84 - Saignon Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/84-saignon/ 500 ans de faits divers en Provence Sun, 26 Apr 2026 14:17:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 84 - Saignon Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/84-saignon/ 32 32 Monsieur Brest et le mulet (Saignon, 28 avril 1841) https://www.geneprovence.com/monsieur-brest-et-le-mulet-saignon-28-avril-1841/ https://www.geneprovence.com/monsieur-brest-et-le-mulet-saignon-28-avril-1841/#respond Fri, 24 Oct 2025 22:19:00 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26658 Un violent orage éclata le mercredi 28 avril 1841 à Saignon (Vaucluse) et dans les environs. La foudre frappa à plusieurs reprises, notamment une maison d’habitation, celle de Monsieur Brest,…

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Un violent orage éclata le mercredi 28 avril 1841 à Saignon (Vaucluse) et dans les environs. La foudre frappa à plusieurs reprises, notamment une maison d’habitation, celle de Monsieur Brest, dans laquelle il était couché.
Elle traversa d’abord sa chambre sans lui faire de mal puis, s’étant introduite dans son écurie, elle y tua un mulet et une poule.
Elle sortit ensuite puis entra par l’escalier, brisant une statue en plâtre de la Vierge, enlevant le couvercle d’un sucrier, et tout cela sans que M. Brest, à juste raison effrayé, ne subît le moindre dommage.
Un miracle somme toute.
On apprit ultérieurement qu’à Caseneuve, une commune voisine, la foudre avait dans le même temps renversé la petite croix en fer d’un calvaire qu’elle avait endommagé.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 2 mai 1841, p. 1, 2.

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La variole en Provence : quand la science combattait les préjugés (Saignon, mars 1841) https://www.geneprovence.com/la-variole-en-provence-quand-la-science-combattait-les-prejuges-saignon-mars-1841/ https://www.geneprovence.com/la-variole-en-provence-quand-la-science-combattait-les-prejuges-saignon-mars-1841/#respond Thu, 31 Jul 2025 05:30:20 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26044 Saignon, 1841 : un appel à la raison face à la maladie En ce printemps 1841, la Provence était le théâtre d’un combat crucial et vital. À Saignon (Vaucluse), alors que…

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Saignon, 1841 : un appel à la raison face à la maladie

En ce printemps 1841, la Provence était le théâtre d’un combat crucial et vital. À Saignon (Vaucluse), alors que la petite vérole continuait de faire des ravages, une bataille d’idées se jouait. Le public, confronté à des cas de « prétendue variole » chez des individus vaccinés, remettait en question l’efficacité du précieux vaccin. Mais face à cette vague de scepticisme, des voix s’élevaient, armées de faits et de science, pour défendre cette avancée médicale.
Un médecin de Saignon, soucieux de la santé publique, rédigea une lettre ouverte. Il souhaitait mettre en lumière une distinction fondamentale : celle entre la petite vérole, redoutable et souvent mortelle, et la « varioloïde », une forme atténuée de la maladie. Cette nuance, essentielle, permettait de comprendre pourquoi le vaccin, bien qu’il ne prévienne pas toujours l’apparition de tout symptôme, offrait une protection inestimable.

L’épidémie et ses facettes provençales

Depuis huit mois déjà, la petite vérole sévissait dans le chef-lieu de l’arrondissement. Un jeune homme non-vacciné, venu de l’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), l’avait importée, et le mal se propagea rapidement dans les environs. À Saignon et ses alentours, les chiffres étaient éloquents : quatre cas de variole pure, huit de varioloïde et cinq de varicelle furent recensés depuis le début de décembre. Face à cette épidémie de pustules, la confusion régnait. Le public peinait à distinguer les nuances, mélangeant sous le terme générique de « petite vérole » des éruptions qui, malgré leur parenté, présentaient des caractères bien différents.
Pourtant, ces distinctions étaient déjà connues des initiés. Les médecins d’alors classifiaient la maladie en plusieurs catégories. Il y avait d’abord la « petite vérole » ou « variole » stricto sensu, que le peuple nommait « veirola » ou « picoto » dans certaines régions. Ensuite, ils identifiaient la « variole discrète ». Elle se caractérisait par quelques larges boutons dispersés, typiques des jeunes enfants, et portait en provençal le nom d' »esclattos« . Enfin, la « petite vérole volante », ou « verette », « verolotte », « varicelle », était connue localement sous les appellations de « veirouletto », « esclapetto », ou « veirolo foualo ».

