05 - Briançon Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/05-briancon/ 500 ans de faits divers en Provence Thu, 06 Nov 2025 11:06:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 05 - Briançon Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/05-briancon/ 32 32 Le gang des confiances brisées (Sainte-Maxime, 26 février 1868) https://www.geneprovence.com/le-gang-des-confiances-brisees-sainte-maxime-26-fevrier-1868/ https://www.geneprovence.com/le-gang-des-confiances-brisees-sainte-maxime-26-fevrier-1868/#respond Thu, 06 Nov 2025 11:06:32 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26677 Le 26 février 1868, Marie Brun entrait au service d’une femme veuve, Madame Cauvy, propriétaire à Sainte-Maxime (Var). Cette dame ayant bientôt remarqué que sa domestique entretenait des relations trop…

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Le 26 février 1868, Marie Brun entrait au service d’une femme veuve, Madame Cauvy, propriétaire à Sainte-Maxime (Var). Cette dame ayant bientôt remarqué que sa domestique entretenait des relations trop intimes avec ses voisins, les époux Piovant, dont la réputation était mauvaise, elle avertit les parents de la jeune femme qui la rappelèrent chez eux à Monêtier, près de Briançon (Hautes-Alpes), sous le prétexte d’une prétendue maladie de son frère.
Quelques heures après qu’elle fut partie, le 21 avril, Mme Cauvy constatait la disparition d’une somme de 600 francs, de plusieurs châles, et autres effets mobiles renfermés dans un placard.
Deux jours plus tard, Mme Cauvy dut recourir à l’aide d’un serrurier pour en ouvrir un second, où l’on avait pris 25 mètres de percaline sans toucher cependant à une somme de 150 francs laissée là pour les dépenses courantes. La serrure d’une garde-robe placée dans la chambre de Madame Cauvy était dérangée. Là encore le secours du serrurier devint nécessaire. Une somme de 3200 francs déposée à l’intérieur du meuble dans un tiroir fermé à clef avait disparu, ainsi que des dentelles, des jupons et plusieurs pièces d’étoffe. On avait également ouvert deux tiroirs d’une commode fermés à clef et l’on s’est emparé d’une montre en or, et d’une chaîne du même métal, à laquelle étaient attachées deux croix d’argent. Enfin, plusieurs autres soustractions de linge ou effets mobiliers furent aussi constatées.

Le rôle des complices

La justice informée fit immédiatement opérer au domicile de Marie Brun à Monêtier une perquisition qui amena la découverte d’une partie des objets volés. Dès son premier interrogatoire, l’accusée fit des aveux. D’après ces aveux, le vol avait été commis par elle de concert avec les époux Piovant et à leur instigation.
Le 20 avril, Marie Brun, qui devait s’absenter avec sa maîtresse, avait enfermé dans la maison la femme Piovant. Celle-ci, après avoir ouvert au moyen de crochets les différents meubles dévalisés, avait fait un paquet de tous les objets soustraits et les avait laissés à sa complice en lui disant que son mari viendrait le prendre le soir du même jour. Il s’était en effet présenté à l’heure indiquée et avait emporté les objets volés dans son domicile.
Après le vol, Marie Brun, au lieu de rentrer directement dans son pays, s’était arrêtée à Marseille où Piovant lui avait apporté une malle contenant une partie du butin, plus une somme de 600 francs.
À la suite de ces aveux, la justice fit une perquisition au domicile des époux Piovant, où furent trouvés un coupon d’étoffe et six serviettes dont cinq démarquées et la sixième aux initiales B. C. que Mme Cauvy a déclaré lui appartenir. Après de nombreuses dénégations, la femme Piovant fit elle aussi des aveux. Ses déclarations concordaient en général avec celles de Marie Brun sur les points principaux, mais elle rejeta sur sa complice l’idée première du vol.
Les crochets employés par elle pour forcer les serrures avaient été soustraits par son mari chez un maréchal-ferrant. Quant à Piovant, il repoussa mais en vain toute culpabilité. Il finit par convenir seulement de sa rencontre à Marseille avec Marie Brun.

