05 - Monêtier-les-Bains (Le) Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/05-monetier-les-bains-le/ 500 ans de faits divers en Provence Thu, 06 Nov 2025 11:06:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 05 - Monêtier-les-Bains (Le) Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/05-monetier-les-bains-le/ 32 32 Le gang des confiances brisées (Sainte-Maxime, 26 février 1868) https://www.geneprovence.com/le-gang-des-confiances-brisees-sainte-maxime-26-fevrier-1868/ https://www.geneprovence.com/le-gang-des-confiances-brisees-sainte-maxime-26-fevrier-1868/#respond Thu, 06 Nov 2025 11:06:32 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26677 Le 26 février 1868, Marie Brun entrait au service d’une femme veuve, Madame Cauvy, propriétaire à Sainte-Maxime (Var). Cette dame ayant bientôt remarqué que sa domestique entretenait des relations trop…

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Le 26 février 1868, Marie Brun entrait au service d’une femme veuve, Madame Cauvy, propriétaire à Sainte-Maxime (Var). Cette dame ayant bientôt remarqué que sa domestique entretenait des relations trop intimes avec ses voisins, les époux Piovant, dont la réputation était mauvaise, elle avertit les parents de la jeune femme qui la rappelèrent chez eux à Monêtier, près de Briançon (Hautes-Alpes), sous le prétexte d’une prétendue maladie de son frère.
Quelques heures après qu’elle fut partie, le 21 avril, Mme Cauvy constatait la disparition d’une somme de 600 francs, de plusieurs châles, et autres effets mobiles renfermés dans un placard.
Deux jours plus tard, Mme Cauvy dut recourir à l’aide d’un serrurier pour en ouvrir un second, où l’on avait pris 25 mètres de percaline sans toucher cependant à une somme de 150 francs laissée là pour les dépenses courantes. La serrure d’une garde-robe placée dans la chambre de Madame Cauvy était dérangée. Là encore le secours du serrurier devint nécessaire. Une somme de 3200 francs déposée à l’intérieur du meuble dans un tiroir fermé à clef avait disparu, ainsi que des dentelles, des jupons et plusieurs pièces d’étoffe. On avait également ouvert deux tiroirs d’une commode fermés à clef et l’on s’est emparé d’une montre en or, et d’une chaîne du même métal, à laquelle étaient attachées deux croix d’argent. Enfin, plusieurs autres soustractions de linge ou effets mobiliers furent aussi constatées.

Le rôle des complices

La justice informée fit immédiatement opérer au domicile de Marie Brun à Monêtier une perquisition qui amena la découverte d’une partie des objets volés. Dès son premier interrogatoire, l’accusée fit des aveux. D’après ces aveux, le vol avait été commis par elle de concert avec les époux Piovant et à leur instigation.
Le 20 avril, Marie Brun, qui devait s’absenter avec sa maîtresse, avait enfermé dans la maison la femme Piovant. Celle-ci, après avoir ouvert au moyen de crochets les différents meubles dévalisés, avait fait un paquet de tous les objets soustraits et les avait laissés à sa complice en lui disant que son mari viendrait le prendre le soir du même jour. Il s’était en effet présenté à l’heure indiquée et avait emporté les objets volés dans son domicile.
Après le vol, Marie Brun, au lieu de rentrer directement dans son pays, s’était arrêtée à Marseille où Piovant lui avait apporté une malle contenant une partie du butin, plus une somme de 600 francs.
À la suite de ces aveux, la justice fit une perquisition au domicile des époux Piovant, où furent trouvés un coupon d’étoffe et six serviettes dont cinq démarquées et la sixième aux initiales B. C. que Mme Cauvy a déclaré lui appartenir. Après de nombreuses dénégations, la femme Piovant fit elle aussi des aveux. Ses déclarations concordaient en général avec celles de Marie Brun sur les points principaux, mais elle rejeta sur sa complice l’idée première du vol.
Les crochets employés par elle pour forcer les serrures avaient été soustraits par son mari chez un maréchal-ferrant. Quant à Piovant, il repoussa mais en vain toute culpabilité. Il finit par convenir seulement de sa rencontre à Marseille avec Marie Brun.

