13 - Arles Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-arles/ 500 ans de faits divers en Provence Mon, 24 Nov 2025 18:49:45 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 13 - Arles Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-arles/ 32 32 Paul Pouech : de l’hôpital au crime (Arles, 27 juin 1881) https://www.geneprovence.com/paul-pouech-de-lhopital-au-crime-arles-27-juin-1881/ https://www.geneprovence.com/paul-pouech-de-lhopital-au-crime-arles-27-juin-1881/#respond Mon, 24 Nov 2025 18:49:45 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26801 Paul Pouech, 44 ans, imprimeur sur étoffes, né à Herse (Ariège), avait été employé comme infirmier à l’hôpital d’Arles, en même temps que la fille Palpan, native d’Arles, employée à…

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Paul Pouech, 44 ans, imprimeur sur étoffes, né à Herse (Ariège), avait été employé comme infirmier à l’hôpital d’Arles, en même temps que la fille Palpan, native d’Arles, employée à la cuisine de cet établissement.
Ayant fait connaissance, ils ne tardèrent pas à avoir des relations et, profitant de leurs heures de congé, ils vivaient maritalement, depuis quatre mois, dans la chambre de Mlle Palpan, rue des Matelots, près de l’impasse de Bras-de-Magne. Puis, désirant avoir plus de liberté, ils quittèrent l’hôpital d’un commun accord et se louèrent ensemble pour faire la moisson, en se promettant de se marier après les travaux de la moisson.
Lundi 27 juin 1881, ils étaient à la Grand-Ponche, en Camargue, depuis trois jours où Pouech n’ayant pu accomplir la tâche d’un moissonneur, avait été attaché auprès de la tante comme gueu. Ces fonctions lui attirèrent des quolibets, on le plaisantait sur sa petite taille et sur son peu de vigueur, la fille Palpan aussi riait de lui et prenait part aux conversations des moissonneurs, à son grand déplaisir.
Exaspéré et pensant que sa maîtresse devait avoir un autre amant, Pouech, excité par le démon de la jalousie, s’arma d’un couteau et en porta, dit-on, douze à quinze coups à sa maîtresse.
Aux cris poussés par la fille Palpan, les moissonneurs et les hommes du mas accoururent soudain et à la vue de cette femme ensanglantée, ils se précipitèrent sur le coupable, lui lièrent les mains derrière le dos, puis les pieds.
Le garde-champêtre du quartier, M. Giot, appelé sur le champ, s’étant assuré que le coupable ne pouvait s’échapper, revint le lendemain matin le prendre et après avoir réquisitionné un des ouvriers, pour l’aider, il délia immédiatement le prisonnier qui déclara avoir bien souffert et demanda à ne plus être attaché, promettant de suivre docilement ses gardiens.
Arrivé à Arles, procès-verbal fut dressé contre lui au sujet de sa tentative d’assassinat et, après une confrontation avec sa victime, il fut, le jeudi 30 juin, au soir, conduit à Tarascon, par la gendarmerie.
La fille Palpan, à son arrivée par le bateau, fut transportée à l’hôpital où la confrontation eut lieu. Par chance elle put survivre à ses blessures.
  • Sources : L’Homme de bronze, 3 juillet 1881, p. 2.

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Quand l’obsession mène au crime (Arles, 24 juin 1881) https://www.geneprovence.com/quand-lobsession-mene-au-crime-arles-24-juin-1881/ https://www.geneprovence.com/quand-lobsession-mene-au-crime-arles-24-juin-1881/#respond Thu, 23 Oct 2025 07:22:43 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26642 Voir aussi : Le drame de la rue Nicolaï (Arles, 1er avril 1881) Baptistin Roumanille, âgé de 41 ans, boulanger demeurant à Arles, avait vécu maritalement, pendant plusieurs années avec…

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Voir aussi : Le drame de la rue Nicolaï (Arles, 1er avril 1881)