Le verdict de la justice

À l’audience du 27 octobre 1869, il avoua aussi que sa femme lui avait remis sur le produit du vol, soit 200 francs.
Le jury reconnut les époux Piovant coupables du vol qui leur était imputé et Marie Brun complice de ce crime. Il écarta toutefois les circonstances aggravantes de la fausse clé et admit enfin des circonstances atténuantes en faveur de la jeune femme et de l’épouse Piovant. En vertu de ce verdict, la cour condamna Piovant à six ans de réclusion, sa femme à deux ans de prison et Marie Brun à quinze mois de prison.
  • Source : Le Progrès du Var, 10 novembre 1869, p. 3.

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Mort subite sur la route du Queyras (Guillestre, 15 janvier 1808) https://www.geneprovence.com/mort-subite-sur-la-route-du-queyras-guillestre-15-janvier-1808/ https://www.geneprovence.com/mort-subite-sur-la-route-du-queyras-guillestre-15-janvier-1808/#respond Thu, 15 May 2025 05:30:40 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25402 « L’an mil huit cent huit et le 15 janvier, avant midi, Par devant nous, Louis Deville, maire officier de l’état civil de la commune de Guillestre, département des Hautes-Alpes, Sont…

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« L’an mil huit cent huit et le 15 janvier, avant midi,
Par devant nous, Louis Deville, maire officier de l’état civil de la commune de Guillestre, département des Hautes-Alpes,
Sont comparus Pierre Alliaud, cultivateur propriétaire résidant au Pont-de-Pierre, hameau de cette commune, et sieur Antoine Louis Laurans, greffier de la justice de paix du canton, tous deux majeurs,
Lesquels nous ont déclaré que Jean Messimilly, feu Jean, et de défunte Catherine Eymar, cultivateur de la commune d’Arvieux, arrondissement de Briançon, parti hier les huit heures du matin au présent lieu pour se rendre à son domicile, est décédé de mort subite au quartier du Petit-Bletonet, terroir de cette commune, sur la grande route du Queyras, âgé de cinquante-huit ans, sur les neuf heures environ du jour d’hier,
Qu’il conste par la visite de M. le juge de paix et de M. Guillelme, officier de santé, qu’aucun tort n’a été fait à la personne du défunt,
Qu’en conséquence rien ne s’oppose à ce qu’il soit inhumé,
Et les témoins qui ont dit connaître le défunt ont signé avec nous, et Jean Messimilly, qui a dit être fils du défunt, le présent acte de décès, après que lecture leur en a été faite.
Le défunt est époux de vivante Suzanne Eymar, résidante audit lieu d’Arvieux. »
[Pierre Alliaud, Jean Meissimilly, Louis Deville]
  • Source : Registre paroissial de la commune de Guillestre, Archives départementales des Hautes-Alpes, 2 E 69/7/3.
  • Anecdote signalée par Généqueyras.

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Dans la nuit du mercredi 19 février 1862, alors que minuit était dépassé depuis peu, un événement tragique plongea la ville de Briançon dans la consternation. Les habitants se réveillèrent en sursaut au bruit des tambours et du glas des cloches. Un incendie s’était déclaré dans une maison située non loin de la place d’Armes.
Alertés par le bruit, les soldats du corps de garde furent les premiers à découvrir les flammes qui léchaient les murs de l’habitation. Sans perdre de temps, ils donnèrent l’alerte et l’on afflua. Bien que la maison fût inhabitée – ses propriétaires résidaient à la campagne –, les pompiers pénétrèrent rapidement dans les lieux pour tenter de maîtriser le feu.
Parmi les premiers arrivés sur les lieux, Maître Vincent, un avoué de la ville, se distingua particulièrement par son courage et son sang-froid. Sans hésiter, il se jeta dans la mêlée, escalada les murs et s’introduisit dans l’immeuble en flammes. Malgré la chaleur intense et le risque d’effondrement, il réussit à pénétrer dans le cabinet du propriétaire et à le mettre en sécurité.
Les autorités déterminèrent rapidement l’origine du sinistre : une imprudence enfantine. Il semblerait que les enfants avaient, dans l’après-midi, joué avec le feu dans le poêle, sans prendre la précaution de vérifier que les tuyaux étaient correctement installés. Le feu s’était rapidement propagé, détruisant une partie des meubles et du linge.
  • Source : L’Annonciateur, 1er mars 1862, p. 3.