Le verdict de la justice

À l’audience du 27 octobre 1869, il avoua aussi que sa femme lui avait remis sur le produit du vol, soit 200 francs.
Le jury reconnut les époux Piovant coupables du vol qui leur était imputé et Marie Brun complice de ce crime. Il écarta toutefois les circonstances aggravantes de la fausse clé et admit enfin des circonstances atténuantes en faveur de la jeune femme et de l’épouse Piovant. En vertu de ce verdict, la cour condamna Piovant à six ans de réclusion, sa femme à deux ans de prison et Marie Brun à quinze mois de prison.
  • Source : Le Progrès du Var, 10 novembre 1869, p. 3.

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Disparu en montagne (Le Monêtier-les-Bains, 8 juillet 1847) https://www.geneprovence.com/disparu-en-montagne-monetier-les-bains-8-juillet-1847/ https://www.geneprovence.com/disparu-en-montagne-monetier-les-bains-8-juillet-1847/#respond Wed, 25 Jun 2014 00:01:02 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=12800 « L’an 1847 et le 9 du mois de juillet, à dix heures du matin, pardevant nous Louis Fournier, membre du conseil municipal de la commune du Monêtier, arrondissement de Briançon,…

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« L’an 1847 et le 9 du mois de juillet, à dix heures du matin, pardevant nous Louis Fournier, membre du conseil municipal de la commune du Monêtier, arrondissement de Briançon, département des Hautes-Alpes, par délégation de monsieur le maire faisant fonction d’officier de l’état civil pour le hameau du Lauzet,
Sont comparus Pierre Raymond Beraud, âgé de 43 ans, et Joseph-François Beraud, âgé de 29 ans, tous les deux non parents du cadavre, propriétaire cultivateurs domiciliés au Lauzet,

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Lesquels nous ont déclaré que hier, 8 courant, à l’heure de midi, le cadavre de Claude Callier, âgé de vingt ans, cultivateur, domicilié aux Boussardes, hameau du Lauzet, fils de Claude Callier et de feue Marguerite Barbe, a disparu en novembre dernier dans la montagne et a été trouvé mort le 8 courant et transporté par ordre de l’autorité au Lauzet pour y être inhumé.
Et ont les déclarants signé avec nous le présent acte de décès.
[J. F. Beraud, P. R. Beraud, L. Fournier]
  • État civil du Monêtier-les-Bains, annexe du Lauzet, année 1847
  • Photographie : Hameau du Lauzet © Étienne Baudon, 2011, creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/.

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Jacques Ratton (1736-1820), homme d’affaires franco-portugais https://www.geneprovence.com/jacques-ratton-1736-1820-homme-daffaires-franco-portugais/ https://www.geneprovence.com/jacques-ratton-1736-1820-homme-daffaires-franco-portugais/#respond Sat, 29 Jun 2013 17:34:46 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=8205 [caption id="attachment_8206" align="alignleft" width="246"] Jacques Ratton, par Thomas Lawrence, Museu nacional de Arte antiga (Lisbonne).[/caption] Jacques Ratton (Monêtier-les-Bains, 7 juillet 1736-Paris, 3 juillet 1820) est un industriel dauphinois émigré au Portugal au cours du XVIIIe siècle.

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Jacques Ratton, par Thomas Lawrence, Museu nacional de Arte antiga (Lisbonne).
Jacques Ratton, par Thomas Lawrence, Museu nacional de Arte antiga (Lisbonne).

Jacques Ratton (Monêtier-les-Bains, 7 juillet 1736-Paris, 3 juillet 1820) est un industriel dauphinois émigré au Portugal au cours du XVIIIe siècle.
Il est le petit-fils de Jacques Ratton, procureur à Mâcon (Saône-et-Loire) où il est mort en 1779, et de Jeanne Orcel, et le fils de Jacques Ratton (1717-1778) et de Françoise Bellon (1714-1793). C’est dans le village de Monêtier-de-Briançon (aujourd’hui Monêtier-les-Bains) qu’il voit le jour le 7 juillet 1736.
Très tôt, le jeune Jacques va entendre parler d’émigration vers d’autres terres riches de promesses. Alors que Monêtier compte un nombre important de colporteurs, qui partent chaque hiver dans toute la France pour affaires, c’est le Portugal que choisit son oncle maternel, Jacques Bellon, pour aller faire fortune. Celui-ci s’établit à Porto où il épouse une jeune fille nommée Marie Purat. Quelque temps plus tard, c’est son propre père, Jacques Ratton qui fait le même voyage avec son épouse.
Le jeune Jacques est donc élevé par ses grands-parents dans ce village alpin jusqu’à l’âge de quatorze ans (1750), âge auquel il rejoint des parents au Portugal, après avoir appris à lire et à écrire.