Baptistin Roumanille, âgé de 41 ans, boulanger demeurant à Arles, avait vécu maritalement, pendant plusieurs années avec Joséphine Tellier, âgée de 26 ans. Il en avait eu deux enfants, morts en bas âge. Pour être plus libre dans ses relations avec cette fille, il avait abandonné sa femme légitime, Marie Coye, et ses trois enfants mineurs (François, Eugène et Xavier), son domicile à Maussane et jusqu’à sa profession de boulanger et tous deux étaient partis vivre à Arles.
Ce fol amour pour Joséphine Tellier avait fait le malheur de l’un et de l’autre. Joséphine Tellier était légère, peut-être inconstante ; Roumanille jaloux, emporté, vindicatif. Les querelles étaient fréquentes dans ce ménage illégitime. Joséphine, trouvant que la vie commune devenait insupportable, s’était décidée, trois mois et demi avant le crime, à quitter son amant et à rompre avec lui toutes ses relations. Roumanille, plus éperdument amoureux depuis cette séparation, ne cessait de poursuivre de ses obsessions son ancienne concubine par la déterminer à retourner avec lui : supplications, voies de fait, menaces de mort, tout fut fait par lui mais en vain ; la fille Tellier persistait énergiquement dans son refus.
Il résolut de se venger. Il acheta chez un armurier de Trinquetaille un revolver et des cartouches, et il ne fit pas mystère, dans l’entourage de Joséphine Tellier, que la vie lui devenant à charge, il était bien résolu d’en finir sans retard, mais qu’il ne laisserait pas lui survivre et passer dans les bras d’un autre celle avec laquelle il avait si longtemps vécu.
Il hésitait cependant, il espérait toujours une réconciliation, et ce n’est que le 1er avril 1881, c’est-à-dire quinze ou vingt jours après l’achat du revolver qu’il mit ou tenta de mettre à exécution son sinistre projet.
Ce jour-là, il s’approcha aux pas de Joséphine. Il voulut tenter un dernier effort et avoir une explication suprême. Il vint, jusqu’à trois reprises, le matin, l’après-midi et le soir, chez la Mlle Lallemont, rue Nicolaï, où il savait que Joséphine Tellier devait se trouver.
Elle y travaillait, en effet, avec sa sœur, la dame Eulalie Teissier.
Voyant Roumanille, elle voulut sortir en traînant sa sœur. Roumanille les suivit dans l’escalier, les dérangea et, se retournant vers son ancienne maîtresse, lui tira à bout portant deux coups de revolver qui l’atteignirent à la poitrine et au sein gauche.
La victime s’affaissa en s’écriant : « Je suis morte ! »
Croyant l’avoir tuée, Roumanille voulut se tuer à son tour. Il dirigea vers lui son revolver, mais il se blessa seulement et courut, tout sanglant se jeter dans le Rhône.
Un marinier, témoin de cet acte de désespoir, parvint à le retirer de l’eau presque inanimé.
« Tuez-moi ! » lui dit Roumanille, qui s’évanouit.
Les blessures de la victime, comme celles de l’accusé, n’eurent pas de conséquences graves et étaient quasiment guéries au moment du procès à la Cour d’assises d’Aix-en-Provence, lors de l’audience du 24 juin 1881.
Roumanille fut condamné à cinq ans de réclusion et le jury, par la voix de son président, pria le président des assises d’appeler sur le condamné la bienveillance du chef de l’État.
  • Sources : L’Homme de bronze, 26 juin 1881, p. 2.