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Le drame de la rue Milianah (Marseille, 14 avril 1895) https://www.geneprovence.com/le-drame-de-la-rue-milianah-marseille-14-avril-1895/ https://www.geneprovence.com/le-drame-de-la-rue-milianah-marseille-14-avril-1895/#respond Sat, 25 May 2024 19:38:52 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=20885 Hippolyte Bompard était né le 1er février 1850 au Bez, un hameau de La Salle, près de Briançon (Hautes-Alpes). Sa rencontre avec Eugénie Bernard l’avait prédestiné à une vie haut-alpine…

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Hippolyte Bompard était né le 1er février 1850 au Bez, un hameau de La Salle, près de Briançon (Hautes-Alpes). Sa rencontre avec Eugénie Bernard l’avait prédestiné à une vie haut-alpine et les deux jeunes gens se marièrent le 9 août 1871.
Mais il faut parfois savoir forcer son destin et Hippolyte Bompard décida un jour de laisser les Alpes derrière lui et de partir pour Marseille, la grande ville du Sud, à la recherche d’un meilleur avenir en compagnie de son épouse.
Hélas les choses ne se passèrent pas forcément comme envisagé et Hippolyte devint chiffonnier, une profession fort modeste. De plus, il résidait dans un quartier populaire de Marseille, au numéro 18, de la rue Milianah1.

Dans la nuit du 14 au 15 avril 1895, Hippolyte Bompard, 46 ans, se présenta dans un bureau de police de Marseille, où, reçu par le commissaire Crochent, il déclara avoir été victime d’une agression dans la rue Blidah. Il affirmait que des Italiens l’avaient frappé au bas-ventre d’un coup de couteau. Sur le moment, il n’avait pensé qu’à une éraflure et était rentré chez lui. Sa femme lui avait alors fait remarquer que son pantalon était taché de sang et, à ce moment, voyant l’étendue de sa blessure, il s’était évanoui.
Ce n’est qu’après un long quart d’heure qu’il était revenu à lui et avait pris le chemin de la permanence de police.
De fait, la blessure qu’il présentait était très profonde. Le docteur Rathelot lui donna les premiers secours mais l’on décida de conduire Bompard en urgence à l’Hôtel-Dieu où il fut admis en urgence.
Le juge d’instruction, M. Michel, avait été chargé de conduire cette enquête pour identifier ces Italiens que Bompard accusait. Mais l’état du blessé s’était aggravé et il n’avait pu lui tirer une parole.
Deux jours après son admission à l’Hôtel-Dieu, le 17 avril, à dix heures du matin, il mourait d’une péritonite aiguë occasionnée par sa blessure.

Bompard vivait dans son appartement avec son épouse et leur fils de 18 ans. Ce jeune homme, Auguste Bompard, exerçait la profession de menuisier.
Dès qu’il fut informé de la triste nouvelle, il se précipita au poste de police.
Et il y fit une déclaration très étonnante :

« À quoi bon te plaindre ? répondit sa femme. Tu n’avanceras pas les choses… »

