (13), paroisse Saint-Jacques, avec
25 Marie Bonnet

26 Arnoux Philippon, veuf
marié le 7 janvier 1709 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale, avec
27 Jeanne Trieu
Note : mariage non filiatif

28 Mathieu Lafrance, décédé le 25 janvier 1733 à Avignon (84), paroisse Saint-Pierre.
marié le 17 janvier 1711 à Avignon (84), paroisse Saint-Pierre, avec
29 Claudine Marie de Roure, décédée le 23 décembre 1765 à Avignon (84), paroisse Saint-Pierre.
Note : mariage non filiatif

30 Ambroise Mésangeau, né vers 1684, décédé le 18 avril 1764 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale.
marié le 21 mai 1712 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale, avec
31 Marquise Catherine Heloin, née vers 1692, décédée le 4 octobre 1756 à Avignon (84), paroisse Sainte-Marie-la-Principale.
Note : mariage non filiatif

Génération 6

48 Guillaume Grillon, meunier, décédé avant 1712.
marié le 8 octobre 1680 à Tarascon (13), paroisse Saint-Jacques, avec
49 Cécile Girard, décédée avant 1712.

50 Guillaume Bonnet, meunier, décédé avant 1712.
marié avec
51 Marie Tondut, décédé avant 1712.

Génération 7

96 Jean Grillon, maître cardeur, décédé avant 1680.
marié avec
97 Jeanne Tartonne, décédée avant 1680.

98 Étienne Girard, maître maçon, décédé avant 1680.
marié avec
99 Alix Roux, décédée avant 1680.

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Les maires de Gap (Hautes-Alpes) https://www.geneprovence.com/les-maires-de-gap-hautes-alpes/ https://www.geneprovence.com/les-maires-de-gap-hautes-alpes/#respond Mon, 07 Apr 2014 00:06:11 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=10172 XIXe siècle 1800-1803 : Pierre d'Héralde 1803-1807 : Étienne Blanc 1807-1808 : François d'Abon 1808-1813 : François d'Hugues 1813-1815 : François d'Abon 1815-1821 : Jean-Louis Calandre 1821-1830 : Jean-Joseph d'Amat 1830-1834 : Joseph Allier 1834-1835 : Claude-Guillaume Blanc-Subé 1835-1848 : Élisée Roubaud 1848-1849 : Alfred Allier 1849-1850 : Clément d'Amat 1850-1856 : Claude-Guillaume Blanc-Subé 1856 : Édouard Bigillon 1856 : Adrien Roubaud 1856 : Élisée Roubaud 1856-1865 : Laurent Brunet-Blocard 1865-1869 : Alfred Allier 1869-1870 : Auguste Garnier 1870 : Xavier Blanc 1871 : Borel[caption id="attachment_10344" align="alignright" width="160"] Frédéric Euzières, maire de

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XIXe siècle

  • 1800-1803 : Pierre d’Héralde
  • 1803-1807 : Étienne Blanc
  • 1807-1808 : François d’Abon
  • 1808-1813 : François d’Hugues
  • 1813-1815 : François d’Abon
  • 1815-1821 : Jean-Louis Calandre
  • 1821-1830 : Jean-Joseph d’Amat
  • 1830-1834 : Joseph Allier
  • 1834-1835 : Claude-Guillaume Blanc-Subé
  • 1835-1848 : Élisée Roubaud
  • 1848-1849 : Alfred Allier
  • 1849-1850 : Clément d’Amat
  • 1850-1856 : Claude-Guillaume Blanc-Subé
  • 1856 : Édouard Bigillon
  • 1856 : Adrien Roubaud
  • 1856 : Élisée Roubaud
  • 1856-1865 : Laurent Brunet-Blocard
  • 1865-1869 : Alfred Allier
  • 1869-1870 : Auguste Garnier
  • 1870 : Xavier Blanc
  • 1871 : Borel
  • Frédéric Euzières, maire de 1878 à 1896. DR.
    Frédéric Euzières, maire de 1878 à 1896. DR.
  • 1871-1878 : Pierre-Jules Tanc
  • 1878-1896 : Frédéric Euzière
  • 1896-1900 : Auguste Tourres

