13 - Trets Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-trets/ 500 ans de faits divers en Provence Thu, 08 Jan 2026 19:01:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 13 - Trets Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-trets/ 32 32 La religieuse sur le carreau (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 19 octobre 1694) https://www.geneprovence.com/la-religieuse-sur-le-carreau-saint-maximin-la-sainte-baume-19-octobre-1694/ https://www.geneprovence.com/la-religieuse-sur-le-carreau-saint-maximin-la-sainte-baume-19-octobre-1694/#respond Mon, 04 Aug 2025 05:30:26 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26067 « L’an mil 1694 et le 19 octobre, est décédée subitement la sœur Rose Bayon, fille de feu sieur Bayon, bourgeois du lieu de Trets, et de Mademoiselle Cadris, âgée d’environ trente-neuf ans, religieuse…

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« L’an mil 1694 et le 19 octobre, est décédée subitement la sœur Rose Bayon, fille de feu sieur Bayon, bourgeois du lieu de Trets, et de Mademoiselle Cadris, âgée d’environ trente-neuf ans, religieuse professée du monastère Sainte-Catherine-de-Sienne, ordre de Saint-Dominique, de cette ville, depuis vingt-deux ans.
Elle n’a pu recevoir aucun sacrement pour son décès, étant restée sur le carreau dans une chute qu’elle a faite.
Elle a été ensevelie le vingt dudit mois.
Présents les révérends pères Jacques Marle et Honoré Guidy. »
[f. Joseph Agnez, curé, H. Guidy, J. Marle]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2810R1.

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Une femme succombe à ses tourments (Trets, 28 mai 1839) https://www.geneprovence.com/une-femme-succombe-a-ses-tourments-trets-28-mai-1839/ https://www.geneprovence.com/une-femme-succombe-a-ses-tourments-trets-28-mai-1839/#respond Fri, 13 Dec 2024 05:30:09 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=23712 Un drame secoua la commune de Trets (Bouches-du-Rhône) le 28 mai 1839. Cécile Vincent, une femme de 35 ans, originaire de Trets, épouse de Joseph Bienvenu Baille, connue pour son…

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Un drame secoua la commune de Trets (Bouches-du-Rhône) le 28 mai 1839. Cécile Vincent, une femme de 35 ans, originaire de Trets, épouse de Joseph Bienvenu Baille, connue pour son état mental fragile, mit fin à ses jours au petit matin en se coupant la gorge avec un rasoir.
Depuis plusieurs semaines, ses proches avaient remarqué chez elle des signes de profond mal-être. Elle souffrait d’aliénation mentale et semblait obsédée par des pensées sombres, qu’elle partageait parfois avec son entourage, sans pour autant éveiller l’alerte nécessaire.
La mort était rapidement survenue, faute d’une prise en charge rapide.
  • Le Mémorial d’Aix, 1er juin 1839, p. 4.
  • Registre d’état civil de la ville de Trets, acte no 25, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 202 E 596.

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Le voleur de moutons (Trets, 10 décembre 1847) https://www.geneprovence.com/voleur-de-moutons-trets-10-decembre-1847/ https://www.geneprovence.com/voleur-de-moutons-trets-10-decembre-1847/#respond Wed, 29 May 2019 00:05:13 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=16659 En cette fin de Monarchie de Juillet, l’année 1847 marque une période de troubles sociaux et économiques en Provence, où la valeur du bétail est vitale. Le vol de soixante-cinq…

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En cette fin de Monarchie de Juillet, l’année 1847 marque une période de troubles sociaux et économiques en Provence, où la valeur du bétail est vitale. Le vol de soixante-cinq moutons représente un capital considérable pour l’époque et mobilise la force publique entre Arles et Trets. La Gendarmerie, agissant pour le « Procureur du Roi », traque sans relâche le coupable, Joseph Trouche, un marchand de 45 ans originaire de Nans (Var). Son geste désespéré, se tirer un coup de pistolet à l’approche de la « Bergerie du Perdu », est une illustration dramatique de la terreur face à la justice pénale du XIXe siècle, souvent plus redoutée que la mort elle-même, et qui conduit à l’infamie du suicide.