Le jeune homme déclara en effet que, dans la soirée du 14, jour de dimanche, il avait assisté à une querelle entre ses parents et que, à cette occasion, il avait remarqué que son père était pris de boisson, comme cela lui arrivait de temps à autre. C’était un dimanche soir et l’on avait servi plusieurs verres de vin.
La conversation porta un moment sur le métier d’Hippolyte Bompard, chiffonnier, qui marchait mal et rapportait peu au foyer. Bompard reprochait à sa femme des dépenses excessives qui mettaient en danger les maigres ressources de la famille.
« On ne gagne plus sa vie, disait-il, au jour d’aujourd’hui, et ce sont les vieux qui doivent trimer pour les jeunes.
– À quoi bon te plaindre ? répondit sa femme. Tu n’avanceras pas les choses.
– Nous voici à Pâques, il va falloir payer le loyer et je ne sais pas où tu mets l’argent.
– Pour sûr, je ne vais pas le dépenser dans les buvettes ?
– C’est pour moi que tu dis cela ?
– Prends-le comme tu voudras… »
Hippolyte Bompard, incapable de se contenir, s’était élancé sur son épouse et l’avait saisie par les cheveux. Celle-ci se mit à crier et, se tournant vers son fils, lui dit :
« Me laisseras-tu égorger par cet ivrogne ? »
Voyant cela, le tempérament fougueux d’Auguste avait pris le dessus. Apercevant un couteau de poche sur la table, il avait porté un violent coup dans l’abdomen de son père qui, soudainement dégrisé, s’écria :
« Il quitta précipitamment la maison de son père et alla passer la nuit à la belle étoile… »
« Malheureux ! Tu oses porter la main sur moi. »
Le fils réalisa dans l’instant l’horreur de son geste. Il lâcha son arme, rougie par le sang. Bompard, qui ne pensait pas avoir été gravement atteint, alla s’étendre sur son lit, tandis que sa femme, effrayée des conséquences que venait d’avoir la dispute, s’approcha de lui pour laver sa plaie.
« Ce n’est rien, dit-il, soudain dégrisé. Je pardonne à Auguste. Seulement, je commence à souffrir et je vais me faire panser par le pharmacien. »
Il se dirigea seul vers une pharmacie du quartier où on lui conseilla de se rendre à la Permanence policière, ce qu’il s’empressa de faire.
Quant à Auguste, il quitta précipitamment la maison de son père et alla passer la nuit à la belle étoile, sur les hauteurs de Marseille, errant de quartier en quartier sans savoir quoi faire.
Comme le commissaire flairait quelque chose de pas net, et mis au courant des paroles de la mère, il alla faire rechercher Auguste qui fut conduit le matin même au bureau de la sûreté mais celui-ci nia toute participation au drame.
Il resta sur la position du père, savoir que des Italiens l’avaient agressé au moment où il sortait de chez lui.
Le mercredi, on le remit donc en liberté. Au même moment on apprenait que l’état du père s’était soudainement aggravé. Aussi Auguste et sa mère se rendirent-ils à son chevet.
On devine ce qui se passa. Le désespoir et les regrets du fils, son repentir, la consolation de son père. Un père qui, aux dires de son fils, avait été admirable de fermeté :
« Ne parle pas à voix haute, lui avait-il dit. Je meurs, mais il faut qu’on ignore à jamais que c’est de ta main. Reste maître de toi, cache ton désespoir. Ta vie serait perdue à jamais. »

Après ses aveux, Auguste Bompard, le visage pâle, éclairé par des yeux vifs, rougissant à la moindre émotion, fut interrogé par le juge d’instruction auquel il répondit les yeux pleins de larmes :
« La chose est arrivée comme un coup de foudre. Le sang m’a aveuglé et j’ai frappé parce que mon pauvre père allait brutaliser ma mère. Je regrette mon acte car je n’aurais cru être la cause d’un malheur si terrible. »

Il faut savoir qu’une semaine avant la mort de son père, le 10 avril, Auguste avait été arrêté par la police pour vol. On l’avait en effet trouvé en possession de clés, de cire vierge, de bougies et d’instruments à l’usage des cambrioleurs.
Il fut présenté au petit parquet qui, faute de preuves matérielles (voilà qu’on doutait du vol !), le remit en liberté le lendemain.
Et trois jours après, il poignardait son père. Il fut donc écroué, alors qu’il ne parvenait plus à retenir ses larmes.
Hippolyte Bompard, lui, fut inhumé le 19 avril à 10 heures du matin après avoir été autopsié par le docteur Flavard.

1. Aujourd’hui rue Pasteur-Heuzé, 3e arrondissement.

  • Source : La République du Var, 21 avril 1895, p. 2.
  • Le Petit Marseillais, 20 avril 1895, p. 2.
  • État civil de la ville de Marseille, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, AD13 201 E 5867.