XXe siècle

  • 1900-1904 : Joseph Faure
  • 1904-1906 : Albert Martin
  • 1906-1908 : Ferréol Jean
  • 1908-1919 : Paul Caillat
  • 1919-1924 : Louis Berne
  • 1924-1925 : Adrien Fabre
  • 1925-1927 : Jean Eymar
  • 1927-1928 : Victor Provensal
  • Auguste Muret, maire de 1929 à 1940. DR.
    Auguste Muret, maire de 1929 à 1940. DR.
  • 1928-1929 : Paul Serres
  • 1929-1940 : Auguste Muret
  • 1940-1944 : Émile Fabre
  • 1944-1947 : Robert Bidault
  • 1947-1971 : Émile Didier
  • 1971-1989 : Bernard Givaudan
  • 1989-2007 : Pierre Bernard-Reymond

XXIe siècle

  • 2007-… : Roger Didier

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Antoine Avy (1776-1814), général-baron d’Empire https://www.geneprovence.com/antoine-avy-1776-1814-general-baron-dempire/ https://www.geneprovence.com/antoine-avy-1776-1814-general-baron-dempire/#respond Tue, 01 Apr 2014 00:41:12 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=11450 Antoine Avy n’est pas Suisse ! Antoine-Sylvain Avy naît le 25 mai 1776 à Neuchâtel, dans la principauté de Neuchâtel en Suisse. Terre protestante, il est baptisé le 9 juin suivant dans la ville de Cressier, où se trouve la paroisse catholique la plus proche. Son père, François Avy, musicien, réside à Neuchâtel depuis 1766.

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Antoine Avy n’est pas Suisse !

Antoine-Sylvain Avy naît le 25 mai 1776 à Neuchâtel, dans la principauté de Neuchâtel en Suisse. Terre protestante, il est baptisé le 9 juin suivant dans la ville de Cressier, où se trouve la paroisse catholique la plus proche. Son père, François Avy, musicien, réside à Neuchâtel depuis 1766. Il y exerce la profession de maître de musique vocale et de violon, maître de chapelle au service de l’Académie de musique de Neuchâtel. Celui-ci est né dans la ville d’Arles, sur les bords du Rhône, mais la famille Avy est originaire de Bollène, plus haut sur le Rhône, aujourd’hui chef-lieu de canton du Vaucluse. François Avy se marie à Cressier le 31 mai 1774 avec Louise Berthoud, d’une famille de libraire lyonnais, mais originaire du canton de Genève.

Ainsi malgré ce qu’affirme toutes les biographies et articles publiés sur Antoine Avy, celui-ci, bien que né en Suisse, d’une mère d’origine helvète, est bel et bien français. Peu après sa naissance, la famille quitte la Suisse pour s’installer dans la ville de Bordeaux, puis de Rions au début de la Révolution française.
Famille d'Antoine Avy
Famille d’Antoine Avy