La varioloïde : une protection efficace de la vaccine

La « varioloïde » représentait une catégorie à part. Observée seulement depuis l’avènement de la vaccine, elle constituait une sorte de chaînon entre la vaccine et la variole. Chez les individus vaccinés, cette éruption réapparaissait systématiquement sous sa forme bénigne, la varioloïde. En revanche, chez les non-vaccinés, elle pouvait soit conserver cette forme, soit, de manière alarmante, se transformer en une véritable variole, bien plus dangereuse. Les Provençaux commencèrent à la nommer « veirolo bastardo » ou « veiroulino », la « vérole bâtarde », une appellation qui soulignait sa nature hybride et souvent trompeuse.
C’était précisément cette éruption, fréquente chez les vaccinés, qui semait le doute. Pour un œil non averti, elle semblait compromettre l’efficacité de la vaccination. Mais une observation attentive révélait rapidement sa différence avec la petite vérole authentique. Les divergences entre ces deux éruptions étaient multiples. Les symptômes généraux précédant la varioloïde se montraient en général bien moins graves. L’éruption demeurait plus discrète. Les boutons, au lieu d’être plats et ombiliqués, apparaissaient arrondis et marqués d’un point central. Les pustules sortaient irrégulièrement, parfois même alors que les premières commençaient déjà à sécher. De surcroît, la durée de la maladie se réduisait presque de moitié. Finalement, les boutons ne laissaient qu’une petite tâche, laquelle s’effaçait rapidement sans laisser de marques indélébiles.

La douceur de la maladie chez les vaccinés

Chez les individus vaccinés, la varioloïde manifestait une extrême bénignité. Ils éprouvaient, certes, des symptômes similaires à ceux des varioleux, mais à un degré infiniment moindre. Une légère fièvre, quelques maux de tête occasionnels, et un petit nombre de boutons dispersés sur le corps caractérisaient leur mal. Heureusement, ces boutons disparaissaient rapidement. Il fallait également noter que les patients, pleinement rétablis en une dizaine de jours, n’avaient même pas perdu l’appétit, un signe indéniable de la légèreté de l’affection.
Le médecin de Saignon jugeait donc inutile de décrire les ravages de la petite vérole chez les non-vaccinés. Ses caractères hideux et ses conséquences dévastatrices étaient malheureusement trop bien connus. La maladie pouvait emporter les malades, ou les défigurer avec de profondes cicatrices, voire entraîner la perte d’organes importants. Son objectif n’était donc pas de dresser un tableau macabre, mais de souligner avec force la clémence de la maladie chez ceux qui avaient reçu le vaccin. La légèreté du mal, l’absence de traces durables de son passage : voilà les preuves irréfutables.

Un appel philanthropique pour l’avenir

Ces éléments, clairs et concrets, forçaient même les adversaires de la vaccination à admettre une vérité : le virus vaccin, bien qu’il ne puisse totalement prévenir l’apparition de la variole, la rendait si bénigne, si innocente que ses effets équivalaient à une parfaite préservation de la vie et de l’intégrité physique.
Le rédacteur de la lettre exhortait donc la population à ne pas hésiter. Il pressait vivement les familles environnantes de soumettre leurs enfants à la vaccination. Les catastrophes récentes qui avaient frappé de nombreux non-vaccinés imposaient ce devoir. C’était un véritable appel philanthropique, un geste de solidarité face à une maladie que la science offrait désormais de contrôler.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 4 avril 1841, p. 2, 3.
  • Illustration : Le Docteur Vaccinando : préservant par sa nouvelle Méthode Madame Ango des ravages de la petite vérole, chez Bonneville, rue Saint-Jacques, no 195, entre 1794 et 1799. Bibl. nat. de France.