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Charles Vagnat (1851-1914), sénateur des Hautes-Alpes https://www.geneprovence.com/charles-vagnat-1851-1914-senateur-des-hautes-alpes/ https://www.geneprovence.com/charles-vagnat-1851-1914-senateur-des-hautes-alpes/#respond Sat, 17 May 2014 00:48:33 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=11699 Charles Auguste Vagnat est né à Briançon (Hautes-Alpes) le 4 novembre 1851. Il est le fils de François Vagnat, un instituteur (né vers 1817), et de Marie-Françoise Blanchard (née vers 1828). Études de médecine et carrière de médecin Il suit des études classiques au collège de la ville puis il entre au lycée de Grenoble (Isère).

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charles-vagnatCharles Auguste Vagnat est né à Briançon (Hautes-Alpes) le 4 novembre 1851. Il est le fils de François Vagnat, un instituteur (né vers 1817), et de Marie-Françoise Blanchard (née vers 1828).

Études de médecine et carrière de médecin

Il suit des études classiques au collège de la ville puis il entre au lycée de Grenoble (Isère). Lorsque vient l’heure d’entamer des études supérieures, il choisit la médecine et devient étudiant pour partie à Paris, pour partie à Grenoble où il est interne de l’hôpital. En 1878, à l’âge de 27 ans, il est reçu docteur en médecine à la faculté de Grenoble et rédige une thèse sur un cas de kératite suppurative.
Caricature de Charles Vagnat par Eugène Tézier. Coll. Jean-Marc Barféty.
Caricature de Charles Vagnat par Eugène Tézier. Coll. Jean-Marc Barféty.
Exerçant à Briançon, il se distingue par son courage lors d’une épidémie qui s’abat sur la région au début des années 1880. En récompense de son comportement, il est nommé médecin du service départemental des Hautes-Alpes. Il jouit d’une réputation très favorable en raison du nombre de pauvres qu’il accepte de soigner gratuitement.

Débuts en politique de Charles Vagnat

Ses débuts en politique se font à cette époque. D’abord conseiller municipal, il devient conseiller général du canton en 1885. Comme lorsqu’il deviendra sénateur, il s’investit principalement sur des questions relatives à la santé. Au nombre de ses propositions au Conseil général, citons en 1888 sa demande de rétablissement du médecin-vétérinaire de Montgenèvre :
« Le Conseil général considérant que les animaux importés d’Italie sont obligés de venir à La Vachette pour subir la visite du médecin-vétérinaire, que pour arriver à ce point ces animaux sont obligés de faire sur la route nationale un trajet de 8 kilomètres et de traverser le village de Mont-Genèvre, que ce trajet ne peut s’effectuer sans dangers pour l’état sanitaire des animaux de cette commune, renouvelle énergiquement le vœu déjà émis en 1886 et 1887 et demandant le rétablissement à Mont-Genèvre du médecin-vétérinaire qui n’est à La Vachette que depuis trois ans. »
En tant que médecin-inspecteur, il est amené à se plaindre devant le Conseil de ce que les maires, à l’exception de celui La Pisse, ne l’avisent point des placements, retraits, décès des nourrissons et changement de domicile des nourrices.
Vagnat est promu au rang de Chevalier de la Légion d’honneur en 1896. En 1897, il est élu maire de Briançon1. Passionné de sport, il devient notamment président de la section briançonnaise du Club alpin français qu’il fonde en compagnie de Paul Guillemin.

Vagnat, sénateur des Hautes-Alpes

Cyprien Chaix.
Cyprien Chaix.
Sa carrière politique prend son envol lorsque, au renouvellement triennal du Sénat du 28 janvier 1900, Vagnat se présente sous les couleurs républicaines pour occuper le siège vacant de Cyprien Chaix, mort l’année précédente. Il est élu par 314 voix contre 276 à son adversaire. Il remporte par la suite d’autres élections pour le renouvellement de son poste (4 janvier 1903 et 7 janvier 1912).
En républicain radical, il est protectionniste en économie sociale et, dans le cadre de son département, s’investit dans les questions relatives à l’hygiène, à la salubrité des mines, à la santé des travailleurs ainsi qu’au travail des enfants dans les industries.
En janvier 1909, il devient secrétaire du Sénat, poste qu’il conserve jusque fin 1912.