Une famille au service de l’Empire

François Avy et Louise Berthoud donnèrent au moins huit frères et sœurs à Antoine Avy, dont trois donnèrent leur vie pour la France :
Louise-Adélaïde Avy, née le 25 avril 1775 à Neuchâtel (Suisse). Elle épouse avant 1801 Edmé Burat, puis se remarie le 1er octobre 1801 à Kingston (Jamaïque) avec Pierre Frégé.
Antoine-Sylvain Avy, sujet de cette biographie.
Louis-Albin Avy, né le 15 juin 1778 dans la paroisse Saint-Seurin de Bordeaux (33). Il débute comme employé dans les bureaux de l’administration du port de Bordeaux (an II), puis dans les bureaux de la municipalité bordelaise (an III). Il embarque comme novice pour faire la guerre de course contre la marine britannique d’abord sur le navire « les Deux-Amis » (an V) puis la corvette « la Daphné » (an VI), qui sera capturée par les Anglais. Il ne sera libéré que l’année suivante. De retour en France, il devient secrétaire du général Scherer, à l’armée d’Italie (an VII). À la fin de cette année, le 1er messidor an VII (19 juin 1799), il devient commis au bureau de l’administration générale des Colonies, département de la Marine. À partir du 1er germinal an XIII (22 mars 1805), il est employé à la 2e division du ministère de la Marine, puis passe à la 1ère division le 1er juin 1806. Nommé commissaire des guerres le 1er mars 1808, il se distingue lors du siège de Saragosse, en Espagne, du 15 juin au 13 août 1808. Il se marie le 9 mars 1808 à Paris, paroisse Saint-Thomas d’Aquin avec Victoire-Agathe La Thoison, une Brestoise. Nommé adjoint provisoire aux commissaires des guerres, il meurt de maladie le 8 juin 1809 dans la ville de Tudela, en Navarre, dans l’Espagne occupée par les armées françaises.
Jean-Clément-Justin Avy, né le 19 septembre 1780 dans la paroisse Saint-Seurin de Bordeaux (33).
Antoine-Sylvain Avy, deuxième du nom, né le 20 janvier 1783 dans la paroisse Saint-Seurin de Bordeaux (33). Son parrain est son frère, le futur général. Novice sur la corvette « La Dorade », il est fait prisonnier par les Anglais qui le libère le 30 janvier 1799. Est-il l’aspirant de marine tué lors d’un abordage, cité rapidement dans une lettre de sa mère en 1816 ?
Jean-François-Victor Avy, né le 3 mars 1785 dans la paroisse Saint-Seurin de Bordeaux (33), y décède le 1er novembre 1786, à l’âge de 20 mois.
Jeanne-Charlotte-Cécile Avy, née le 12 décembre 1788 dans la paroisse Saint-Seurin de Bordeaux (33). Elle meurt le 13 décembre 1879 à Rions (33) à l’âge vénérable de 91 ans. Elle avait épousé dans cette même commune le 23 novembre 1813, Antoine Cazentre, officier de santé dans l’armée impériale.
Dominique-Françoise-Mélanie Avy, née le 27 avril 1792 à Rions (33), y meurt le 10 février 1794, à l’âge de 22 mois.
Antoine-Scipion Avy, né le 30 janvier 1794 à Rions (33). Grâce à son frère aîné, il est admis à l’école militaire de Saint-Cyr le 23 juin 1811. Il gravit les échelons militaire : caporal le 17 mai 1812, sergent le 28 mai suivant, sergent-major le 29 juin 1812. Lorsqu’il quitte l’école le 6 novembre 1812, il est nommé sous-lieutenant à la 1ère compagnie du 3e bataillon du 21e régiment d’infanterie légère. Il venait d’être promu lieutenant dans la même unité lorsqu’il est blessé le 30 août 1813 lors de la bataille de Kulm. Il meurt des suites de ses blessures le 18 novembre 1813 à l’âge de 19 ans, dans un hôpital militaire de la ville de Dresde, en Allemagne.

Nous pouvons enfin signaler l’existence d’un cousin germain, Louis Avy, né le 4 mars 1790 à Arles. Il est entré au service armé le 30 mars 1809 comme voltigeur au 2e régiment de voltigeurs de la Garde impériale, passé le 1er juillet 1811 aux fusiliers chasseurs, nommé sergent le 13 février 1812, et sous-lieutenant le 8 avril 1813. Il sert en Espagne en 1810-1811, fait la campagne de Russie en 1812, puis la campagne de Saxe en 1813. Il est blessé le 27 août 1813 lors de la bataille de Dresde, il meurt le 27 septembre suivant de ses blessures. A-t-il lui aussi bénéficié des largesses de son cousin pour accomplir cette carrière ?

Mais revenons à Antoine Avy !