Un vol de soixante-cinq moutons avait été commis, avec effraction, au préjudice du sieur Bellon, domicilié dans la commune d’Arles. Celui-ci, après avoir porté sa plainte au procureur du roi, se mit à la poursuite du voleur.
Parvenu dans la commune de Trets, il fit part du vol dont il était victime au brigadier de gendarmerie de cette localité, Antonin Escartefigue, qui, sur-le-champ, commença les investigations.
Parvenu à la campagne La Julie, commune de Trets, il y trouva le nommé Joseph Trouche, marchand de moutons de 45 ans, domicilié à Nans (Var), soupçonné d’être l’auteur du vol.
Vue depuis Trets le mont Aurélien (g.) et le mont Olympe (d.). La Bergerie du Perdu se trouve dans la montagne à droite du mont Olympe. DR.
Vue depuis Trets le mont Aurélien (g.) et le mont Olympe (d.). La Bergerie du Perdu se trouve dans la montagne à droite du mont Olympe. DR.
Cet individu, sommé de livrer son troupeau à l’examen de la force publique, dûment assistée d’un homme de l’art, parut se soumettre d’assez bonne grâce à cette invitation, mais, parvenu devant la bergerie dite du Perdu1, où le troupeau était parqué, Trouche prétendit en avoir caché la clé dans un buisson.
Il était sept heures du soir. Un gendarme suit Trouche de près, l’éclairant de sa lanterne, lorsque, au bout d’un petit sentier, Trouche s’écrie : « Enfin, je la tiens ! »
Au même instant, une détonation se fait entendre et Trouche tombe, foudroyé. Il s’était tiré sous le menton un coup de pistolet qui lui avait fait sauter la cervelle.
  • Source : La Provence, 23 décembre 1847.

1. Cette bergerie offre aujourd’hui sa ruine à la vue du visiteur.

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Octobre 1858 : Huveaune et Arc ravagent la Provence https://www.geneprovence.com/octobre1858-huveaune-et-arc-ravagent-la-provence/ https://www.geneprovence.com/octobre1858-huveaune-et-arc-ravagent-la-provence/#respond Sun, 24 Feb 2013 21:20:40 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=2615 En octobre 1858, une série d'orages très violents a ravagé l'est du département des Bouches-du-Rhône et s'est abattu sur de nombreuses communes, comme Aix, Aubagne et Marseille, et a causé d'extraordinaires dégâts.

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En octobre 1858, une série d’orages très violents a ravagé l’est du département des Bouches-du-Rhône et s’est abattu sur de nombreuses communes, comme Aix, Aubagne et Marseille, et a causé d’extraordinaires dégâts.

Voici le récit qui est fait par plusieurs témoins du phénomène et rapporté par le journal Le Mémorial d’Aix:

L’Arc

Pourrières, Aix

La rivière torrentielle de l’Arc, grossie par un orage qui a éclaté du côté de Pourrières, a subi, mardi dernier, dans la journée, une crue comme on n’en avait pas vu depuis une cinquantaine d’années. Les eaux arrivaient avec une violence extraordinaire, et formaient une masse houleuse de près de six mètres de hauteur.
Aussi l’Arc, à l’étroit dans son lit, a débordé et s’est répandu sur les deux rives en occasionnant quelques dommages dans son trajet. Il y a eu des bas-fonds inondés, des terrains ravinés, entraînés ou couverts de sable et de gravier, et des arbres déracinés. La crue a été si subite que les riverains n’avaient pris aucune précaution.
Les flots charriaient des bois, des futailles, et divers ustensiles de ménage ou instruments d’agriculture.
Du côté de Trets, deux ponts ont été assez gravement endommagés. Les moulins en amont du pont des Trois-Sautets ont éprouvé quelques avaries ; l’eau a pénétré dans des magasins où était déposé du son et a emporté quelques balles de farine qu’on a rattrapées plus bas.