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Jacques Ratton (1717-1778) et Françoise Bellon (1714-1793), les parents de Jacques Ratton. DR.

Rapidement porté par des envies de commerce, il s’intéresse à l’économie portugaise qu’il juge retardée par rapport à la France en raison de l’absence de comptabilités solides au sein des sociétés.
Il épouse Ana Isabel Clamouse, fille de Bernard Clamouse, consul de France à Porto, en 1758 et prend la nationalité portugaise en 17621.
Dans le pays, il exerce ses talents dans divers domaines. Il est notamment propriétaire d’une teinturerie à Tomar, d’une usine de papier à Elvas et de deux usines de fabrication de chapeaux à feutre, à Elvas et à Lisbonne. Ratton est aussi à l’origine de l’introduction de l’eucalyptus et de l’araucaria au Portugal.

En 1807, alors que Ratton est un des Français les plus influents du Portugal, l’invasion du Portugal par les troupes napoléoniennes met à mal les relations entre les deux pays. La défaite française à la bataille de Vimeiro (30 août 1808) face à une coalition britannico-portugaise laisse une communauté française bien embarrassée et, deux ans plus tard, Ratton est contraint de démissionner de la Real Junta de Commercio, Agricultura e Navegação dont il était membre depuis plus de vingt ans. En septembre de la même année, il est arrêté en compagnie de plusieurs hommes d’affaires français et exilé dans les Açores, sur la petite île de Terceira.

Paysage de Terceira, par Luis Silveira. DP.
Paysage de Terceira, par Luis Silveira. DP.

Il n’y reste pas longtemps, pourtant, et parvient à partir purger sa peine d’exil en Angleterre, avant de rejoindre Paris où il termine sa vie. Quelques temps auparavant, alors qu’une partie de sa descendance était restée au Portugal, le roi lui avait proposé de retourner vivre à Lisbonne, mais Ratton avait décliné l’offre.

Notes

1. La naturalisation de Ratton est à situer dans un contexte historique de vives tensions qui voit la France et ses alliés s’opposer au Portugal et aux seins durant la Guerre de Sept Ans (1756-1763). On pourra dès lors supposer que Ratton opte pour une nationalité qui ne fera pas obstacle à ses affaires.

Acte de baptême de Jacques Ratton à Monêtier-les-Bains

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Biographies

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Les morts de 14-18 au Casset (Monêtier-les-Bains) https://www.geneprovence.com/les-morts-de-14-18-au-casset-monetier-les-bains/ https://www.geneprovence.com/les-morts-de-14-18-au-casset-monetier-les-bains/#respond Thu, 29 Oct 2009 01:01:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=526 Louis Julien Joseph GONNET, clairon au 159e RI, né au Monêtier-les-Bains (05) le 01/09/1887, décédé le 23/08/1914 à l'hôpital temporaire de Saint-Laurent (88) par suite d'un accident de chemin de fer. Hippolyte Louis Joseph CHARBONNEL, sergent au 5e régiment d'infanterie coloniale, né au Monêtier-les-Bains le 31/03/1890, tué à l'ennemi au col de la Chipotte (88) le 03/09/1914.