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Fils du préfet, mon œil ! (Auribeau, 1er février 1841) https://www.geneprovence.com/fils-du-prefet-mon-oeil-auribeau-1er-fevrier-1841/ https://www.geneprovence.com/fils-du-prefet-mon-oeil-auribeau-1er-fevrier-1841/#respond Sun, 27 Apr 2025 05:30:05 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25172 Un individu, jeune encore (dans les 30 ou 35 ans), d’une mise élégante et aux dehors séduisants, se trouvait dans les premiers jours de février 1841 à Saignon (Vaucluse), se…

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Un individu, jeune encore (dans les 30 ou 35 ans), d’une mise élégante et aux dehors séduisants, se trouvait dans les premiers jours de février 1841 à Saignon (Vaucluse), se disant fils du préfet du Var1, capitaine dans un régiment de la ligne et forcé de se cacher par suite d’une conspiration dans laquelle il avait été trahi. C’est ainsi du moins qu’il expliquait sa présence dans la commune et celles environnantes et tout le monde d’écouter son récit et de prendre intérêt à sa personne.
S’adressant à un paysan, il lui demanda s’il ne voulait pas le conduire avec un mulet à Hyères (Var), où il avait l’intention d’aller voir Cabrera2.
« Non, je ne le puis, répondit le paysan, mais si vous voulez, nous irons à Auribeau chez mon beau-frère qui pourra vous accompagner avec sa monture. »
On se rend donc à Auribeau et le capitaine fait ses accords avec celui-ci, lui promet, outre les frais de voyage, une somme de 80 francs et un cadeau pour chacun de ses enfants. Et le lendemain, après avoir soupé et passé la nuit, nos deux individus se mettent en route.
Au moment de partir, le prétendu capitaine dit à son hôte qu’ayant été forcé de s’éloigner sans prendre de l’argent, il aura à faire toutes les avances, lui promettant de les rembourser sitôt son arrivée à Hyères. Confiant dans ces promesses, le paysan emporte dix écus, c’est-à-dire tout l’argent qu’il avait chez lui et le soir on s’arrête à Pertuis (Vaucluse) où un bon souper est ordonné et servi moyennant 5 francs.
Le lendemain on prend la route de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var) et l’on descend à une auberge où l’on passe la nuit après avoir pris part à un succulent repas. De grand matin, le capitaine se lève et dit à son compagnon de chambre qu’il va commander le déjeuner et faire donner l’avoine au mulet afin de pouvoir partir ensuite de bonne heure.
Le paysan s’habille, descend et ne trouve plus que sa bête. L’individu était parti et on ne l’a plus revu. Grande rumeur dans l’auberge, grand désappointement ! mais ce n’est pas tout. Le crédule paysan se lamente, surtout quand il ne trouve plus dans la poche de son gilet les 25 francs qui lui restaient…
Il va trouver la gendarmerie du lieu. Celle-ci n’a rien su, rien vu et force est à ce brave homme de courir à la brigade voisine d’où il revient essoufflé, sans qu’on ait pu retrouver la trace de notre chevalier de pacotille.
Pour comble de fatalité, on fit payer au paysan les 6 francs dépensés la veille à l’auberge, sous peine de se voir privé de sa monture qu’on voulait retenir en garantie.
Le brave homme fit donc la route de Saint-Maximin à Auribeau, sans argent et par conséquent à jeun, « jurant, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus ».

Notes

1. Le préfet du Var se nommait alors Rose Joseph Teisseire.
2. Il pourrait s’agir de Ramón Cabrera, général espagnol lors de la guerre carliste de 1833-1839.

  • Sources : Le Mercure aptésien, 7 février 1841, p. 3.