L’Arc au niveau de l’étang de Berre lors d’une inondation (1907). DR.
La passerelle du Coton-Rouge, qui reliait les deux bords de la rivière, a disparu. L’impétuosité du courant a renversé la pile du milieu, mais les culées ont peu souffert.
Le tablier s’est brisé en plusieurs parties ; l’une s’est arrêtée dans la propriété de M. Lauzier, l’autre a été traînée sur le rivage par le personnel de la fabrique de toiles peintes de MM. Ferrand. Enfin des portions de charpente, des poutres et des poutrelles, après avoir flotté quelque temps, ont atterri près de la Pioline. À Roquefavour, le niveau des eaux s’est élevé jusqu’à la clef de voûte de l’arche du viaduc du chemin de fer ; on a craint un moment qu’il atteignît la voie.
Le café-restaurant situé sur la rive gauche a été inondé jusqu’au premier étage et a eu quelques parties de son mobilier, telles que chaises, bancs et tabourets, enlevés par le courant.
Au hameau de Morand, à l’embouchure de l’Arc dans l’étang de Berre, les habitants ont été obligés d’abandonner leurs demeures envahies par les eaux et de se réfugier sur la hauteur jusqu’à ce que l’inondation ait cessé.
En résumé, ce débordement de l’Arc a fait peu de mal dans notre terroir. La panique avait, comme toujours, exagéré les dommages et assombri le tableau.
Mais, du côté de Rousset et de Trets, les ravages sont considérables et les pertes importantes.

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Trets

On écrit de Trets au Sémaphore, à la date du 20 octobre :
Une pluie diluvienne, accompagnée d’éclairs et de tonnerres, n’a pas cessé de tomber de dix heures à midi. Tous nos chemins ruraux et vicinaux, transformés en torrents, venaient déverser leurs eaux au milieu de nos champs et submerger notre vaste plaine. Les terres ensemencées ou disposées à recevoir les semailles ont été sillonnées en tous sens par les eaux qui enlevaient semences, engrais et terre végétale et ne laissaient sur le sol déchiré que pierres et gravier.
Trois ponts, l’un construit sur !a roule impériale n° 8 bis, de Marseille à la limite du département du Var, les deux autres sur le chemin de grande communication de Trets à Gardanne, ont été très fortement endommagés. Les éperons des piliers sont presque détruits. Les routes sont effondrées vers ces ponts et souterrainement minées par les eaux.
Nos communications avec Aix sont entièrement coupées de ce côté. On ne peut se rendre dans cette ville qu’en se détournant vers Peynier ou Rousset.
Le passage des ponts a été défendu pendant tonte la nuit par des cantonniers placés là par les soins de l’agent-voyer cantonal, pour arrêter les voyageurs et prévenir ainsi tout accident.
Deux maisons de construction récente, élevées sur les bords de la route impériale, ont été envahies par les eaux qui sont montées à la hauteur d’environ deux mètres.
Les caves étaient inondées, mais fort heureusement l’eau a pu se frayer un passage à travers une porte, et de là, traversant une cour, a renversé le mur de clôture et s’est perdue dans les champs. Dans l’une de ces maisons, le vin qui était dans la cave et les grains empilés dans des sacs au rez-de-chaussée sont perdus. Dans l’autre, le propriétaire a dû faire démolir lui-même le mur qui s’opposait au passage de ce torrent.

L’Huveaune

Gémenos, Auriol, Aubagne

Les fortes pluies qui sont tombées le 19 et le 20 ont causé de grands dégâts dans le territoire d’Aubagne et des communes voisines. Le ruisseau nommé Merlançon, qui traverse Aubagne, et reçoit toutes les eaux des communes environnantes, a débordé, ainsi que celui de Saint-Pons qui reçoit les eaux de la vallée de Gémenos. Ces deux cours d’eau et les nombreux torrents de la contrée ont grossi l’Huveaune, où tous aboutissent de manière à le faire déborder également à partir d’Auriol, où plusieurs maisons ont été ruinées en partie.

Dans le territoire d’Aubagne, la campagne, du côté du château de Jouques, a été submergée, ainsi que tout le quartier des Paluns ; il en était de même plus près de Marseille, du côté de Saint-Marcel, où la Petite Route était couverte d’eau sur plus d’un point.

L’Huveaune, à Aubagne. DR.

Les dégâts matériels ne sont pas les seuls qu’ait causé cette inondation : on parle d’un enfant qui se serait noyé dans l’Huveaune, à Aubagne, en voulant s’accrocher à des matières de tannerie qui flottaient sur l’eau. Les tentatives faites pour sauver cet enfant ont été inutiles.

La ligne du chemin de fer a été endommagée en plusieurs endroits, au point que sa mise en activité, qui devait avoir lieu le 20, se trouve forcément ajournée. Un avis ultérieur fera connaître le jour où commencera l’exploitation.
Près de La Capelette, le moulin de M. Desautels a été envahi par l’Huveaune; mais la perte a été peu considérable, grâce au dévouement de la famille Daumas et de vingt-cinq ouvriers.