Fin de vie

Lorsque la Guerre éclate, en 1914, il s’engage dans le 9e bataillon de chasseurs à pied. Quelques mois plus tard, il s’éteint à son domicile parisien, rue de l’Abbé-de-l’Épée (23 décembre 1914)2. Son éloge funèbre est prononcée le 12 janvier 1915 par le doyen Belle. La Société d’Études des Hautes-Alpes évoque « sa bienveillance et sa charité ».

Bibliographie concernant Charles Vagnat

Jolly Jean, Dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940.
Rapports et délibérations. Conseil général des Hautes-Alpes, année 1888.
Bulletin de la Société d’Études des Hautes-Alpes, « Nécrologie », 1914.
Fiche de Charles Vagnat, sur senat.fr.

Notes

1 Selon le Bulletin de la Société d’Études des Hautes-Alpes (op. cit.), il devient maire en 1880.
2 La même année, le département des Hautes-Alpes perd un autre grand nom en la personne du chanoine Paul Guillaume, archiviste honoraire du département.

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Un enfant abandonné au couvent (Briançon, 2 avril 1811) https://www.geneprovence.com/un-enfant-abandonne-au-couvent-briancon-2-avril-1811/ https://www.geneprovence.com/un-enfant-abandonne-au-couvent-briancon-2-avril-1811/#respond Sun, 12 Aug 2012 23:01:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=24 « L’an mil huit cent onze et le deux avril à neuf heures du matin, pardevant nous Jean Antoine Blanchard, maire officier de l’état civil de la commune de Briançon, est comparu sieur André Cézanne, aubergiste à Sainte-Catherine-sous-Briançon, âgé de trente ans, lequel nous a déclaré qu’il a trouvé ce jourd’hui à six heures du matin un enfant de sexe masculin

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« L’an mil huit cent onze et le deux avril à neuf heures du matin, pardevant nous Jean Antoine Blanchard, maire officier de l’état civil de la commune de Briançon, est comparu sieur André Cézanne, aubergiste à Sainte-Catherine-sous-Briançon, âgé de trente ans, lequel nous a déclaré qu’il a trouvé ce jourd’hui à six heures du matin un enfant de sexe masculin devant la porte d’entrée du couvent des Révérends-Pères trappistes, établi audit lieu de Saint-Catherine, emmailloté d’un mauvais linge de toile, d’une couverte de laine et d’une coeffe en soye, couché dans un panier d’osier, né environ depuis quinze jours, auquel on a donné le prénom de Pierre Joseph.
Ledit enfant a été de suite remis à M. Pierre Faure, trésorier de l’hospice civil de cette ville ;
Lesdites déclarations et présentations à nous faites, en présence de M. Pierre Faure, trésorier dudit hospice, âgé de soixante-douze ans, et de Thomas Blanc, cultivateur, âgé de quarante ans, tous deux domiciliés en cette ville, et ont les déclarants et témoins signé avec nous le présent acte de naissance, après que lecture leur en a été faite. »
[Signatures]
  • Registre d’état civil de Briançon

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Nanisme dans les Hautes-Alpes https://www.geneprovence.com/nanisme-dans-les-hautes-alpes/ https://www.geneprovence.com/nanisme-dans-les-hautes-alpes/#respond Sat, 18 Feb 2012 00:01:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=130 La carte postale que voici est à mettre en relation avec une autre publiée sur GénéProvence en ce qu'elle semble mettre en scène deux personnages déjà évoqués, présentant des signes évidents de nanisme (on parle à cette époque d'« atrophiés »).

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La carte postale que voici est à mettre en relation avec une autre publiée sur GénéProvence en ce qu’elle semble mettre en scène deux personnages déjà évoqués, présentant des signes évidents de nanisme (on parle à cette époque d’« atrophiés »). On peut aussi indiquer que la photographie a été prise dans le Briançonnais (Hautes-Alpes) en 1908 bien que le photographe soit basé à Gap.

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Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois  

Photographies anciennes de Briançon

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Famille du Briançonnais (Hautes-Alpes) en 1908 https://www.geneprovence.com/famille-du-brianconnais-hautes-alpes-en-1908/ https://www.geneprovence.com/famille-du-brianconnais-hautes-alpes-en-1908/#respond Fri, 13 Jan 2012 00:02:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=154 La carte postale que voici, envoyée en juin 1908, représente une famille du Briançonnais, dans les Hautes-Alpes. Comme on le remarque, les deux personnes à droite présentent des signes évidents de nanisme (on parle à cette époque d'« atrophiés »).