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Une femme tuée par son propre fils (Apt, 22 avril 1895) https://www.geneprovence.com/une-femme-tuee-par-son-propre-fils-apt-22-avril-1895/ https://www.geneprovence.com/une-femme-tuee-par-son-propre-fils-apt-22-avril-1895/#respond Wed, 03 Jul 2024 17:51:11 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21297 Le fils Grangier, 21 ans, vivait avec sa mère, Catherine Ollivier, une ménagère de 60 ans, née à Saignon (Vaucluse) le 20 octobre 1834, dans le domicile familial d’Apt (Vaucluse),…

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Le fils Grangier, 21 ans, vivait avec sa mère, Catherine Ollivier, une ménagère de 60 ans, née à Saignon (Vaucluse) le 20 octobre 1834, dans le domicile familial d’Apt (Vaucluse), à la campagne La Fayette, quartier des Puys, au nord de la ville. Son père, Joseph Grangier, était mort depuis quelques années et le fils aidait sa mère autant que possible dans les travaux ménagers.
Un matin, la mère partit au marché d’Apt et revint un peu plus tard en compagnie de deux chèvres. Son fils lui demanda le prix qu’elle avait payé. La somme lui parut exagérée et cela le mit en colère.
Une dispute éclata donc entre les deux et le ton monta vivement. Peu à peu, le fils commençait à exprimer une véritable rage.
Profitant que son frère n’était pas à la maison, il enferma sa mère dans la grange et lui coupa le cou au moyen d’un gros couteau. On retrouva plus tard la tête complètement séparée du tronc.
Ce misérable parricide, réalisant l’horreur de son geste, s’arma d’un fusil et se fit justice lui-même en se faisant sauter la cervelle. Ce garçon était d’une nature sauvage. Il paraissait plus sombre encore depuis le conseil de révision où il avait été reconnu bon pour le service militaire.
Tout était chez lui prétexte à querelle, souvent pour les motifs les plus futiles. Et sa mère était souvent celle avec qui il cherchait une dispute à toute occasion.
Le parquet et la gendarmerie se rendirent immédiatement sur les lieux et ne purent que constater l’ampleur du drame.
  • Source : La République du Var, 25 avril 1895, p. 2.
  • Registre d’état civil d’Apt, Archives départementales de Vaucluse.

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Un jeune héros (Saignon, 20 octobre 1839) https://www.geneprovence.com/jeune-heros-saignon-20-octobre-1839/ https://www.geneprovence.com/jeune-heros-saignon-20-octobre-1839/#respond Fri, 29 Mar 2024 14:04:49 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=20065 Aux alentours du 20 octobre 1839, deux jeunes enfants de 8 et 10 ans jouaient ensemble près d’un bassin rempli d’eau et d’une profondeur d’environ 3 mètres, au hameau des…

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Aux alentours du 20 octobre 1839, deux jeunes enfants de 8 et 10 ans jouaient ensemble près d’un bassin rempli d’eau et d’une profondeur d’environ 3 mètres, au hameau des Gavots, à Saignon (Vaucluse).
Bien entendu, vint un moment où le plus jour, intrépide mais inconscient, tomba à l’eau, courant un vrai risque de noyade.
N’y réfléchissant pas à deux fois, son camarade se jeta tout habillé à l’eau et vint à son secours, parvenant à le hisser sur la margelle du bassin. Finalement, il le ramena sain et sauf chez ses parents.
Bel exemple de dévouement et de sang-froid.
  • Source : Le Mercure aptésien, 27 octobre 1839, p. 4.

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Bataille de la jeunesse (Saignon, 25 août 1839) https://www.geneprovence.com/bataille-de-jeunesse-saignon-25-aout-1839/ https://www.geneprovence.com/bataille-de-jeunesse-saignon-25-aout-1839/#respond Sun, 25 Feb 2024 15:36:16 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=19687 À Saignon (Vaucluse), la fête patronale du village est dédiée à Saint-Martian, le saint qui est né dans le village vers 730 et sur la tombe duquel on a élevé…