Cassis

Nous apprenons d’autre part que de grands ravages ont eu lieu à Cassis ; c’était de cette direction que paraissait venir la trombe.
Vers midi, un torrent qui avait pris les proportions d’un fleuve, nous dit un témoin oculaire, s’est précipité sur la ville ; le presbytère a été d’abord envahi, détruit de fond en comble, et de là les eaux gagnant l’intérieur de l’église par les vestibules ont rempli l’édifice à une hauteur de quatre mètres. Un jeune vicaire, aidé d’un jardinier, s’est élancé à la nage pour sauver du moins la Sainte réserve ; il a été assez heureux pour y réussir pleinement, mais au péril de sa vie. Il lui a fallu, en nageant, enfoncer une porte latérale qui a facilement cédé, sans quoi il eût infailliblement péri.
Plusieurs maisons, parmi lesquelles on nous cite celles de M. d’Authier, de M. Autheman, de M. Vidal, notaire, ont été submergées. Les archives de ce dernier étant au premier étage ont pu être sauvées.
Des magasins et des boulangeries ont aussi considérablement souffert. Enfin une portion du quai du port, sur une longueur d’une trentaine de mètres, a été emportée.
M.  le préfet est allé visiter les lieux inondés avec deux ingénieurs.

Marseille

Voici de nouveaux détails sur les ravagés causés dans l’arrondissement de Marseille par l’orage du 19 :
La pluie commencée le 19 vers six heures du matin, avec accompagnement de tonnerres épouvantables, s’est changée bientôt en déluge au milieu d’une obscurité presque complète.
Tous les torrents ont débordé, entraînant murailles, digues, arbres, terrains, rocs énormes ; une masse d’eau est arrivée vers le haut de la rue de la Clue, emportant tout sur son passage et charriant un roc d’environ 150 kilos qui s’est mis en travers du courant ; alors, l’eau s’est précipitée avec fracas dans les maisons, emportant avec elle une telle quantité de pierres, et de gravier, que les portes les plus hautes ont été atteintes, au point que, pour conserver les chevaux ou autres animaux domestiques, on a été obligé de les faire monter au premier étage.

Dans la rue de la Clue, cinq maisons se sont écroulées. Meubles, sacs de blé, de farine, tout a été entraîné par les eaux ; plusieurs maisons ont été abandonnées, attendu que l’eau en a miné les fondements et qu’elles restent comme suspendues par les côtés aux maisons attenantes.

© nito – Fotolia.com

Arrivé à la place Sainte-Barbe, le torrent y a laissé une partie de ce qu’il entraînait, des oliviers, des vignes, des poiriers, des figuiers et autres arbres.

On estime qu’il y a des décombres pour plusieurs milliers de tombereaux. Les loges à cochon ont été tellement remplies d’eau que les cochons se sont sauvés à la nage. Un aubergiste de la rue du Pont a été obligé de tirer son cocon de l’eau par les oreilles et de le mettre dans un pigeonnier, où il a mangé une partie des pigeons qui s’y trouvaient.
Les affluents de Vède et de Bassaut, réunis à l’Huveaune, ont formé un étang de plus de deux mille mètres carrés.
L’eau était rouge, à cause de la nuance du terrain qu’elle entraînait. Le torrent a continué ses ravages en entrant dans les cafés et auberges qu’il inondait à plus de un mètre de hauteur ; il a ensuite envahi le Cours, ne laissant plus que la voûte du pont des Capucins et s’est répandu dans la Grande-Rue et les jardins qu’il a couverts d’une vaste nappe d’eau.
Arrivé à Sainte-Barbe et augmenté par l’affluent de la Clue, l’eau furieuse a renversé les murailles des jardins, entraînant les charrettes et charretons.
Le dégât que le débordement a occasionné dans la ville sur les comestibles, tels que grains, farine, huile, vin, liqueurs, café, poivre, haricots, marchands tailleurs , etc. etc., est évalué à environ 250 000 fr., non compris les dégâts de la campagne.