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  1. Louis Julien Joseph GONNET, clairon au 159e RI, né au Monêtier-les-Bains (05) le 01/09/1887, décédé le 23/08/1914 à l’hôpital temporaire de Saint-Laurent (88) par suite d’un accident de chemin de fer.
  2. Hippolyte Louis Joseph CHARBONNEL, sergent au 5e régiment d’infanterie coloniale, né au Monêtier-les-Bains le 31/03/1890, tué à l’ennemi au col de la Chipotte (88) le 03/09/1914.
  3. Joseph Édouard DONZEL, soldat au 159e RI, né au Monêtier-les-Bains (05) le 16/11/1884, tué à l’ennemi à Saint-Benoît (88) le 08/09/1914.
  4. Jean Joseph Cyrille BARRELLE, caporal au 157e RI, né au Monêtier-les-Bains (05) le 29/05/1888, tué à l’ennemi à Bouconville (08) le 28/09/1914. 
  5. Pierre Léon René FOURNOUS, lieutenant au 159e RI, né à Corbères-les-Cabarmes (66) le 06/10/1885, tué à l’ennemi à Saint-Laurent (88) le 25/10/1914.
  6. Jean Marie Cyrille GONNET, soldat deuxième classe, 17e RI, né au Monêtier-les-Bains (05) le 05/04/1889, tué à l’ennemi à Aix-Noulette (62) le 30/12/1914.
  7. Étienne Félicien BRUTINEL, soldat deuxième classe, 98e RI, né au Monêtier-les-Bains (05) le 01/09/1882, mort à l’hôpital mixte d’Orléans (45) le 18/01/1915 par suite de blessures.
  8. Jean Baptiste Louis Victor BARRELLE, soldat deuxième classe, 163e RI, né au Monêtier-les-Bains (05) le 21/07/1889, tué à l’ennemi à Flirey (54) le 16/02/1915.
  9. Alphonse Joseph François BRUTINEL, soldat au 359e RI, né au Monêtier-les-Bains (05) le 17/04/1886, disparu à Sillaker-Wasen (Alsace) le 17/04/1915.
  10. Pierre CHARBONNEL, sergent -fourrier, 159e RI, né le 04/11/1894 à Abriès (05), tué à l’ennemi au bois de Berthonval (62) le 09/05/1915. 
  11. Joseph Auguste Émery BRUTINEL, soldat au 359e RI, né au Monêtier-les-Bains (05) le 17/09/1881, disparu au bois Raquette (Marne) le 06/10/1915. 
  12. Joseph Étienne BRUN, soldat deuxième classe, 28e bataillon de chasseurs, né à Saint-André-de-Rosans (05) le 10/01/1891, tué à l’ennemi à L’Hirnstein (Alsace) le 28/12/1915.
  13. Lucien Camille Élie OPINET,  sergent-major, 159e RI, né le11/06/1850 à Beaufort (73), mort le 08/04/1916 d’une entérite aiguë contractée en service.
  14. Jean Louis JOURDAN, soldat, 159e RI, né le 08/10/1886 au Monêtier-les-Bains (05), tué à l’ennemi à Barleux (80) le 03/09/1916.
  15. Joseph Alexandre OPINET, soldat, 159e RI, né le 04/04/1892 au Monêtier-les-Bains (05), disparu à Biaches (80) le 21/10/1916.
  16. Célestin BAYARD, caporal, 19e bataillon de chasseurs, né à Rive-de-Giers (42) le 27/07/1892, mort d’une pneumonie double à l’hôpital militaire de Chambéry le 06/07/1918.
  17. Hubert Léon CHARBONNEL, maréchal des logis, 11e régiment de Dragons, né au Monêtier-les-Bains (05) le 02/04/1886, mort à l’hôpital temporaire 73 à Dijon (21) le 18/09/1918 d’une maladie contractée en service.
Photographie : Monument aux morts de 1914-1918, Le Casset, hameau du Monêtier-les-Bains (05). © Jean Marie Desbois, 2004.

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Naufrage du vapeur Bysantin en mer de Marmara (18/12/1878) https://www.geneprovence.com/naufrage-du-vapeur-bysantin-en-mer-de-marmara-18121878/ https://www.geneprovence.com/naufrage-du-vapeur-bysantin-en-mer-de-marmara-18121878/#respond Tue, 04 Aug 2009 00:01:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=572 Le 18 décembre 1878, un vapeur, dénommé le Bysantin, armé à Marseille, fait naufrage dans le détroit des Dardanelles, au large de Lapseki, face à la ville de Galipoli (Gelibolu), actuelle Turquie. Les douze membres de l'équipage, onze hommes et une femme, sont de nationalité française, à l'exception d'un Italien.