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À Saignon (Vaucluse), la fête patronale du village est dédiée à Saint-Martian, le saint qui est né dans le village vers 730 et sur la tombe duquel on a élevé une chapelle qui, certes rebâtie plusieurs fois, se dresse toujours entre le village et la ville d’Apt. Autant dire que localisation a toujours suscité des rivalités entre les enfants de Saignon et ceux d’Apt.
Cette rivalité semble avoir existé depuis au moins le Moyen Âge. À l’occasion de la fête du saint, des bandes de jeunes des deux communes s’affrontaient parfois très violemment à coup de pierres et de bâtons.
La tradition se poursuivait évidemment au XIXe siècle mais, alors que l’on constatait une accalmie dans l’agressivité des deux bords à partir des années 1820, une nouvelle vague de violence éclata l’année 1839. Cette fois-ci, ce ne furent pas les enfants qui s’affrontèrent, mais les adolescents.
À l’occasion de la fête, le 25 août, des courses avaient lieu entre les volontaires. Après ces courses, venaient l’épreuve de la loucho, c’est-à-dire la lutte. Lors de cette course commencèrent à se faire entendre des noms d’oiseaux et en peu de temps les coups pleuvaient de part et d’autre.
L’affaire allait s’engager sérieusement quand le maire de Saignon accourut et, s’élançant à travers les combattants, parvint, non sans peine, à rétablir l’ordre, ou du moins à séparer les adversaires.
Ainsi se passait la fête de la Saint-Martian à Apt.
  • Source : Le Mercure aptésien, 1er septembre 1839, p. 4.

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Inondation : deux morts, un disparu (Saignon, 5 août 1780) https://www.geneprovence.com/inondation-deux-morts-un-disparu-saignon-5-aout-1780/ https://www.geneprovence.com/inondation-deux-morts-un-disparu-saignon-5-aout-1780/#respond Sun, 10 Oct 2010 09:01:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=339 L’an 1780 et le 5 août sur les 3 heures et demi du soir, il est tombé une pluie si abondante que les guérets de ce terroir ont presque tous été emporté, tous les domaines auprès des torrents ont été couverts de pierres et de rochers, les maisons du faubourg ont été inondées, si la muraille du parquier du sieur

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L’an 1780 et le 5 août sur les 3 heures et demi du soir, il est tombé une pluie si abondante que les guérets de ce terroir ont presque tous été emporté, tous les domaines auprès des torrents ont été couverts de pierres et de rochers, les maisons du faubourg ont été inondées, si la muraille du parquier du sieur Rozan n’eut heureusement roulé, Pierre et Joseph Barret, père et fils, et Jean-Joseph Crévolin, le premier veuf, ainsi qu’on le verra ci-dessous, le second époux de Françoise Bouchard, et le troisième mari de Jeanne Maunier, habitant d’Apt ici, ont été entraînés par les eaux du Rimayon et, le lendemain, on a trouvé le cadavre de Jean-Joseph Crévolin à la Madeleine, terroir d’Apt, et a été enseveli dans le cimetière dudit Apt, le six d’aoust, celui de Pierre Barret a été trouvé près de la bastide des demoiselles d’Allard, et a été enseveli dans le cimetière, ainsi qu’on le verra ci-dessous, et celui de Joseph Barret n’a pu être découvert, apparemment qu’il a été entraîné dans le Calavon.
Cette pluie a été si longue qu’elle a duré jusqu’à six heures, toujours avec la même force ; elle a été accompagnée de grêle.
saignonExtrait des registres du greffe royal de cette ville de Saignon.
Nous avocat Ancien, remplissant le tribunal vacant en cette dite ville, avons ordonné qu’il sera fait rapport des blessures, contusions et état dudit cadavre par le sieur Gondon, maître chirurgien de cette dite ville, commis à cet effet, ordonnons au surplus que ledit cadavre dudit Pierre Barret, cordonnier de cette ville, sera inhumé dans le cimetière de cette ville aux formes ordinaires et nous sommes soussignés avec ledit Mitre Martin et led. Jullien, greffier à Saignon le six août mille sept cent quatre-vingt.
  • Registre paroissial de Saignon.
  • Texte signalé par Jean-Pierre Clairefond.
  • Photographie : Saignon (Luberon Web, DP).

 

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