Roquevaire, Aubagne

À Roquevaire, des halles de farine, des bois, des meubles et des bestiaux ont été entraînés par le courant.
À Aubagne, la ville a été en grande partie inondée ; dans plusieurs maisons, l’eau atteignait jusqu’à plus d’un mètre de hauteur. Des fabriques de tuiles et de poteries ont été dévastées. On cite entre autres la fabrique de poteries de M. Fraise comme ayant beaucoup souffert.
Le viaduc qui reçoit les eaux descendant des montagnes de Cassis et qui traverse souterrainement Aubagne a crevé presque au centre de cette ville et a donné passage à une telle quantité d’eau qu’une foule de magasins et de maisons ont été immédiatement envahis, sans qu’on ait pu se prémunir contre ce débordement, que de mémoire d’homme les habitants d’Aubagne ne se rappellent pas avoir jamais vu.
Au nombre des malheurs à déplorer, on cite un homme qui, cherchant à recueillir des pièces de bois emportés par l’Huveaune, a été entraîné par le courant et s’est noyé.
On a vu passer à Aubagne un cheval mort emporté par les flots. Parmi les usines signalées comme ayant beaucoup souffert, on cite encore la fabrique à papier du pont de l’Étoile où les eaux ont causé de grands dégâts.
D’après nos informations particulières, à Roquevaire, le pont en fil de fer de l’Huveaune a été emporté, l’eau a couvert le Cours, passé par-dessus le pont de la grande route et ruiné une maison avec moulin, dont le cheval a été emporté.

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La mort d’un mineur (Trets, 10 janvier 1888) https://www.geneprovence.com/la-mort-dun-mineur-trets-10-janvier-1888/ https://www.geneprovence.com/la-mort-dun-mineur-trets-10-janvier-1888/#respond Wed, 14 Apr 2010 00:02:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=424 « L'an mil huit cent quatre-vingt-huit et le onze janvier à huit heures du matin, pardevant nous André François, maire et officier public de l'état-civil de cette commune de Trets, ont comparu sieurs Alfredi Charles, mineur, âgé de 43 ans, et Gautier Joseph, âgé de soixante-un ans, tous deux domiciliés à Trets, voisins du défunt, lesquels nous ont déclaré que

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Entrée de la mine à Trets au début du siècle dernier.
Entrée de la mine à Trets au début du siècle dernier.
L’accident survenu à la galerie Defforge le 10 janvier 1888 illustre la dureté de l’exploitation du lignite dans le bassin de l’Arc. À cette époque, la Compagnie de la Grand’Combe emploie une main-d’œuvre immigrée massive, notamment italienne, pour répondre aux besoins énergétiques d’une Provence en pleine industrialisation. François Chiaberto, originaire du Piémont, appartient à cette sociologie de mineurs transplantés, logés souvent à proximité des puits. Médicalement, le diagnostic du docteur Audric souligne la violence des traumatismes internes liés aux éboulements, fréquents malgré le boisage, dans ces galeries étroites où l’extraction manuelle demeure la règle.

« L’an mil huit cent quatre-vingt-huit et le onze janvier à huit heures du matin, pardevant nous André François, maire et officier public de l’état-civil de cette commune de Trets, ont comparu sieurs Alfredi Charles, mineur, âgé de 43 ans, et Gautier Joseph, âgé de soixante-un ans, tous deux domiciliés à Trets, voisins du défunt, lesquels nous ont déclaré que le nommé Chiaberto François, ouvrier mineur, âgé de quarante-neuf ans, né à Villar Focchiardo, province de Turin (Italie), domicilié à Trets, veuf de Pennati Marie Magdeleine, fils de défunts Joseph Chiaberto et de Rose Vignola, est décédé hier au soir à sept heures dans sa maison d’habitation, ainsi que nous nous en sommes assuré, et, lecture faite du présent acte de décès, nous avons signé avec les déclarants. »
[SIGNATURES]
« ACCIDENT AUX MINES DE TRETS
« Un éboulement s’est produit, mardi, vers sept heures, aux mines de Trets, compagnie de la Grand’Combe, dans la galerie Defforge. Deux ouvriers mineurs italiens, François Chabert et Joseph Locci, âgés, le premier de 45 ans, et le second de 35, ont été ensevelis. De prompts secours ont été donné à ces malheureux, qui n’ont pas séjourné longtemps sous les décombres. L’un d’eux, cependant, Chabert, a été retiré dans un état pitoyable. Le docteur Audric le considère comme perdu. L’autre en sera quitte pour quelques jours de repos. »
Sources :
  • Registre d’état-civil de Trets, année 1888, n° 2.
  • Le Mémorial d’Aix, op. cit.
  • Photographie : Entrée de la mine à Trets. DR.