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Le 18 décembre 1878, un vapeur, dénommé le Bysantin, armé à Marseille, fait naufrage dans le détroit des Dardanelles, au large de Lapseki, face à la ville de Galipoli (Gelibolu), actuelle Turquie. Les douze membres de l’équipage, onze hommes et une femme, sont de nationalité française, à l’exception d’un Italien. Si plusieurs sont Corses, quelques-uns sont Provençaux et les autres viennent d’autres régions de France.
Dans un premier temps, seul le corps du nommé Casanova est retrouvé.
Finalement, une audience publique au palais de justice de Marseille le 17 avril 1890, décrètera les autres disparus officiellement décédés.
Voici la liste de ces pauvres victimes :
  1. GARNIER Pierre Joseph, né à Ceillac (05) le 25/03/1831, chauffeur, fils de GARNIER Jean Joseph et de CONTANDIN Marianne ;
  2. TRABAUD Joseph, né à Cannes (06) le 18/01/1841, maître d’équipage, fils de TRABAUD Jean et de CANEPA Marie ;
  3. ORSINI Jean, né à Barretali (20) le 24/10/1841, matelot, époux de CARATINI Angèle (mariés le 16/02/1868 à Canari ([Corse]), fils de ORSINI Jacques et de MATTEI Angèle Marie ;
  4. CASANOVA Jean, né à Bologne (Italie) le 04/01/1840, chaffeur, fils de CASANOVA Jean et de ROSA Antoinette ;
  5. SIMONET Joseph Alphonse, né à Lechamp (commune non identifiée) le 13/05/1838, second mécanicien, fils de SIMONET Joseph et de GORGE Marie ;
  6. GUIBERT Jacques Eugène, né au Monêtier-de-Briançon (05) le 31/05/1831, chauffeur, fils de GUIBERT Joseph et de AILLAUD Reine ;
  7. BENSA Achille Pierre, né à Marseille (13) le 09/10/1848, aide-cuisinier, fils de BENSA Antoine et de BADOT Célestine ;
  8. ERMINY Barthélemy, né à Brando (20) le 29/10/1849, matelot, fils de ERMINY Clément et de BÉNIGNE Élisabeth ;
  9. MATTEI François Marie, né à Cagnano (20) 18/12/1839, matelot, époux de ANTONORSI Marie (mariés le 16/04/1867), fils de MATTEI Paul et de GREGORI Dominique Marie ;
  10. LAZARINI Ignace, né à Sisco (20) le 15/04/1854, matelot, enfant naturel de LAZARINI Marie ;
  11. SOLIQUET Cyprien, né à Grenoble (38) le 07/01/1846, soutier, enfant naturel de SOLIQUET Marie ;
  12. PETITHORY Jeanne, née à Lyon (69) le 23/07/1838, fille naturelle de JOUAN Julie Pierrette.

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Mort du mauvais temps (Le Monêtier-les-Bains, 15 mars 1853) https://www.geneprovence.com/mort-du-mauvais-temps-le-monetier-les-bains-15-mars-1853/ https://www.geneprovence.com/mort-du-mauvais-temps-le-monetier-les-bains-15-mars-1853/#respond Fri, 01 Feb 2008 18:59:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=873 État-civil du Monêtier-les-Bains, 2 E 84/9« L'an 1853 et le 17 du mois de mars, à deux heures du soir, pardevant nous Louis Vial, membre du conseil municipal désigné par M.

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« L’an 1853 et le 17 du mois de mars, à deux heures du soir, pardevant nous Louis Vial, membre du conseil municipal désigné par M. le Maire faisant fonction d’officier de l’état-civil du hameau du Lauzet, commune du Monêtier, canton du même nom, département des Hautes-Alpes,
Sont comparus Pierre Antoine Baille-Barrelle, âgé de 35 ans, propriétaire cultivateur domicilié au Lauzet, Xavier Béraud, âgé de 24 ans, aussi propriétaire cultivateur au même lieu, lesquels nous ont déclaré qu’ils ont été requis par les autorités pour se rendre au lieu-dit Terre-Neuve à [un-]demi kilomètre au nord due l’hospice de la Magdelaine, où était un homme mort, âgé d’environ 25 ans, vêtu d’un pantalon bleu clair rayé, d’une redingote en drap bleu, gilet velours noir, souliers bottines.
Il était porteur d’un portefeuille qui a fait connaître qu’il appartenait à la famille Montagnier de Briançon. Ce portefeuille indique qu’il est fils d’Antoine Montagnier et de Magdelaine M…, cultivateurs audit Briançon.
Le susdit Laurent Montagnier, âgé de 25 ans, mort accidentellement par suite du mauvais temps dans la nuit du 15 au 16 courant, trouvé sur la route par le cantonnier du Villar-d’Arène… »
  • État-civil du Monêtier-les-Bains, 2 E 84/9

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L’église du Casset et ses pénitents https://www.geneprovence.com/leglise-du-casset-et-ses-penitents/ https://www.geneprovence.com/leglise-du-casset-et-ses-penitents/#respond Fri, 01 Jun 2007 01:15:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=997 Le Casset est un hameau de la commune du Monêtier-les-Bains. Il se situe, à une altitude de 1600 mètres environ, entre le Monêtier et le col du Lautaret. Le lieu est enchanteur et est la destination de nombreux randonneurs. Mais les amateurs d'histoire y trouveront aussi leur compte dès lors qu'ils poussent les portes de l'église Saint-Claude (1).