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Une attaque de bandits sur la route (La Fare-les-Oliviers, 13 décembre 1839) https://www.geneprovence.com/une-attaque-de-bandits-sur-la-route-la-fare-les-oliviers-13-decembre-1839/ https://www.geneprovence.com/une-attaque-de-bandits-sur-la-route-la-fare-les-oliviers-13-decembre-1839/#respond Wed, 15 Oct 2025 14:54:02 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26570 Au printemps 1838 avait eu lieu dans le bois des Taillades, à Vernègues, l’arrestation d’une diligence allant de Marseille à Nîmes à l’aide d’armes à feu. Les passagers du véhicule…

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Au printemps 1838 avait eu lieu dans le bois des Taillades, à Vernègues, l’arrestation d’une diligence allant de Marseille à Nîmes à l’aide d’armes à feu. Les passagers du véhicule furent totalement délestés de leurs biens mais aussi laissés en état de choc sur le bord de la route.
Par chance, une bonne partie de la bande fut arrêtée au mois de juin suivant et traduite devant les tribunaux.

Voir l’article : Les voleurs du bois des Taillades (Vernègues, 8 mars 1838)

Mais à peine leur procès se terminait-il, courant décembre 1839, que l’on apprenait que la bande continuait à faire parler d’elle.
Des journaux de Marseille révélèrent que le jour même de la condamnation de six malfaiteurs par la Cour d’assises d’Aix, une nouvelle agression venait de se produire sur la même route, entre Marseille et Nîmes, mais cette fois-ci sur le territoire de la commune de La Fare-les-Oliviers.
Ce jour-là deux femmes qui se rendaient à Lambesc (Bouches-du-Rhône) furent arrêtées dans le vallon de La Fare par quatre individus qui leur enlevèrent une somme de 150 francs environ et qui se livrèrent sur elles à de graves violences, dont nous ne connaissons pas la nature.
Fallait-il voir là un hommage aux brigands de la bande condamnés le même jour ou bien un simple fait du hasard ?
Il faut dire que cette fois-ci l’attaque avait eu lieu sur un chemin détourné.
De plus, les victimes indiquèrent après coup à la police que leurs agresseurs étaient des ouvriers piémontais qui venaient chercher du travail au canal d’Arles ou dans les chantiers des environs, ce qui ne correspond pas au type de malfaiteurs qui avaient fait leur coup au printemps 1838.

  • Le Mémorial d’Aix, 28 décembre 1839, p. 3.

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Une séquestration familiale (Arles, 17 juin 1881) https://www.geneprovence.com/une-sequestration-familiale-arles-17-juin-1881/ https://www.geneprovence.com/une-sequestration-familiale-arles-17-juin-1881/#respond Mon, 08 Sep 2025 10:39:42 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26297 Dans le mois de juin 1881, la population arlésienne fut particulièrement émue par un acte de séquestration. Le vendredi 17, la police fit une découverte choquante. En effet, les voisins…

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Dans le mois de juin 1881, la population arlésienne fut particulièrement émue par un acte de séquestration. Le vendredi 17, la police fit une découverte choquante. En effet, les voisins de Monsieur G. J., un négociant résidant avenue de la Crau, s’inquiétaient depuis des années de la disparition de l’une de ses filles. Des plaintes avaient été déposées contre lui.
À la suite de ces dénonciations, la police mena des perquisitions à son domicile. Ils y trouvèrent une jeune femme de 29 ans. Elle était enfermée dans une petite pièce orientée au nord, dépourvue de fenêtre sécurisée. La victime portait seulement une chemise.
Cette malheureuse femme était séquestrée dans ce réduit depuis trois ans. Lorsque les forces de l’ordre la libérèrent, elle était accroupie sur un grabat en mauvais état, infesté de puces. Un morceau de couverture recouvrait son corps.
Le parquet fut immédiatement informé. Une descente de justice eut lieu le même jour. La victime n’avait subi semble-t-il aucun acte de violence physique durant sa longue captivité. Cependant, elle était d’une extrême maigreur et sa santé mentale était ébranlée.
  • Source : L’Homme de bronze, 19 juin 1881, p. 2.