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Victor Valérian (né en 1854), médecin à Salon-de-Provence https://www.geneprovence.com/victor-valerian-ne-en-1854-medecin-a-salon-de-provence/ https://www.geneprovence.com/victor-valerian-ne-en-1854-medecin-a-salon-de-provence/#respond Fri, 21 Aug 2009 01:01:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=561 Alphonse Victor Paul Valérian est né à Trets (Bouches-du-Rhône) le 26 mai 1854 d'Eugène Maximin Valérian et Magdeleine Félicité Cairety, un couple de propriétaires. Après des études de médecine à Paris, il accède à la profession de docteur en médecine le 10 juin 1880. Il redescend dans le Midi et exerce à l'hôpital de Salon et au dispensaire.

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Alphonse Victor Paul Valérian est né à Trets (Bouches-du-Rhône) le 26 mai 1854 d’Eugène Maximin Valérian et Magdeleine Félicité Cairety, un couple de propriétaires.
Après des études de médecine à Paris, il accède à la profession de docteur en médecine le 10 juin 1880. Il redescend dans le Midi et exerce à l’hôpital de Salon et au dispensaire.
Sa thèse avait eu pour thème : Des complications de la coqueluche.

 

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Le naufrage du vapeur Atlas (Marseille, 3 décembre 1863) https://www.geneprovence.com/le-naufrage-du-vapeur-atlas-marseille-3-decembre-1863/ https://www.geneprovence.com/le-naufrage-du-vapeur-atlas-marseille-3-decembre-1863/#respond Fri, 16 Feb 2007 21:00:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1066 Transcription Marseille novembre 1897 Texte transmis par Nathalie Goin Extrait des minutes du greffe du Tribunal civil de première instance de Marseille, République Française, au nom du peuple français, le Tribunal Civil de première instance a rendu le jugement dont la teneur suit : Vu la requête présentée par monsieur le Procureur de la République et les pièces à l'appui.

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  • Transcription Marseille novembre 1897
  • Texte transmis par Nathalie Goin