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La carte postale que voici, envoyée en juin 1908, représente une famille du Briançonnais, dans les Hautes-Alpes. Comme on le remarque, les deux personnes à droite présentent des signes évidents de nanisme (on parle à cette époque d’« atrophiés »). Il faut sans doute envisager dans ce cas les conséquences d’une longue phase d’hypothyroïdie, caractéristique des régions montagneuses, un état qui engendre le ralentissement des fonctions de l’organisme. Les cas de goitreux sont liés à la même cause, connue sous le nom de crétinisme.

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atrophies-famille

Photographie : coll. pers. Jean Marie Desbois

 

Photographies anciennes de Briançon

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Un enfant dans la rivière (Briançon, 24 juin 1810) https://www.geneprovence.com/un-enfant-dans-la-riviere-briancon-24-juin-1810/ https://www.geneprovence.com/un-enfant-dans-la-riviere-briancon-24-juin-1810/#respond Sun, 23 Oct 2011 22:02:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=198 [caption id="attachment_3877" align="alignleft" width="300"] La Durance à son passage à Briançon.

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La Durance à son passage à Briançon. DR.
La Durance à son passage à Briançon. DR.
L’an mil huit cent dix et le vingt-quatre juin à trois heures après midi, pardevant nous Pierre Joseph Roux, maire, officier de l’État civil de la commune de Saint-Crépin, canton de Guillestre, arrondissement d’Embrun, département des Hautes-Alpes,
A comparu sieur François Étienne Eymard, âgé de cinquante-neuf ans, officier de santé domicilié à Saint-Crépin, lequel, assisté de sieur Jacques Brunet, âgé de quarante-deux ans, et de Barthélemy Morand, âgé de vingt-cinq ans, tous deux domiciliés à la commune de Briançon,
Nous ont déclaré que Joseph Hugues, fils naturel de Catherine Morand, domicilié au Pont-de-Cervière, commune de Briançon, âgé de seize mois, s’étant noyé dans le ruisseau audevant de l’habitation de sa mère, a été rendu par les eaux de la Durance sur le sol de notre commune.
D’après cette déclaration et celle de M. le suppléant de la justice de paix ci-annexé, nous avons dressé le présent acte de décès, que le sieur Eymard a signé avec lesdits sieurs Brunet et Morand, parent du décédé, ainsi que nous, lecture du présente acte leur ayant été faite audit Saint-Crépin, le jour et an que dessus.
[EYMARD, chirurgien, BRUNET, BARTHELEMI MORAND, ROUX, maire]
  • Registre d’état civil de Briançon

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L’église du Casset et ses pénitents https://www.geneprovence.com/leglise-du-casset-et-ses-penitents/ https://www.geneprovence.com/leglise-du-casset-et-ses-penitents/#respond Fri, 01 Jun 2007 01:15:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=997 Le Casset est un hameau de la commune du Monêtier-les-Bains. Il se situe, à une altitude de 1600 mètres environ, entre le Monêtier et le col du Lautaret. Le lieu est enchanteur et est la destination de nombreux randonneurs. Mais les amateurs d'histoire y trouveront aussi leur compte dès lors qu'ils poussent les portes de l'église Saint-Claude (1).

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eglisaintclaudeLe Casset est un hameau de la commune du Monêtier-les-Bains. Il se situe, à une altitude de 1600 mètres environ, entre le Monêtier et le col du Lautaret. Le lieu est enchanteur et est la destination de nombreux randonneurs.
Mais les amateurs d’histoire y trouveront aussi leur compte dès lors qu’ils poussent les portes de l’église Saint-Claude (1).saint-claude-vitrail-casset
Ce bâtiment est dédié, comme son nom l’indique, à saint Claude. Cet archevêque de Besançon, né à Salins (Jura), dirigea le monastère de Saint-Oyand (aujourd’hui monastère de Saint-Claude) jusqu’à sa mort en 696. Pendant des siècles, les pèlerins se rendirent sur son tombeau.À la suite d’un incendie au XVIIIe siècle, l’église Saint-Claude du Casset fut rebâtie. grille-saint-claude-cassetOn trouve à plusieurs reprises la date de 1717 (sur les fonds baptismaux et la barrière de chœur en fer forgé très ouvragé, sans doute l’œuvre d’artisans locaux), la date de 1716 (sur la clef de voûte du chœur), ou encore 1718 (sur le confessionnal).
On ne sait à quand remonte le bâtiment originel. Selon des spécialistes, cet ancien édifice comportait un clocher au-dessus de la sacristie et on pénétrait dans l’église par la façade nord (alors qu’on y rentre aujourd’hui par l’ouest).interieur-saint-claude