Début de carrière

En 1792, Antoine Avy s’engage dans un bataillon de volontaire de la Gironde. L’année suivante, il part pour la Vendée, et en août 1793, il devient secrétaire du représentant du peuple Ysabeau en mission à Bordeaux.
Il est nommé caporal en septembre 1794, puis sergent en novembre suivant. Le 13 mars 1795, il devient sous-lieutenant adjoint provisoire à l’état-major de l’adjudant-général Royer, commandant de l’armée des Pyrénées-Orientales.
En 1796, il monte à Paris pour se mettre à la disposition du gouvernement. Le représentant du peuple Niou s’attache alors ses services comme secrétaire et l’emmène dans sa mission d’inspection générale des armées et des défenses des ports de la Méditerranée.
En prairial an III (mai-juin 1795), l’escadre de la Méditerranée partant pour la Corse, il s’embarque sur la frégate « la Minerve » à la recherche de l’ennemi au large de Toulon. Il s’ensuit un terrible combat naval durant cinq heures où il est blessé par une balle qui lui traverse la cuisse. Fait prisonnier par les Anglais, il est emmené en captivité en Corse d’où il s’évade 6 mois plus tard (octobre/novembre 1795). De retour en France, le représentant Niou, en récompense, le nomme provisoirement sous-lieutenant adjoint au commandant de la place de Toulon. Mais apprenant le décès de son père, il décline l’offre et rentre chez lui à Bordeaux. Depuis son départ, la ville est tombée entre les mains des Royalistes, et son nom est porté sur les listes de proscription. Il échappe à plusieurs tentatives d’assassinats. Il finit par se réfugier à Paris où il sollicite, sans succès, un emploi dans un régiment de hussards. Retourné auprès de l’adjudant-général Royer, il reste sous les ordres de ce dernier jusqu’à la destitution de cet officier. Rentré à Paris, il sollicite à nouveau un emploi dans un régiment de hussards (6 décembre 1797).
Le 8 janvier 1798, il obtient un grade de sous-lieutenant au 10e régiment de Hussards. Il est attaché à l’état-major de la 17e Division militaire le 2 février en qualité d’aide de camp du directeur Barras, son protecteur, et un des trois dirigeants de la République française. Il est nommé lieutenant le 2 février 1799 dans le même régiment.
Le 30 septembre 1799, il obtient du ministre de la Guerre son brevet de lieutenant avec effet rétroactif depuis le 3 avril 1796, et son brevet de capitaine, avec effet rétroactif depuis le 5 octobre 1797. L’uniforme des hussards étant trop dispendieux, il passe dans le 4e régiment de Dragons le 3 novembre. Il reste toujours aide de camp de Barras.
Le 21 juillet 1800, il devient aide de camp du général Guidal, à l’armée d’Italie, jusqu’à la mise à la réforme de ce dernier, le 20 mai 1801. Il est alors admis au traitement de réforme comme aide de camp sans emploi le 20 août 1802. Il rentre en France, et se retire à Rions (33).

Campagne de Pologne

Napoléon ayant besoin d’officier pour mener ses campagnes, il est remis en activité comme capitaine le 29 octobre 1806, adjoint au 10e corps de la Grande Armée.
Le 30 mars 1807, il est nommé aide de camp du général de division Jean-Baptiste Drouet d’Erlon, chargé de s’emparer de la ville de Dantzig. Antoine Avy est présent lors du siège de la ville du 18 mars au  27 mai. Il se fait remarquer lors de la prise de l’île de Holm (6 et 7 mai) contre les Russes, ce qui lui vaut d’être nommé chef d’escadron le 10 mai 1807. Le 10 juin, il se bat à Heilsberg, et le 14 juin à Friedland. Le 11 juillet 1807, il est fait chevalier de l’ordre impérial de la Légion d’honneur.
À partir du 11 juillet 1808, il fait fonction de chef d’état-major à la Division du général Reille, corps d’armée du maréchal Berthier, prince de Neuchâtel. Il est promu adjudant-commandant le 17 juillet 1808.
Armes du baron Avy, Coupé : au 1, parti d'argent, à la tour de sable et du quartier des Barons militaires de l'Empire ; au 2, d'azur, au lion léopardé d'or. Sur le tout fascé d'or et de gueules. (dessin S. Avy)
Armes du baron Avy, Coupé : au 1, parti d’argent, à la tour de sable et du quartier des Barons militaires de l’Empire ; au 2, d’azur, au lion léopardé d’or. Sur le tout fascé d’or et de gueules. (dessin S. Avy)