Extrait des minutes du greffe du Tribunal civil de première instance de Marseille, République Française, au nom du peuple français, le Tribunal Civil de première instance a rendu le jugement dont la teneur suit :
Vu la requête présentée par monsieur le Procureur de la République et les pièces à l’appui.
Ouï le Ministère public en ses réquisitions ;
Ouï monsieur de Rossi, président, en son rapport ;
Attendu qu’il résulte d’un rapport dressé le 1er août 1897 par monsieur le commissaire de l’inscription maritime à Marseille, port d’armement du vapeur Atlas ;
Quel ledit vapeur partit de Marseille le 3 décembre 1863, avec vingt-six hommes d’équipage, vingt-quatre passagers, et quinze cents tonnes de marchandises, à destination d’Alger ;
Attendu qu’il résulte des bulletins météorologiques des 3 et 4 décembre 1863 que le temps a été tourmenté mais était resté maniable ;
Qu’un abordage ou un échouage aurait laissé des traces et n’aurait pu passer inaperçu ;
Qu’on a donc été réduit à supposer un accident de machine qui, occasionnant une forte voie d’eau, aurait fait couler à pic le navire, avant qu’on ait pu mettre les embarcations à la mer, que ce navire est présumé avoir péri corps et biens ;
Attendu que cinquante personnes montaient ce navire, mais qu’il n’a été possible d’établir les dossiers que de quatorze marins et de trois passagers ;
Qu’il y a lieu d’accueillir les fins de la requête et de déclarer le décès des dix-sept personnes qui y sont dénommées ;
Par ces motifs, le tribunal de première instance de Marseille, permière chambre siégeant : M. de Rossi, président, chevalier de la Légion d’honneur ; Coselli et Gheerbrant, juges ;
Déclare que les personnes dont l’énumération va être faite ci-après sont décédées en mer le 3 décembre 1863, dans la traversée de Marseille à Alger :
  1. Garbes Antoine Hilarion, né à Saint-Nazaire (Var) le 15 janvier 1814, fils de Pierre Garbes et de Adélaïde Moustier ;
  2. Mourdeille Jean Joseph, né à Marseille le 10 février 1810, fils de Jean François Mourdeille et de Marguerite Thérèse Mourdeille ;
  3. Azema Jean Antoine, né à Agde (Hérault) le 1er juillet 1820, fils de Joseph Pascal Azema, et de Marguerite Route ;
  4. Bouquier Barthélemy Gilles, né à Cassis (Bouches-du-Rhône) le 12 septembre 1832, fils de François Xavier Bouquier et de Françoise Magdeleine Dallest ;
  5. Mathieu Antoine, né à Agde (Hérault) le 3 février 1837, fils de Jacques Mathieu et de Victoire Brunet ;
  6. Pierre Jean Antoine Éloi, né à Agde (Hérault) le 1er janvier 1824, fils de Joseph Pierre et de Thérèse Molinier ;
  7. Scotto Édouard Honoré Joseph, né à Marseille le 21 janvier 1846, fils de Joseph Scotto et de Marie Joséphine Constance Martin ;
  8. Gérin Jean Nicolas, né à Givors (Rhône) le 23 décembre 1840, fils de Nicolas Gérin et de Françoise Munier ;
  9. Crétin François Constant, né à Salins (Jura) le 5 septembre 1827, fils de Joseph Crétin et de Françoise Éléonore Ratte ;
  10. Martin Pierre Joseph, né à Apt (Vaucluse) le 9 mars 1828, fils de Joseph Martin et de Anne Hugues ;
  11. Étienne François, né à Trets (Bouches-du-Rhône) le 4 juin 1829, fils de Joseph Louis Étienne et de Scholastique Blanche Bonifay ;
  12. Blayac Joseph Nicolas, né à Agde (Hérault) le 30 juillet 1830, fils de Nicolas Blayac et de Catherine Azema ;
  13. Fournier Jean Barthélemy Antoine, né à Agde (Hérault) le 24 mai 1826, fils de Antoine Fournier et de Magdeleine Sévère Gabzy ;
  14. Chailan Louis Laurent, né à Marseille le 24 septembre 1823, fils de Jean Claude Chailan et de Marie Élisabeth Guérin ;
  15. Cambon Élie, né à Marseilhan (Hérault) le 8 septembre 1811, fils de Jean Baptiste Cambon et de Françoise Voisin ;
  16. Chaumette François, né à la Couronne (Charente) le 19 novembre 1824, fils de Pierre Chaumette et de Marie Anne Damain ;
  17. Rabuat Thomas, né à Carisey (Yonne) le 21 décembre 1815, fils de Pierre Rabuat et de Marie Anne Travaux.

Ordonne que le présent jugement sera transcrit sur les registres de l’année courante de l’État-Civil de la commune de Marseille, que mention en sera faite sur ceux des communes d’origine des personnes décédées, en marge et aux dates correspondantes, savoir :

  1. Pour Garbes à Saint-Nazaire (Var) ;
  2. Pour Mourdeille à Marseille (Bouches-du-Rhône) ;
  3. Pour Azema à Agde (Hérault) ;
  4. Pour Bouquier à Cassis (Bouches-du-Rhône) ;
  5. Pour Mathieu à Agde (Hérault) ;
  6. Pour Pierre à Agde (Hérault) ;
  7. Pour Scotto à Marseille (Bouches-du-Rhône) ;
  8. Pour Gérin à Givors (Rhône) ;
  9. Pour Crétin à Salins (Jura) ;
  10. Pour Martin à Apt (Vaucluse) ;
  11. Pour Étienne à Trets (Bouches-du-Rhône) ;
  12. Pour Blayac à Agde (Hérault) ;
  13. Pour Fournier à Agde (Hérault) ;
  14. Pour Chailan à Marseille (Bouches-du-Rhône) ;
  15. Pour Cambon à Marseilhan (Hérault) ;
  16. Pour Chaumette à la Couronne (Charente) ;
  17. Pour Rabuat à Carisey (Yonne) ;

Dit enfin que le présent jugement sera écrit et expédié sur papier libre et enregistré gratis, conformément à la Loi.
Fait et prononcé en audience publique au palais de Justice à Marseille le 21 du mois d’octobre 1897.

[Signatures]

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