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Récit de la peste de Provence (Boulbon, 15 décembre 1720) https://www.geneprovence.com/recit-de-la-peste-de-provence-15-decembre-1720/ https://www.geneprovence.com/recit-de-la-peste-de-provence-15-decembre-1720/#respond Sat, 06 Sep 2025 15:54:29 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26277 Durant toute la seconde moitié de l’année 1720, le curé de Boulbon, Périer, fait le récit de la peste qui s’étend dans un premier temps à Marseille mais peu à…

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Reconstitution du village de Boulbon en 1720. © GénéProvence, 2025.

Durant toute la seconde moitié de l’année 1720, le curé de Boulbon, Périer, fait le récit de la peste qui s’étend dans un premier temps à Marseille mais peu à peu dans un grand nombre de villes et villages de Provence. On a sous sa plume le récit d’un homme inquiet pour le village, ce « misérable lieu », qu’il administre.

« Cette année 1720, il y a eu une récolte abondante. Toutes les terres, les unes et les autres, ont rendu d’un dixième dans le temps de la foire de Beaucaire.
On a soupçonné Marseille de peste et avec juste raison puisqu’elle y est si maligne qu’on assure que depuis le commencement de ce mois d’août, jusqu’à aujourd’hui vingt-huitième août, il y est mort plus de quatorze à quinze mille âmes et il continue à ce qu’il nous en revient à y en mourir toujours sans nombre.
Toutes les villes et villages de la province se gardent et il n’y a plus de commerce ni avec le Languedoc ni avec Avignon, et si Dieu n’y met sa main par sa divine miséricorde, nous sommes tous perdus.
Aubagne, Lançon, sont atteints de ce mal-là, Aix est soupçonné et on assure qu’il est au faubourg.
Le 3 octobre, le parlement, après avoir prêté serment, s’est retiré à Saint-Remy, s’étant eux-mêmes condamnés à faire quarantaine.
La peste est aux quatre coins d’Aix. Le 30 septembre, il y mourut dans une nuit vingt-cinq personnes.
On assure qu’il est mort à Marseille ou à ses bastides plus de cinquante mille âmes.
Nous nous gardons ici le mieux que nous pouvons, jour et nuit.
Aujourd’hui 23 octobre 1720, nous avons renouvelé le vœu de sainte Élisabeth et nous sommes allés en procession à Notre-Dame chanter la grand-messe. Les consuls y ont été pieds nus, la corde au col et la torche à la main, ce qui se continuera in aeternam.
Saint-Remy est soupçonné de contagion. Dieu veuille qu’il n’y ait rien.
J’ai grand peur que la peste n’y soit bientôt déclarée, comme aux autres endroits.
Du onze novembre, on mande qu’il est mort à Marseille ou à ses bastides plus de soixante mille âmes. Il y a eu de terribles désordres dans cette ville, causés par les forçats de galère qu’on avait tirés pour servir les malades et pour servir de corbeaux.
Il y est mort une grande quantité des prêtres et de religieux. Monseigneur l’Archevêque s’y est exposé autant que les prêtres les plus zélés et Dieu l’a conservé jusqu’à aujourd’hui. Le pape a envoyé trois mille saumées1 de blé pour soutenir le pauvre peuple et la contagion fait aujourd’hui à Aix autant de ravages à proportion qu’il en a fait à Marseille, où elle commence fort à calmer.
On soupçonne toujours Saint-Remy et il y a apparence que cette ville aura le même sort que toutes les autres villes et villages, qui ont été soupçonnées où elle est aujourd’hui aux quatre coins. Dieu veuille la préserver.
On dit que Lançon, il n’y est resté presque personne.
Le Martigues et Salon sont confinés.
Le 5 décembre, M. l’Intendant s’est retiré à Barbentane, méchante marque pour Saint-Remy. Madame l’Intendante s’est accouchée en chemin et a fait l’enfant dans son carrosse.
Certainement la contagion doit y être quoi qu’on le cache, mais dans moins de quatre à cinq jours, il sera confiné quoi qu’on en dise.
Le 15, troisième dimanche, à 4 heures du soir, l’ordre de M. de Jossaud, commandant dans cette viguerie, est arrivé, de confiner Saint-Remy.
Dieu veuille nous garder par sa divine miséricorde, car nous sommes en grand danger dans ce misérable lieu où il n’y a pas grand ordre.
Tarascon est en grand danger et nous aussi.
Le 14 décembre, la peste a commencé à Tarascon, par Simiot, poissonnier, qui l’a portée du Martigues. Il est mort avec un bubon. Dieu ait pitié de Tarascon et de nous aussi. On a confiné la traverse d’Arles au faubourg Saint-Jean. »