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eglisaintclaudeLe Casset est un hameau de la commune du Monêtier-les-Bains. Il se situe, à une altitude de 1600 mètres environ, entre le Monêtier et le col du Lautaret. Le lieu est enchanteur et est la destination de nombreux randonneurs.
Mais les amateurs d’histoire y trouveront aussi leur compte dès lors qu’ils poussent les portes de l’église Saint-Claude (1).saint-claude-vitrail-casset
Ce bâtiment est dédié, comme son nom l’indique, à saint Claude. Cet archevêque de Besançon, né à Salins (Jura), dirigea le monastère de Saint-Oyand (aujourd’hui monastère de Saint-Claude) jusqu’à sa mort en 696. Pendant des siècles, les pèlerins se rendirent sur son tombeau.À la suite d’un incendie au XVIIIe siècle, l’église Saint-Claude du Casset fut rebâtie. grille-saint-claude-cassetOn trouve à plusieurs reprises la date de 1717 (sur les fonds baptismaux et la barrière de chœur en fer forgé très ouvragé, sans doute l’œuvre d’artisans locaux), la date de 1716 (sur la clef de voûte du chœur), ou encore 1718 (sur le confessionnal).
On ne sait à quand remonte le bâtiment originel. Selon des spécialistes, cet ancien édifice comportait un clocher au-dessus de la sacristie et on pénétrait dans l’église par la façade nord (alors qu’on y rentre aujourd’hui par l’ouest).interieur-saint-claude

Les pénitents du Casset

Ce qui attire particulièrement l’attention, à l’intérieur, c’est la tribune (appelée aussi « plans ») qui constitue une sorte de deuxième étage et donne une impression d’enfermement et de plafond bas dès que l’on fait quelques pas. Lorsque l’on monte sur cette tribune, on a sous les yeux ce qui fait véritablement tout l’intérêt historique de l’église : le lieu de réunion de la confrérie des pénitents du Casset. Cette tribune est l’une des plus imposantes du Briançonnais.bancs-saint-claude-casset
Les pénitents étaient choisis parmi les individus de la communauté. Vêtus d’un costume qui masquait la totalité de leur corps, ils occupaient anonymement deux fonctions :
Tout d’abord une fonction religieuse, astreints à des prières quotidiennes et des processions régulières ; et une autre funéraire, assistant les funérailles des défunts de la paroisse. Autant dire que si l’un de vos ancêtres est mort au Casset, il a eu droit à une procession de pénitents. Celle-ci se faisait généralement de nuit, à la lueur des lanterne (il reste un exemplaire de ces « lanternes de procession » dans l’église), ce qui ne manquait pas de donner un aspect lugubre et solennel à la cérémonie.
crosse-saint-claude-cassetLa confrérie disposait de statuts déposés à l’évêché et élisait ses dirigeants tous les deux ans.lanterne-saint-claude-casset
La tribune demeure comme à l’origine. En y pénétrant, on a l’impression d’assister à une réunion de la confrérie. Tout y est comme à l’époque : bancs de bois, bancs-coffres, lanternes de procession, bâtons de procession décorés de façon parfois lugubre (noter le bâton décoré d’une tête de mort). Le seul élément du décor qui ait disparu est le tableau des membres (« catalogue »).

La visite de l’église permet aussi de découvrir divers détails d’architecture particulièrement remarquable, comme la chaire à prêcher du début du XVIIIe siècle, les fonds baptismaux datés de 1717 ou les deux statues représentant, semble-t-il, Saint-Claude et Saint-Chaffrey. Les éléments polychromes (chaire, notamment) sont caractéristiques de l’époque baroque.
chaire-saint-claude-cassetLes autres statues représentent le Sacré-Cœur, l’Immaculée Conception, saint Joseph et la Vierge à l’Enfant.
Les tableaux de la tribune représentent les apôtres, la Vierge et le Christ, et sont datés de 1846.fonts-baptismaux-saint-claude-casset