Guerre d’Espagne

Envoyé en Espagne dès le début de la campagne, il est blessé de deux coups de feu dans la région lombaire, devant Figueras le 17 septembre 1808. Il est mis en congé de convalescence.
En 1809, il est fait chevalier de l’ordre militaire de Charles-Frédéric de Bade. Et en mai, sa convalescence prend fin.
Le 9 janvier 1810, il est fait baron de l’Empire, avec dotation en Westphalie, transférée à Rome près la porte du Peuple en 1813. Le 1er juin 1810, il est affecté à l’état-major de la 2e Division de cavalerie de l’armée du Midi en Espagne, sous les ordres du maréchal Soult, duc de Dalmatie. Il est inactif à Madrid en attente de recevoir ses ordres.
Le 19 février 1811, il est à la bataille de La Gebora. Le 8 mai 1811, il reçoit l’ordre de rentrer en France auprès de l’état-major du maréchal Berthier.
Promu général de brigade, le 19 mai 1811, il est nommé à l’armée du Midi le 7 juin 1811. Il emmène en Andalousie les détachements de l’armée du Midi stationnés à l’arrière. Du mois de septembre au 1er novembre 1811, il prend le commandement de la 2e brigade de la 1ère division de réserve (Godinot) de l’armée du Midi. Le 1er novembre 1811, il dirige la 2e brigade de la division de réserve (Semellé) de l’armée du Midi.
Début 1812, Il demande sans succès à participer à la campagne de Russie. Le 7 février 1812, il quitte la 2e brigade de la division de réserve de l’armée du Midi pour prendre le commandement de la 7e division d’infanterie.
En mars 1813, il est à la tête de la cavalerie légère de l’armée du Centre en Espagne. Il s’empare par une marche habile des magasins d’habillement de Valtablado et de Armallones (province de Cuenca). Le 21 juin 1813, il participe à la bataille de Vitoria où il dirige toujours la cavalerie légère. Le 16 juillet, il commande la 7e brigade de la 2e division de cavalerie (Trelliard) à l’armée des Pyrénées. Mis en congé le 1er septembre 1813, il souffre depuis plusieurs années d’une affection dartreuse occasionnant des rétentions d’urines avec rétrécissement spasmodique et fréquent du canal de l’urètre. Il est autorisé à faire sa convalescence à Dax.

Campagne d’Allemagne

Le 3 décembre 1813, il reçoit l’ordre de prendre le commandement de la 2e Division (Ambert) du 1er Corps bis de la Grande Armée, sous le commandement du général Carnot, chargé de défendre la Hollande contre les Britanniques.
Le 13 janvier 1814, il est tué à la défense du poste de Merksem, premier jour du siège d’Anvers, dans le combat que sa division soutient contre l’armée anglo-prussienne. Son corps identifié sera inhumé à la va-vite par les autorités locales, et ses bagages sont pillés. Il ne s’est jamais marié, et meurt sans descendance. Son nom est inscrit sur la table de bronze n°16 du château de Versailles.

Source :
Dossier militaire, Service Historique de la Défense, cote 8 Yd 1291.

Bibliographie :
• SIX, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l’Empire (1792-1814), tome 1, page 36.
Victoires, conquêtes et revers des Français, tome 31, page 16.
• HUGO (A.), Histoire des Armées françaises de Terre et de Mer de 1792 à 1837, Delloye 1838, tome IV page 27-34.
• JEANNERET, Biographie neuchâloise, tome 1, page 17.
• REVEREND (vicomte A.), L’armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, Paris, 1894-1897, 4 vol. [rééd. Par J. Tulard, 1974, 2 vol.].
Nouvelle Biographie Générale, pages 884-885.
• TULARD (Jean), Dictionnaire Napoléon.

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