Note

1. Une saumée représente la charge d’une bête de somme.

  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.

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Crise cardiaque à Mas-Thibert (Arles, 17 juin 1881) https://www.geneprovence.com/crise-cardiaque-a-mas-thibert-arles-17-juin-1881/ https://www.geneprovence.com/crise-cardiaque-a-mas-thibert-arles-17-juin-1881/#respond Thu, 21 Aug 2025 05:30:26 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26175 En cette fin de printemps 1881, Mas-Thibert, paisible hameau du terroir d’Arles (Bouches-du-Rhône), fut le théâtre d’un tragique événement. Vendredi 17 juin, vers 11 heures du matin, on découvrit le corps sans vie…

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En cette fin de printemps 1881, Mas-Thibert, paisible hameau du terroir d’Arles (Bouches-du-Rhône), fut le théâtre d’un tragique événement. Vendredi 17 juin, vers 11 heures du matin, on découvrit le corps sans vie de Guillaume Blanc. Ce cultivateur, âgé de 72 ans, gisait inanimé. Une attaque d’apoplexie semblait être la cause de son décès, car des moissonneurs l’avaient vu converser un quart d’heure plus tôt.
L’acte de décès officiel, rédigé par Jacques Tardieu, adjoint au maire d’Arles, le 18 juin 1881, apporta toutefois quelques précisions. Ce document précisait que Guillaume Blanc était décédé la veille, le 17 juin, à vingt-trois heures. Natif d’Arles, il résidait à Mas-Thibert avec son épouse, Magdeleine Latty, âgée de 68 ans. Le couple était marié, et Guillaume était le fils de Joseph Blanc et Catherine Gon, tous deux décédés.
  • Sources : L’Homme de bronze, 19 juin 1881, p. 2.
  • Registre d’état civil d’Arles, année 1881, acte no 305, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 1411.

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Le berger sorcier (Arles, 1867) https://www.geneprovence.com/le-berger-sorcier-arles-1867/ https://www.geneprovence.com/le-berger-sorcier-arles-1867/#respond Wed, 20 Aug 2025 11:53:17 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26166 La Provence, terre d’histoire et de mystères, a toujours été le berceau de récits singuliers. Parmi eux, celui du « berger sorcier » de Trébon, rôdant dans les terres marécageuses du pays…

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La Provence, terre d’histoire et de mystères, a toujours été le berceau de récits singuliers. Parmi eux, celui du « berger sorcier » de Trébon, rôdant dans les terres marécageuses du pays d’Arles. Cette histoire, empreinte de superstitions et de peurs ancestrales, nous plonge dans un passé où la frontière entre le rationnel et l’inexplicable semblait floue.
Depuis longtemps déjà, un berger fantôme hantait les esprits de la région. Ses apparitions, souvent accompagnées de moutons spectraux, alimentaient les récits les plus extravagants. On racontait qu’il était le fléau des bergers, un être capable de métamorphoses, changeant son apparence à volonté, et même de se rendre invisible. Ses pouvoirs, disait-on, lui permettaient de dérober le bétail sans laisser de traces, semant la terreur parmi les habitants et leurs troupeaux. Chaque disparition inexpliquée renforçait la légende du berger sorcier, le transformant en une menace omniprésente. On disait même que lorsqu’il était surpris, il avait le pouvoir de changer ses moutons en pierres ou en mottes de terre.