Les pénitents du Casset

Ce qui attire particulièrement l’attention, à l’intérieur, c’est la tribune (appelée aussi « plans ») qui constitue une sorte de deuxième étage et donne une impression d’enfermement et de plafond bas dès que l’on fait quelques pas. Lorsque l’on monte sur cette tribune, on a sous les yeux ce qui fait véritablement tout l’intérêt historique de l’église : le lieu de réunion de la confrérie des pénitents du Casset. Cette tribune est l’une des plus imposantes du Briançonnais.bancs-saint-claude-casset
Les pénitents étaient choisis parmi les individus de la communauté. Vêtus d’un costume qui masquait la totalité de leur corps, ils occupaient anonymement deux fonctions :
Tout d’abord une fonction religieuse, astreints à des prières quotidiennes et des processions régulières ; et une autre funéraire, assistant les funérailles des défunts de la paroisse. Autant dire que si l’un de vos ancêtres est mort au Casset, il a eu droit à une procession de pénitents. Celle-ci se faisait généralement de nuit, à la lueur des lanterne (il reste un exemplaire de ces « lanternes de procession » dans l’église), ce qui ne manquait pas de donner un aspect lugubre et solennel à la cérémonie.
crosse-saint-claude-cassetLa confrérie disposait de statuts déposés à l’évêché et élisait ses dirigeants tous les deux ans.lanterne-saint-claude-casset
La tribune demeure comme à l’origine. En y pénétrant, on a l’impression d’assister à une réunion de la confrérie. Tout y est comme à l’époque : bancs de bois, bancs-coffres, lanternes de procession, bâtons de procession décorés de façon parfois lugubre (noter le bâton décoré d’une tête de mort). Le seul élément du décor qui ait disparu est le tableau des membres (« catalogue »).

La visite de l’église permet aussi de découvrir divers détails d’architecture particulièrement remarquable, comme la chaire à prêcher du début du XVIIIe siècle, les fonds baptismaux datés de 1717 ou les deux statues représentant, semble-t-il, Saint-Claude et Saint-Chaffrey. Les éléments polychromes (chaire, notamment) sont caractéristiques de l’époque baroque.
chaire-saint-claude-cassetLes autres statues représentent le Sacré-Cœur, l’Immaculée Conception, saint Joseph et la Vierge à l’Enfant.
Les tableaux de la tribune représentent les apôtres, la Vierge et le Christ, et sont datés de 1846.fonts-baptismaux-saint-claude-casset

Enfin, en sortant de l’église, ne manquez pas de regarder le bâtiment et notamment son clocher d’une taille démesurée. Il est recouvert d’ardoises et surmonté d’un dôme à quatre pans. Il est percé de deux étages de baies géminées. Son portail à fronton triangulaire et à pilastre d’angle, daté de 1879, encadre la porte principale. Cette porte est généralement fermée, hormis à l’occasion de grands événements (mariages, enterrements). D’ordinaire, on pénètre par la petite porte, située au nord, dont on remarquera l’encadrement de forme torique, taillé dans le tuf.confrerie-penitents-saint-claude-casset

Au final, cette visite au Casset se révèle un voyage dans le passé, au temps où nos ancêtres posaient leurs pieds à l’endroit où nous mettons les nôtres aujourd’hui. L’église garde la trace de ces pénitents qui la rendent si particulière.

 


1. L’église Saint-Claude se visite sur rendez-vous. Consulter l’office de tourisme du Monêtier-les-Bains.

Photographies : © Jean Marie Desbois, 2004.

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