Enfin, en sortant de l’église, ne manquez pas de regarder le bâtiment et notamment son clocher d’une taille démesurée. Il est recouvert d’ardoises et surmonté d’un dôme à quatre pans. Il est percé de deux étages de baies géminées. Son portail à fronton triangulaire et à pilastre d’angle, daté de 1879, encadre la porte principale. Cette porte est généralement fermée, hormis à l’occasion de grands événements (mariages, enterrements). D’ordinaire, on pénètre par la petite porte, située au nord, dont on remarquera l’encadrement de forme torique, taillé dans le tuf.confrerie-penitents-saint-claude-casset

Au final, cette visite au Casset se révèle un voyage dans le passé, au temps où nos ancêtres posaient leurs pieds à l’endroit où nous mettons les nôtres aujourd’hui. L’église garde la trace de ces pénitents qui la rendent si particulière.

 


1. L’église Saint-Claude se visite sur rendez-vous. Consulter l’office de tourisme du Monêtier-les-Bains.

Photographies : © Jean Marie Desbois, 2004.

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L’église du Freyssinet, commune du Monêtier-les-Bains (Hautes-Alpes) https://www.geneprovence.com/leglise-du-freyssinet-commune-du-monetier-les-bains-hautes-alpes/ https://www.geneprovence.com/leglise-du-freyssinet-commune-du-monetier-les-bains-hautes-alpes/#respond Tue, 06 Feb 2007 17:29:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1110 En 1770, un terrible incendie ravagea l'église du Freyssinet (commune du Monêtier-les-Bains) dans sa quasi-totalité. Sur ses ruines, on entreprit de rebâtir l'édifice sous la forme qu'on lui connaît aujourd'hui. L'église est dédiée à la Vierge ainsi qu'à sainte Lucie, invoquée pour les maux des yeux. Une rue du hameau porte d'ailleurs le nom de la patronne du village.

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freyssinet-egliseEn 1770, un terrible incendie ravagea l’église du Freyssinet (commune du Monêtier-les-Bains) dans sa quasi-totalité. Sur ses ruines, on entreprit de rebâtir l’édifice sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. L’église est dédiée à la Vierge ainsi qu’à sainte Lucie, invoquée pour les maux des yeux. Une rue du hameau porte d’ailleurs le nom de la patronne du village.

L’apparition de la Vierge au-dessus du Freyssinet

On prétend que la Vierge apparut, au début du XXe siècle, à deux hommes qui se trouvaient à la chapelle du Petit-Mont-Thabor, située sur les hauteurs du Freyssinet. Les deux coquins tentaient de brûler une statue de Marie quand celle-ci apparut et les menaça. Quelques jours après, les deux hommes moururent.

Un siècle après, la légende a subsisté, même si les vieux du village sont sans doute les seuls à la connaître.

L’église Sainte-Lucie

Après l’incendie de 1770, l’église a été rebâtie dans un style roman qui caractérise la plupart des édifices religieux de la vallée. Le clocher est décoré de tuf, largement employé dans le nord des Hautes-Alpes. La flèche à cinq pans est entourée de pinacles surmontés de boules.
Il y a encore cent ans, chaque famille du Freyssinet avait un banc réservé dans l’église. La fête du hameau était célébrée à la Sainte-Lucie (13 décembre) par une grande fête qui rassemblait tous les habitants. Mais en raison de la rigueur des hivers, la coutume a périclité et la fête du Freyssinet s’est reportée au 8 septembre (Nativité de la Vierge), date à laquelle elle est toujours observée.
Le Freyssinet a été érigé en paroisse en 1840.

Légende de l’image

1. Flèche à cinq pans.
2. Corniche en arc.
3. Pinacles.
4. Baies géminées.
5. Colonnettes.
6. Clocher tour.

  • Photographie : « L’église du Freyssinet », © Jean Marie Desbois, 2004.

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La Rotonde du Monêtier-les-Bains https://www.geneprovence.com/la-rotonde-du-monetier-les-bains/ https://www.geneprovence.com/la-rotonde-du-monetier-les-bains/#respond Mon, 22 Jan 2007 08:27:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1172 Aussi surnommée le "Pavillon des buveurs", la Rotonde à treize côtés date du début du XVIIIe siècle et abrite une des deux sources d'eaux chaudes du Monêtier. Vers 1860, elle était fréquentée par la bourgeoisie briançonnaise. Les vertus naturelles de cette eau étaient cependant connues depuis l'époque romaine.