Le défi d’un gendarme audacieux

Cependant, un gendarme, homme de bon sens et de courage, ne l’entendait pas de cette oreille. Il ne croyait guère à ces superstitions et décida de mettre fin à ce qui n’était pour lui qu’une supercherie. Son objectif était clair : démasquer ce fantôme. Pendant plus d’un an, il surveilla assidûment les environs de Trébon, veillant sur les troupeaux avec une détermination inébranlable. Les nuits étaient longues et froides, mais le gendarme persistait dans sa quête de vérité. Finalement, sa persévérance fut récompensée.
Alors qu’il était en faction une nuit glaciale, il entendit le son familier d’un troupeau en marche. Le silence fut brisé par des bêlements et des bruits de pas. Soudain, une silhouette se découpa dans l’obscurité. Le gendarme s’approcha discrètement. Il vit alors un homme et un troupeau de moutons, avançant avec une rapidité étonnante. Il s’agissait du fameux berger. Ce dernier, armé d’une longue gaule, fouettait ses bêtes avec une fureur inhabituelle. Il proférait des menaces et des injures, incitant les bêtes à marcher plus vite. Son visage, éclairé par la lueur des étoiles, révélait une détermination féroce.

La vérité révélée

Le gendarme, sans hésitation, interpella l’individu : « Halte-là ! lui crie-t-il, qui es-tu ? » Le berger, pris au dépourvu, tenta de se dérober. Il chercha à se défendre par des mots, mais l’officier insista, répétant sa question. « Dis-moi qui tu es, ou sinon… »
Face à l’insistance du gendarme, l’homme finit par avouer sa véritable identité et ses stratagèmes. Il s’agissait bien d’un berger et affirmait se nommer C. J., mais il était loin d’être un sorcier, bien qu’il se présentât ainsi. Il avoua avoir manipulé la crédulité des habitants, utilisant des subterfuges pour dérober le bétail. Il profitait de la nuit pour faire paître ses bêtes sur les terres d’autrui, puis les revendait au marché.
Aussi le gendarme lui fit-il : « Eh bien ! C. J., le sorcier, au nom de la loi, je te dresse procès-verbal. »
Ce « fantôme » n’était en réalité qu’un habile voleur de bétail. Ainsi, la perspicacité d’un homme de loi démasqua une légende, ramenant les faits à leur simple réalité. Forcé de redescendre à l’état de simple mortel, il dut évacuer au plus tôt les champs qu’il avait usurpés, en attendant de répondre de ses méfaits devant la justice, ayant trop longtemps fait manger à son troupeau les blés en herbe et les luzernes naissantes, au préjudice des grands comme des petites propriétaires du coin.
  • Source : Le Petit Marseillais, 8 avril 1868, p. 3.

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Rixe sur la place du Forum (Arles, 31 mai 1881) https://www.geneprovence.com/rixe-sur-la-place-du-forum-arles-31-mai-1881/ https://www.geneprovence.com/rixe-sur-la-place-du-forum-arles-31-mai-1881/#respond Wed, 30 Jul 2025 05:30:28 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26037 Mardi 31 mai 1881 au soir, après la fermeture des cafés, une bagarre éclata sur la place du Forum, à Arles (Bouches-du-Rhône). Devant la buvette de François Febvre, une vive…

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Mardi 31 mai 1881 au soir, après la fermeture des cafés, une bagarre éclata sur la place du Forum, à Arles (Bouches-du-Rhône). Devant la buvette de François Febvre, une vive discussion dégénéra. D’une part, Auguste Jouveau, dit Cardeline, 43 ans, cultivateur de Maillane, demeurant rue des Matelots, à Arles, et de l’autre, Antoine Peyrade, dit Toulougne, 55 ans, portefaix d’Arles.
Au cours de la rixe, Peyrade fut dominé par son adversaire. Se sentant vaincu, il sortit alors un couteau de sa poche et en frappa Jouveau sous le menton, dans la mâchoire. Les secours intervinrent rapidement. Jouveau fut transporté à l’hôpital par la police. Heureusement, sa blessure ne présentait pas de gravité.
Cependant, Peyrade, réputé pour son caractère querelleur, fut conduit à la prison du Château du Roi René, à Tarascon. Il connaissait bien ce lieu pour y avoir souvent séjourné, mais jusqu’alors, ses bagarres ne s’étaient jamais réglées qu’à la force des poings.
  • Sources : L’Homme de bronze, 5 juin 1881, p. 2.

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Une mort soudaine (Graveson, 25 janvier 1687) https://www.geneprovence.com/une-mort-soudaine-graveson-25-janvier-1687/ https://www.geneprovence.com/une-mort-soudaine-graveson-25-janvier-1687/#respond Mon, 30 Jun 2025 05:30:35 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25788 « L’an 1687 et le 25 du mois de janvier, est décédé de ce monde, dans l’hôpital de ce lieu de Graveson, par une mort soudaine, Un certain homme nommé Pierre,…

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« L’an 1687 et le 25 du mois de janvier, est décédé de ce monde, dans l’hôpital de ce lieu de Graveson, par une mort soudaine,
Un certain homme nommé Pierre, selon le rapport du gardien dudit hôpital, natif de la ville d’Arles, âgé d’environ cinquante années.
En foi de quoi, deux témoins charitables, assistant à ses funérailles, ont signé et moi »
[Guignard, curé, Bertrand, Miol]
  • Registre paroissial de Graveson, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 446.

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Une femme retrouvée morte au Salin-de-Giraud (Arles, 9 mai 1881) https://www.geneprovence.com/une-femme-retrouvee-morte-au-salin-de-giraud-arles-9-mai-1881/ https://www.geneprovence.com/une-femme-retrouvee-morte-au-salin-de-giraud-arles-9-mai-1881/#respond Mon, 23 Jun 2025 05:30:08 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25722 L’onde de choc traversa la paisible étendue camarguaise ce funeste lundi 9 mai 1881. Près des salins de Giraud, dans un amas de broussailles, le corps inanimé d’une femme fut…

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L’onde de choc traversa la paisible étendue camarguaise ce funeste lundi 9 mai 1881. Près des salins de Giraud, dans un amas de broussailles, le corps inanimé d’une femme fut découvert.
Jeanne-Marie Bascal, âgée de quarante-huit ans, gisait là, son dernier souffle semblant s’être envolé avec les brumes matinales.
Rapidement alertées, les autorités se rendirent sur les lieux de la macabre découverte.
La victime, native d’Orban, dans le Tarn, et résidant au Salin-de-Giraud, ne présentait aucune profession connue. Son existence, apparemment simple et retirée, venait de prendre une tournure dramatique.
Bien que trouvée presque sans vie, Jeanne-Marie Bascal succomba à l’hôpital d’Arles le lendemain matin. Le bateau L’Agriculteur, ironiquement nommé, devint le funèbre moyen de son dernier voyage vers la cité romaine. Cependant, un voile de tristesse supplémentaire enveloppait déjà cette affaire. En effet, la défunte souffrait, selon les informations recueillies, d’un « commencement d’idiotisme », terme médical de l’époque désignant un déficit intellectuel.
Orpheline de Bertrand Bascal et de Jeanne-Marie Castade, son parcours de vie s’annonçait d’autant plus fragile. Dès lors, de nombreuses questions restaient en suspens. Comment Jeanne-Marie Bascal avait-elle fini dans ces broussailles isolées ? Fut-elle victime d’un accident, d’une agression, ou son état de santé précaire l’avait-il conduite à cette extrémité ?
  • Sources : L’Homme de bronze, 15 mai 1881, p. 2.
  • État civil de la ville d’Arles, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 1411, acte n° 250.

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