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Aussi surnommée le « Pavillon des buveurs », la Rotonde à treize côtés date du début du XVIIIe siècle et abrite une des deux sources d’eaux chaudes du Monêtier. Vers 1860, elle était fréquentée par la bourgeoisie briançonnaise. Les vertus naturelles de cette eau étaient cependant connues depuis l’époque romaine.
rotonde-monetier-les-bainsLe village du Monêtier-les-Bains est édifié sur du tuf (calcaire) déposé par ses eaux, et jadis utilisé comme matériau de construction. L’eau, sulfatée et calcique, circule à une profondeur de mille mètres environ avant de jaillir à une température proche de 38°C.
Purgative et bénéfique, elle permet de soigner toutes sortes de maux si l’on s’y baigne (maladies de peau, rhumatismes,…). Sur son emplacement, un établissement thermal alimenté par la source de Fontchaude fonctionna pendant plus de deux siècles (1715-1960). Il était fréquenté par des militaires et des malades des vallées proches et d’Italie. Cependant, la mode du thermalisme ne fit pas réellement fureur au Monêtier, jamais il n’y eut de casino dans le village.
En 1820, l’inspecteur des eaux écrivit qu’un libraire de Turin souffrait d’une perte de mobilité d’une jambe suite à une fracture. « S’étant rendu au Monêtier, son pays natal, quinze bains et autant de douches lui suffirent pour être guéri. »
On lavait jadis dans le canal la laine des moutons et « le 1er janvier, on venait en procession à la rotonde pour bénir les eaux » (jusqu’en 1960). Aujourd’hui, les « Bains » permettent de se baigner en plein air même en hiver.

Notes

1. Toit recouvert de bandeaux de mélèze, à treize côtés, initialement couvert de chaume.
2. Canal qui traverse le village.

Photographie © Jean Marie Desbois, 2002.

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Incendie au Monêtier (Le Monêtier-les-Bains, 19 avril 1774) https://www.geneprovence.com/incendie-au-monetier-le-monetier-les-bains-19-avril-1774/ https://www.geneprovence.com/incendie-au-monetier-le-monetier-les-bains-19-avril-1774/#comments Sun, 21 Jan 2007 13:21:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1181 Sources : Les Affiches du Dauphiné, mai 1774. Le 19 du mois dernier1, vers les sept heures du soir, des étincelles de feu, sorties d'une cheminée, furent portées sur le toit d'une maison couverte de chaume et l'embrasèrent aussitôt.

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  • Sources : Les Affiches du Dauphiné, mai 1774.
monetierLe 19 du mois dernier1, vers les sept heures du soir, des étincelles de feu, sorties d’une cheminée, furent portées sur le toit d’une maison couverte de chaume et l’embrasèrent aussitôt. Il régnait alors un vent d’est violent qui poussait les flammes vers les maisons voisines et porta bientôt le feu dans toutes les parties du bourg. En peu de temps, l’incendie fut général et fit des progrès si rapides que, dans l’espace de deux heures, toutes les maisons, au nombre de 265, furent réduites en cendres.
L’impétuosité des flammes rendit les secours inutiles et ne permit pas aux habitants de sauver ce qu’ils avaient de plus précieux dans leur domicile: cependant il n’est péri personne dans le feu, mais le froid était excessif cette nuit-là, et la plupart de ces malheureux, ne sachant où se réfugier, demeurèrent exposés à sa rigueur jusqu’au lendemain… Le feu fut aperçu de Briançon : Monsieur Dournet, major commandant de cette ville, et Monsieur de la Deveyze, major commandant le régiment de Médoc, firent aussitôt partir un détachement pour porter secours.
Les officiers, touchés de l’état de ces malheureux, remirent le lendemain au subdélégué2 une somme de 300 livres pour pourvoir à leurs besoins les plus pressants, et Monsieur de la Deveyze fit remettre pour eux 800 rations de pain… Monsieur Gendron, contrôleur des actes, et Monsieur Blanc, vicaire, abritèrent autant de personnes que pouvaient en contenir leurs maisons échappées à l’incendie. On évalue la perte que ce malheur occasionna à 7 ou 800.000 livres. C’est ainsi que tout ce bourg a été la proie des flammes, à l’exception de l’église et de cinq maisons, préservées parce qu’elles sont couvertes en ardoises…

1. Le 19 avril 1774.
2. Fonctionnaire royal.

Photographie : DR.

Faits divers du Monêtier-les-Bains

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